La source du problème
23 décembre 2046
Hors période scolaire
Ses derniers mois depuis le trois novembres ont eu un goût amer pour Eugène, bien qu'une rencontre hasardeuse eût adouci ses peines de cœur. Revenir à la maison pour Noël était certainement une bonne chose. Il avait besoin de se couper de Poudlard, de la société sorcière et d'arrêter de penser sans cesse à Edmund. Tout du moins, Eugène aurait aimé que cela soit le cas. Son simple souvenir ne cessait de le hanter, impossible de laisser son esprit vagabonder vers une autre personne. Même son petit-déjeuner ne lui réussissait pas. À cet instant, à la veille du réveillons, Eugène donnerait tout pour qu'on lui jette un sort d'amnésie. Un "oubliette" qui lui permettrait d'effacer la présence d'Edmund de sa tête et d'oublié que ce dernier l'avait lâché comme un malpropre.
Son cœur était encore meurtri par cette rupture. Une douleur insoutenable qu'il aimerait apaiser. Ce n'était pas faux d'avoir tout essayé : il avait asséché toute sa réserve de larme, jeter des cailloux dans une rivière en criant ses peines et il avait passé des heures au téléphone avec Eileen, mais sans succès. Ça grouillait dans ses entrailles, ça lui donnait des maux d'estomac. Eugène s'en rendait malade et il ne pouvait rien n'y faire. Si c'était ça l'amour, alors Eugène n'en voulait pas. Autant finir seul avec des chats.
Eugène avale difficilement son petit-déjeuner sous l'œil attentif de sa mère. Emily avait très vite compris que son fils n'allait pas bien, mais ce dernier refusait de lui dire quoi que ce soit. Elle ne pouvait qu'imaginer le pire. Elle ne pouvait qu'être inquiète, mais pour autant, elle respectait son souhait de silence. Ce n'était pas plaisant, ni pour Eugène d'ailleurs. Il aurait aimé se confier à sa mère, lui parler à cœur ouvert, seulement, il avait peur. Il avait peur des conséquences. Au-delà du péché et de la culpabilité religieuse, si l'un des héritiers du domaine Harlow se relèverait être homosexuel serait un scandale. Il fallait donc taire l'histoire, sous peine d'être renié.
Emily quitta la table bien avant son fils. Elle déposa son bol et ses couverts dans l'évier, puis se dirigea vers l'entrée ou elle enfila son manteau et ses chaussures. Elle indiqua à Eugène qu'elle partait en ville pour une petite heure. La porte claqua aussitôt, la voiture s'éloigna et Eugène contempla sa solitude. Il ne termine pas sa tartine qu'il jeta à contrecœur. Il récupéra sa tasse toute fumante et se mit à boire généreusement le lait brûlant qui lui avait été servi. En quelque gorgé, la tasse fut vidée, avant d'être délaissé dans l'évier. Il remonte dans sa chambre, le pas lourd. Il s'affale dans son lit et avisa le portrait de Cailealta qui était accroché au-dessus de son bureau. Elle faisait mine de peindre sur sa toile éternellement vierge. Les minutes passèrent sans qu'aucun mot ne soit échangé. Le silence était relativement confortable, mais guère éternel. Cailealta pose son pinceau et observa son descendant.
— Quelque chose te tracas.
— Peut-être...
— À défaut de vouloir te confier à ta mère, souhaites-tu m'en parler ? Est-ce que cela concerne le monde magique ? Poudlard ?
— Non... rien de tout cela...
— Très bien, alors tu préfères ne rien dire ? C'est ta liberté, et je respecte cela, mais le silence n'est pas un remède, mac.
Eugène baissa le regard, l'air hésitant.
— Tu as peur...
— Oui, souffla le garçon
— De quoi, exactement ?
— De...
Il humidifie ses lèvres.
— Je suis tombé amoureux d'un garçon.
— D'un garçon mo mhac ? C'est donc une peine de cœur qu'il te fait tant souffrir ?
Les yeux d'Eugène s'agrandir de surprise. Il ne s'attendait pas à tant de compassion de la part de son plus vielle ancêtre.
