Les prémices du changement
Samedi 20 juillet 2047
Avec @Jae Dawson
Avec @Jae Dawson
En suivant la route se dirigeant vers le nord-ouest de Belfast sur environ 28 miles, soit plus ou moins 40 minutes de trajet, on atteignait la petite ville de Ballymena. Si, par curiosité touristique ou par devoir, on abandonnait le centre-ville pour poursuivre encore plus au nord-ouest, on pouvait apercevoir l’école primaire de Ballymena, puis le People’s Park, ses aires de jeu, ses équipements sportifs, ses sentiers de promenade au milieu des arbres et son lac. Là-bas, on pouvait y croiser des personnes de tout âge, autant touristes que locaux. C’était un endroit prisé pour les sorties familiales, les footings matinaux ou les balades estivales.
Mais si l’appel de la verdure ne réussissait pas à vous détourner de votre chemin, si même le camion de glaces parcourant les allées du parc échouait, et que vous continuiez votre route, alors vous arriviez au milieu de zones résidentielles. Il ne faut pas ici imaginer des immeubles où les gens vivaient entassés dans de petits appartements. Non, dans ces quartiers, on trouvait de jolies maisons individuelles, avec jardin s’il vous plaît!
C’est dans une de ces rues que commence cette histoire.
La maison du 4 Kintullagh Park était une maison en tout point similaire à toutes les autres maisons du coin. Un étage, un grenier, un garage, une allée en béton bordant un jardin bien entretenu, occupant la droite du terrain, elle se distinguait peut-être par le lierre couvrant une partie de ses murs blancs. Ou par les jeux d’enfant dispersés sur la pelouse bien tondue: ici un vélo bleu, là un trampoline, un peu plus loin une corde à sauter, ou encore une paire de rollers… si on arrivait à trouver le deuxième en tout cas. Un bosquet d’arbres, 5 ou 6 spécimens d’aubépines ou jeunes ormes des montagnes, protégeait la demeure des regards curieux en se dressant entre le jardin et la maison.
Ceux qui contournaient cette barrière naturelle pouvaient peut-être être déçus: ils ne découvraient pas de trésor caché ou d’incroyable secret. La façade était en deux parties, comme l'étaient celles des autres constructions alentour. L’une, celle cachée jusqu’alors, était légèrement en retrait par rapport à la moitié couverte de lierre. Comme chez ses voisines, la porte d’entrée, en bois plein, se partageait la partie droite avec une fenêtre tout en longueur, donnant sur le salon.
La famille qui habitait ici avait passé la journée à la maison, fait relativement courant pour un jour de juillet. Si les Keaty partaient souvent en vacances, lorsqu'ils restaient chez, la plupart du temps, ils restaient chez eux.
Pendant que le père s’était approprié le salon, pour une séance intensive de sudokus et autres jeux de réflexion, la mère et la fille s’étaient rassemblées autour de la table de la salle à manger et avaient sorti le cadeau d’anniversaire de la plus jeune: un puzzle 3D du célèbre Hollandais Volant. Autant dire que l’activité avait de quoi les occuper tout l’après-midi, et même peut-être sur plusieurs jours. Bien sûr, le créneau de la pause thé de l’après-midi, entre 15h et 16h, était réservé dans le planning totalement non-rigide de la journée, et les filles avaient prévu de ranger leur bazar pour 19h, environ, peut-être 19h30, afin de libérer la place pour le dîner.
Autour des pièces détachées, les bavardages allaient bon train, évoquant parfois les amis de la jeune Keaty, parfois les idées de sortie de la semaine suivante, ou encore leur prochaine expédition sur l’océan. À l’inverse, le salon était plongé dans un calme studieux, dérangé seulement par le bruit du crayon sur le papier et, par moment, les rires provenant de la pièce d’à côté.
Une journée tout à fait normale d’un week-end de vacances scolaires, en somme.
Les prémices du changement
Comme cela lui faisait étrange... Lorsqu'il avait accepté de se déplacer en personne pour donner la lettre d'admission au collège de Poudlard à des enfants né de parents moldus, Jae ne s'était pas imaginé une seule seconde que ça lui ferait remonter autant de souvenirs. C'était il y a dix-huit ans déjà qu'un professeur s'était présenté à lui, pour lui confirmer qu'il était spécial et définitivement différent de sa famille. S'il avait été plus qu'heureux d'entrer à l'école de magie, se trouvant rapidement à sa place dans cette communauté, il s'était naturellement et progressivement éloigné des moldus et de ce monde dépourvu de magie dans lequel il avait pourtant grandi.
Et comme à chaque fois qu'il y pensait, Jae ressentait un pincement au cœur. Tout comme il était un mitigé entre la joie d'annoncer sa condition à une future première année et triste en même temps à l'idée qu'elle risquait elle aussi, un jour ou l'autre, de s'éloigner de sa famille. C'était un fait presque inévitable tant le monde magique faisait tout pour que les liens avec les moldus soient le plus minime que possible. Il appréhendait aussi la réaction de ses parents, sachant pertinemment que toutes les familles n'étaient pas forcément ouvertes à la différence. Son propre père avait plutôt bien accueilli la nouvelle, mais qu'en serait-il de cette famille-là ? Le professeur de soin aux créatures magiques, fraîchement promu directeur de Serdaigle, allait bien vite le découvrir.
Vêtu de sa plus belle tenue de moldu, il relut une nouvelle fois l'adresse qu'il avait glissé dans la poche son jean avant de transplaner dans la petite ville. Conforté de voir qu'il s'était bien arrêté devant la bonne maison, Jae s'approcha et sonna à la porte.
Présent & disponible : pour RP et discuter (hibou/discord) • Sang pour Sang • #12765D
hors-RP : tu peux me tutoyer sans souci !
Et comme à chaque fois qu'il y pensait, Jae ressentait un pincement au cœur. Tout comme il était un mitigé entre la joie d'annoncer sa condition à une future première année et triste en même temps à l'idée qu'elle risquait elle aussi, un jour ou l'autre, de s'éloigner de sa famille. C'était un fait presque inévitable tant le monde magique faisait tout pour que les liens avec les moldus soient le plus minime que possible. Il appréhendait aussi la réaction de ses parents, sachant pertinemment que toutes les familles n'étaient pas forcément ouvertes à la différence. Son propre père avait plutôt bien accueilli la nouvelle, mais qu'en serait-il de cette famille-là ? Le professeur de soin aux créatures magiques, fraîchement promu directeur de Serdaigle, allait bien vite le découvrir.
Vêtu de sa plus belle tenue de moldu, il relut une nouvelle fois l'adresse qu'il avait glissé dans la poche son jean avant de transplaner dans la petite ville. Conforté de voir qu'il s'était bien arrêté devant la bonne maison, Jae s'approcha et sonna à la porte.
Présent & disponible : pour RP et discuter (hibou/discord) • Sang pour Sang • #12765D
hors-RP : tu peux me tutoyer sans souci !
Les prémices du changement
Chaque nouveau rire qui parvenait à ses oreilles arrachait un sourire à l’homme assis dans un des deux fauteuils couleur crème de la pièce. Il avait délaissé le canapé deux places, de teinte assortie aux autres assises, pour faire face à la fenêtre. Sa main gauche caressait distraitement sa barbe, des poils d’environ 5 millimètres aussi blonds que ses cheveux, pendant qu’il réfléchissait au problème sous ses yeux. Il entretenait un esprit toujours aussi vif que dans sa jeunesse, d'après ses dires, même s'il approchait peu à peu de la quarantaine. Il échappait d'ailleurs encore aux cheveux blancs. Heureusement pour lui, car il savait que son jeune frère ne le lâcherait plus dès qu'ils commenceraient à pointer le bout de leur nez.
Le bruit de la sonnette réussit là où l'activité dans la pièce voisine avait échoué : il releva la tête de son cahier, sourcils froncés. Un samedi de juillet ? Qui cela pouvait-il bien être ? Le cadeau d'anniversaire de son épouse était déjà arrivé, et ils n'avaient rien commandé d'autre à sa connaissance. Alors un voisin ? Ils ne les connaissaient pourtant pas vraiment. Un démarcheur ? Un samedi ? Étrange, mais il ne voyait pas vraiment d'autres possibilités… Il tourna la tête vers la droite pour ne plus être dos au mur séparant le salon de la salle à manger. Ou alors… Après tout, pourquoi pas ?
.
Ce n'était pas impossible que l'aînée ait invité un ami et ait oublié d'en parler. Peu probable, mais pas impossible. Pour sa fille… Non. Astrid n'aurait pas proposé à un de ses camarades de venir sans leur en parler. Il attendait sans bouger la réponse d'Íris, son crayon en l'air au-dessus de son cahier.
.
La réponse ne l'étonnait pas. Il soupira et posa ses affaires sur la table basse avant de se lever. On ne pouvait donc même pas être tranquille un week-end, en plein été ? Ces gens ne partaient pas en vacances ? Il épousseta son polo bleu, s'attardant sur les quelques plis, puis passa une main dans ses cheveux. Bien. Il allait s'en débarrasser rapidement et retourner à sa tranquillité. Après tout, il connaissait bien leurs trucs pour les avoir côtoyés pendant ses études commerciales.
