29 août 2022, 18:14
J'avais besoin de te le dire, alors je te l'écris  RP+   PV. JH 
MERCREDI 26 JUIN 2047 - DANS LA MATINÉE
APPARTEMENT DES FRERES O'BELT - DUBLIN

Installée dans la chambre - réaménagée pour l'occasion - de son frère Diarmuid à Dublin, Ennis sortait ses affaires de sa valise pour les déposer dans le pan d'armoire qu'elle utilisait. La magie - et un frère ayant fait des études dans l'artisanat - permettait au meuble qui coupait la pièce de s'ouvrir des deux côtés et d'avoir une profondeur disponible pour que tous leurs vêtements tiennent sans prendre plus d'espace. Dans son rangement, ses mains attrapèrent un paquet qu'elle déposa de côté pour n'y revenir que quand elle eut terminé. Elle n'avait pas besoin d'ouvrir le papier pour savoir ce qu'il contenait. Elle se souvenait très bien ce qui s'y trouvait, d'où il venait et pour qui elle l'avait acheté. Mais les circonstances avaient fait que l'irlandaise de l'avait finalement pas offert à celui à qui il était destiné. Et maintenant, elle ne savait pas quoi en faire. C'était quelque chose de bien trop spécifique pour qu'elle puisse l'utiliser elle ou pire, l'offrir à quelqu'un d'autre.

Assise en tailleur sur son lit, le cadeau sur ses genoux, l'irlandaise l'observait, en proie à une profonde hésitation. Les deux adolescents ne s'étaient pas spécialement reparlé depuis... Depuis qu'elle avait - par souffrance de la situation - décidé de rompre. De toute façon, ces lunettes destinées à l'usage des dragonniers et achetées lors de la visite de la réserve de suédois à museau court étaient pour Jeffrey et elle ne pouvait pas faire autrement que de voir avec le principal intéressé. D'ailleurs... venait-il chez Orphéa? Si oui, elle se désisterait. Mais elle devait tenter d'apprendre la nouvelle par quelqu'un d'autre pour décliner habilement quoique... Elle savait déjà qu'Elfie serait présente. Jeffrey serait sans doute plus mature. La châtain se leva finalement, déposa la présent dans sa valise qu'elle referma et se dirigea vers le bureau fraternel. Une plume neuve à tailler, de parchemin, et voilà qu'elle commençait la rédaction d'une lettre.


Dublin, le 25 juin 2047

Jeffrey

Je suppose que de recevoir du courrier de ma part va te surprendre mais j'espère que tu liras ces lignes. Que l'enveloppe n'aura pas rejoint un feu ou une poubelle dès lors que mon écriture sur l'enveloppe ou le sceau m'auront trahie.

J'espère sincèrement que tu ne te portes du mieux possible depuis que j'ai mis fin à notre relation. Le moment n'était pas idéal mais je ne pouvais plus rester dans une situation qui me faisait souffrir. Je m'en veux du mal que cela t'aura fait. Certains m'auront fait sentir que ma décision... Je ne sais pas trop comment le dire ou l'écrire et je doute que cela soit si important finalement.

Crois moi, prendre cette décision et t'en faire part n'a pas été simple, encore moins à l'aube des examens et de tes seize ans. Je ne sais pas trop si ça se fait mais... J'ai toujours avec moi le cadeau que je t'avais choisis en avril dernier. Il ne peut que te revenir. Je ne l'ai pas joint à cette lettre parce que j'avais peur que cela te blesse. Je préfère attendre un retour de ta part avant de te le faire parvenir.

Je comprendrais que cela soit trop douloureux mais j'espère - égoïstement sans doute - avoir de tes nouvelles.

Ennis

Quelques larmes avaient coulées lors de la rédaction. Si la châtain en avait intercepté quelques unes, elle n'avait pu empêcher certaines d'entre elles de s'écraser sur les bords du parchemin, près du deuxième paragraphe. Mais l'encre n'ayant pas coulée, elle n'avait pas réécrit sa lettre. Le problème aurait été le même, si ce n'était pire encore.

Une fois signée, elle enferma le parchemin plié dans une enveloppe où elle inscrit l'adresse de son ex-petit-ami puis qu'elle ferma avec son sceau non sans avoir inscrit l'adresse de ses frères qui était le sienne depuis août 2046. Puis, elle se dirigea vers l'entrée où Hermès et Falcere se reposaient, Eithne était déjà parti pour l'Angleterre avec un courrier à destination de Clément. Le hibou de Domhall fut le premier à tendre une patte, plus reposé sans doute. Ce serait donc le moyen duc qui porterait la lettre jusqu’en Angleterre.



