19 juil. 2022, 04:50
 Dublin   Solo  summer paradise

VACANCES D'ÉTÉ 2047
To the heavy hearth I'm holding


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DÉPART | 23.06.47
TW : légère description de crise d'anxiété dans le dernier paragraphe

Dernier voyage en train de ma troisième année. La prochaine fois que j'embarque dans ces compartiments, c'est la quatrième année qui m'attendra. J'étais arrivée, comme à mon habitude, bien en avance pour m'assurer une place assez calme et c'est avec un certain plaisir que j'avais passé le trajet sur le bord de la fenêtre accompagné de Loria et d'un bon livre. Évidemment, je n'avais pas pu être seule, ça aurait été trop beau pour être vrai, mais les élèves m'ayant rejoins avait été plutôt silencieux, ce qui m'avait bien arrangé. Cette fois, pas d'attaque. Le Poudlard Express s'était rendu à destination sans aucun soucis. Le seul hic dans tout ça : devoir abandonner ma baguette sur le quai de Pré-au-Lard. *Foutu décret* En bref, ça c'était bien passé et j'avais en quelque sorte hâte de rentrer chez moi, en Irlande. Cet été, j'avais plein de projet en tête. Je voulais questionner papa sur les plantes dans sa serre, aller chercher un tas de livre dans les librairies du coin et m'enfuir loin pour les lire, je voulais jouer, jouer et encore jouer du piano qui m'avait tant manqué dans la dernière année. Je voulais parler avec mon grand frère et passer du temps avec ma petite sœur.

J'étais pleine d'espoir, pétillante à l'idée des prochaines semaines qui m'attendaient. Et je ne pouvais masquer cette joie lorsque je suis descendu du train pour arriver sur le quai de la gare. Mon sac à bandoulière et la cage de Loria dans une main, ma malle dans l'autre, je suis descendu un peu maladroitement en essayant de repérer mon père des yeux. Je balai la foule du regard ignorant l'angoisse qui m'enserre la poitrine avant de repérer les cheveux bouclés et la silhouette de mon papa. Un sourire illumine mon visage et sans hésiter, je me dirige droit vers lui, entourant son corps de mes bras dès que j'en ai l'occasion. Je n'avais pas pu le voir pour les vacances de Pâques et jusqu'à maintenant, je n'avais pas compris à quel point il m'avait manqué. Je comprend qu'il ne m'a pas vu arriver lorsqu'il sursaute à mon contact, mais dans un rire innocent, je reste en position.

-Tu m'as tellement manqué ! Je sens les mains de mon père bouger dans mon dos avant qu'elles ne se referment sur moi. Je profite un instant de ce moment, oubliant les autres élèves autour de moi et respire l'odeur de celui qui m'a tant manqué dans les dernières semaines. Après l'incident du train, rester à Poudlard avait finalement été une bien meilleure idée qu'initialement. Mais éviter la maison à cause des lignées n'auraient pas été possible, je n'allais pas leur donner ce pouvoir sur moi.

-À moi aussi, tu m'as manqué, répondit-il simplement. Je sentais que sa voix était tendu, je doutais que ça avait certainement un rapport avec le train et l'évènement des vacances de Pâques, mais maintenant que j'étais là, il devrait être rassuré, non ? Mais mon inquiétude fut rapidement balayé lorsque mes yeux rencontrèrent les siens. Mon père affichait un air calme et confiant, aucune raison de s'inquiéter.

-Liam n'a pas pu venir cette fois, il t'attend à la maison. Il avait déclaré ces paroles en pensant qu'elles n'auraient qu'un faible impact sur moi, mais c'est bien mal me connaitre. Depuis ma première année, mon frère venait avec moi à la gare, pour n'importe quel voyage, que ce soit pour mon départ ou pour mon arrivée. Qu'il n'ait pas pu venir, ce n'était pas normal. Je hoche la tête, masquant du mieux que je peux les pensées qui tourbillonnent à l'intérieur de moi. Si je ressemblais à mon père sur bien des aspects, il avait du mal à comprendre et à saisir mes réactions lorsque mes émotions m'envahissaient. Forcément, je ne pouvais m'empêcher de penser aux pires scénarios tout en avançant vers la passerelle qui nous amènerais au King's Cross moldu. Est-ce que Liam allait bien ? Était-il toujours fâché contre moi ? Notre relation avait eut l'air de bien se dérouler aux travers de nos correspondances, mais peut-être est-ce que je m'étais trompé ? Ou c'était Kyara qui était malade ?

Muette, j'appliquais chacun de mes exercices qui réussissaient à calmer mon anxiété. M'ancrer dans la réalité en notant mentalement chaque chose qui marquait mon esprit, prendre de grandes respirations, secouer doucement le bout de mes doigts. Ça ne servait à rien de paniquer sans raison, dans quelques minutes, nous arriverions dans les rues de Dublin et non loin de notre maison. Ça ne pris que quelques minutes de marches pour se rendre au portoloin qui nous mènerait dans ma ville natal et encore quelques autres pour voir apparaitre la silhouette familière de mon chez moi. Un sourire aux lèvres, j'augmentais la cadence en trimballant la cage de Loria, oubliant totalement que Liam aurait dû être avec moi lorsque mon père me freine soudainement, posant sa main sur mon épaule.

