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24 juin 2022, 15:43
 simple  Retour, en terre inconnue...
@Louisa Evans
1er Septembre

Cette fois, c'était le grand jour. Les vacances d'été avaient paru interminables à Wilfried, quel ennui ! Mais aujourd'hui cela allait être différent : aujourd'hui il allait à Poudlard pour la première fois. Peut-être en attendait-il trop de ce lieu... Lorsque ses parents en parlaient, quelque chose s'allumait dans leurs yeux, quelque chose que Wilfried n'avait jamais vu dans aucune autre situation. Et cette fois c'était son tour d'aller découvrir cette école si reconnue.
Wilfried avait insisté pour arriver en avance, et c'est Tom, le jardinier qui l'escortait. Sur le quai, quelques familles s'amassaient déjà autour de la locomotive rouge bien reconnaissable qui crachait sa vapeur. L'homme et l'enfant s'approchèrent et Tom hissa le bagage de Wilfried dans un wagon. Wilfried jeta un œil autour de lui, se disant qu'ils auraient dû arriver encore plus tôt, mais personne ne semblait faire bien attention à eux alors il se rassura un peu. Tout deux s'avancèrent dans le train jusqu'à un compartiment qui convenait à Wilfried. Tom installa les bagages de l'enfant dans les espaces prévus, puis il salua son jeune maître, lui souhaitant de belles rencontres et lui administrant quelques conseils sur son caractère, que Wilfried écouta peu. Puis il sortit. Wilfried le suivit des yeux un moment, jusqu'à ce qu'il transplane. Il s'assit alors sur la banquette près de la fenêtre et étala ses pieds sur celle d'en face.
Le train était calme, peu d'élèves semblaient s'être installés, en tout cas Wilfried n'en avait pas vus en montant. L'agitation était plus grande sur le quai : certains étaient en pleines retrouvailles, comme s'ils avaient attendu ce jour-là pour se donner rendez-vous. Wilfried balaya le quai du regard. Des enfants à peu près de son âge semblaient retrouver leurs amis et couraient pour des embrassades et des jeux de toute sorte. Ses yeux s'attardèrent particulièrement sur les familles plus nombreuses : plusieurs enfants traînaient un bagage semblable au sien, d'autres, plus jeunes, tenaient encore la main de leurs parents, leurs frères et sœurs essayant de les divertir. Wilfried les fixa un long moment, comme absorbé, tandis que quelque chose lui serrait la poitrine.
Dernière modification par Wilfried Mac Allister le 14 juil. 2022, 14:39, modifié 1 fois.

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24 juin 2022, 16:53
 simple  Retour, en terre inconnue...
@Wilfried Mac Allister