Il s'avança dans l'entrée et ouvrit la porte, sans chercher le moins du monde à cacher son agacement. Il se retrouva face à un inconnu, comme il s'y attendait. La main droite tenant le bord de la porte, la gauche le long du corps, il détailla rapidement celui qui lui faisait face. Un asiatique, sans doute tout juste sorti de l'école vu son âge (il avait quoi ? 24 ans ? 25 ?), ou si proche, et prêt à tout pour faire ses preuves. Les pires, se dit-il en prenant une inspiration. Il ancra ses yeux bleus dans les sombres de l'importun. Il hésita un instant à couper court directement aux arguments probablement appris par cœur du jeune homme par un direct "Nous ne sommes pas intéressés", mais se ravisa. Il n'était pas totalement sûr de l'identité du visiteur, et sa tenue ne collait pas vraiment à celles qu'il avait l'habitude de voir dans le milieu. Un jean… Jamais il n'en avait croisé avec un jean ! Ça le faisait douter, et retardait son refus catégorique. D'un autre côté… lui il était bien en short beige et polo bleu, là, tout de suite alors… Oui, mais non ! Il était en week-end, au travail, il ne s'habillait pas comme ça. Ça n'avait rien à voir.
.
Voilà. Pas trop avenant pour ne pas le laisser jouer sur ce plan au cas où, mais sans pour autant l'envoyer bouler tout de suite. Il avait cependant peu de doutes et était prêt à mettre court à la conversation dès les premiers mots de l'homme au besoin.
Couleur Keaty-père: #219c67
Le bruit de la sonnette réussit là où l'activité dans la pièce voisine avait échoué : il releva la tête de son cahier, sourcils froncés. Un samedi de juillet ? Qui cela pouvait-il bien être ? Le cadeau d'anniversaire de son épouse était déjà arrivé, et ils n'avaient rien commandé d'autre à sa connaissance. Alors un voisin ? Ils ne les connaissaient pourtant pas vraiment. Un démarcheur ? Un samedi ? Étrange, mais il ne voyait pas vraiment d'autres possibilités… Il tourna la tête vers la droite pour ne plus être dos au mur séparant le salon de la salle à manger. Ou alors… Après tout, pourquoi pas ?
.
- Honey, tu attendais quelqu'un ? demanda-t-il d'une voix forte pour être entendu par les filles.
.Ce n'était pas impossible que l'aînée ait invité un ami et ait oublié d'en parler. Peu probable, mais pas impossible. Pour sa fille… Non. Astrid n'aurait pas proposé à un de ses camarades de venir sans leur en parler. Il attendait sans bouger la réponse d'Íris, son crayon en l'air au-dessus de son cahier.
.
- Non, personne.
.La réponse ne l'étonnait pas. Il soupira et posa ses affaires sur la table basse avant de se lever. On ne pouvait donc même pas être tranquille un week-end, en plein été ? Ces gens ne partaient pas en vacances ? Il épousseta son polo bleu, s'attardant sur les quelques plis, puis passa une main dans ses cheveux. Bien. Il allait s'en débarrasser rapidement et retourner à sa tranquillité. Après tout, il connaissait bien leurs trucs pour les avoir côtoyés pendant ses études commerciales.
Il s'avança dans l'entrée et ouvrit la porte, sans chercher le moins du monde à cacher son agacement. Il se retrouva face à un inconnu, comme il s'y attendait. La main droite tenant le bord de la porte, la gauche le long du corps, il détailla rapidement celui qui lui faisait face. Un asiatique, sans doute tout juste sorti de l'école vu son âge (il avait quoi ? 24 ans ? 25 ?), ou si proche, et prêt à tout pour faire ses preuves. Les pires, se dit-il en prenant une inspiration. Il ancra ses yeux bleus dans les sombres de l'importun. Il hésita un instant à couper court directement aux arguments probablement appris par cœur du jeune homme par un direct "Nous ne sommes pas intéressés", mais se ravisa. Il n'était pas totalement sûr de l'identité du visiteur, et sa tenue ne collait pas vraiment à celles qu'il avait l'habitude de voir dans le milieu. Un jean… Jamais il n'en avait croisé avec un jean ! Ça le faisait douter, et retardait son refus catégorique. D'un autre côté… lui il était bien en short beige et polo bleu, là, tout de suite alors… Oui, mais non ! Il était en week-end, au travail, il ne s'habillait pas comme ça. Ça n'avait rien à voir.
.
- C'est pour quoi?
.Voilà. Pas trop avenant pour ne pas le laisser jouer sur ce plan au cas où, mais sans pour autant l'envoyer bouler tout de suite. Il avait cependant peu de doutes et était prêt à mettre court à la conversation dès les premiers mots de l'homme au besoin.
Couleur Keaty-père: #219c67
Les prémices du changement
Quel accueil ! Si Jae s'était préparé mentalement à se faire traiter de fou et à une réaction hostile à la mention de la magie, il ne s'attendait pas d'emblée à un ton aussi froid. Le presque trentenaire ne se dégonfla pas pour autant et sans perdre son sourire, salua poliment l'homme avant de se présenter. « Bonjour monsieur Keaty, je m'appelle Jae Dawson et je suis professeur à l'école de Poudlard. » Sa matière, le métis préféra la passer sous silence pour l'instant, de même que la particularité du collège qui enseignait non pas les mathématiques, mais la magie.
« Je suis désolé si je vous dérange, mais j'aimerais m'entretenir avec vous, votre femme et votre fille, Astrid, au sujet du collège Poudlard où elle bénéficie d'une inscription depuis le jour de sa naissance. » Sans laisser le temps à l'homme de le refouler, il s'empressa d'ajouter d'une voix posée, sûr de lui. « J'ai conscience que ma démarche peut sembler très étrange et que vous n'avez jamais entendu parler de ce collègue, mais c'est très important et tout à fait sérieux. » Tout en parlant, Jae sortit de sa poche la fameuse lettre d'admission bien épaisse de la jeune fille pour appuyer ses dires et montrer le sérieux de sa démarche. « Astrid est une jeune fille tout à fait extraordinaire qui ne pourra jamais s'épanouir aussi bien qu'au collège Poudlard. S'il vous plaît, pourriez-vous m'accorder une entrevue d'une quinzaine de minutes à l'intérieur ? » Ses phrases, il les avait préparées en amont et espérait de tout cœur que cela suffirait pour que l'homme accepte de parler avant de lui claquer la porte au nez, pour le bien de sa fille.
Présent & disponible : pour RP et discuter (hibou/discord) • Sang pour Sang • #12765D
hors-RP : tu peux me tutoyer sans souci !
« Je suis désolé si je vous dérange, mais j'aimerais m'entretenir avec vous, votre femme et votre fille, Astrid, au sujet du collège Poudlard où elle bénéficie d'une inscription depuis le jour de sa naissance. » Sans laisser le temps à l'homme de le refouler, il s'empressa d'ajouter d'une voix posée, sûr de lui. « J'ai conscience que ma démarche peut sembler très étrange et que vous n'avez jamais entendu parler de ce collègue, mais c'est très important et tout à fait sérieux. » Tout en parlant, Jae sortit de sa poche la fameuse lettre d'admission bien épaisse de la jeune fille pour appuyer ses dires et montrer le sérieux de sa démarche. « Astrid est une jeune fille tout à fait extraordinaire qui ne pourra jamais s'épanouir aussi bien qu'au collège Poudlard. S'il vous plaît, pourriez-vous m'accorder une entrevue d'une quinzaine de minutes à l'intérieur ? » Ses phrases, il les avait préparées en amont et espérait de tout cœur que cela suffirait pour que l'homme accepte de parler avant de lui claquer la porte au nez, pour le bien de sa fille.
Présent & disponible : pour RP et discuter (hibou/discord) • Sang pour Sang • #12765D
hors-RP : tu peux me tutoyer sans souci !
Les prémices du changement
Non, nous n’avons pas besoin de nouvelle cheminée. Non, nous ne voulons pas de panneaux solaires sur les toits. Non, nous ne voulons pas changer de fournisseur internet. Non, nous n’avons pas envie de parler de vos nouvelles fenêtres incroyables.
Il s’attendait à tout et n’importe quoi.
Quand l’autre avait gardé ce même sourire qu’il avait depuis qu’Alan lui avait ouvert, qu’il avait commencé en le saluant par son nom, il s’attendait à tout. L’idée de le couper lui avait d’ailleurs traversé l’esprit. Retrouver son fauteuil et profiter de son samedi de juillet, au calme. Il avait d’ailleurs ouvert la bouche, dans ce but. Oui, il s’attendait à tout.
À tout sauf ça.
Aucun son ne franchit la barrière de ses lèvres, qu’il resserra quand l’homme se présenta. Professeur…? Qu’est-ce que…?