— Tu n'es pas en colère ?
— Pourquoi donc ?
— Bah... j'aime un garçon ? Ce n'est pas quelque chose de normal aux yeux de notre famille
— Voyons mon garçon, me crois-tu aussi fermé d'esprit ?
— Non, en effet, je te prie de m'excuser pour ce mauvais jugement...
— Allons, je ne t'en veux pas, mo mhac, tu as peur et c'est normal. En effet, depuis plusieurs générations, l'homosexualité est une chose devenu scandaleux dans notre famille. Je trouve cela futile et inutile de batailler contre l'amour. Le cœur ne se commande pas, après tout.
— Bah, j'aimerais que ça soit le cas, je ne veux pas être amoureux.
— C'est douloureux, n'est-ce pas ? Et bien, c'est ça, le véritable amour. Mon tendre époux a souffert à ma mort et il m'est resté fidèle jusqu'à son dernier souffle.
Son regard se perd au loin. Amour et chagrin se mêlent aux creux de ses pupilles.
— Mon doux Fearghus...
— Comment était-il ? demanda Eugène.
— C'était un grand homme, quelqu'un de doux et de charmant. Il a été le meilleur des époux, je n'aurais pas pu rêver de mieux. Il était ce prince charmant que toute jeune fille espère rencontrer. Il était si bon, si gentil, si généreux. J'ai eu la chance de le connaître et de partager une part de son cœur, de sa vie.
Elle sourit pour elle-même. Aux yeux d'Eugène, Cailealta semblait émus, encore secoué par les souvenirs et les sentiments de celle qui l'avait peinte des siècles auparavant.
— J'espère que nos âmes se sont unies et que nous continuons à vivre heureux éternellement.
— Je l'espère aussi.
— mo leanbh milis, murmura tendrement Cailealta.
Elle ferme un instant les yeux et respira profondément, puis reprit :
— Tu as dit à ce garçon que tu l'aimais ?
— En quelque sorte...
— Et ce n'est pas réciproque, n'est-ce pas ?
— Pire encore, il m'a abandonné. Il ne m'adressé plus la parole et il m'ignore, c'est comme si je n'avais jamais existé.
— Vous étiez amis ?
— Je pensais que nous l'étions, en tout cas. Il ne m'a pas laissé le temps de m'excuser.
— Et de quoi voudrais-tu t'excuser ? D'être tombé amoureux de lui ? Oh mo mhac, ce n'est en rien de ta faute et tu n'as pas à t'excuser. Il n'y a rien de mal à être amoureux, après tout.
— Mais je l'ai embrassé...
— Et après ? Ce n'était qu'un baisé. Un geste tendre, sans plus.
— Je ne sais pas... Je ne pensais pas que je pouvais ressentir ça pour lui et je n'arrive pas à m'en défaire...
Cailealta l'obvers sans rien dire de plus. Elle réfléchit un moment, avant de pointer le miroir accroché à l'armoire.
— Regarde-toi dans le miroir, ordonna-t-elle.
— Pourquoi faire ?
— Fait le et dit moi ce que tu vois.
Eugène quitte son lit non sans soupirer et se met face au miroir, puis hausse les épaules.
— Eh bien, je me vois.
— Voyons, est-ce vraiment ton reflet ?
Eugène avise son ancêtre, déconcerté.
— Oui ?
— Alors pourquoi doutes-tu ? Est-ce toi ou bien l'image que tes parents ont façonné ? Souhaites-tu réellement devenir cette personne qui doit s'excuser d'aimer et qui doit s'en cacher en prime ?
À ça, Eugène ne sut quoi répondre. Il observe le reflet de ce petit garçon modèles qu'il était, l'un des hérités du domaine et de la fortune Harlow. C'était un poids inconsidérable que de naître dans cette famille, portée ce nom revient à porter l'Histoire de cette lignée et la responsabilité qu'il en découle dès la naissance. Il ne pouvait que s'y plier, c'était une évidence, mais à cet instant précis, cette condition lui déplaisait. Eugène ne voulait pas être le reflet qu'il renvoyait, ce n'était pas lui. Cette posture, cette démarche, ses vêtements soigneusement choisis par sa mère, cette coiffure ou encore cette éducation. Le problème était profond. Tout ce qu'il ressentait actuellement n'était pas seulement dû à Edmund, c'était un tout qui l'empoisonnait, la source même de cette colère sourde qui grouillait dans ses entrailles.