-Quoi ? L'inquiétude se lisait à nouveau sur mon visage, comme j'aurais aimé apprendre à cacher mes expressions. Son air était redevenu celui grave qu'il arborait l'année dernière. *Ça y est, quelque chose de grave est arrivée à Liam ou Kyara* D'un coup, ma gorge se dessécha et mon estomac se noua, attendant les nouvelles de mon père.

-Je... je ne voulais pas te l'annoncer par courrier, mais... cet été, j'ai euhmm, ça ne fait pas longtemps, quelques semaines tout au plus, mais comme j'ai l'impression que ça pourrait devenir sérieux je... mon père s'était arrêté en plein centre de sa phrase et j'étais plus perdu que jamais. Je n'avais aucune idée de ce qu'il s'apprêtait à me dire, mais au vue des détours qu'il prenait, ça ne pouvait pas être un bon signe. Pas pour moi en tout cas. Ce que j'essaye de dire, c'est que... j'ai commencé à voir quelqu'un. Mes yeux s'ouvrent grand et un poids s'abat sur mon cœur alors qu'un souffle sort de ma gorge. Je ne fais aucun effort pour calmer la panique qui grimpe en moi. J'attends le moment où l'on m'annonce que tout ça n'est qu'une simple farce de mauvais gout mais le visage sérieux de mon père me coupe l'herbe sous le pieds. *Un cauchemar, un simple cauchemar et je vais me réveiller à bord du train dans quelques secondes* Mais j'ai beau me pincer et espérer, c'est la triste réalité et je suis bel et bien réveillé.

-Elle est là, hein ? Ma question n'est qu'un souffle court, je ne suis même pas certaine qu'il m'ait entendu, mais malgré mon regard voilé, je le vois hocher doucement la tête. *Trop, trop trop trop* Mon cœur palpite et je ne veux plus rien entendre de ce qu'il a à me dire. Je tourne les talons, le sentiment de trahison enflant dans ma poitrine. Je n'ai nul part où aller, si ce n'est que dans cette maison d'enfer. Consciente de n'avoir aucun autre choix, je franchis la porte avec la ferme intention de me diriger directement vers ma chambre. Les yeux fixés au sol pour éviter de la voir, je refuse de croiser le regard de mon frère ou ma sœur qui m'ont caché cette information et pars m'enfermer dans la seule pièce pouvant m'apporter du réconfort. Je m'adosse contre la porte pour empêcher quiconque d'entrer et libère Loria avant que celle-ci vienne se rouler sur mes genoux. *Foutus étés qui apportent rien de bon* J'aurais dû rester à Poudlard finalement.

Première côte de cette montagne russe d'émotion franchi. Courage Éli, tu traverseras cet été comme tous les autres <3

-6 heure avec la France | #356f68 | Septième année RP
• a dreamer, that’s what she was •

2 août 2022, 05:40
 Dublin   Solo  summer paradise
THIS ISN'T ME BEIN' DRAMATIC | 24.06.47
TW : légère description de symptômes d'anxiété, mention légère d’alcoolisme

Je suis restée dans ma chambre avec la ferme intention de ne pas en sortir. Pourquoi le ferais-je si c'était pour affronter encore et encore d'autre déception ? Plusieurs fois, un membre de ma famille était venu cogner à ma porte mais je n'avais pas remué d'un cil. Je ne sortirais pas d'ici aussi longtemps que j'en ressentais le besoin. Un livre en main, j'avais essayé de lire quelques chapitres mais après une heure à relire la même page, j'avais finis par abandonner. Je m'étais donc résolu à m'étendre sur mon matelas, Loria sur moi, et à passer le temps. Seul ma fenêtre me permettait de voir les heures passer et après m'être assurer d'attendre encore une bonne heure après le dernier bruit, j'avais entrouvert ma porte de chambre.

*Une seconde. Deux. Trois. Personne en vue*

À la pointe des pieds, j'ai rapidement traversé le couloir menant aux escaliers pour descendre dans la cuisine. Tout le monde dormait, enfin, je l'espérais. Si je ne mangeais pas énormément, je ne pouvais pas me priver d'un repas complet tout de même. Dans l'armoire, je trouve un bagel que je pique sans un bruit avant de traverser le salon pour rejoindre la porte menant à l'extérieur. *J'dois sortir d'ici* Si ma chambre me semblait encore sécuritaire, c'était loin d'être le cas du reste de ma maison et j'étouffais entre les murs. Prendre une bouffer de l'air de Dublin, ça ne pouvait que m'être bénéfique.