@Jeffrey Hunter

ISMI 1ère année - Vol sur balais - Courses - PeC inRP: 09/47-01/48 - Préfète inRP: 09/44-06/47 et 01/48-03/49

1 sept. 2022, 16:57
J'avais besoin de te le dire, alors je te l'écris  RP+   PV. JH 
Jeudi 27 Juin 2047 au petit matin - Nottingham (maison de Mrs Hunter)
Tac tac tac

Dans son lit Jeffrey émit un grognement de protestation envers le bruit qui venait de le déranger en plein sommeil. Il se tourna dans son lit en faisant un grand effort pour garder ses paupières closes afin de résister aux rayons de soleil qui commençaient à percer dans sa chambre, malgré le barrage opéré par ses rideaux occultants. L'adolescent espérait prolonger sa nuit encore quelques heures car il avait mis longtemps à trouver le sommeil.

Tac tac tac

A nouveau le bruit d'origine inconnue fit grogner le grand brun. Cette fois-ci il prit immédiatement son second oreiller afin de le placer sur son visage de profil, afin de rester dans le noir et d'atténuer ce bruit des plus agaçants. Et puis il fallait dire qu'il n'avait pas envie de commencer cette journée, celle de la veille s'étant avérée très compliquée. Depuis qu'il avait quitté Poudlard Jeffrey avait du faire face au silence et avait par conséquent beaucoup cogité. Certes il avait retrouvé sa mère et sa grand-mère et Olydia était là également. Mais le soir venu il avait eu du temps pour penser... Plus de BUSE pour lui occuper l'esprit, plus de potes dans les dortoirs pour lui changer les idées. L'adolescent avait donc de nouveau gambergé et la douleur de la rupture avec Ennis lui était revenu en pleine face, allant jusqu'à l'empêcher de dormir pendant un long moment. Le britannique n'était donc pas très frais ce matin.

Tac tac tac

Malgré le fait d'être entre deux oreillers, Jeffrey entendit à nouveau le bruit qui ressemblait aux coups de becs que faisaient parfois un hibou qui tapait à une vitre. Il se releva donc péniblement sur son lit, frottant ses yeux encore collés par quelques larmes de la veille. Il plissa les yeux pour s'acclimater à la luminosité de sa chambre et grommela envers son hibou.

« T'es chiant Khéops. J'arrive... » dit le garçon d'un ton bougon avant de s'interrompre dans son trajet en se grattant la tête. Khéops ne pouvait pas être déjà de retour, lui qui était parti il y a quelques heures seulement pour porter un courrier à Chems. Et puis quand il pensait que Khéops reviendrait dans la nuit il laissait la fenêtre ouverte.

Intrigué il s'avança donc vers ses rideaux et il les ouvrit pour découvrir un hibou moyen duc qu'il semblait avoir déjà vu en compagnie de son ex petite-amie Ennis. Mais même s'il était curieux Jeffrey n'ouvrit pas la lettre de suite après l'avoir détachée de la patte du volatile. Il prit un peu de Miamhibou et une coupole d'eau de Khéops afin que l'animal puisse se remettre de son trajet.

« Tu peux rester te reposer si tu veux. » dit Jeffrey avec douceur à destination du hibou moyen duc.

Puis l'anglais resta là, assis sur son lit avec la lettre d'Ennis entre ces mains. Un mélange d'émotions le traversait. La curiosité bien sûr mais aussi l'espoir. Peut-être que l'irlandaise regrettait son choix et voulait qu'ils aient une seconde chance. Il savait que c'était peu probable et lui-même n'était vraiment pas sûr de le souhaiter au fond de lui. Car le sentiment qui dominait était la colère. La Gryffondor avait eu tout le mois de juin pour lui parler de vive voix. Certes il y avait eu les BUSE mais après les examens ils avaient eu du temps libre. Le Poufsouffle avait espéré qu'elle viendrait lui parler, discuter avec lui. Mais non, elle avait fait comme s'il n'existait pas. Et là, dès la première journée hors de Poudlard elle lui écrivait. Jeffrey trouvait cette attitude lâche, de ne pas avoir voulu lui parler en face.

Sans s'en rendre compte le garçon s'était crispé sur la lettre, l'abimant quelque peu. Mais il avait envie d'être fixé après tant d'attente depuis la rupture. Fébrilement, il déplia donc le courrier et le lu d'une traite. Un rire sarcastique lui échappa dès le début. Déchirer la lettre et la brûler lui avait effectivement traversé l'esprit quelques secondes. Il fut également interpellé par ce le "Certains m'auront fait sentir que ma décision", se demandant bien de qui il pouvait s'agir. Et dans l'ensemble il trouvait que cette lettre n'avait pas été si réconfortante. Il ne savait pas pourquoi mais avoir l'impression qu'Ennis marchait sur des œufs avec lui alors qu'ils avaient été si proches l'énervait au plus haut point. Comme si elle s'adressait à lui comme on s'adresse à un malade.

Le garçon ne tarda pas à prendre un parchemin pour écrire une réponse bien moins soignée que le courrier adressé par son ex. Il avait envie de vite penser à autre chose.
Ennis,

J'ai été surpris oui. Comme tu n'as pas eu le courage de venir me parler je pensais que tu allais continuer à faire comme si je n'existais pas. Pour le cadeau tu fais comme tu veux, je ne le quémanderai pas. Si tu as envie de me l'offrir tu me l'offres. Sinon il fera pour ton prochain petit copain. Sans doute quelqu'un de mieux que moi, issu de bonne famille j'imagine.