Sans dire un mot, il quitta sa chambre à grand pas sous le regard de Cailealta. Il allait dans la salle de bain de ses parents, fouilla l'un des tiroirs et mit la main sur la tondeuse de son père et une paire de ciseaux. Il revint dans sa chambre et s'enferma dans sa propre salle de bain accolé à la pièce. Grossièrement, il coupa les mèches de ses cheveux sans le moindre regret. Plus lourd qu'une plume, ses cheveux retombaient à ses pieds. Le plus gros étant enlevé, il put passer sans problème la tondeuse le long de son crâne. La sensation était étrange, d'une certaine manière, Eugène se sentait plus léger, d'avoir accompli un pas vers lui-même. C'était si simple, pourquoi avait-il mis du temps pour le réaliser ?
Il sortit de la salle de bain et Cailealta lui sourit.
— Eh bien, c'est drastique ! Et j'imagine que ce n'est qu'un début ?
À ça, Eugène acquiesce et zieuta son armoire.
— En effet, j'ai à présent tout une garde de robe à refaire.
— Que souhaites-tu porter à présent ?
Eugène alluma son ordinateur, pensif.
— Quelque chose à l'opposé de ce que je porte actuellement.
Et il n'y avait rien de mieux que Pinterest pour trouver une source d'inspiration. Eugène s'y perd, à la recherche d'un style vestimentaire qui lui plaisait. C'était totalement par hasard qu'il tombe sur la photo d'un couple aux vêtements Punk et Rock. Eugène aimait ce qu'il voyait, il aimait ce genre de vêtement, de couleur et cette harmonie chaotique. Eugène regarde Cailealta avec un sourire qu'on pourrait juger de resplendissant.
— Trouvé.
Hors période scolaire
Ses derniers mois depuis le trois novembres ont eu un goût amer pour Eugène, bien qu'une rencontre hasardeuse eût adouci ses peines de cœur. Revenir à la maison pour Noël était certainement une bonne chose. Il avait besoin de se couper de Poudlard, de la société sorcière et d'arrêter de penser sans cesse à Edmund. Tout du moins, Eugène aurait aimé que cela soit le cas. Son simple souvenir ne cessait de le hanter, impossible de laisser son esprit vagabonder vers une autre personne. Même son petit-déjeuner ne lui réussissait pas. À cet instant, à la veille du réveillons, Eugène donnerait tout pour qu'on lui jette un sort d'amnésie. Un "oubliette" qui lui permettrait d'effacer la présence d'Edmund de sa tête et d'oublié que ce dernier l'avait lâché comme un malpropre.
Son cœur était encore meurtri par cette rupture. Une douleur insoutenable qu'il aimerait apaiser. Ce n'était pas faux d'avoir tout essayé : il avait asséché toute sa réserve de larme, jeter des cailloux dans une rivière en criant ses peines et il avait passé des heures au téléphone avec Eileen, mais sans succès. Ça grouillait dans ses entrailles, ça lui donnait des maux d'estomac. Eugène s'en rendait malade et il ne pouvait rien n'y faire. Si c'était ça l'amour, alors Eugène n'en voulait pas. Autant finir seul avec des chats.
Eugène avale difficilement son petit-déjeuner sous l'œil attentif de sa mère. Emily avait très vite compris que son fils n'allait pas bien, mais ce dernier refusait de lui dire quoi que ce soit. Elle ne pouvait qu'imaginer le pire. Elle ne pouvait qu'être inquiète, mais pour autant, elle respectait son souhait de silence. Ce n'était pas plaisant, ni pour Eugène d'ailleurs. Il aurait aimé se confier à sa mère, lui parler à cœur ouvert, seulement, il avait peur. Il avait peur des conséquences. Au-delà du péché et de la culpabilité religieuse, si l'un des héritiers du domaine Harlow se relèverait être homosexuel serait un scandale. Il fallait donc taire l'histoire, sous peine d'être renié.