J'ai un goût de déjà vu sur la langue. Mais cette fois ce n'est pas la peur qui rythme mes pas. C'est la nostalgie. Je sens encore ma peau chaude des rayons du soleil andalou. Le sourire lumineux de Miguel est imprimé sous mes paupières. Pourtant au delà de la peau fine qui recouvre mes yeux, il n'y a pas de lumière. Que du gris. Le gris de la pluie dehors. Le gris de la fumée du Poudlard Express, prêt à partir. Le gris de mon cœur qui ne voulait pas rentrer. Rentrer. C'est étrange ce mot. Comme si prendre le Poudlard Express me ramènerait chez moi... Chez moi. Oui c'était chez moi depuis un an déjà. Finalement, c'est peut-être pas si mal... je vais retrouver Evalyn et les filles. Les cours, les professeurs et mon lit douillet.
Je chasse la mélancolie d'un battement de cil et j'accélère le pas, maman dans mon sillage. Je ne suis pas pressée de la quitter mais j'aime pas les au revoir. Et puis, il n'y a plus grand monde sur le quai. Tous les élèves sont déjà dans les wagons. Je les imagines riant, se serrant dans les bras pour de joyeuses retrouvailles.
Moi, je marche le long de la carlingue de métal rouge, les yeux rivés sur les fenêtres à la recherche d'un compartiment vide. Enfin vide, pas trop rempli avec un peu de chance. Vu mon retard.
Au bout de quelques wagons, mon regard s'arrête sur une fenêtre. Derrière, des yeux verts et des cheveux noirs. Seul. C'est parfait. Je stoppe ma course, à la surprise de maman qui me heurte le dos. Je me retourne et plonge mes rétines dans les siennes. C'est dur. Hissée sur la pointe des pieds, je la serre dans mes bras. Le plus fort possible. J'imprègne mes papilles olfactives de son odeur de patchouli. Mon cœur et mes paupières se serrent. Une boule monte dans ma gorge. Comme la larme qui s'insinue au coin de mon œil. Je lui souffle un "je taime" avant de la libérer. Elle ne répond rien mais ses yeux et son sourire le font pour elle. J'empoigne ma valise de cuir rouge, elle pèse lourd. Et tant bien que mal, j'avance en direction de la porte du wagon. Je compte le nombre de compartiment qui la sépare de ce celui que j'ai repéré. Cinq. Il y a un sifflement. Il faut que je me dépêche. Je grimpe dans le train. Je passe devant le premier compartiment. Deux. Trois. Quatre. Cinq. J'ouvre la porte.
Le garçon que j'ai aperçu il y a quelques minutes est là, seul. Je lui souris, comme pour lui demander l'autorisation d'entrer. J'attends pas vraiment de réponse. De toute façon, le train va se mettre en marche, alors j'ai pas vraiment le choix. Et lui non plus.
Il est étendu en travers de l'espace, les pieds posés sur la banquette face à lui. Je glisse ma valise dans le compartiment, et j'enjambe son corps qui me fait obstacle. Mes mains viennent se poser sur la fenêtre froide, pour un dernier au revoir à maman, qui est toujours là. Seule sur le quai. Ses billes noires ancrées aux miennes. Du bout du doigts, j'essuie la goutte salée qui a fini par franchir la barrière de mes long cil noirs. Et je lui souris.
Une secousse. Et doucement, maman s'éloigne de moi. Une nouvelle fois. Je reste un moment comme ça, les paumes plaquées sur le verre. Oubliant la présence du garçon derrière moi.
Au bout d'un instant où d'une éternité, je ne sais pas, je finis par m'asseoir face à lui, sur le peu de place qu'il reste sur la banquette. Sa position doit être confortable. Mais ma robe marinière est trop courte pour que je l'imite. Alors je croise mes jambes et les entoure de mes bras.

Il faudrait bien que je range ma valise sur la grille du dessus, mais elle est trop lourde. Et puis il faudrait que je lui demande d'enlever ses jambes. Tant pis.
Alors, ma bouche s'ouvre, puis se referme. Finalement, c'est une petite voix qui perce le silence.

- Salut, je m'appelle Louisa. Désolée, tous les autres compartiments étaient occupés. Je crois pas t'avoir déjà vu... tu es nouveau ?
Dernière modification par Louisa Evans le 28 juin 2022, 17:21, modifié 2 fois.

#6d5b6e
Ce n'est que lorsqu'on a peur, qu'on peut se montrer courageux

24 juin 2022, 17:09
 simple  Retour, en terre inconnue...
@Louisa Evans

Les paroles de la jeune fille firent sursauter Wilfried ; il ne l'avait pas entendu arriver. Il tourna vivement la tête vers elle, prit le temps de la regarder, la toisant de la tête aux pieds. « Les autres compartiments étaient occupés » ? Et alors, c'était sa faute peut-être ? Elle n'avait qu'à arriver plus tôt! Elle était « désolée », qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire à lui ? Elle n'avait donc pas compris qu'il ne voulait pas d'elle ici ? S'il n'avait pas retiré ses jambes pour la laisser passer, c'est qu'il y avait une raison ! Il fallait donc toujours tout leur expliquer à ces gens ? Pff, aucune éducation... Et cette fausse politesse pour faire comme si elle s'intéressait à lui... Comme si elle avait pu retenir les visages de tout le château ! En tout cas, cela indiquait déjà qu'elle n'en était pas à sa première année, mais à bien y regarder, elle ne semblait guère plus âgée que lui, c'était certainement sa deuxième rentrée. Une Serdaigle ? Non, elle n'avait pas l'air si futée que ça, et puis une Serdaigle serait arrivée à l'heure... Une Poufsouffle alors, sans aucun doute ! Le genre à attendre le dernier moment et à blâmer ensuite les circonstances... Aucun intérêt.
Il grommela un "mmmh", puis se retourna vers la fenêtre. Peut-être que s'il n'entrait pas dans sa conversation, elle finirait par s'en aller. Et puis elle aurait peut-être peur de s'ennuyer, les filles ça veut toujours causer, autant ne pas lui donner ce qu'elle voulait.

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28 juin 2022, 19:36
 simple  Retour, en terre inconnue...