J'ai longtemps attendu qu'on discute. J'aurai préféré de vive voix, ça aurait été mieux. Mais du coup on va faire par lettre alors, puisque tu l'as décidé ainsi. Je sais que tu t'en fiches maintenant mais tu me manques. Je suis sûr que ça aurait pu s'arranger nous deux...

Bref, j'espère quand même que tes BUSE se sont bien passées et que tu passeras de bonnes vacances.

Jeff
D'ordinaire réfléchi, Jeffrey avait pour une fois agi sous le coup de la colère. Sa réponse s'en ressentait mais le garçon n'en culpabilisa pas une seconde. Cela ferait peut-être du mal à Ennis - ou peut-être pas si elle s'en fichait - mais ça ne représenterait pas le dixième de ce qu'elle lui avait fait ressentir.

Le garçon cacheta donc son courrier et l'attacha deux heures plus tard à la patte du hibou moyen duc, qui s'était apparemment suffisamment reposé pour prendre son envol vers Dublin.

4 sept. 2022, 17:40
J'avais besoin de te le dire, alors je te l'écris  RP+   PV. JH 
VENDREDI 28 JUIN 2047 - ENTRE MINUIT ET UNE HEURE
APPARTEMENT DES FRÈRES O'BELT - DUBLIN

Après avoir pris du repos chez le destinataire de la lettre, Falcere était reparti en direction de la maison de son maître muni d'une nouvelle enveloppe. Il savait que cette dernière était à destination de la petite maîtresse. Mais quand il arriva et passa par la baie vitrée, seul son humain et l'humain du serpent était là. Il aimait bien l'humain du serpent, il était gentil, donc il livrait du courrier pour lui sans rechigner. Et puis il savait que son propriétaire l'aimait beaucoup.

Rejoignant son perchoir, le moyen duc hulula et Domhall vint à sa rencontre pour le délester de l'enveloppe attacher à sa patte. Voyant le nom de sa benjamine - qui avait prévenu avoir utilisé son hibou et qui dormait dans la chambre de Diarmuid - il déposa la lettre sur la table avant de donner une lanière de viande séché à son animal puis de rejoindre Owen avec qui il passait une soirée somme toute assez tranquille. Il ne travaillait pas le lendemain, son amant était en vacances, ils profitaient. "
Un retour de lettres pour Ennis." Dit-il assez sommairement avant de se rasseoir et de reprendre son livre tout en se calant dans les bras du corcagien.


Le matin en se réveillant, Ennis ne put manquer ni la présence du hibou de son frère, ni celle de la missive sur la table. Elle hésita, l'enveloppe entre les mains, debout à côté de la table, et puis finalement se laissa tomber sur une chaise. Dom et Owen dormaient encore, Diarmuid n'était pas là, elle prenait pas grand risque à la lire, là, maintenant. Fébrile, les mains un peu tremblante, elle déplia le parchemin. L'écriture de Jeff était vive, elle sentait dans ses mots comme de le tracé de ses lettres de la colère. Les larmes montèrent, elle ne les retint pas. Autant qu'elles coulent librement. Elle le trouvait particulièrement injuste, surtout quand il parlait d'un potentiel nouveau petit-ami. Pensait-il vraiment que son souhait était de le remplacer par quelqu'un que ses parents - sa mère surtout - estimerait mieux que lui? Ca faisait mal, vraiment. Mais moins encore qu'il puisse croire qu'elle s'en fichait, elle qui n'avait pas caché ses yeux brillants au moment de lui expliquer pourquoi elle ne pouvait plus continuer dans ces conditions là. Ce n'était pas faute de l'aimer comme il semblait le penser.

Sa réponse, elle l'avait écrite plus tard, le temps d'abord de s'épancher dans l'oreiller qui était le sien ici. Seul, sans aucun aîné pour s'inquiéter. Le couple qui vivait sous ce toit était sorti, Diarmuid ne reviendrait qu'en milieu d'après midi, le moment était parfait pour répondre, installée sur la table. Seuls leurs trois elfes et rapaces pourraient être témoins de son trouble. Elle somma aux premiers de garder le secret, par chance, les autres ne pouvaient communiquer verbalement.


Jeffrey,

Manque de courage, lâcheté... Certainement. J'ai essayé de revenir te parler après nos examens, sans y parvenir. A chaque fois que je te trouvais, tu étais entouré. La force m'a manqué pour faire les derniers mètres parce que j'avais peur. Peur de ta réaction quand sur les mois précédents, tu avais parfois des réactions de rejets quand je venais te voir. Ta crispation quand je glissais ma main dans la tienne ou tes regards incisifs quand je proposais de travailler ensemble. J'ai encaissé et la possibilité de le revivre me tordait le ventre.