Emily quitta la table bien avant son fils. Elle déposa son bol et ses couverts dans l'évier, puis se dirigea vers l'entrée ou elle enfila son manteau et ses chaussures. Elle indiqua à Eugène qu'elle partait en ville pour une petite heure. La porte claqua aussitôt, la voiture s'éloigna et Eugène contempla sa solitude. Il ne termine pas sa tartine qu'il jeta à contrecœur. Il récupéra sa tasse toute fumante et se mit à boire généreusement le lait brûlant qui lui avait été servi. En quelque gorgé, la tasse fut vidée, avant d'être délaissé dans l'évier. Il remonte dans sa chambre, le pas lourd. Il s'affale dans son lit et avisa le portrait de Cailealta qui était accroché au-dessus de son bureau. Elle faisait mine de peindre sur sa toile éternellement vierge. Les minutes passèrent sans qu'aucun mot ne soit échangé. Le silence était relativement confortable, mais guère éternel. Cailealta pose son pinceau et observa son descendant.
— Quelque chose te tracas.
— Peut-être...
— À défaut de vouloir te confier à ta mère, souhaites-tu m'en parler ? Est-ce que cela concerne le monde magique ? Poudlard ?
— Non... rien de tout cela...
— Très bien, alors tu préfères ne rien dire ? C'est ta liberté, et je respecte cela, mais le silence n'est pas un remède, mac.
Eugène baissa le regard, l'air hésitant.
— Tu as peur...
— Oui, souffla le garçon
— De quoi, exactement ?
— De...
Il humidifie ses lèvres.
— Je suis tombé amoureux d'un garçon.
— D'un garçon mo mhac ? C'est donc une peine de cœur qu'il te fait tant souffrir ?
Les yeux d'Eugène s'agrandir de surprise. Il ne s'attendait pas à tant de compassion de la part de son plus vielle ancêtre.
— Tu n'es pas en colère ?
— Pourquoi donc ?
— Bah... j'aime un garçon ? Ce n'est pas quelque chose de normal aux yeux de notre famille
— Voyons mon garçon, me crois-tu aussi fermé d'esprit ?
— Non, en effet, je te prie de m'excuser pour ce mauvais jugement...
— Allons, je ne t'en veux pas, mo mhac, tu as peur et c'est normal. En effet, depuis plusieurs générations, l'homosexualité est une chose devenu scandaleux dans notre famille. Je trouve cela futile et inutile de batailler contre l'amour. Le cœur ne se commande pas, après tout.
— Bah, j'aimerais que ça soit le cas, je ne veux pas être amoureux.
— C'est douloureux, n'est-ce pas ? Et bien, c'est ça, le véritable amour. Mon tendre époux a souffert à ma mort et il m'est resté fidèle jusqu'à son dernier souffle.
Son regard se perd au loin. Amour et chagrin se mêlent aux creux de ses pupilles.
— Mon doux Fearghus...
— Comment était-il ? demanda Eugène.
— C'était un grand homme, quelqu'un de doux et de charmant. Il a été le meilleur des époux, je n'aurais pas pu rêver de mieux. Il était ce prince charmant que toute jeune fille espère rencontrer. Il était si bon, si gentil, si généreux. J'ai eu la chance de le connaître et de partager une part de son cœur, de sa vie.
Elle sourit pour elle-même. Aux yeux d'Eugène, Cailealta semblait émus, encore secoué par les souvenirs et les sentiments de celle qui l'avait peinte des siècles auparavant.
— J'espère que nos âmes se sont unies et que nous continuons à vivre heureux éternellement.
— Je l'espère aussi.
— mo leanbh milis, murmura tendrement Cailealta.
Elle ferme un instant les yeux et respira profondément, puis reprit :
— Tu as dit à ce garçon que tu l'aimais ?
— En quelque sorte...
— Et ce n'est pas réciproque, n'est-ce pas ?
— Pire encore, il m'a abandonné. Il ne m'adressé plus la parole et il m'ignore, c'est comme si je n'avais jamais existé.
