Mon choix est fait, je reste. ( Solo ++)
Quelques jours avant les vacances de Pacques 2047
Je sors de mon cours fatiguée. Mon sac encore sur l’épaule je monte lentement les marches menant à la volière. Il faut que j’écrive à mes parents que je les rejoins pour Pacques. Il vaudrait mieux que je leur écrive une lettre au calme dans mon dortoir et que je revienne ici. Mais la fatigue pèse sur mes épaules et je veux me débarrasser de ça au plus vite pour rejoindre mes amies dehors. J’arrive dans la volière et pose mon sac dans un coin. A ma grande surprise une petite chouette arrive vers moi et me tend la patte pour que je décroche l’enveloppe. Ça ne peut pourtant pas être mes parents… Qui peut bien m’écrire sinon ? Je murmure :
- Ce doit être une erreur…
Lentement je décroche la lettre et, les doigts tremblants, sort la lettre d’un coup.
La colère me serre la poitrine. Ah ils m’avaient promis. Ils m’avaient promis qu’ils me laissaient le choix. Aussitôt ce sentiment est remplacé par l’angoisse. Et si quelque chose était arrivé ? Mon cœur se met à battre de plus en plus vite et je reprends la lecture de ma lettre.Ma chère Shawna
Je sais que nous avions convenu que c’était ton choix de nous rejoindre ou non à Poudlard, et que nous t’avions promis de ne pas t’envoyer de lettre pour ne pas influencer ton choix mais une nouvelle particulière nous a encouragé à le faire.
Si il était arrivé quelque chose à mon oncle je n’irai pas pleurer ça non !Ton oncle Roger…
Une partie de chasse. La chose que je haïssais le plus. Oh bien sûr seulement Roger et ses amis tireraient moi et ma famille assisterons juste à ce… Massacre. Les animaux étaient pour moi sacrés, on y touchait pas. Avant d’entrer à Poudlard je me disais que si je n’étais pas prise, mon métier serait de militer contre la chasse. C’était pour cela que je détestais mon oncle qui chassais tous les week-ends, juste pour le plaisir. La haine m’envahit. Une idée me traversa l’esprit. Et si j’y allais et que je j’étais un sort à mon oncle. Cette idée disparut aussitôt car je ne savais pas lancer beaucoup de sorts utiles et n’avait pas envie d’être renvoyée. Je me laissa glisser au sol et relut la lettre pour vérifier que j’avais bien compris. En relisant, je repassa sur le « papa et maman » Non mais quel âge j’avais ? Si je n’avais pas été aussi en colère j’aurais éclaté de rire. Puis je relus encore une fois et mon regard s’arrêta cette fois sur « nous avons déjà confirmé ta présence, ce serait malpoli d’accepter ». Je parla à voix haute, la voix teintée de colère.nous convie à une partie de chasse qui durera deux jours et se déroulera dans la forêt à côté de chez nous. Je sais que tu n’aimes pas la chasse mais nous serons à cheval c’est une bonne compensation ! Je sais que tu adores les chevaux. Je lui ai déjà confirmé ta présence, il serait malpoli de refuser. De plus toi qui adore manger, un banquet sera organisé avec le gibier attrapé
Papa et maman
- Vraiment ? On va voir ça
Puis je vis qu’il y avait un PS.
Aussitôt un grand sourire éclaira mon visage. Elle au moins me comprendrait ! Elle m’avait toujours soutenu sur ce point ! Elle allait m’aider à convaincre mes parents d’annuler. Je sortis la seconde lettre et reconnut l’écriture de ma sœur.PS : Ci joint une lettre de ta sœur.
Mon sourire s’éteignît aussitôt, et les larmes commencèrent à couler.Coucou Shawna
Tu as lu la lettre des parents avant cela je suppose ? Tu as sans doute été agacé ou même très énervé par la nouvelle mais je t’assure ça va être génial ! Oncle Roger m’a même promis qu’il nous apprendrait à tirer. Tu te demandes pourquoi j’ai changé d’avis vis à vis de la chasse ? Oncle Roger m’a convaincu en me racontant ces histoires de chasse. J’ai hâte de te revoir
Lilou
Mon choix est fait, je reste. ( Solo ++)
Je reste assise par terre, sonnée par ces deux lettres.
J’ai l’impression que quelque chose s’est cassée en moi.
La première lettre me choque et m’énerve.
La deuxième ne laisse en moi qu’un vide abyssal.
Je repense aux parties de jeux que je faisais avec ma sœur.