Mais si tu avais besoin qu'on en rediscute, tu aurais tout aussi bien pu venir me voir. Les discussions peuvent se débuter dans les deux sens. J'ai mes tords, j'ai fait passé mon besoin avant le tien, j'ai certainement fait ça à un moment inapproprié. Mais je ne suis pas l'unique responsable d'une absence d'explications supplémentaires de vice voix que je ne t'aurais jamais refusée. Et si tu préfères que nous retrouvions pour en parler, ça ne me pose pas de problème, mes frères peuvent me déposer à Londres, chez ta mère ou à Pré-au-Lard, chez ton père.

Quand à ton cadeau, je te le joins à cette lettre. Je sollicite Hermès, le hibou de mon frère Diarmuid, il serait trop lourd pour Eithne. Merci d'avoir pris soin de Falcere, le hibou de Domhall. Il était fatigué mais semblait content. Tu comprendras bien vite en ouvrant le paquet - si tu le fais - que ce que j'avais acheté ne peut pas correspondre à qui que ce soit d'autre que toi.

Et en ce qui concerne un autre garçon... Loin de moi cette idée. Mon esprit est bien trop occupé, par toi. Je ne sais pas si tu te souviens de ce que je t'ai dis ce jour là, mais ce ne sont pas mes sentiments qui m'ont fait prendre cette décision, mais bien la détérioration de notre manière d'interagir.

Comme toi je suppose, j'attends mes résultats. Je pense m'en être bien tiré dans mes matières de prédilection. J'espère que c'est pareil pour toi.

Ennis

Aussi étrange que cela puisse paraître elle n'avait pas pleuré en écrivant puis mettant son courrier sous pli. Mais, une fois le grand duc envolé, les larmes coulèrent de nouveau. Des larmes qu'elle devait sécher. son aîné rentrait. Pour s'éviter trop de questions, elle fila vers la salle de bain, prétextant aller se doucher pour retrouver contenance. Bon sang, ce n'était pas facile!

ISMI 1ère année - Vol sur balais - Courses - PeC inRP: 09/47-01/48 - Préfète inRP: 09/44-06/47 et 01/48-03/49

4 sept. 2022, 20:43
J'avais besoin de te le dire, alors je te l'écris  RP+   PV. JH 
Samedi 29 Juin 2047 juste avant le lever du jour - Nottingham (maison de Mrs Hunter)
Après des mois très mouvementés entre préparation des BUSE et sa relation avec Ennis, Jeffrey avait une dette de sommeil à solder. Pendant la journée du vendredi l'adolescent s'employa à la solder quelque peu. Avoir enfin rétabli un semblant de discussion avec son ancienne petite amie s'était finalement avéré être une bonne chose, passé l'énervement à la découverte de sa lettre. L'anglais avait pu lâcher ce qu'il avait sur le cœur tout autant que confier ses craintes mais cela l'avait épuisé, des mois de tension se relâchant un peu trop soudainement.

La journée du vendredi fut donc une des moins prolifiques de la vie de l'adolescent, qui ne descendit de sa chambre que pour les repas et prendre sa douche. Cependant après avoir dormi toute la journée et une bonne partie de la nuit, Jeffrey se retrouva réveillé dès cinq heures du matin et pu voir arriver un nouveau hibou à sa fenêtre. Cette fois-ci il reconnut Hermès, le hibou de l'infirmier de Poudlard et frère d'Ennis, qui portait un paquet dans ses pattes en plus d'une lettre. A nouveau l'anglais prit soin de l'animal avant même d'ouvrir la lettre et le paquet. Cette fois-ci Khéops était dans sa cage, tout juste rentré de sa sortie nocturne. L'anglais parvint donc non sans mal à s'occuper du hibou de Diarmuid, sous le regard courroucé - et sans doute un peu jaloux - de Khéops. Le hibou harfang des neiges se manifesta par un hululement indigné qui fit repartir rapidement Hermès, qui sembla toiser Khéops du regard avant de partir.

« Bravo, t'as gagné. Tu seras de mission ce soir du coup. » soupira Jeffrey en voyant le manège que venait de faire son hibou, auquel il jeta toutefois un peu de Miamhibou pour l'apaiser.

Une fois ce petit épisode réglé Jeffrey se plongea enfin dans la lecture de la lettre. Et rapidement les mains de l'anglais se crispèrent sur le parchemin. Il trouvait qu'elle se donnait le beau rôle dans cette histoire. Après tout lui ne l'avait pas quittée et il n'avait pas eu de rumeurs sur son compte. Et avant ces problèmes il avait presque toujours été celui qui faisait le premier pas, qui prenait son courage à deux mains pour que leur histoire fonctionne. N'avait il pas toujours été là pour elle ? Pour une fois il aurait aimé que ce soit elle qui fasse le premier pas, sans s'arrêter à la présence de ses potes ou de ses gestes certes fuyants... Avant même le milieu de la lecture de la lettre Jeffrey froissa le papier et le jeta dans un coin de la pièce, provoquant une réaction de surprise chez Khéops.