Il cligna des yeux, une fois. Deux peut-être. Il essayait de comprendre. Comprendre pourquoi un professeur d’une école inconnue venait le voir. Un instant de flottement. Surprise. L’homme enchaînait, sans lui laisser le temps de se ressaisir, ou de le couper. Astrid…
Mais aucune de ces envies ne fut exprimée à voix haute. Non, au contraire, il continuait d’écouter le discours de l’homme. Les doigts crispés sur le battant en bois. Sous le choc? Il y avait peut-être de ça. Il n’entendait aucune hésitation dans les mots de l’autre, n’en voyait aucune dans ses gestes. Combien d’autres enfants avait-il essayé de recruter? Combien de fois avait-il sorti son discours à d’autres parents tout aussi stupéfaits que lui?
Son regard glissa vers les documents qu’il venait de sortir, attiré par le mouvement. Un formulaire d’inscription? Déjà? Non… Il avait dit qu’elle était inscrite depuis sa naissance… Comment pouvait-elle être inscrite depuis sa naissance?
.
Il ne releva pas la tête lorsque le silence s’installa à nouveau sur le palier. Il avait très envie d’en finir là, maintenant. Mais il ne pouvait s’empêcher de se demander si ce que le professeur avait en main contenait vraiment des informations sur sa fille. Et, si oui, comment cet homme avait pu mettre la main dessus. Et maintenant quoi? Il envisageait de leur faire du chantage, pour une raison ou une autre?
Non, c’est idiot. Il l’aurait dit directement. Réfléchis.
Il redressa finalement le menton pour détailler une nouvelle fois le visage de son interlocuteur. Il cherchait un signe quelconque de mauvaise intention. De jubilation, peut-être, de se trouver près d’un but caché. Il ne trouva rien. Était-ce parce qu’il n’y avait rien, ou parce qu’il avait du mal à se concentrer vraiment?
Il prit une inspiration et se força à détacher sa main de la porte. Quinze minutes. Quel mal pourrait-il bien faire en à peine quinze minutes? Il s’écarta et l’invita à entrer, sans pour autant le quitter des yeux.
.
Il ne s’arrêta pas dans ce qui tenait lieu de hall d’entrée. Un couloir, en réalité, tout au plus. Il lui désigna la porte immédiatement à droite, celle qui menait vers le salon.
À l'intérieur, son livre de sudokus et son crayon occupaient la table basse en bois, trônant entre le canapé et les deux fauteuils. Derrière ces derniers, une bibliothèque bien fournie occupait le mur. Navigation, astronomie, paysages de rêve, guides touristiques d’Islande et du Royaume-Uni, Histoire d’Irlande, croyances d’ici ou d’ailleurs, romans policiers ou encore romans jeunesse se partageaient la place. En face de la porte se dressait une étagère décorée de maquettes de bateaux. En dessous, quelques plantes d’intérieur en pots. Juste à droite, presque contre la fenêtre, un meuble en bois clair sur lequel reposait un écran de télévision. La lumière du jour entrait à flots par les vitres occupant toute la longueur du dernier mur.
.
Sans s’attarder pour voir ce qu’il faisait, il s’engagea dans la pièce suivante. Il revint quelques minutes plus tard, suivi d’une aînée perplexe, et d’une petite curieuse. Cheveux roux, yeux bleus, taches de rousseur sur les joues, les deux se ressemblaient beaucoup, jusqu'au même nez arrondi. La femme salua le professeur en lui tendant la main tandis que la fille se contentait d'un "Bonjour" de loin. L’enfant ne semblait pas pour autant timide, et détaillait d’ailleurs ouvertement le visiteur. Les politesses échangées, le père reprit la parole, pressé d'en finir.
.
Le regard désapprobateur d'Íris Keaty quitta son conjoint pour passer vers le visiteur. Ces quelques secondes lui suffirent pour s'adoucir.
.
Selon la réponse de leur invité, elle irait préparer rapidement le nécessaire, ce que l’homme aura demandé et du thé pour les autres, pendant que mari et fille s'installeraient, ou s'assiérait à côté d'Astrid. L’enfant s’était d’ailleurs rapidement approprié le canapé, plus précisément la place la plus éloignée des fauteuils.
Puis, dans le silence, une fois tout le monde en place, et la boisson éventuelle servie, tous les regards se tourneront vers le soi-disant professeur. Froid et méfiant, pour le père, dubitatif et prudent, pour la mère, et intrigué pour la plus jeune.
Couleurs: Alan: #219c67 / Íris: #363887
Il s’attendait à tout et n’importe quoi.
Quand l’autre avait gardé ce même sourire qu’il avait depuis qu’Alan lui avait ouvert, qu’il avait commencé en le saluant par son nom, il s’attendait à tout. L’idée de le couper lui avait d’ailleurs traversé l’esprit. Retrouver son fauteuil et profiter de son samedi de juillet, au calme. Il avait d’ailleurs ouvert la bouche, dans ce but. Oui, il s’attendait à tout.
À tout sauf ça.
Aucun son ne franchit la barrière de ses lèvres, qu’il resserra quand l’homme se présenta. Professeur…? Qu’est-ce que…?
Il cligna des yeux, une fois. Deux peut-être. Il essayait de comprendre. Comprendre pourquoi un professeur d’une école inconnue venait le voir. Un instant de flottement. Surprise. L’homme enchaînait, sans lui laisser le temps de se ressaisir, ou de le couper. Astrid…
-Comment…?
Le mot, soufflé, à peine audible, franchit de justesse les lèvres de l’irlandais. Comment était-ce possible? Comment ce Jae connaissait-il Astrid? Il ne la mentionnait nulle part sur Internet, à peine à ses collègues, seulement à ses amis. Comment savait-il qu’elle entrait au collège l’année prochaine? Il allait rétorquer qu’ils n’avaient pas inscrit leur fille dans cet établissement, encore moins le jour de sa naissance. Qu’ils ne cherchaient d’ailleurs pas d’école, puisqu’elle était déjà inscrite au St Patrick's College de Ballymena. Que sa femme et lui avaient déjà fait les démarches en ce sens cet été. Une pensée lui traversa l’esprit, comme un flash. Une idée simple qui lui fit resserrer sa prise sur la porte. Est-ce qu’il l’utilisait? Il eut envie de lui lancer que c’était complètement immoral de se servir de leur fille pour leur vendre son école. Était-il seulement professeur, comme il l’affirmait, ou était-ce une ruse pour endormir sa méfiance?Mais aucune de ces envies ne fut exprimée à voix haute. Non, au contraire, il continuait d’écouter le discours de l’homme. Les doigts crispés sur le battant en bois. Sous le choc? Il y avait peut-être de ça. Il n’entendait aucune hésitation dans les mots de l’autre, n’en voyait aucune dans ses gestes. Combien d’autres enfants avait-il essayé de recruter? Combien de fois avait-il sorti son discours à d’autres parents tout aussi stupéfaits que lui?
Son regard glissa vers les documents qu’il venait de sortir, attiré par le mouvement. Un formulaire d’inscription? Déjà? Non… Il avait dit qu’elle était inscrite depuis sa naissance… Comment pouvait-elle être inscrite depuis sa naissance?
.
-...pourriez-vous m'accorder une entrevue d'une quinzaine de minutes à l'intérieur ?
.Il ne releva pas la tête lorsque le silence s’installa à nouveau sur le palier. Il avait très envie d’en finir là, maintenant. Mais il ne pouvait s’empêcher de se demander si ce que le professeur avait en main contenait vraiment des informations sur sa fille. Et, si oui, comment cet homme avait pu mettre la main dessus. Et maintenant quoi? Il envisageait de leur faire du chantage, pour une raison ou une autre?
Non, c’est idiot. Il l’aurait dit directement. Réfléchis.
Il redressa finalement le menton pour détailler une nouvelle fois le visage de son interlocuteur. Il cherchait un signe quelconque de mauvaise intention. De jubilation, peut-être, de se trouver près d’un but caché. Il ne trouva rien. Était-ce parce qu’il n’y avait rien, ou parce qu’il avait du mal à se concentrer vraiment?
Il prit une inspiration et se força à détacher sa main de la porte. Quinze minutes. Quel mal pourrait-il bien faire en à peine quinze minutes? Il s’écarta et l’invita à entrer, sans pour autant le quitter des yeux.
.
-Quinze minutes.
.Il ne s’arrêta pas dans ce qui tenait lieu de hall d’entrée. Un couloir, en réalité, tout au plus. Il lui désigna la porte immédiatement à droite, celle qui menait vers le salon.
À l'intérieur, son livre de sudokus et son crayon occupaient la table basse en bois, trônant entre le canapé et les deux fauteuils. Derrière ces derniers, une bibliothèque bien fournie occupait le mur. Navigation, astronomie, paysages de rêve, guides touristiques d’Islande et du Royaume-Uni, Histoire d’Irlande, croyances d’ici ou d’ailleurs, romans policiers ou encore romans jeunesse se partageaient la place. En face de la porte se dressait une étagère décorée de maquettes de bateaux. En dessous, quelques plantes d’intérieur en pots. Juste à droite, presque contre la fenêtre, un meuble en bois clair sur lequel reposait un écran de télévision. La lumière du jour entrait à flots par les vitres occupant toute la longueur du dernier mur.