Et bien, quelle amabilité ! Il a du se lever du pied gauche ce matin... Un grognement en guise de "bonjour", ça promet un trajet dans la joie et la bonne humeur !
Je le regarde fixement, un peu surprise par ce manque de politesse et de gentillesse. Il y en a qui devrait apprendre à se détendre...
Je me surprend à sourire en pensant à Miguel et à sa tête des mauvais jours. Mais surtout à cette pique que je lui envoyais à chaque fois
"si t'es pas beau, tu peux être aimable !"
Mais je ne veux pas lui donner la satisfaction de répondre, ou commencer une dispute. Pas avec un voyage aussi long devant nous. Je préfère autant le silence à une engueulade...
Alors, d'un haussement de sourcil, et en roulant des yeux, je lui lance simplement :
- Ok !

Et puis, je peux pas dire qu'il ne soit pas beau. Il est plutôt mignon même, avec ses yeux verts contrastant avec sa tignasse noire en bataille. Il a un joli visage aux traits fin. Mais son air hautain lui retire un peu de son charme. Comme dirait Brooke
"beau mais con !". Ca doit être ça. Je ne sais même pas pourquoi je pense à des trucs pareils. Peu importe. S'il a décidé de tirer une tête d'enterrement jusqu'au château, c'est lui qui voit.

Je me cale dans mon fauteuil, la tête appuyée contre le haut dossier de velours gris. Je tend mes jambes devant moi et je ferme les yeux. Autant essayer de dormir avant d'arriver au château. Avant de se remplir l'estomac jusqu'à ne plus pouvoir y stocker une chogogrenouille. Avant de découvrir les petits nouveaux.
Les petits nouveaux... Je suis persuadée qu'il en fait parti. Je ne l'ai jamais vu à Poudlard. Et il a l'air grand, mais son visage me dit qu'il est jeune. Donc un première année.
J'ai beau essayer de garder les yeux fermés, ma curiosité revient toujours à la charge. Et finalement, mes yeux se portent toujours sur ce profil qui me fait face. C'est étrange, il y a quelque chose qui ne va pas. Il à l'air hautain et à moitié insupportable. Et pourtant, ses yeux émeraude me disent qu'il y a autre chose derrière, de la mélancolie peut-être. Je ne sais pas.

Il faut vraiment que j'arrête. Qu'est-ce que ça peut me faire après tout ?
Autant l'ignorer. Une nouvelle fois, je passe par dessus ses jambes pour sortir de la pochette avant de ma valise, mon carnet rouge, que je pose sur la banquette. Je remonte mes cheveux en un chignon flou que j'attache en plantant un crayon à l'intérieur. Je me rassois sur mon fauteuil, les jambes repliées sous mes fesses, et je commence à griffonner les notes sur le papier blanc, sans même me rendre compte que je fredonne l'air que je compose...


@Wilfried Mac Allister

#6d5b6e
Ce n'est que lorsqu'on a peur, qu'on peut se montrer courageux

28 juin 2022, 20:56
 simple  Retour, en terre inconnue...
Après le grognement de Wilfried, la jeune fille marqua un temps, pendant lequel il fit semblant de l'ignorer, mais remarqua tout de même le sourire en coin qui se dessina sur ses lèvres. Est-ce qu'elle se moquait de lui ? Non mais quel culot ! Déjà elle débarquait dans son compartiment, elle imposait sa présence et maintenant elle riait de lui ? Alors ça, ça ne se passerait pas comme ça ! Qu'elle lui fasse une remarque et il allait lui répondre.

Mais pendant qu'il ruminait, elle s'installa et ferma les yeux. Puis elle les rouvrit et le regarda. Elle faisait semblant de dormir pour l'espionner ou quoi ? Si ça se trouve elle en pinçait déjà pour lui ! Avec son joli minois, il n'était pas rare qu'il attire l'attention. Les filles lui tournaient vite autour en général. Il s'évada quelques instant dans ses souvenirs.

Lorsque la petite brune se leva à nouveau, Wilfried pensa qu'elle ne savait vraiment pas ce qu'elle voulait : s'asseoir ? ne pas s'asseoir ? dormir ? ne pas dormir ? Essayait-elle d'attirer son attention ?
Il l'observa du coin de l'œil sortir un carnet de sa valise. Ah ! elle allait faire celle qui savait trop bien dessiner : les filles adorent faire ça... et se croient intéressantes en général, faisant semblant de ne pas vouloir qu'on voie leur dessin... À cette pensée, Wilfried soupira ostensiblement. C'est alors que sa camarade de Wagon se mit à fredonner un air tout en écrivant quelque chose.

