Réminiscence
Bien après l'attaque du Poudlard Express,
Dans la nuit d'avril 2047.
TW : sang, blessure, mention d'accident routier
Voilà que ça recommence. Souvenir tortueux, noueux par moment. Cela résonne. Un écho lointain, mais paradoxalement si proche. Une drôle de sensation de déjà vue, d'arrière-goût amer et de sang. Il avait déjà vécu ça. Ça recommence. C'était brumeux, difficilement tangible. C'était là, sur le bout de sa langue, dans un coin de sa tête. Étrange réminiscence. Ce n'était pas nouveau. Péniblement, Eugène se souvint ; il était au beau milieu d'une route, l'air hagard. Son corps tremblait, incapable d'effectuer le moindre mouvement, le moindre geste. Le bitume était dans un sale état, tout comme le reste de l'autoroute ceci dit. Il était déjà venu ici.
C'était familier, l'endroit était puant, un mélange de pressentiment et de mauvais augures. Il craignait cette route. Eugène avait peur d'une chose qui se cachait dans le brouillard qui l'entourait. Son cœur affolé battait contre sa poitrine. Sa respiration devint difficile, si bien qu'il commença à haleter. Il essayait de se calmer et de penser correctement, mais son esprit se brouille. Quelque chose n'allait pas. Quelque chose n'était pas à sa place dans ce rêve aux allures de souvenir. Le Poudlard Express était affalé là, couché sur son flanc. Quelques cris se faisaient entendre. Étouffé, mais pourtant perçant. Tout ceci lui disait étrangement quelque chose. Familiarité sans nom qu'il ne saurait décrire. Ce n'était pas nouveau. Il le savait. Mais un détail clochait.
Il contemplait le train qui s'était enflammé. Les cris se poursuivaient, eux qui vrillaient ses oreilles ensanglantées. L'odeur abjecte de l'essence faisait tourner sa tête, à un tel point qu'Eugène voulait vomir. Son corps était également devenu douloureux. Il était courbaturé, couvert de bleus et de blessures apparentes et de plaies qui fendaient sa peau ici et là. Il avait mal. Doux euphémismes. Un poids écrasait son corps. Quelques-unes de ses côtes craquaient. Agonie. Eugène aimerait crier sa douleur, au lieu de cela, il s'étouffe avec son propre sang. Il tousse. Crache. Vomis. Le brouillard s'était épaissi. Les mouches virevoltent, affamées. Dans son dos, un klaxon retentit. Eugène se retourne, les phares de la voiture folle l'aveugle. Le noir se fit. Soudain et angoissant. Mort.
Étrange réminiscence.
Dans la nuit d'avril 2047.
TW : sang, blessure, mention d'accident routier
Voilà que ça recommence. Souvenir tortueux, noueux par moment. Cela résonne. Un écho lointain, mais paradoxalement si proche. Une drôle de sensation de déjà vue, d'arrière-goût amer et de sang. Il avait déjà vécu ça. Ça recommence. C'était brumeux, difficilement tangible. C'était là, sur le bout de sa langue, dans un coin de sa tête. Étrange réminiscence. Ce n'était pas nouveau. Péniblement, Eugène se souvint ; il était au beau milieu d'une route, l'air hagard. Son corps tremblait, incapable d'effectuer le moindre mouvement, le moindre geste. Le bitume était dans un sale état, tout comme le reste de l'autoroute ceci dit. Il était déjà venu ici.
C'était familier, l'endroit était puant, un mélange de pressentiment et de mauvais augures. Il craignait cette route. Eugène avait peur d'une chose qui se cachait dans le brouillard qui l'entourait. Son cœur affolé battait contre sa poitrine. Sa respiration devint difficile, si bien qu'il commença à haleter. Il essayait de se calmer et de penser correctement, mais son esprit se brouille. Quelque chose n'allait pas. Quelque chose n'était pas à sa place dans ce rêve aux allures de souvenir. Le Poudlard Express était affalé là, couché sur son flanc. Quelques cris se faisaient entendre. Étouffé, mais pourtant perçant. Tout ceci lui disait étrangement quelque chose. Familiarité sans nom qu'il ne saurait décrire. Ce n'était pas nouveau. Il le savait. Mais un détail clochait.
Il contemplait le train qui s'était enflammé. Les cris se poursuivaient, eux qui vrillaient ses oreilles ensanglantées. L'odeur abjecte de l'essence faisait tourner sa tête, à un tel point qu'Eugène voulait vomir. Son corps était également devenu douloureux. Il était courbaturé, couvert de bleus et de blessures apparentes et de plaies qui fendaient sa peau ici et là. Il avait mal. Doux euphémismes. Un poids écrasait son corps. Quelques-unes de ses côtes craquaient. Agonie. Eugène aimerait crier sa douleur, au lieu de cela, il s'étouffe avec son propre sang. Il tousse. Crache. Vomis. Le brouillard s'était épaissi. Les mouches virevoltent, affamées. Dans son dos, un klaxon retentit. Eugène se retourne, les phares de la voiture folle l'aveugle. Le noir se fit. Soudain et angoissant. Mort.
Étrange réminiscence.
L'unique chose de réel fut le hurlement qui perça la quiétude de la nuit.
"Dramaqueen à ses heures perdues avec Ella Davis"
4e année RP | Je parle en gras
4e année RP | Je parle en gras