Le journal de cuivre (coupe de feu)(PV)
Chapitre 1 :
Cela faisait au moins une semaine que la pluie coulait sur les vitres du château et que l'orage grondait dehors. Le lac gris si calme habituellement se déchaînait, débordant en grosses vagues dans le parc aux alentours. Pas un rayon de Soleil ne pénétrait la couche de nuages noirs agglutinés juste au-dessus du château, créant un toit de charbon dans le paysage. Les gouttes de pluie continues, rythmées par les éclairs qui déchiraient le ciel, produisaient un son épouvantable, couvrant le château entier jusqu'au cachot le plus enfoui. L'odeur d'humidité caractéristique transperçait les murs et imprégnait les draps.
J'étais assise depuis des heures à ce bureau, à réfléchir à son cours de Sortilège. Le temps semblait s'être ralenti à un point tel que les secondes s'étaient transformées en heures. J'avais tellement traîné que l'encre sur sa plume avait séché et ne laissait qu'un pâté noir sur mon parchemin. Habituellement, j'adore la pluie mais ces derniers temps, j'avais eu le désagréable sentiment que le monde allait disparaître sous l'eau. Épuisée par ce temps pesant, je n'arrivais à rien. Je finis par abandonner et me levai enfin avec un mal de dos intense, s'étirant comme un chat à en faire cracher mon dos, me libérant enfin de cette raideur désagréable. Ne sachant où aller, je me mis à errer entre les rayons de la Bibliothèque, déambulant, lisant les titres des livres qui semblaient intéressants, ne voyant aucun intérêt en ceux que je voyais.
Je m'avançai dans un rayon d'Histoire des Moldus menant à une fenêtre. J'aimais particulièrement l'Histoire de la magie mais je ne connaissais rien à l'Histoire moldue. Je fixais les noms à consonance importante défiler devant moi. George Washington et Simon Libertatis, l'indépendance des États-Unis au XVIIIème siècle. Tous semblaient avoir été secrètement aidés par la magie et étaient accompagnés du nom d'un sorcier célèbre. Je remarquai alors quelques livres sortir des étagères. Seules les tranches dépassaient des rangés droites de livres et lorsque je voulus les enfoncer, quelque chose sembla bloquer derrière. Intriguée et certainement enfin intéressée par quelque chose, je glissai ma main entre les livres et la rangé supérieure, fouillant à la recherche de l'objet caché. Je ressortis alors ma main, dévoilant un petit carnet brun foncé en cuire dont la surface était simple et sans motif. Je l'ouvris curieusement, avide de découvrir ses secrets, et commença à lire les premières lignes :
Cela faisait au moins une semaine que la pluie coulait sur les vitres du château et que l'orage grondait dehors. Le lac gris si calme habituellement se déchaînait, débordant en grosses vagues dans le parc aux alentours. Pas un rayon de Soleil ne pénétrait la couche de nuages noirs agglutinés juste au-dessus du château, créant un toit de charbon dans le paysage. Les gouttes de pluie continues, rythmées par les éclairs qui déchiraient le ciel, produisaient un son épouvantable, couvrant le château entier jusqu'au cachot le plus enfoui. L'odeur d'humidité caractéristique transperçait les murs et imprégnait les draps.
J'étais assise depuis des heures à ce bureau, à réfléchir à son cours de Sortilège. Le temps semblait s'être ralenti à un point tel que les secondes s'étaient transformées en heures. J'avais tellement traîné que l'encre sur sa plume avait séché et ne laissait qu'un pâté noir sur mon parchemin. Habituellement, j'adore la pluie mais ces derniers temps, j'avais eu le désagréable sentiment que le monde allait disparaître sous l'eau. Épuisée par ce temps pesant, je n'arrivais à rien. Je finis par abandonner et me levai enfin avec un mal de dos intense, s'étirant comme un chat à en faire cracher mon dos, me libérant enfin de cette raideur désagréable. Ne sachant où aller, je me mis à errer entre les rayons de la Bibliothèque, déambulant, lisant les titres des livres qui semblaient intéressants, ne voyant aucun intérêt en ceux que je voyais.
Je m'avançai dans un rayon d'Histoire des Moldus menant à une fenêtre. J'aimais particulièrement l'Histoire de la magie mais je ne connaissais rien à l'Histoire moldue. Je fixais les noms à consonance importante défiler devant moi. George Washington et Simon Libertatis, l'indépendance des États-Unis au XVIIIème siècle. Tous semblaient avoir été secrètement aidés par la magie et étaient accompagnés du nom d'un sorcier célèbre. Je remarquai alors quelques livres sortir des étagères. Seules les tranches dépassaient des rangés droites de livres et lorsque je voulus les enfoncer, quelque chose sembla bloquer derrière. Intriguée et certainement enfin intéressée par quelque chose, je glissai ma main entre les livres et la rangé supérieure, fouillant à la recherche de l'objet caché. Je ressortis alors ma main, dévoilant un petit carnet brun foncé en cuire dont la surface était simple et sans motif. Je l'ouvris curieusement, avide de découvrir ses secrets, et commença à lire les premières lignes :
Mon cœur battait à tout rompre. La curiosité avait laissé place à une incompréhension totale. Les larmes parsemaient la page, la faisant onduler et les mots m'avaient frappée. Tout cela était-il vrai ? Un élève qui disparaît, est-ce vraiment possible ?19 octobre 1972
Mon nom est Luna Albor. Je suis en quatrième année à l'école de sorcellerie Poudlard. Je crois que je suis morte, ou bien je n'existe plus mais inscrire ces mots sur une feuille me fait du bien. Je me rappelle enfin que j'ai existé. Je ne comprends pas bien ce qu'il m'arrive. Je reconnais n'avoir jamais été très ouvert aux autres mais de là à ce que tous m'oublient, même mes professeurs… Je ne comprends rien, je suis perdue et seule et j'ai peur. Personne ne comprend et j'ai l'impression que mon corps disparaît lui aussi. Ma main est devenue vaporeuse. Si seulement je n'avais pas…
“ Tout bonheur commence par un petit-déjeuner tranquille”
ED