Sans hésitation, je pousse la porte et sans vraiment le vouloir, je me mets à courir dans ma ville natal. Foulée après foulée, j’évacue le stress des dernières heures et refoule le haut le cœur qui me vient en pensant à la femme que je trouverais peut-être demain matin. Y penser me fait perdre mon souffle et c'est le coeur palpitant que j'arrive finalement à mon endroit préféré. Le parc dans lequel je venais me réfugier plus jeune. Avant que toutes ses histoires de sorcelleries viennent compliquer ma vie. Quand je pouvais encore passer mes journées avec Liam et quand mon plus grand soucis était de devoir parler devant mes camarades de classe. Quand Maman était encore là. Je pousse un soupire plein d'émotion et une larme rebelle roule sur ma joue. Contre un arbre, je reprends mon souffle et tente de mettre de l'ordre dans mes idées et dans mes sentiments, mais c'est peine perdu. Tout s'emmêle et je n'arrive plus à penser. Ma tête entre mes mains, je coupe le son qui atteint mes oreilles le temps de me ressaisir.

Mais une seconde plus tard, une main s'abat sur mon épaule et je sursaute violemment. Un réflexe que je ne peux contrôler me force à porter mes doigts dans ma poche mais c'est sans surprise que je ne retrouve pas le contact familier de ma baguette. Encore une fois, j'ai dû la remettre au conseil en quittant Pré-au-Lard.

-T'inquiète c'est moi.

Je regarde mon frère s'avancer et se poser à mes côtés. Je ne quitte pas ses prunelles alors qu'il me sourit et je reste inexpressive.

-T'aurais pu prévenir.

-Je l'ai fait mais tu ne m'as pas entend...

-Non, je le coupe, ce n'est pas de ça que je parlais. T'aurais dû me dire que Papa... bref. Je suis autant en droit de savoir que toi ou Kyara, je fais partie de cette famille, même si je rentre pas à la maison tout les soirs. Je croyais qu'on se disait tout. Je croyais que, si quelqu'un décidait de m'éloigner d'un évènement qui me concerne, tu serais celui qui me tiendrais au courant. Je prends une inspiration pour contrôler l'émotion qui pointe dans ma voix avant de reprendre. Tu crois que ça fais quoi, d'avoir envie de revoir ma famille que je n'ai pas vu depuis plusieurs mois et d'apprendre que pendant tout ce temps, ils accueillaient une autre personne. De comprendre au dernier instant que Papa a décidé de... de *Remplacer Maman* Je n'arrivais même pas à le dire à voix haute. Cette idée me donnait la nausée. Ou était-ce le manque d'air dû à ma respiration rapide ? J'avais les mains tremblantes, le cœur qui battait à la chamade et les yeux pleins d'eau sans pourtant pleurer.

-Éli respi...

-Non ! Je me dégageai de lui pour me faire mon propre espace avant de reprendre la parole. Je vais respirer quand je saurais cette femme hors de chez moi. Je ne veux, ne peux pas la rencontrer. On était bien avant. Pourquoi, pourquoi a-t-il fallu que vous changiez ça ? Et bam, sans même le savoir, j'avais dis ce qu'il ne fallait pas. Le regard de Liam s'était durcit sous la colère et je voyais bien qu'il se retenait pour ne pas dire ce qu'il pourrait regretter.

-Tu n'as aucun, aucun droit de dire ça. Tu n'étais pas là les premières semaines après son départ. Tu n'étais pas là l'année qui a suivi. Papa n'était plus rien, plus personne. Il buvait, ne quittait pas sa chambre et ne parlait plus à personne. J'ai été là pour Kyara, pour lui et même pour toi. J'ai ramassé mon propre père à la petite cuillère pour qu'il retourne travailler, qu'il se ressaisisse et sorte enfin un pied dehors ! Nous étions misérables. Plus rien n'allait. Et puis, du jour au lendemain, il s'est mis à mieux aller. Il s'est souvenu de notre existence, s'est mis à s'occuper de nous pour que je reprenne mon rôle d'ado, mais une part de moi est resté craintif à ce qu'il retombe. Jusqu'à ce qu'il nous la présente. Krystelle. Je n'étais pas d'accord au départ, mais j'ai vu la manière dont il agissait avec elle. Ce n'était pas pareil qu'avec Maman, mais c'était quelque chose. Et malgré ma réticence, je ne pouvais lui enlever ce soupçon de bonheur. Alors tu n'as aucun droit de dire que nous étions mieux avant, parce que si tu avais été un minimum présent, tu t'aurais rendu compte bien assez tôt que c'était faux.

Il me regardait, en attente d'une réaction mais j'étais trop choquée par ses paroles pour lui en offrir une. Je fus la première à détourner le regard pour fixer le sol de mes yeux noisettes. Et il dû le prendre comme un signe pour partir. J'aurais pu le rattraper, mais je devais digérer ses paroles avant. *Comment j'ai fait pour rien voir*

La suite de tes aventures, très chère camarade. Ce n'est que le prologue de cette saison chaude, j'espère pour toi que l'épilogue ne tardera pas à venir.

-6 heure avec la France | #356f68 | Septième année RP
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