.
-Un instant, je vais chercher les filles.
.Sans s’attarder pour voir ce qu’il faisait, il s’engagea dans la pièce suivante. Il revint quelques minutes plus tard, suivi d’une aînée perplexe, et d’une petite curieuse. Cheveux roux, yeux bleus, taches de rousseur sur les joues, les deux se ressemblaient beaucoup, jusqu'au même nez arrondi. La femme salua le professeur en lui tendant la main tandis que la fille se contentait d'un "Bonjour" de loin. L’enfant ne semblait pas pour autant timide, et détaillait d’ailleurs ouvertement le visiteur. Les politesses échangées, le père reprit la parole, pressé d'en finir.
.
-Alors, de quoi vouliez-vous nous parler?
-Alan, enfin!
.-Alan, enfin!
Le regard désapprobateur d'Íris Keaty quitta son conjoint pour passer vers le visiteur. Ces quelques secondes lui suffirent pour s'adoucir.
.
-Pardonnez-nous, vous nous prenez un peu au dépourvu. Asseyez-vous, je vous en prie. Vous voulez boire quelque chose? Thé? Café?
.Selon la réponse de leur invité, elle irait préparer rapidement le nécessaire, ce que l’homme aura demandé et du thé pour les autres, pendant que mari et fille s'installeraient, ou s'assiérait à côté d'Astrid. L’enfant s’était d’ailleurs rapidement approprié le canapé, plus précisément la place la plus éloignée des fauteuils.
Puis, dans le silence, une fois tout le monde en place, et la boisson éventuelle servie, tous les regards se tourneront vers le soi-disant professeur. Froid et méfiant, pour le père, dubitatif et prudent, pour la mère, et intrigué pour la plus jeune.
Couleurs: Alan: #219c67 / Íris: #363887
Les prémices du changement
Jae retenait son souffle à la fin de sa tirade, priant mentalement pour que l'homme ne claque pas la porte. Il avait l'air sûr de lui, mais ce n'était qu'en apparence. Intérieurement, il doutait et craignait de devoir rentrer au collège avec la lettre d'admission. Il se voyait déjà devoir expliquer qu'il s'était fait jeter comme s'il avait la dragoncelle. Heureusement pour lui, monsieur Keaty sembla suffisamment intrigué par ses mots puisqu'il le laissa pénétrer dans la maison et lui accorda les quinze minutes qu'il demandait.
Habitué au maison moldu, Jae ne tiqua pas en découvrant l'intérieur des Keaty, qu'il trouva par ailleurs tout à fait charmant. Le métis patienta comme demandé dans le petit salon, restant debout le temps que le reste de la famille arrive, songeant mentalement à la suite de son plan. Devait-il mentionner la magie de suite ? Il hésitait. Ce n'était pas ce qu'il avait prévu, mais d'un autre côté l'homme ne semblait franchement pas commode et s'il devait le convaincre en quinze minutes, il n'avait pas de temps à perdre et il se devait d'entrer dans le vif du sujet.
« Bonjour, » lança doucement Jae en serrant la main tendue de la femme. Il sourit ensuite à la jeune fille, se détendant presque légèrement avant d'être rappelé à l'ordre par l'homme. Soulagé d'entendre madame Keaty prendre la parole pour alléger l'ambiance, Jae répondit poliment. « Non c'est moi qui m'excuse de vous déranger ainsi. Du thé, ça sera parfait, merci beaucoup. » Une fois la femme revenue, Jae la remercia et après s'être installé, reprit la parole. « Comme je le disais, je suis Jae Dawson, professeur au collège de Poudlard. Et si je suis ici aujourd'hui, c'est pour te remettre cette lettre d'admission Astrid. » Se tournant vers la jeune fille sur ces mots, il lui montra la lettre qu'il tenait toujours en main. S'adressant directement à la jeune fille, bien que les mots étaient destinés aussi à ses parents. Cela le rendait moins nerveux ainsi. « Poudlard est un collège particulier, pour des gens extraordinaires. Un collège où tu bénéficies d'une inscription depuis ta naissance. Peut-être qu'il t'est arrivé des choses étranges, difficilement explicable lorsque tu étais en colère notamment. Cela s'explique en réalité très simplement. Tu es une sorcière Astrid. Tout comme moi, je suis un sorcier. » Sortant sa baguette magique, il se tourna vers les parents de la jeune fille. « Je me doute que ce n'est pas facile à entendre, mais s'il vous plait, laissez moi encore une minute. » S'empressant de poursuivre avant que l'un d'entre eux ne réagissent pour le mettre dehors, il déposa la lettre sur ses genoux et, la pointant de sa baguette magique, prononça : « Wingardium Leviosa » pour la faire voler jusque sur les genoux de la petite rouquine.
Désolé pour le retard... En espérant ne pas me faire jeter dehors ! Ni provoquer une syncope à tes parents !
Présent & disponible : pour RP et discuter (hibou/discord) • Sang pour Sang • #12765D
hors-RP : tu peux me tutoyer sans souci !
Habitué au maison moldu, Jae ne tiqua pas en découvrant l'intérieur des Keaty, qu'il trouva par ailleurs tout à fait charmant. Le métis patienta comme demandé dans le petit salon, restant debout le temps que le reste de la famille arrive, songeant mentalement à la suite de son plan. Devait-il mentionner la magie de suite ? Il hésitait. Ce n'était pas ce qu'il avait prévu, mais d'un autre côté l'homme ne semblait franchement pas commode et s'il devait le convaincre en quinze minutes, il n'avait pas de temps à perdre et il se devait d'entrer dans le vif du sujet.
« Bonjour, » lança doucement Jae en serrant la main tendue de la femme. Il sourit ensuite à la jeune fille, se détendant presque légèrement avant d'être rappelé à l'ordre par l'homme. Soulagé d'entendre madame Keaty prendre la parole pour alléger l'ambiance, Jae répondit poliment. « Non c'est moi qui m'excuse de vous déranger ainsi. Du thé, ça sera parfait, merci beaucoup. » Une fois la femme revenue, Jae la remercia et après s'être installé, reprit la parole. « Comme je le disais, je suis Jae Dawson, professeur au collège de Poudlard. Et si je suis ici aujourd'hui, c'est pour te remettre cette lettre d'admission Astrid. » Se tournant vers la jeune fille sur ces mots, il lui montra la lettre qu'il tenait toujours en main. S'adressant directement à la jeune fille, bien que les mots étaient destinés aussi à ses parents. Cela le rendait moins nerveux ainsi. « Poudlard est un collège particulier, pour des gens extraordinaires. Un collège où tu bénéficies d'une inscription depuis ta naissance. Peut-être qu'il t'est arrivé des choses étranges, difficilement explicable lorsque tu étais en colère notamment. Cela s'explique en réalité très simplement. Tu es une sorcière Astrid. Tout comme moi, je suis un sorcier. » Sortant sa baguette magique, il se tourna vers les parents de la jeune fille. « Je me doute que ce n'est pas facile à entendre, mais s'il vous plait, laissez moi encore une minute. » S'empressant de poursuivre avant que l'un d'entre eux ne réagissent pour le mettre dehors, il déposa la lettre sur ses genoux et, la pointant de sa baguette magique, prononça : « Wingardium Leviosa » pour la faire voler jusque sur les genoux de la petite rouquine.
Désolé pour le retard... En espérant ne pas me faire jeter dehors ! Ni provoquer une syncope à tes parents !
Présent & disponible : pour RP et discuter (hibou/discord) • Sang pour Sang • #12765D
hors-RP : tu peux me tutoyer sans souci !
Les prémices du changement
Alan était assis sur le fauteuil que le visiteur n’avait pas choisi. Il continuait de le regarder avec méfiance, sa tasse de thé laissée sur la table. Sur le canapé, Íris écoutait l’homme avec attention. Puis venait la petite Astrid, installée contre sa mère, la tête posée contre son épaule. Elle aussi écoutait le visiteur avec une concentration toute particulière, et une curiosité non dissimulée. Curiosité due au fait qu’il s’adressait à elle et non à ses parents. Visuellement, le tableau semblait agréable, une famille qui profitait de son samedi après-midi, mais en réalité, la tension dans la pièce était palpable, ce qui n’aidait pas la petite à se séparer du contact maternel.
C’était un professeur d’un autre collège de Ballymena? Elle n’avait jamais vraiment fait de bêtises, c’était bizarre qu’il vienne voir ses parents. Et puis ses parents lui avaient dit qu’elle était bien inscrite au même collège que ses amis pour la rentrée. “Poudlard”. Elle n’en avait jamais entendu parler, et aucune de ses connaissances à l’école n’y allait. D’ailleurs, on ne pouvait pas être inscrit dans deux collèges, si? Comment elle pouvait avoir une lettre d’admission pour cette école, alors qu’elle était inscrite dans l’autre?