— Vous étiez amis ?
— Je pensais que nous l'étions, en tout cas. Il ne m'a pas laissé le temps de m'excuser.
— Et de quoi voudrais-tu t'excuser ? D'être tombé amoureux de lui ? Oh mo mhac, ce n'est en rien de ta faute et tu n'as pas à t'excuser. Il n'y a rien de mal à être amoureux, après tout.
— Mais je l'ai embrassé...
— Et après ? Ce n'était qu'un baisé. Un geste tendre, sans plus.
— Je ne sais pas... Je ne pensais pas que je pouvais ressentir ça pour lui et je n'arrive pas à m'en défaire...
Cailealta l'obvers sans rien dire de plus. Elle réfléchit un moment, avant de pointer le miroir accroché à l'armoire.
— Regarde-toi dans le miroir, ordonna-t-elle.
— Pourquoi faire ?
— Fait le et dit moi ce que tu vois.
Eugène quitte son lit non sans soupirer et se met face au miroir, puis hausse les épaules.
— Eh bien, je me vois.
— Voyons, est-ce vraiment ton reflet ?
Eugène avise son ancêtre, déconcerté.
— Oui ?
— Alors pourquoi doutes-tu ? Est-ce toi ou bien l'image que tes parents ont façonné ? Souhaites-tu réellement devenir cette personne qui doit s'excuser d'aimer et qui doit s'en cacher en prime ?
À ça, Eugène ne sut quoi répondre. Il observe le reflet de ce petit garçon modèles qu'il était, l'un des hérités du domaine et de la fortune Harlow. C'était un poids inconsidérable que de naître dans cette famille, portée ce nom revient à porter l'Histoire de cette lignée et la responsabilité qu'il en découle dès la naissance. Il ne pouvait que s'y plier, c'était une évidence, mais à cet instant précis, cette condition lui déplaisait. Eugène ne voulait pas être le reflet qu'il renvoyait, ce n'était pas lui. Cette posture, cette démarche, ses vêtements soigneusement choisis par sa mère, cette coiffure ou encore cette éducation. Le problème était profond. Tout ce qu'il ressentait actuellement n'était pas seulement dû à Edmund, c'était un tout qui l'empoisonnait, la source même de cette colère sourde qui grouillait dans ses entrailles.
Sans dire un mot, il quitta sa chambre à grand pas sous le regard de Cailealta. Il allait dans la salle de bain de ses parents, fouilla l'un des tiroirs et mit la main sur la tondeuse de son père et une paire de ciseaux. Il revint dans sa chambre et s'enferma dans sa propre salle de bain accolé à la pièce. Grossièrement, il coupa les mèches de ses cheveux sans le moindre regret. Plus lourd qu'une plume, ses cheveux retombaient à ses pieds. Le plus gros étant enlevé, il put passer sans problème la tondeuse le long de son crâne. La sensation était étrange, d'une certaine manière, Eugène se sentait plus léger, d'avoir accompli un pas vers lui-même. C'était si simple, pourquoi avait-il mis du temps pour le réaliser ?
Il sortit de la salle de bain et Cailealta lui sourit.
— Eh bien, c'est drastique ! Et j'imagine que ce n'est qu'un début ?
À ça, Eugène acquiesce et zieuta son armoire.
— En effet, j'ai à présent tout une garde de robe à refaire.
— Que souhaites-tu porter à présent ?
Eugène alluma son ordinateur, pensif.
— Quelque chose à l'opposé de ce que je porte actuellement.
Et il n'y avait rien de mieux que Pinterest pour trouver une source d'inspiration. Eugène s'y perd, à la recherche d'un style vestimentaire qui lui plaisait. C'était totalement par hasard qu'il tombe sur la photo d'un couple aux vêtements Punk et Rock. Eugène aimait ce qu'il voyait, il aimait ce genre de vêtement, de couleur et cette harmonie chaotique. Eugène regarde Cailealta avec un sourire qu'on pourrait juger de resplendissant.
— Trouvé.
"Dramaqueen à ses heures perdues avec Ella Davis"
4e année RP | Je parle en gras
4e année RP | Je parle en gras