Je n'y comprends plus rien
dimanche 3 mars 2047, le matin
@Irene Hennessy
@Irene Hennessy
Silencieusement, Ellana s'assit sur la pelouse du parc. L'hiver était presque terminé, mais malgré cela, la température de ce commencement du mois de mars n'était pas très élevée, et la jeune fille avait un petit peu froid. Avant de sortir dehors, elle avait enfilé un pull, qu'elle espérait qui lui tiendrait chaud. Elle avait aussi mis son écharpe, colorée aux couleurs de sa maison. Elle était donc là, assise, ses cheveux volant gaiment dans le vent, à regarder. Regarder quoi ? Elle ne le savait pas. Mais ça lui importait peu, elle admirait seulement les élèves, se promenant dans le parc en cette matinée. Et, en même temps, elle regardait le ciel, ses couleurs et ses nuages.
La petite aimait le parc. Elle aimait entendre les chants des oiseaux, et le murmure du lac alentour. Elle aimait se reposer, regarder le ciel, sachant que les étoiles étaient toujours là, à veiller sur elle. Elle aimait penser à ces étoiles, petits points lumineux sur leur toile de noirceur, ramenant l'espoir et la douceur. Elle aimait s'allonger, et ne plus penser. Sauf que là, en ce dimanche matin, elle ne souhaitait pas faire quelque chose comme ça. En fait, elle ne savait pas vraiment ce qu'elle voulait faire, mais ça lui importait peu. Les mystères, la vie en est pleine, et sans, elle serait ennuyante. Il fallait faire avec. Et Ellana n'avait aucune envie de songer au futur, avant de réussir à penser au présent. Elle ne voulait plus ressasser sans cesse le passé, qui la rendait malade plus elle y pensait.
Alors, ce jour-là, elle avait décidé de se laisser emporter par les rêves, assise dans le parc, en même temps d'écouter les sons alentour. Elle voulait rêver du présent, mais en même temps, s'envoler loin de la réalité que la petite fille n'arrivait plus à supporter. Elle commença donc à regarder les personnes passant dans le parc, scrutant les visages, essayant d'en reconnaitre un qu'elle connaissait, ou d'en apprendre des nouveaux. Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle faisait ça, peut-être parce qu'elle n'avait rien d'autre à faire, et que ça l'apaisait ? Elle-même ne savait pas, mais Ellana avait appris depuis longtemps à ne pas tout savoir, et à accepter qu'elle ne savait, comparé à l'immensité infinie du monde et du savoir, que ce que pouvait connaitre un grain de poussière, perdu au milieu du monde. Et la jeune Aiglonne se sentait comme un grain de poussière ; minuscule, insignifiante, impuissante.
Désolée pour le retard, dis moi si la date ne te convient pas