Nous étions complices, deux sœurs qui s’aiment comme des meilleures amies.
Je relis ces mots, ces quelques mots, seulement une poignée de mots.
Et pourtant quelque chose en moi casse.
Je n’avais jamais pris conscience de l’étendue des conséquences de mon entrée à Poudlard.
Je n’avais jamais compris à quel point cela avait brisé notre lien.
Si seulement ce n’était que cette lettre.
J’aurais été énervée, furieuse, mais…
Tout ce serait arrangé.
Comme toujours.
Comme à chaque fois.
Mais pas cette fois.
Cette fois c’est différent.
Car avec cette lettre j’ai enfin pris conscience que notre lien s’était effacé.
Ce n’est pas la lettre le véritable problème.
C’est ce que je viens de comprendre.
Les sentiments tourbillonnent en moi, et prennent toute la place.
Je n’arrive plus à réfléchir au milieu de ce tourbillon d’émotions.
La tristesse.
Le regret.
Le désespoir.
L’incompréhension.
La colère.
La nostalgie.
*Rien ne pourra jamais nous séparer*
Nous étions si jeunes et si naïves.
Je revois le visage souriant, confiant de Lou lorsqu’elle m’avait dit cette phrase.
A cet instant nous étions certaines que notre lien resterait indestructible au fil des années.
Mais mon entrée à Poudlard avait brisé ce lien.
Plus rien ne serait plus jamais comme avant.
Une lettre pour moi, rien pour elle.
J’étais une moldue, elle était une sorcière.
Elle vivait à Heswall, je vivais à Poudlard.
Je faisais de la magie, elle faisait de la grammaire.
Elle faisait sa vie, je faisais la mienne.
Nous étions bien plus que des sœurs.
Nous étions des meilleures amies.
Le jour où cette unique lettre est arrivée, le monde s’est brisé.
Maintenant nous étions deux sœurs.
Deux simple jumelles comme il en existe des milliers.
Juste des sœurs.
Et cela depuis longtemps.
Depuis des mois.
Depuis ce jour maudit où une seule lettre est arrivée.
C’est juste que je venais de m’en rendre compte seulement aujourd’hui.
Un flashback d’il y a longtemps remonte dans ma tête.
Mes yeux s’embuent de larmes quand je me souviens de cette scène.
Si petites.
Si naïves.
Si heureuses.
Deux filles sont assises sur les marches d’une jolie maison en pierre blanche.
Elles doivent avoir dans les alentours de 7 ans.
Chacune un chapeau sur la tête, et une glace dans la main.
Elles sont en train de s’inventer un langage codé.
Elles rient, et soudain se lèvent pour rejoindre leurs parents.
Elles joignent leurs mains et se chuchotent
*Soeurs pour toujours*
Elles partent en courant, rieuses.
Toute ses images qui dansent dans ma tête, ces images de notre enfance.
Une autre me revient.
Un beau souvenir de vacances.
Ces images de deux petites filles rieuses qui dansent sur la plage.
Une brune et une châtain.
Une aux yeux bleus et une aux yeux noisettes.
Une timide et une sociable.
Différentes par le caractère, comme par le physique.
Une différence de plus ne devrait pas poser problème !
Si ?
Une sorcière et une cracmolle.
Et tout bascule.
Alors, lentement, je sors de mon sac un bout de parchemin et une plume.
Je déchire la lettre et ses morceaux s’éparpillent sur le sol.
Je ne peux pas envoyer ça, bien entendu.
Ce sont tout de même mes parents et, bien que je sois à Poudlard, je peux très bien me prendre une punition à mon retour.
Alors j’écris une nouvelle lettre
J’attache la lettre à un hibou et le regarde partir, volant dans le ciel, emportant ma lettre.
Je range ma plume et mon encre dans mon sac.
Mes doigts rencontrent quelque chose.
Le loup en bois.
Mon porte bonheur.
La tristesse et le regret laissent place à la rage.
J’attrape le loup, et prend mon sac.
Je serre convulsivement le loup entre mes doigts.
*Tu vas voir*
J’ai l’impression que quelque chose s’est cassée en moi.
La première lettre me choque et m’énerve.
La deuxième ne laisse en moi qu’un vide abyssal.
Je repense aux parties de jeux que je faisais avec ma sœur.
Nous étions complices, deux sœurs qui s’aiment comme des meilleures amies.
Je relis ces mots, ces quelques mots, seulement une poignée de mots.
Et pourtant quelque chose en moi casse.