Cependant la curiosité prit vite le pas sur cet instant colérique et Jeffrey alla chercher le courrier pour en reprendre sa lecture. Heureusement la suite de la lettre était moins axée sur les reproches et Jeffrey ne put s'empêcher de remarque qu'Ennis avait elle aussi son esprit trop occupé pour penser à quelqu'un d'autre. En relisant la lettre Jeffrey essaya de se mettre dans la peau de son ex copine et s'apaisa quelque peu. Bien qu'il trouve toujours qu'elle l'accuse un peu trop.

Afin d'éviter de reproduire l'erreur du premier courrier, Jeffrey attendit le milieu de l'après-midi pour éviter de répondre à chaud. Et le contenu était cette fois-ci un peu moins acide envers son ancienne petite amie. Pas de larmes cette fois-ci, écrire se montrant libérateur pour le grand brun.
Ennis,

Je comprends bien que ça n'a pas été facile pour toi et je n'ai jamais dis le contraire. Je sais aussi que je n'ai pas été juste avec toi pendant quelques jours. Et même quand j'ai su la vérité, tardivement, je n'ai pas pu tout de suite retrouver la confiance que j'avais en toi. Et en moi. Ce n'était pas volontaire et plus fort que moi. Je pense aussi que les examens n'ont pas aidé à y voir clair. Je m'excuse donc si je t'ai fais du mal.

Mais j'aurai aimé que tu sois patiente avec moi et surtout que tu trouves le courage de venir arranger les choses. Même si mes potes étaient souvent avec moi, tu sais très bien que je me serai isolé avec toi. Ne t'en sers pas d'excuses. J'ai souvent fait le premier pas pour nous deux et tu le sais. J'aurai aimé que pour une fois ce soit dans l'autre sens. Alors oui tu as tenté des trucs mais j'ai pas eu l'impression que tu y mettais tout ton cœur.

Quelque part j'aimerai beaucoup te voir cet été, je t'assure car tu me manques quand même. Mais je n'arrive déjà même pas à ouvrir ton cadeau. Il est peut-être préférable d'attendre un peu. De toute façon le mal est déjà fait... Après si tu y tiens vraiment on peut essayer de se voir durant l'été.

Mais je suis content que tes BUSE se soient bien déroulées. J'imagine que tu n'aurais presque que des Optimal. Moi ça a été, je pense que j'ai assuré dans les matières qu'il faut pour devenir dragonologiste. Dans d'autres si j'ai un Acceptable ça me suffira amplement.

Sinon tu as prévu quoi ces vacances ?
Jeff
Une fois la lettre terminée, Jeffrey attendit la nuit noire pour envoyer Khéops en mission et porter son message à la belle irlandaise.

10 sept. 2022, 12:22
J'avais besoin de te le dire, alors je te l'écris  RP+   PV. JH 
DIMANCHE 30 JUIN 2047 - DANS LA MATINÉE
APPARTEMENT DES FRÈRES O'BELT - DUBLIN

Hermès était rentré dans la journée du vendredi, bien trop tôt pour que ses pattes soient porteuses d'une missive, et particulièrement agacé. C'était malheureusement Diarmuid qui en avait fait les frais et avait opté pour ne surtout pas s'approcher de son hibou pour le reste de la soirée. Ennis, elle, avait caché ses émotions et tenté de s'occuper l'esprit et surtout de dormir. Nombreuses étaient les questions qui se bousculaient dans sa tête, menant chacune des possibilités quand à la réaction de Jeffrey. Allait-il comprendre ce qu'elle avait essayé d'expliqué? Allait-il lui répondre? De quelle manière? Sa nuit n'avait pas été des plus réparatrices et pourtant, au matin, elle accueillit avec des sentiments mitigés le rapace de son ex-petit-ami. "Salut Khéops, merci." Ce qu'elle n'anticipa pas fut la réaction d'Hermès qui s'agita vertement sur son perchoir. Ne sachant pas ce qu'il avait bien pu se passer, Ennis conduisit le harfang des neiges sur le perchoir du balcon en lui donnant des lanières de viandes et lui indiquant qu'il pouvait se reposer ici autant qu'il le voudrait. L'irlandaise ne savait jamais trop ce qu'ils comprenaient de toutes ces informations mais...