Comme celui de son papa avant elle, son regard se posa sur la lettre que le professeur lui montrait. C’était une blague? Mais il ne semblait pas se défaire de sa version, et poursuivait sur la présentation de ce collège. Elle fronça les sourcils. Un “collège particulier”? C’était pas comme ça que les adultes parlaient des écoles pour les enfants qui faisaient des bêtises ou qui avaient des maladies? Elle allait protester, s’exclamer qu’elle était normale, et qu’elle n’avait jamais fait de bêtises, enfin presque. Elle avait ouvert la bouche en ce sens et s’était même redressée un peu, quittant son appui sur l’épaule voisine. Mais le visiteur ne lui en laissa pas le temps, et ses phrases suivantes renvoyèrent ses protestations d’où elles venaient.
Des choses étranges? Elle lança un regard à sa maman, visiblement perplexe, puis vers son papa qui avait froncé les sourcils, se demandant sans doute, comme eux tous, où l’autre voulait en venir. Ses parents lui avaient dit de ne pas parler des choses bizarres qu’elle avait vécues, jamais, à personne. Ils avaient toujours pu lui expliquer scientifiquement ce qui avait dû se passer, enfin plus ou moins comme ils utilisaient des mots simples pour qu’elle comprenne. Mais ils avaient peur qu’un des fous qui croyaient en l’histoire des sorciers de Londres ne la prenne pour une des leurs et ne s’en prenne à elle.
Et ils avaient raison. C’était pour ça qu’il était venu alors. Quand la phrase fut lancée, la tension monta d’un cran. Astrid se rapprocha encore un peu de sa maman qui passa un bras sur ses épaules. Elle remarqua les poings d’Alan se serrer sur ses genoux, et sa mâchoire se crisper. Une seconde à peine. Une seconde et 4 mots avaient suffi à plonger la famille entre doute, peur et détermination. L’homme, il voulait l’emmener, n’est-ce pas? Est-ce que son papa le laisserait faire ou…
.
Elle écarquilla les yeux. Un… sorcier? Et elle… Elle cligna des yeux. Elle le vit sortir un bâton en bois… non, une baguette magique! N’est-ce pas? Est-ce qu’il avait un chapeau pointu aussi? Et un balai? Est-ce qu’il pouvait voler? Il ne la regardait plus, mais elle, elle ne pouvait pas détacher son regard du bout de bois entre ses doigts. Il allait faire de la magie? Elle entendait son cœur battre la chamade alors que chacun des mouvements de l’homme semblait se dérouler au ralenti. Si ça existait vraiment… Est-ce qu’elle voulait que ça existe vraiment? Parce que, si, ça, ça existait, alors peut-être que le Loup…
.
Elle vit Alan se lever d’un bond alors que l’autre prononçait ces mots étranges, enfin tiré de sa torpeur. Elle savait qu’il ne croyait pas à tout ça. Pas plus que Nana, Granda et Oncle Riley. Et beaucoup d’autres Irlandais.
.
Et la lettre s’envola. Comme par magie. Ça l’avait fait sursauter, et avait emporté la voix de son papa, qui termina tout de même sa phrase dans un souffle.
.
En silence, les trois regardaient le papier se déplacer sans que personne ni rien ne le touche. Bouche bée, les yeux écarquillés, elle ne pouvait détacher son regard. Quand enfin elle se posa en douceur sur ses genoux, elle la saisit et se leva à son tour, les yeux pétillants.
.
Elle se tourna vers sa maman dont le regard était perdu, puis vers son papa qui perdait son air ébahi pour un plissement du front qu’elle connaissait bien. Il cherchait une explication logique à ce qu’il venait de voir.
.
Il desserra la mâchoire pour parler. Elle le connaissait, il continuerait de chercher jusqu’à ce qu’il trouve.
.
Íris était, elle, restée assise tout du long, et sa voix était calme. Astrid la regarda. Elle savait qu’elle n’était pas aussi catégorique que les autres de la famille sur la question de la magie. Elle n’y croyait pas forcément non plus, mais elle n’avait jamais complètement rejeté l’idée. Elle avait sûrement cherché une explication aussi, mais elle n’avait rien dû trouver.
Donc c’était de la magie pour de vrai!
L’enfant s’attendait à ce que son papa réplique, mais il resta silencieux. Sans doute parce qu’il ne trouvait pas de réponse non plus. Par contre, son regard ne la trompait pas. Il faisait et refaisait en boucle le chemin de la lettre, montant parfois jusqu’au plafond à la recherche d’une corde, parfois au sol en essayant d’y trouver un mécanisme quelconque. Mais son silence en disait long, il n'avait rien trouvé pour l’instant.
Alors la petite revint sur le seul qui devait savoir ce qu’il s’était passé. Le sorcier. Un regard pétillant, plein d’une curiosité insatiable, et mille questions qui se bousculaient dans sa tête.
.
La jeune rousse perçut le sourire amusé que sa maman lui adressa, et se tut, mais son regard, toujours posé sur le sorcier, en disait long.
.
Alan quitta finalement son mutisme. Ne pas comprendre lui pesait plus que reconnaître que peut-être éventuellement il aurait pu avoir eu tort.
.
Le silence se fit finalement côté Keaty, alors qu’ils attendaient les réponses à ces questions, et en cherchaient pour les innombrables autres qui se bousculaient dans leur tête.
C’était un professeur d’un autre collège de Ballymena? Elle n’avait jamais vraiment fait de bêtises, c’était bizarre qu’il vienne voir ses parents. Et puis ses parents lui avaient dit qu’elle était bien inscrite au même collège que ses amis pour la rentrée. “Poudlard”. Elle n’en avait jamais entendu parler, et aucune de ses connaissances à l’école n’y allait. D’ailleurs, on ne pouvait pas être inscrit dans deux collèges, si? Comment elle pouvait avoir une lettre d’admission pour cette école, alors qu’elle était inscrite dans l’autre?
Comme celui de son papa avant elle, son regard se posa sur la lettre que le professeur lui montrait. C’était une blague? Mais il ne semblait pas se défaire de sa version, et poursuivait sur la présentation de ce collège. Elle fronça les sourcils. Un “collège particulier”? C’était pas comme ça que les adultes parlaient des écoles pour les enfants qui faisaient des bêtises ou qui avaient des maladies? Elle allait protester, s’exclamer qu’elle était normale, et qu’elle n’avait jamais fait de bêtises, enfin presque. Elle avait ouvert la bouche en ce sens et s’était même redressée un peu, quittant son appui sur l’épaule voisine. Mais le visiteur ne lui en laissa pas le temps, et ses phrases suivantes renvoyèrent ses protestations d’où elles venaient.
Des choses étranges? Elle lança un regard à sa maman, visiblement perplexe, puis vers son papa qui avait froncé les sourcils, se demandant sans doute, comme eux tous, où l’autre voulait en venir. Ses parents lui avaient dit de ne pas parler des choses bizarres qu’elle avait vécues, jamais, à personne. Ils avaient toujours pu lui expliquer scientifiquement ce qui avait dû se passer, enfin plus ou moins comme ils utilisaient des mots simples pour qu’elle comprenne. Mais ils avaient peur qu’un des fous qui croyaient en l’histoire des sorciers de Londres ne la prenne pour une des leurs et ne s’en prenne à elle.
Et ils avaient raison. C’était pour ça qu’il était venu alors. Quand la phrase fut lancée, la tension monta d’un cran. Astrid se rapprocha encore un peu de sa maman qui passa un bras sur ses épaules. Elle remarqua les poings d’Alan se serrer sur ses genoux, et sa mâchoire se crisper. Une seconde à peine. Une seconde et 4 mots avaient suffi à plonger la famille entre doute, peur et détermination. L’homme, il voulait l’emmener, n’est-ce pas? Est-ce que son papa le laisserait faire ou…
.
-Tout comme moi, je suis un sorcier.
.Elle écarquilla les yeux. Un… sorcier? Et elle… Elle cligna des yeux. Elle le vit sortir un bâton en bois… non, une baguette magique! N’est-ce pas? Est-ce qu’il avait un chapeau pointu aussi? Et un balai? Est-ce qu’il pouvait voler? Il ne la regardait plus, mais elle, elle ne pouvait pas détacher son regard du bout de bois entre ses doigts. Il allait faire de la magie? Elle entendait son cœur battre la chamade alors que chacun des mouvements de l’homme semblait se dérouler au ralenti. Si ça existait vraiment… Est-ce qu’elle voulait que ça existe vraiment? Parce que, si, ça, ça existait, alors peut-être que le Loup…
.
-Wingardium Leviosa
.Elle vit Alan se lever d’un bond alors que l’autre prononçait ces mots étranges, enfin tiré de sa torpeur. Elle savait qu’il ne croyait pas à tout ça. Pas plus que Nana, Granda et Oncle Riley. Et beaucoup d’autres Irlandais.
.
-Ça suffit! Nous ne voulons pas de ces histoires…
.Et la lettre s’envola. Comme par magie. Ça l’avait fait sursauter, et avait emporté la voix de son papa, qui termina tout de même sa phrase dans un souffle.