Je n’avais jamais pris conscience de l’étendue des conséquences de mon entrée à Poudlard.
Je n’avais jamais compris à quel point cela avait brisé notre lien.
Si seulement ce n’était que cette lettre.
J’aurais été énervée, furieuse, mais…
Tout ce serait arrangé.
Comme toujours.
Comme à chaque fois.
Mais pas cette fois.
Cette fois c’est différent.
Car avec cette lettre j’ai enfin pris conscience que notre lien s’était effacé.
Ce n’est pas la lettre le véritable problème.
C’est ce que je viens de comprendre.
Les sentiments tourbillonnent en moi, et prennent toute la place.
Je n’arrive plus à réfléchir au milieu de ce tourbillon d’émotions.
La tristesse.
Le regret.
Le désespoir.
L’incompréhension.
La colère.
La nostalgie.
*Rien ne pourra jamais nous séparer*
Nous étions si jeunes et si naïves.
Je revois le visage souriant, confiant de Lou lorsqu’elle m’avait dit cette phrase.
A cet instant nous étions certaines que notre lien resterait indestructible au fil des années.
Mais mon entrée à Poudlard avait brisé ce lien.
Plus rien ne serait plus jamais comme avant.
Une lettre pour moi, rien pour elle.
J’étais une moldue, elle était une sorcière.
Elle vivait à Heswall, je vivais à Poudlard.
Je faisais de la magie, elle faisait de la grammaire.
Elle faisait sa vie, je faisais la mienne.
Nous étions bien plus que des sœurs.
Nous étions des meilleures amies.
Le jour où cette unique lettre est arrivée, le monde s’est brisé.
Maintenant nous étions deux sœurs.
Deux simple jumelles comme il en existe des milliers.
Juste des sœurs.
Et cela depuis longtemps.
Depuis des mois.
Depuis ce jour maudit où une seule lettre est arrivée.
C’est juste que je venais de m’en rendre compte seulement aujourd’hui.
Un flashback d’il y a longtemps remonte dans ma tête.
Mes yeux s’embuent de larmes quand je me souviens de cette scène.
Si petites.
Si naïves.
Si heureuses.
Deux filles sont assises sur les marches d’une jolie maison en pierre blanche.
Elles doivent avoir dans les alentours de 7 ans.
Chacune un chapeau sur la tête, et une glace dans la main.
Elles sont en train de s’inventer un langage codé.
Elles rient, et soudain se lèvent pour rejoindre leurs parents.
Elles joignent leurs mains et se chuchotent
*Soeurs pour toujours*
Elles partent en courant, rieuses.
Toute ses images qui dansent dans ma tête, ces images de notre enfance.
Une autre me revient.
Un beau souvenir de vacances.
Ces images de deux petites filles rieuses qui dansent sur la plage.
Une brune et une châtain.
Une aux yeux bleus et une aux yeux noisettes.
Une timide et une sociable.
Différentes par le caractère, comme par le physique.
Une différence de plus ne devrait pas poser problème !
Si ?
Une sorcière et une cracmolle.
Et tout bascule.
Alors, lentement, je sors de mon sac un bout de parchemin et une plume.
Je soupire.A toute la famille,
Dites à Roger que ce sera sans moi et dites lui de ma part d’aller se faire piétiner par un sanglier.
Comme vous le savez tous je déteste ce sport barbare, ( et Roger accessoirement) et j’ai déjà confirmé à mes amies que je restais.
Je n’ai en plus, clairement pas envie de vous voir.
Amusez vous bien bande de traitres.
Je déchire la lettre et ses morceaux s’éparpillent sur le sol.
Je ne peux pas envoyer ça, bien entendu.
Ce sont tout de même mes parents et, bien que je sois à Poudlard, je peux très bien me prendre une punition à mon retour.
Alors j’écris une nouvelle lettre
Mensonge et hypocrisie, voilà deux mots résumant à la perfection cette lettre.À toute la famille,
Merci pour la proposition, mais je me dois de décliner l’invitation de Roger, j’ai déjà confirmé à mes amies de rester et je dois réviser.
Amusez vous bien,
Shawna
J’attache la lettre à un hibou et le regarde partir, volant dans le ciel, emportant ma lettre.
Je range ma plume et mon encre dans mon sac.
Mes doigts rencontrent quelque chose.
Le loup en bois.
Mon porte bonheur.
La tristesse et le regret laissent place à la rage.
J’attrape le loup, et prend mon sac.
Je serre convulsivement le loup entre mes doigts.
*Tu vas voir*