S'installant dans le canapé, elle ouvrit la lettre un peu fébrile. Et la lu dans le même état de stress et d'excitation mélangés. Un cocktail particulièrement détonant qui lui serrait le ventre, la gorge, lui faisait trembler les mains, monter quelques larmes et tambouriner son cœur dans sa poitrine. Ce qu'elle lisait sonnait juste et accusateur. Jeffrey lui demandait de comprendre que ses sentiments et émotions expliquent ses réactions mais ne semblait pas vouloir entendre que c'était exactement ce qui c'était passé pour elle quand elle avait voulu venir le voir mais qu'elle l'avait toujours trouvé entouré de ses amis. La châtain voulait juste lui expliquer tout ça, ce qu'elle avait mal vécu, ce qui l'avait paralysé, sans le blâmer. Parce qu'elle l'aimait bien trop pour ça. Elle souffla longuement pour tenter de reprendre possession des réactions de son corps, replia la lettre pour la ranger dans un de ses livres qui traînait sur la table du salon et prit la direction de la salle de bain. Elle entendait du mouvement dans la chambre de Domhall et Owen. Certainement le premier qui se levait pour aller travailler pour son dernier jour de stage. Hors de question qu'il la voit dans cet état.

Ce ne fut que dans le temps de midi qu'elle s'isola dans la chambre de Diarmuid qu'elle partageait au prétexte d'aller lire sans être dérangée par la discussion qui animait les deux meilleurs amis. La lettre du Poufsouffle fut sortie de sa cachette et Ennis s'installa au bureau pour y répondre.


Jeffrey,

Je sais bien que tu as traversé une mauvaise passe lorsque cette histoire est sorti et j'ai bien compris que tes réactions y prenaient racines. Je ne te le reproche pas, vraiment pas, j'essayais juste de t'expliquer que j'ai été blessée. J'entends tes excuses à ce propos mais sache que je ne t'en veux pas pour ça. Jamais je ne l'est fait.

De mon côté je sais que je t'ai blessée en ne parvenant pas à te donner plus d'informations tout de suite ou en trouvant le bon moyen - par la suite - de te redonner confiance en moi et en nous et d'arranger les choses. Ce que j'ai essayé de faire - du plus fort que je t'aimais - n'était de toute évidence pas ce à quoi tu t'attendais. Et comme c'est encore le cas, je m'en excuse encore plus. Tu sais, tu auras toujours une place importante pour moi. Parce que tu as su voir au delà des apparences et que tu resteras mon premier petit-ami avec qui j'ai découvert beaucoup de choses dans plusieurs domaines.

Quand au fait de ne pas réussir à venir te trouver lorsque j'essayais de le faire, je ne voulais pas te laisser penser que je me cachas derrière la présence de tes amis. Juste... J'avais peur, la peur qui t'empêche d'aller au bout de ce que tu essayes d'entreprendre. Je ne peux pas expliquer pourquoi ça m'a bloqué à ce point. Je suis désolée de ne pas voir réussi et de n'avoir trouvé que l'écrit pour y parvenir. Et que tu en sois encore blessé, car je sais que toi tu as toujours réussis à le faire, venir vers moi.

Pour ce qui est de se voir. Il faut qu'on soit prêt. La situation est douloureuse pour nous deux, si tu ne t'en sens pas capable pour le moment, attendons. Je ne peux que comprendre la difficulté même si je suis à l'origine de notre séparation.

J'espère vraiment que tu parviendras à atteindre ce but que tu t'es fixé. Je sais que tu t'en donnes les moyens et tu mérites que tes efforts payent. Tu auras toujours mon soutien pour ça, et si un jour tu en as besoin, et si tu l'acceptes bien sûr, je t'aiderai.

Mon père a accepté de m'inscrire à des courses, au moins deux, après celle d'avril j'ai particulièrement hâte de me mesurer à d'autres coureurs, en dehors de Poudlard. J'ai aussi accepté l'invitation d'Orphéa mais si tu souhaites t'y rendre, je peux décliner. Elfie sera présente et j'ai aussi fait de grosses erreurs avec elle, je peux prendre sur moi de passer pour une lâche une fois encore. Tu t'entends avec tout le monde dans le groupe. Pour le reste je pense que je resterais majoritairement chez mes frères. Diarmuid veut bien qu'on fasse des potions ensemble, je vais essayer de convaincre Dom de faire de même avec les talismans runique, comme ce sont les seules choses pratique envisageable sans baguette.

Et toi? Connais-tu ton programme? Tu as des choses de prévues avec tes parents, ta sœur ou ton parrain?

Ennis

Il n'y avait pas à dire, ça l'avait remuée d'écrire tout ça, mais elle avait réussi à contenir ses émotions. Pourtant, en apposant son sceau sur l'enveloppe, elle tremblait et ça se voyait dans le cachet de cire. Mais tant pis. Quittant le bureau, elle tenta d'aller lire sur son lit sans y parvenir puis resta allongée quelques minutes pour ne pas perdre ses moyens devant ses trois frères qui ne devaient pas être dupes et avoir reconnu le hibou qui était resté pour se reposer. L'irlandaise attacha la lettre sur le rapace blanc avant que Diarmuid ne fasse le geste qui ouvrit ses vannes, l'attirer contre lui.