.
-…ici…
.En silence, les trois regardaient le papier se déplacer sans que personne ni rien ne le touche. Bouche bée, les yeux écarquillés, elle ne pouvait détacher son regard. Quand enfin elle se posa en douceur sur ses genoux, elle la saisit et se leva à son tour, les yeux pétillants.
.
-Comment vous avez fait ça? C’est de la magie hein?
.Elle se tourna vers sa maman dont le regard était perdu, puis vers son papa qui perdait son air ébahi pour un plissement du front qu’elle connaissait bien. Il cherchait une explication logique à ce qu’il venait de voir.
.
-Hein?
.Il desserra la mâchoire pour parler. Elle le connaissait, il continuerait de chercher jusqu’à ce qu’il trouve.
.
-Je ne sais pas encore comment vous avez fait ça, voilà, dans le mile! Il allait trouver quelque chose, mais…
-Peut-être que pour cette fois tu devrais chercher au plus simple, Alan mín*.
.-Peut-être que pour cette fois tu devrais chercher au plus simple, Alan mín*.
Íris était, elle, restée assise tout du long, et sa voix était calme. Astrid la regarda. Elle savait qu’elle n’était pas aussi catégorique que les autres de la famille sur la question de la magie. Elle n’y croyait pas forcément non plus, mais elle n’avait jamais complètement rejeté l’idée. Elle avait sûrement cherché une explication aussi, mais elle n’avait rien dû trouver.
Donc c’était de la magie pour de vrai!
L’enfant s’attendait à ce que son papa réplique, mais il resta silencieux. Sans doute parce qu’il ne trouvait pas de réponse non plus. Par contre, son regard ne la trompait pas. Il faisait et refaisait en boucle le chemin de la lettre, montant parfois jusqu’au plafond à la recherche d’une corde, parfois au sol en essayant d’y trouver un mécanisme quelconque. Mais son silence en disait long, il n'avait rien trouvé pour l’instant.
Alors la petite revint sur le seul qui devait savoir ce qu’il s’était passé. Le sorcier. Un regard pétillant, plein d’une curiosité insatiable, et mille questions qui se bousculaient dans sa tête.
.
-Moi aussi je peux faire ça? C’est une baguette magique, hein? Comme dans les films? Vous avez un balai? C’est vrai que vous mettez des chapeaux pointus? Vous savez voler? C’est…
-Du calme, Astrid mín*. Tu n’auras aucune réponse si tu continues de le presser de questions.
.-Du calme, Astrid mín*. Tu n’auras aucune réponse si tu continues de le presser de questions.
La jeune rousse perçut le sourire amusé que sa maman lui adressa, et se tut, mais son regard, toujours posé sur le sorcier, en disait long.
.
-Comment ça marche?
.Alan quitta finalement son mutisme. Ne pas comprendre lui pesait plus que reconnaître que peut-être éventuellement il aurait pu avoir eu tort.
.
-Comment notre fille pourrait-elle être une sorcière? À vous écouter, tout le monde ne peut pas faire de magie, même avec une… formation? Je me trompe? Alors pourquoi elle?
.Le silence se fit finalement côté Keaty, alors qu’ils attendaient les réponses à ces questions, et en cherchaient pour les innombrables autres qui se bousculaient dans leur tête.
*Astrid/Alan mín: "Mon Astrid/Alan" en islandais, appellation affectueuse
Mots soulignés: Au fil des mots
Les prémices du changement
Des visages tantôt perplexes, tantôt méfiants, un peu curiosité aussi, mais surtout une bonne dose de tension. Malgré l'ambiance pour le moins électrique, Jae ne se démontait pas. Il savait très bien en venant que la tâche ne serait pas aisée, surtout avec les événements de ces dernières années, mais Astrid méritait de rejoindre Poudlard. Elle devait rejoindre Poudlard. Pour apprendre à maîtriser ses pouvoirs et puis, et surtout, parce que c'était là-bas sa place, par Merlin ! Charge à lui de faire comprendre et accepter la situation à la famille de la jeune fille. Alors il avait fait usage de la magie, pour prouver que son discours était on ne pouvait plus sensé. Ça passait ou ça cassait, et Jae, en l'instant, priait avec force pour que ça passe...
Les réactions ne s'étaient pas faites attendre. L'homme avait bondi, mais alors que la lettre volait vers la plus jeune du salon, les mots avaient fini par s'étrangler dans sa gorge. C'est Astrid qui reprit la parole et le pétillement de son regard détendit le professeur de soins aux créatures magiques qui sourit chaleureusement en répondant doucement, mais fermement : « oui, c'est de la magie. » Il allait s'adresser à ses parents, mais l'homme fut plus rapide que lui, coupé ensuite par sa femme puis par la petite de onze ans qui se lançait dans une vague de questions qui lui passait par la tête, à nouveau couper par sa mère qui posait des questions à son tour. Jae hocha de la tête tout en reposant sa baguette sur ses genoux. Le presque trentenaire était patient et cette montagne de questions ne lui faisait pas peur. Au contraire, il préférait cela à la froideur et une hostilité évidente qui l'aurait poussé dehors.
S'adressant d'abord à la mère de famille, Jae commença ses explications d'un ton calme. « Non effectivement, tout le monde ne peut pas faire de la magie, même en suivant une formation. Des études montrent qu'il faut deux allèles du gène magique pour être un sorcier. C'est un gène récessif. Vous savez ce qu'est un gène et un allèle ? » Sans vraiment laisser le temps à ses interlocuteurs de répondre, Jae poursuivait. « Il semblerait que vous portez chacun un allèle que vous avez transmis à Astrid. Comment fonctionne ce gène ensuite, seul des théories existent... Sans doute, il nous rend plus sensibles aux flux qui nous entourent, nous permettant de l'utiliser et de faire de la magie. J'ai conscience que cela soit difficile à admettre, mais la magie existe. De même que notre communauté qui vit en marge de la vôtre. Il y a eu de bien tristes événements, il y a quelques années, et l'existence de la magie a de nouveau été cachée afin que chacun puisse vivre sans avoir peur pour sa vie. Je suis moi-même né de parents moldus, les personnes qui n'ont pas de pouvoir magique. »
Cela n'était peut-être pas entièrement vrai, il ne connaissait pas sa mère après tout, mais ne comptait décidément pas se lancer dans des débats et apartés inutiles. Il devait rester concentré sur son objectif : faire valider l'inscription d'Astrid au collège de Poudlard. « Accepter ma condition de sorcier a été déroutant, mais je vous l'assure, Poudlard est ce qu'il a de mieux pour chacun d'entre nous. » Se tournant vers Astrid, il poursuivait : « il faut que tu apprennes à maîtriser tes pouvoirs et Poudlard est une très bonne école de magie. J'y enseigne le soin aux créatures magiques, une matière que tu n'auras pas avant ta troisième année. Au début, tu suivras l'étude des sortilèges, la botanique, les potions, la métamorphose, la défense contre les forces du mal, l'histoire de la magie et ... Le vol ! » Jae avait laissé quelques secondes de suspense, avant de lâcher le nom du dernier cours en élargissant son sourire se souvenant très bien des questions de la petite. « Car oui, nous volons sur des balais, il existe même un sport, le Quidditch, tu découvriras ça en temps et en heure ne t'inquiète pas, l'intégration est bien plus simple que tu ne pourrais le penser. Nous avons des chapeaux pointus et c'est bien une baguette magique. Tu auras aussi la tienne. Ta place est vraiment là-bas. »
Reportant son attention sur les parents, il termina sa longue intervention : « n'hésitez pas à me poser toutes les questions nécessaires. Je suis là pour ça et resterais autant qu'il le faut pour vous assurer qu'Astrid aura la meilleure éducation possible en rejoignant Poudlard. »
Présent & disponible : pour RP et discuter (hibou/discord) • Sang pour Sang • #12765D
hors-RP : tu peux me tutoyer sans souci !
Les réactions ne s'étaient pas faites attendre. L'homme avait bondi, mais alors que la lettre volait vers la plus jeune du salon, les mots avaient fini par s'étrangler dans sa gorge. C'est Astrid qui reprit la parole et le pétillement de son regard détendit le professeur de soins aux créatures magiques qui sourit chaleureusement en répondant doucement, mais fermement : « oui, c'est de la magie. » Il allait s'adresser à ses parents, mais l'homme fut plus rapide que lui, coupé ensuite par sa femme puis par la petite de onze ans qui se lançait dans une vague de questions qui lui passait par la tête, à nouveau couper par sa mère qui posait des questions à son tour. Jae hocha de la tête tout en reposant sa baguette sur ses genoux. Le presque trentenaire était patient et cette montagne de questions ne lui faisait pas peur. Au contraire, il préférait cela à la froideur et une hostilité évidente qui l'aurait poussé dehors.