Wilfried fut tellement surpris qu'il tourna la tête vers elle, oubliant de l'ignorer. Il la fixa, les sourcils levés. Cette fois, c'était sûr, elle ne voulait que son attention ! Elle avait une jolie voix cependant... C'était sûrement son journal intime qu'elle écrivait. Pourquoi est-ce que les filles ressentaient toujours le besoin d'avoir ce type de journal ? Et pourquoi est-ce qu'elles le sortaient à tout bout de champs ? Par définition, c'était censé être intime, non ? Mais elles étaient toutes pareilles, souhaitant secrètement qu'on les interroge sur leur vie, comme si c'était intéressant ! Et donc cette fille sortait son journal, là, devant lui, espérant sans doute qu'il lui pose des questions, mais il ne lui ferait certainement pas ce plaisir ! Et comme si ça ne suffisait pas, elle chantait, pour être bien sûre qu'il ne puisse pas l'ignorer. Eh bien elle allait en avoir pour son argent ! Il prépara sa réplique et lui lança un regard moqueur en demandant :

« Alors, tu te prends pour Celestina Moldubec ? »

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28 juin 2022, 22:17
 simple  Retour, en terre inconnue...
J'aime ces moments où je me retrouve seule avec moi-même. Ma tête et mon corps ne m'appartiennent plus. Comme quand je joue. Que mes doigts grattent le nylon de ma Flamenca. Mûs d'une volonté propre. Hors de contrôle. Le crayon trace, dessine, raye le papier, y tatouant à l'encre noire, les notes sorties de ma tête. La mélodie prend vie devant mes yeux, résonnant, vibrant à l'intérieur. Je ne réfléchis pas. Je ne pense à rien. Je fais le vide. J'oublie le monde extérieur. J'oublie où je suis. J'oublie tout. Je suis dans ma bulle, que rien ne peut pénétrer. Ou presque.
C'est un son lointain, qui vient envahir mon silence. Comme étouffé dans du coton. Pourtant, ce son transperce ma bulle. Il cogne à mes tympans. Il m'oblige à revenir à cette autre réalité. Poudlard. Le train. Ce garçon brun désagréable.
Je sens bien la note d'ironie et de sarcasme dans sa question. Pourquoi ne continu-t-il pas à m'ignorer, comme il le faisait si bien depuis le début du trajet ? Il excellait pourtant dans cet art. Surtout si c'est pour sortir ce genre de méchanceté.
J'ai beau m'être dit que je ne lui répondrait pas, c'est plus fort que moi. Et les mots sortent de ma bouche, trop vite.

- T'es un comique toi ! J'accompagne ma réplique d'une petite grimace qui se veut légèrement dédaigneuse. Ce n'est pas mon style d'être sarcastique ou méchante, mais je ne lui ai rien fait après tout.
Puis, quitte à ne pas me laisser embêter, autant y aller et le remettre à sa place.
- Et pour ton information petit mâlin, Miss Moldubec était une chanteuse. Je chante pas moi. Je joue de la guitare, ajouté-je sèchement.

Je n'attend pas sa réponse. Ou sa colère. Ou même son indifférence. J'allonge mes jambes jusqu'à ce que mes pieds reposent sur la banquette en face de moi, tirant sur le bas de ma robe pour couvrir mes cuisses trop fines. Nous sommes dans la même position, mais en face à face. Je reprend mon carnet et mon crayon. Je tente de retrouver ma bulle de calme. C'est peine perdue. Les notes ont disparue, emportées, loin dans mon esprit. Alors, je ferme mon carnet que je noue avec le cordon de cuir, avant de le poser sur le siège à côté de moi. Je croise les bras sur mon ventre, en fermant de nouveau les yeux.


@Wilfried Mac Allister

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4 juil. 2022, 20:28
 simple  Retour, en terre inconnue...
La réponse de la petite brune ne se fit pas attendre : cinglante, sarcastique, un peu sur le même ton que la provocation de Wilfried. Du dédain dans l'expression, elle semblait piquée. Cette vive réaction fit sourire intérieurement le garçon. Elle était vexée qu'il ne lui ait pas demander ce qu'elle écrivait dans son carnet, c'était évident... De plus, sa réaction semblait un peu surfaite, exagérée, au fond elle était sûrement ravie d'avoir son attention. Et finalement, Wilfried commençait à s'ennuyer un peu alors pourquoi ne pas continuer ce petit jeu ? Tout le monde y trouverait son compte.