ISMI 1ère année - Vol sur balais - Courses - PeC inRP: 09/47-01/48 - Préfète inRP: 09/44-06/47 et 01/48-03/49

11 sept. 2022, 02:33
J'avais besoin de te le dire, alors je te l'écris  RP+   PV. JH 
Lundi 1er Juillet 2047 - Nottingham (maison de Mrs Hunter)
Après une année de BUSE Jeffrey s'était attendu à ce que ces vacances estivales soient des plus revigorantes. Et le moins que l'on puisse dire c'était qu'il ne manquait pas de temps pour se reposer lors de ces premiers jours. Pourtant l'adolescent se sentait épuisé. Sans doute relâchait-il la pression des examens mais la vraie raison de cette fatigue qui tardait à se dissiper provenait sans nul doute de ses échanges épistolaires avec Ennis.

Jeffrey avait tourné dans tous les sens les mots qu'il avait écrit et avait essayé de deviner comment son ex petite amie pourrait bien y répondre. Sachant qu'ils ne se comprenaient plus totalement et avaient toujours eu des caractères très différents, ce petit jeu n'était ni des plus simples, ni des plus amusants. L'arborescence infinie de possibilités avait fini par avoir raison de la curiosité du garçon qui en était venu à la seule conclusion que tout ceci ne pouvait plus durer. A la lecture de la prochaine lettre il verrait bien ce que l'irlandaise lui dirait et peut-être jouerait-il son va-tout pour essayer de la convaincre de se remettre ensemble. Ou au contraire qu'il en viendrait à la conclusion que tout était mieux ainsi. Une seule chose était sûre, c'était qu'il en avait marre de cette situation et n'avait pas envie de passer ses vacances à ruminer et à ne pas en profiter.

Pour essayer de mettre en pratique ses bonnes résolutions Jeffrey avait donc enfin quitté sa chambre pour autre chose que manger ou aller courir. Olydia sembla toute heureuse de cette initiative tandis que sa grand-mère Margaret qui était arrivée la veille s'était fendue d'une de ses expressions dont elle avait le secret.

« Ah enfin ! Le demiguise sort de sa cachette. Par les charantaises de Dumbledore, j'ai bien cru que je ne verrai plus mon petit-fils avant sa majorité. » avait elle dit avec son habituel franc-parler mais non sans beaucoup d'affection dans la voix.

Emma quand à elle n'avait rien dit mais son sourire en disait long. Tandis que son fils s'installait à la table elle proposa de confectionner un brunch pour l'occasion. Toute la famille mit finalement la main à la pâte sous les yeux avides de Diablo, qui ne cessa de miauler pour réclamer à manger pendant toute la préparation. Et bien que Jeffrey garde en tête la réponse à venir d'Ennis, la journée sembla passer en un clin d’œil. Après le brunch les Hunter allèrent profiter du soleil un long moment, marchant le long du canal de Nottingham avant de revenir à l'heure du goûter pour une longue partie de jeu de société, agrémentée de cookies et smoothies. Aussi quand vint l'heure du repas du soir, personne n'avait tellement faim et Jeffrey regagna sa chambre avec un net regain de moral après ces instants en famille.

Toutefois ces bienfaits semblèrent s'envoler quand il vit que Khéops était rentré avec son courrier à la patte. Tout en s'occupant de son harfang, l'adolescent se dit qu'il n'était pas normal d'en arriver à angoisser à la vue d'un courrier de l'irlandaise. Avec un peu d'appréhension il se plongea donc dans la lecture de la lettre. La première impression qu'il eut était qu'ils commençaient à tourner en rond, chacun se raccrochant à ses arguments. Il fut cependant un peu apaisé par le fait qu'Ennis ne soit plus dans le reproche. Une phrase capta particulièrement son attention, quand elle parlait du fait qu'il resterait son premier petit ami. Cela sonnait pour l'anglais comme un point final et il sentit son cœur se serrer, des larmes roulants sur ses joues.

Mais la part de soulagement qu'il ressentit en même temps lui fit comprendre que lui non plus n'avait plus envie de s'accrocher. Il aurait toujours des sentiments pour Ennis avec qui il avait, c'est vrai, découvert beaucoup de choses dont certaines très importantes dans la vie des adolescents qu'ils étaient. Mais il ne savait même pas dire s'il s'agissait véritablement d'amour ou d'un mélange de nostalgie et de fort attachement. Aussi quand il prit sa plume pour rédiger sa réponse à la préfète de Gryffondor, Jeffrey préféra se focaliser grandement sur les derniers paragraphes et parler de choses plus positives. Sans doute la journée passée avec sa famille avait elle eu un impact positif sur son état d'esprit.
Ennis,

Merci pour tes mots. Je suis vraiment désolé que ces derniers mois se soient passés comme ça entre nous et je sais que j'ai ma part de responsabilité. Mais j'espère que quand on se reverra on arrivera à ne pas s'éviter. Toi aussi tu compteras toujours beaucoup pour moi et ça me ferait vraiment bizarre qu'on s'évite comme à la fin d'année.