S'adressant d'abord à la mère de famille, Jae commença ses explications d'un ton calme. « Non effectivement, tout le monde ne peut pas faire de la magie, même en suivant une formation. Des études montrent qu'il faut deux allèles du gène magique pour être un sorcier. C'est un gène récessif. Vous savez ce qu'est un gène et un allèle ? » Sans vraiment laisser le temps à ses interlocuteurs de répondre, Jae poursuivait. « Il semblerait que vous portez chacun un allèle que vous avez transmis à Astrid. Comment fonctionne ce gène ensuite, seul des théories existent... Sans doute, il nous rend plus sensibles aux flux qui nous entourent, nous permettant de l'utiliser et de faire de la magie. J'ai conscience que cela soit difficile à admettre, mais la magie existe. De même que notre communauté qui vit en marge de la vôtre. Il y a eu de bien tristes événements, il y a quelques années, et l'existence de la magie a de nouveau été cachée afin que chacun puisse vivre sans avoir peur pour sa vie. Je suis moi-même né de parents moldus, les personnes qui n'ont pas de pouvoir magique. »
Cela n'était peut-être pas entièrement vrai, il ne connaissait pas sa mère après tout, mais ne comptait décidément pas se lancer dans des débats et apartés inutiles. Il devait rester concentré sur son objectif : faire valider l'inscription d'Astrid au collège de Poudlard. « Accepter ma condition de sorcier a été déroutant, mais je vous l'assure, Poudlard est ce qu'il a de mieux pour chacun d'entre nous. » Se tournant vers Astrid, il poursuivait : « il faut que tu apprennes à maîtriser tes pouvoirs et Poudlard est une très bonne école de magie. J'y enseigne le soin aux créatures magiques, une matière que tu n'auras pas avant ta troisième année. Au début, tu suivras l'étude des sortilèges, la botanique, les potions, la métamorphose, la défense contre les forces du mal, l'histoire de la magie et ... Le vol ! » Jae avait laissé quelques secondes de suspense, avant de lâcher le nom du dernier cours en élargissant son sourire se souvenant très bien des questions de la petite. « Car oui, nous volons sur des balais, il existe même un sport, le Quidditch, tu découvriras ça en temps et en heure ne t'inquiète pas, l'intégration est bien plus simple que tu ne pourrais le penser. Nous avons des chapeaux pointus et c'est bien une baguette magique. Tu auras aussi la tienne. Ta place est vraiment là-bas. »
Reportant son attention sur les parents, il termina sa longue intervention : « n'hésitez pas à me poser toutes les questions nécessaires. Je suis là pour ça et resterais autant qu'il le faut pour vous assurer qu'Astrid aura la meilleure éducation possible en rejoignant Poudlard. »
Présent & disponible : pour RP et discuter (hibou/discord) • Sang pour Sang • #12765D
hors-RP : tu peux me tutoyer sans souci !
Les prémices du changement
Ça avait été un peu le bazar au début, chacun y allant de sa (ses) petite(s) (nombreuses) question(s). La joie d’Astrid s’était d’abord manifestée par des sautillements excités lorsque le professeur avait confirmé ce qu’elle avait deviné (toute seule comme une grande): la magie existait bien. Puis elle s’était rembrunie pendant que son papa posait ses questions de scientifique invétéré. Peut-être que, finalement, les histoires d’Amma et Afi étaient vraies? Et ça, c’était pas si cool que ça en fait.
Elle n’avait alors pas du tout écouté le mini cours de biologie, contrairement à Alan qui essayait de juger de la plausibilité des faits avancés, même s’il ne s’y connaissait pas dans le domaine. Il s’était remis de sa surprise, et s’était rassis, retrouvant presque son calme habituel. Maintenant, il écoutait avec attention la réponse à ses questions. Il avait déjà entendu parler des gènes, les allèles ça lui disait vaguement quelque chose, alors peut-être? À moins que l’homme n’utilise des mots savants pour raconter n’importe quoi, il avait déjà vu ça. Il nota cependant l’information dans un coin de son esprit, pour ne pas interrompre l’explication de l’homme.
De son côté, Íris sembla plutôt réagir à la fin de l’explication. Elle avait eu un mouvement de recul au rappel des évènements de 2045. Son regard coula instinctivement vers Astrid, toujours plantée au milieu du salon, une lueur protectrice et d’inquiétude au fond des yeux. Elle remarqua son changement d’attitude, mais ne fit aucune remarque, ramenée au présent par le professeur qui poursuivait ses explications. Savoir qu’il avait vécu la même chose que ce qu’ils vivaient, eux, la détendit un peu.
Pendant ce temps, la fillette faisait plus ou moins comme ses parents, l’attention en moins: elle réfléchissait. Elle posa un regard bien plus inquiet qu’au début de la conversation lorsque Mr. Dawson s’adressa à nouveau à elle. Peut-être commençait-elle à entrevoir une partie des implications de sa révélation, ce qui supplantait sa joie première? Mais il ne fallut pas bien longtemps pour que les mots du visiteur n’attirent à nouveau la curiosité au fond de ses yeux bleus, et même un sourire alors qu’il confirmait ce que tous savaient depuis toujours: les sorciers, ça avait un balai, et un chapeau pointu! C’était peut-être plus comme dans les films que dans les histoires de ses grands-parents alors. Les matières, elle n’était pas sûre de bien comprendre en quoi elles consistaient, mais du peu qu’elle en comprenait… Ça avait l’air plutôt pas trop mal! Même si “les forces du mal” ne lui inspiraient pas vraiment confiance, et à ses parents non plus vu leur froncement de sourcils.
.
Finalement, le silence se fit. Les Keaty réfléchissaient tous aux nombreuses informations données, certains visiblement plus inquiets que d’autres, la mère de famille en tête. Cette fois, ce fut Alan qui parla en premier.
.
Sorcière ou non, Astrid restait sa fille et donc, dans son esprit, dans le “camp” nouvellement découvert du gouvernement britannique.
La petite se rapprocha de sa mère en écoutant les questions que ses parents posaient. Elle chercha du réconfort dans ses bras, avant de regarder le métis et de demander d’une voix un peu hésitante:
.
Elle n’avait alors pas du tout écouté le mini cours de biologie, contrairement à Alan qui essayait de juger de la plausibilité des faits avancés, même s’il ne s’y connaissait pas dans le domaine. Il s’était remis de sa surprise, et s’était rassis, retrouvant presque son calme habituel. Maintenant, il écoutait avec attention la réponse à ses questions. Il avait déjà entendu parler des gènes, les allèles ça lui disait vaguement quelque chose, alors peut-être? À moins que l’homme n’utilise des mots savants pour raconter n’importe quoi, il avait déjà vu ça. Il nota cependant l’information dans un coin de son esprit, pour ne pas interrompre l’explication de l’homme.
De son côté, Íris sembla plutôt réagir à la fin de l’explication. Elle avait eu un mouvement de recul au rappel des évènements de 2045. Son regard coula instinctivement vers Astrid, toujours plantée au milieu du salon, une lueur protectrice et d’inquiétude au fond des yeux. Elle remarqua son changement d’attitude, mais ne fit aucune remarque, ramenée au présent par le professeur qui poursuivait ses explications. Savoir qu’il avait vécu la même chose que ce qu’ils vivaient, eux, la détendit un peu.
Pendant ce temps, la fillette faisait plus ou moins comme ses parents, l’attention en moins: elle réfléchissait. Elle posa un regard bien plus inquiet qu’au début de la conversation lorsque Mr. Dawson s’adressa à nouveau à elle. Peut-être commençait-elle à entrevoir une partie des implications de sa révélation, ce qui supplantait sa joie première? Mais il ne fallut pas bien longtemps pour que les mots du visiteur n’attirent à nouveau la curiosité au fond de ses yeux bleus, et même un sourire alors qu’il confirmait ce que tous savaient depuis toujours: les sorciers, ça avait un balai, et un chapeau pointu! C’était peut-être plus comme dans les films que dans les histoires de ses grands-parents alors. Les matières, elle n’était pas sûre de bien comprendre en quoi elles consistaient, mais du peu qu’elle en comprenait… Ça avait l’air plutôt pas trop mal! Même si “les forces du mal” ne lui inspiraient pas vraiment confiance, et à ses parents non plus vu leur froncement de sourcils.
.
-Les créatures magiques? Les animaux aussi, ils peuvent faire de la magie?
.Finalement, le silence se fit. Les Keaty réfléchissaient tous aux nombreuses informations données, certains visiblement plus inquiets que d’autres, la mère de famille en tête. Cette fois, ce fut Alan qui parla en premier.
.
-Arrêtez-moi si je me trompe, mais vous voulez donc dire que nous sommes en partie des sorciers -Dieu qu’il n’aimait pas ce mot!- nous aussi?
La mère enchaîna, laissant la science à son époux. Tout en couvant sa fille du regard, elle s’adressa au sorcier.-Vous avez été dans la même situation qu’Astrid, c’est bien ça? Comment ça s’est passé pour vous? Pour vos parents?
Puis, à nouveau le père, un peu méfiant.