Il attendit qu'elle ait terminé son esclandre puis l'observa refermer son carnet : cela prouvait bien que le petit brun avait raison ! Le carnet était seulement un outil pour susciter son intérêt. Maintenant qu'elle avait réussi cette étape, elle faisait à nouveau semblant de dormir ; pas très subtil quand même... pensa-t-il. Très fier d'avoir vu clair dans son jeu, il reprit ses provocations, la regardant droit dans les yeux :

- Ah oui, bien sûr, tu ne chantais pas là, dit-il d'un ton narquois, tu jouais de la guitare, c'est évident ! D'ailleurs je crois que tu as fait une fausse note à la vingt-deuxième mesure, tu as oublié le si bémol... C'est parce que tu as mal placé tes doigts, je l'ai très bien vu...

Il eut un rire franc avant d'ajouter d'un air détaché :

Il ne faudrait peut-être pas confondre magie et hallucination quand même Mademoiselle la guitariste.

@Louisa Evans

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11 juil. 2022, 16:46
 simple  Retour, en terre inconnue...
J'essaie de faire le vide dans ma tête. De retrouver mon calme. Pour m'endormir.
Mais je sens son regard sur moi. Je ne le vois pas. Mes paupières closes tremblent. Seule la lumière extérieure traverse la fine peau qui recouvre mes yeux, les teintant de orange. Je ne le vois pas. Pourtant je sens sa présence. Je sens son regard. Je suis persuadée qu'il me détaille. Comme un prédateur observe, avant d'attaquer sa proie. Et... il bondit !

Son attaque est cinglante. Narquoise et méprisante. Ironique. Mais c'est quoi son problème ??
J'ouvre les yeux. Comme je l'imaginais, ses billes vertes m'observent. Me scrutent. J'ancre mes prunelles aux siennes. Bleu sur vert. Je ne baisserai pas les yeux. Je ne vacillerai pas. Je ne lui ferai pas ce plaisir...
Je le regarde fixement. Même quand il rit. C'est bizzare, il rit, en souriant. Pourtant son expression n'a rien de joviale. On dirait presque une grimace.
"Mademoiselle la guitariste". Je souris à ses mots. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai envie de rire tout à coup.
Pourtant je me retiens. Et d'un ton calme, je lui répond, tout en me redressant dans mon siège.

- Je ne jouais pas de la guitare. Je composais. Et chanter signifie qu'il y a des paroles. Ce qui n'est pas le cas.

J'ai bien envie de fermer de nouveaux les yeux et de l'oublier. Mais ça me brûle la langue... Alors, les mots sortent de ma bouche, avec un grand sourire ironique.

- Et sinon... c'est de naissance ton caractère aimable ? Ou juste, tu t'es levé du mauvais pied ? Au pire, prends une chocogrenouille, ca va te détendre 5 minutes !


@Wilfried Mac Allister

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14 juil. 2022, 15:22
 simple  Retour, en terre inconnue...
La jeune fille avait failli rire à la remarque de Wilfried, cela n'avait pas échappé au petit brun. Au début il s'était attendu à la voir se vexer, mais elle avait souri. Peut-être alors qu'un échange sarcastique, mais divertissant, allait avoir lieu entre les deux enfants.
Cependant elle retrouva vite son sérieux et lui répondit d'un ton très calme et en lui faisant la leçon. Wilfried leva les yeux au ciel. Si maintenant elle commençait à faire sa Mademoiselle Je-sais-tout, elle allait vite devenir ennuyeuse. Il n'y avait plus aucun intérêt à lui répondre.
Néanmoins elle ajouta :

« Et sinon... c'est de naissance ton caractère aimable ? Ou juste, tu t'es levé du mauvais pied ? Au pire, prends une chocogrenouille, ca va te détendre 5 minutes ! »

Ah ben voilà ! enfin un peu d'animation ! Elle avait l'air de s'être un peu vexée quand même, sûrement parce que Wilfried ne lui avait pas donné exactement l'attention qu'elle souhaitait. Il rit, puis il tourna la tête et vit effectivement arriver le chariot de friandises. Il se leva et alla acheter ses sucreries préférées : des chocogrenouilles, des patacitrouilles et surtout des fondants du chaudron.