-Vous dites que ce que Londres affirmait il y a deux ans est vrai. Comment pouvons-nous être sûrs qu’elle ne risquera rien dans votre collège? Si tout était vrai, vous ne me ferez pas croire que ces sorciers seront ravis de l’accueillir, alors qu'elle vient de "l'autre camp".
.Sorcière ou non, Astrid restait sa fille et donc, dans son esprit, dans le “camp” nouvellement découvert du gouvernement britannique.
La petite se rapprocha de sa mère en écoutant les questions que ses parents posaient. Elle chercha du réconfort dans ses bras, avant de regarder le métis et de demander d’une voix un peu hésitante:
.
-C’est loin? Je pourrai rentrer à la maison?
Les prémices du changement
Dodelinant de la tête dans un ni oui ni non, Jae répondit à la première question qui ne tarda pas à pointer dans la bouche de la plus jeune. « Oui et non. Certaines créatures font de la magie, mais pas comme nous. Elles ont plutôt des propriétés magiques. Tu connais sans doute la Licorne et les Dragons. Deux créatures qui existent bel et bien. Mais tu étudieras tout ça à Poudlard en temps et en heure, ne t'en fais pas. »
Reportant son attention sur les parents qui venaient de prendre la parole, Jae patienta qu'ils terminent d'exprimer leurs questions et craintes avant de leur répondre posément. Surtout sur la fin, le sujet devenait glissant. Il ne voulait pas mentir, et dépeindre une situation qui n'existait pas, mais ne tenait pas plus à les inquiéter. D'un ton qui laissait transparaitre qu'il avait pris l'habitude d'expliquer en tant que professeur. « Non, vous n'êtes pas des sorciers. Il faut les deux allèles pour être sorcier, ce que vous n'avez pas. En revanche, vous avez la capacité de donner naissance à un sorcier, puisque vous avez, chacun de vous, un des allèles. Oui, j'ai été dans cette situation. Ma famille a été très surprise au départ, bien évidemment. C'est plutôt logique et normal. Mon père a été le premier a accepté, et cela, assez rapidement. Pour être franc, il a toujours dit qu'il m'avait trouvé spécial. Par rapport aux autres. Il y avait eu des situations, pendant mon enfance, difficilement explicables qui prenaient sens de par ma condition de sorciers. Ils ont acceptés l'annonce et ont continué de m'aimer pour qui j'étais, comme il le faisait depuis ma naissance en fait. Car après tout, je n'avais pas changé, je me révélais juste tel que j'étais, un sorcier. De même que cela ne change rien pour Astrid. Elle est une sorcière, depuis sa naissance. C'est une condition extraordinaire, je le conçois. Et cela bouleverse votre vie, bien sûr, mais elle, elle n'a jamais changé. Et même si vous ne l'autorisez pas à aller à Poudlard, ou » se tournant vers Astrid, il ajouta : « si tu ne veux pas aller à Poudlard, tu es et resteras une sorcière. Cela étant dit, je persiste que suivre l'enseignement qui te permettra de maitriser et de développer tes pouvoirs est la meilleure des choses qui puisse pour toi. »
Revenant sur Alan, Jae s'engagea sur la pente glissante de la politique, espérant maitriser la conversation. Les parents de la jeune fille semblaient accepter peu à peu l'idée, ce n'était pas le moment de tout gâcher. « Je comprends vos inquiétudes par rapport à ce qu'il s'est passé. La première 'preuve' que je peux vous donner, c'est que moi-même, étant né-moldu, j'enseigne à Poudlard. C'est donc que nous y sommes tout à fait à notre place. À Poudlard, il n'y a pas de camp qui tienne. Il n'y a pas non plus de privilège sur le statut des élèves, qu'on soit riche, pauvre, enfant de moldu et sorcier. Chacun y est traité de la même manière. Et je vous assure que la directrice, Miss Montmort, prend très à cœur la sécurité et bien-être des élèves. Malheureusement, il y aura toujours des gens pour craindre la différence. Que ce soit chez les moldus que chez les sorciers. C'est pour cela que nos gouvernements ont fait marche arrière et ont essayé d'étouffer à nouveau l'existence de la magie. » Le professeur arrêta là ses explications, estimant sage de ne pas mentionner les restrictions qui pouvaient s'appliquer aux né-moldus pour répondre à la dernière question. « Poudlard se situe en Écosse, un lieu qu'on ne peut pas géolocaliser, pour assurer la sécurité des résidents. Tu y seras conduit par un train, qui part de Londres. Le trajet étant assez conséquent, il s'agit d'un pensionnat. Tu pourras rentrer chez toi pendant les vacances de Noël, de Pâques et d'été. Mais ne t'en fais pas, les élèves sont répartis dans des maisons, puis tu seras dans un dortoir avec une poignée de jeunes filles de ton âge. Tout est fait pour que tu t'y sentes à l'aise. Tu pourras envoyer du courrier à tes parents. Pas avec la poste, mais avec des hiboux. Et bien sûr, les professeurs et l'équipe éducative sera là pour toi, dès que tu en auras besoin. »
Présent & disponible : pour RP et discuter (hibou/discord) • Sang pour Sang • #12765D
hors-RP : tu peux me tutoyer sans souci !
Reportant son attention sur les parents qui venaient de prendre la parole, Jae patienta qu'ils terminent d'exprimer leurs questions et craintes avant de leur répondre posément. Surtout sur la fin, le sujet devenait glissant. Il ne voulait pas mentir, et dépeindre une situation qui n'existait pas, mais ne tenait pas plus à les inquiéter. D'un ton qui laissait transparaitre qu'il avait pris l'habitude d'expliquer en tant que professeur. « Non, vous n'êtes pas des sorciers. Il faut les deux allèles pour être sorcier, ce que vous n'avez pas. En revanche, vous avez la capacité de donner naissance à un sorcier, puisque vous avez, chacun de vous, un des allèles. Oui, j'ai été dans cette situation. Ma famille a été très surprise au départ, bien évidemment. C'est plutôt logique et normal. Mon père a été le premier a accepté, et cela, assez rapidement. Pour être franc, il a toujours dit qu'il m'avait trouvé spécial. Par rapport aux autres. Il y avait eu des situations, pendant mon enfance, difficilement explicables qui prenaient sens de par ma condition de sorciers. Ils ont acceptés l'annonce et ont continué de m'aimer pour qui j'étais, comme il le faisait depuis ma naissance en fait. Car après tout, je n'avais pas changé, je me révélais juste tel que j'étais, un sorcier. De même que cela ne change rien pour Astrid. Elle est une sorcière, depuis sa naissance. C'est une condition extraordinaire, je le conçois. Et cela bouleverse votre vie, bien sûr, mais elle, elle n'a jamais changé. Et même si vous ne l'autorisez pas à aller à Poudlard, ou » se tournant vers Astrid, il ajouta : « si tu ne veux pas aller à Poudlard, tu es et resteras une sorcière. Cela étant dit, je persiste que suivre l'enseignement qui te permettra de maitriser et de développer tes pouvoirs est la meilleure des choses qui puisse pour toi. »
Revenant sur Alan, Jae s'engagea sur la pente glissante de la politique, espérant maitriser la conversation. Les parents de la jeune fille semblaient accepter peu à peu l'idée, ce n'était pas le moment de tout gâcher. « Je comprends vos inquiétudes par rapport à ce qu'il s'est passé. La première 'preuve' que je peux vous donner, c'est que moi-même, étant né-moldu, j'enseigne à Poudlard. C'est donc que nous y sommes tout à fait à notre place. À Poudlard, il n'y a pas de camp qui tienne. Il n'y a pas non plus de privilège sur le statut des élèves, qu'on soit riche, pauvre, enfant de moldu et sorcier. Chacun y est traité de la même manière. Et je vous assure que la directrice, Miss Montmort, prend très à cœur la sécurité et bien-être des élèves. Malheureusement, il y aura toujours des gens pour craindre la différence. Que ce soit chez les moldus que chez les sorciers. C'est pour cela que nos gouvernements ont fait marche arrière et ont essayé d'étouffer à nouveau l'existence de la magie. » Le professeur arrêta là ses explications, estimant sage de ne pas mentionner les restrictions qui pouvaient s'appliquer aux né-moldus pour répondre à la dernière question. « Poudlard se situe en Écosse, un lieu qu'on ne peut pas géolocaliser, pour assurer la sécurité des résidents. Tu y seras conduit par un train, qui part de Londres. Le trajet étant assez conséquent, il s'agit d'un pensionnat. Tu pourras rentrer chez toi pendant les vacances de Noël, de Pâques et d'été. Mais ne t'en fais pas, les élèves sont répartis dans des maisons, puis tu seras dans un dortoir avec une poignée de jeunes filles de ton âge. Tout est fait pour que tu t'y sentes à l'aise. Tu pourras envoyer du courrier à tes parents. Pas avec la poste, mais avec des hiboux. Et bien sûr, les professeurs et l'équipe éducative sera là pour toi, dès que tu en auras besoin. »
Présent & disponible : pour RP et discuter (hibou/discord) • Sang pour Sang • #12765D
hors-RP : tu peux me tutoyer sans souci !