Tout en faisant cela, Wilfried répondit à la fille :

« Bien sûr ! Je suis toujours aimable, moi ! Ça s'appelle de l'humour, mais c'est pas à la portée de tout le monde... C'est plutôt toi qui as besoin de te détendre. »

Et il lui jeta un fondant du chaudron à côté d'elle avant d'ajouter, un sourire aux lèvres :

« Tiens, il paraît que le chocolat ça fait des miracles ! C'est comment ton nom déjà ? »
@Louisa Evans

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14 juil. 2022, 21:18
 simple  Retour, en terre inconnue...
Tout ça me fatigue ! Pourquoi est-ce qu'on ne s'ignore pas pour le reste du trajet ? Ça aurait été plus agréable. J'aime pas cette ambiance pesante. Moi qui voulait être tranquille. J'étais pourtant monté dans le train dans l'idée de voyager au calme... J'aurais mieux fait d'aller jusqu'au sixième compartiment... Il fallait forcément que le seul élève "hyper sympa" de Poudlard soit pour ma pomme ! Je me demande à quelle maison il va appartenir. Serdaigle ? Non il n'a pas une tête de premier de la classe. Pouffsoufle ? Non ! Il lui manque la gentillesse. Serpentard peut-être... Oui ça lui irait bien, ce côté dédaigneux. Enfin j'en sais rien. Je connais pas de Serpentard... En tout cas, j'espère qu'il ne finira pas chez Gryffondor. S'il faut supporter son humeur en salle commune, ça va être génial !

Je réfléchis, tout en le regardant. Il me donne une sensation bizarre.
J'attends sa réflexion pleine de méchanceté, en retour de ma pique. Mais au lieu de ça, il rit. Il rit ? Je vois pas ce que j'ai dit de drôle...
Je fronce les sourcils et le suit du regard. Je le regarde se lever. Peut-être qu'il va changer de compartiment ? Non, c'est juste le chariot de friandise qui passe. Je l'avais oublié celui-là !
J'ai bien envie de me goinfrer de confiseries. Mais j'imagine déjà les remarques qu'il me lancerait...
*C'est pas facile de chanter la bouche pleine, Mademoiselle la guitariste !*
Il me tourne le dos, le temps d'acheter ses bonbons et moi j'en profite pour lui tirer la langue. Miguel savait toujours quand je lui tirait la langue, même s'il ne me voyait pas. Et il me faisait une grimace en nez de cochon, en retour. Je souris en repensant à mon frère.
J'entends sa voix dans ma tête
*Oh boude pas Loulou ! *
J'entends sa voix. Mais ce n'est pas sa voix, c'est celle du garçon, qui me sort de ma rêverie. De l'humour ? Il a un humour étrange lui !
Je ne sais pas quoi lui répondre, ni même si j'en ai envie. Non. J'en ai pas envie. J'ai juste envie qu'on arrive. Ou plutôt, j'ai envie de repartir. Et d'aller manger des macarons sur la plage avec Miguel et maman.
Mais c'est pas un macaron qui vole vers moi avant de se poser sur le fauteuil d'à côté. C'est un fondant du chaudron. Un de mes bonbons préféré. Je regarde la friandise. Puis le garçon. Un sourcil levé. Je comprend pas.
Sa remarque sarcastique m'aide à comprendre... Mais pas sa question. Il veut vraiment savoir comment je m'appelle ? Ça m'étonnerait. C'est encore pour être méchant. Ah non pardon, il est pas méchant, il a de "l'humour" !
Je plonge dans ses yeux verts en essayant de comprendre ce qu'il cherche. J'hésite à lui répondre. Alors j'attrape le fondant du chaudron, avec son emballage brillant. Je le tourne entre mes doigts. J'ai envie de le manger...

Et sans que je ne le veuille, ma bouche s'ouvre pour laisser s'échapper ma voix douce mais tremblante.
- Je m'appelle Louisa. Evans... Mais en général, on m'appelle Lou.

Je baisse les yeux sur le chocolat entre mes mains. Mes doigts jouent avec le fin papier doré qui l'entoure. J'en tire un bout, en regardant de nouveau le garçon aux yeux d'émeraude. Mes iris dans les siennes, je lui sourit, gentiment et sincèrement cette fois.
- Merci pour le fondant.

Je défait la papillote et je mets la friandise en entier dans ma bouche. Je ferme les yeux de plaisir, en sentant le chocolat fondre sur ma langue.
- Huuum ! C'est trop bon !

Je mets ma main devant ma bouche pour cacher mon sourire, qui doit certainement être marron de chocolat.
Et je lui demande doucement :
- Et toi, tu t'appelle comment ?

@Wilfried Mac Allister

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