C'est génial que tu fasses des courses cet été, je t'envie ! J'espère que tu me raconteras tout ça dans tes lettres, si tu veux bien... Et j'imagine que tu es ravie de faire des runes et des potions pendant tes vacances même si j'avoue que ça ne me viendrait pas à l'idée. Mais c'est vrai que la pratique de la magie commence déjà à me manquer. Dans deux ans on aura plus ce problème.

Pour l'invitation chez Orphéa tu devrais y aller. Il n'y a pas de raison que tu te prives et puis tu la connais un peu mieux que moi. Je lui écrirai pour lui dire que je ne peux pas venir. Ce n'est pas que je ne veux pas te voir mais ce serait un peu bizarre de passer des journées et nuits ensemble tu ne crois pas ? De mon côté le mois de Juillet va être calme, à Nottingham. Je suis content de voir ma mère et ma mamie. En fin de mois je vais aller passer une semaine seul chez mon parrain Andrew, à Londres. Concernant Août je ne sais pas encore mais mon père et sa compagne nous ont apparemment prévu une surprise... Je te dirai quand j'en saurai plus si ça t'intéresse.

Merci beaucoup pour tes encouragements. Les BUSE m'ont confirmé que j'avais envie de faire un métier où je pourrai allier le vol sur balais, la pratique de la magie et le soin de créatures magiques. J'espère avoir bientôt des nouvelles pour mon stage. Croises les doigts pour moi !

Jeff
Après avoir relu sa lettre à plusieurs reprises, Jeffrey se dit qu'elle ressemblait presque davantage à une lettre adressée à une amie. Le coeur serré, le garçon accepta volontiers la visite de son autre félin, Joke, avec qui il avait un lien fort. La femelle avait ce don de deviner quand son maître avait besoin de douceur et de réconfort. Il s'endormit avec elle et n'envoya la lettre que le lendemain, une fois que Khéops avait reprit des forces.

22 sept. 2022, 00:17
J'avais besoin de te le dire, alors je te l'écris  RP+   PV. JH 
DIMANCHE 30 JUIN 2047
APPARTEMENT DES FRÈRES O'BELT - DUBLIN

Elle était restée un moment nichée contre le torse du plus vieux de ses frères, laissant les larmes couler librement, sans forcément de sanglot, mais avec une intensité rare pour elle. La dernière fois qu'elle avait pleuré ainsi remontait à... Peut-être bien les vacances de fin d'année, la nuit suivant la discussion avec leur parents. Mais là, elle l'avait fait seule, contre son oreiller. Pouvoir s'épancher, même sans rien dire, contre le torse de son frère, ses bras autour de ses épaules avait quelque chose de bien plus réconfortant que le froid du tissu d'une taie d'oreiller. Et il n'avait rien demandé. Ni lui, ni Owen. Elle ne pouvait que leur en être reconnaissante de ne pas avoir cherché à savoir. Pourtant elle se doutait que tous les deux voudraient qu'elle puisse en parler mais pas aujourd'hui, pas aux deux en mêmes temps.

Ses pleurs taris, elle prit le temps de respirer longuement toujours contre Diarmuid qui lui soufflait à l'oreille d'aller prendre une douche. Elle hocha la tête distraitement avant de se diriger, le visage rouge, jusque la salle de bain dont elle ne ressorti que plus d'une demie-heure plus tard, avec un peu plus de contenance et un sourire très discret à l'intention de Domhall qui venait de rentrer. Les garçons eurent le chic de ne pas en parler et Owen de lui proposer de se munir de son nimbus et du brossdur du médicomage pour transplaner dans un coin de campagne perdu pour qu'elle s'entraîne et l'aide à mieux manier un balai. De quoi lui changer les idées pour la fin de la journée.


MARDI 02 JUILLET 2047

Sa lettre était parti en fin de mâtinée le dimanche. Jeffrey devait donc l'avoir reçu dans la journée de la veille. Il était donc normal qu'elle n'ait aucune réponse ce matin là... Et pourtant, elle ressentait le besoin de lire les mots qui sortiraient de la plume de l'anglais. Elle ne savait pas dire pourquoi ce sentiment pressent l'habitait au point de la tirer du lit beaucoup trop tôt pour un jour de vacances, même pour elle. Diarmuid dormait encore, le jour pointait à peine, elle se tourna dans son lit dans l'espoir de retrouver un peu de sommeil. Mais Morphée ne semblait pas de son avis tout juste réussit-elle à somnoler une heure de plus avant de rendre les armes et de se lever, attrapant sans aucune once de remord un des rares sweat-shirt de son grand-frère, vestige du temps où il sortait côté moldu en pensant que Dom n'avait pas remarqué son manège. C'était qu'il faisait frais à cette heure là.

En parlant de Dom, il était aussi levé, plongé dans un rapport de stage sur lequel il prenait des notes afin de préparer son oral à venir. Comme elle, il travaillait sur un canapé. Le fabriquant de baguette dont le diplôme ne serait qu'une formalité à en croire tout le monde - sauf le concerné - leva les yeux sur elle et elle vint s'installer à ses côtés, lisant un parchemin laissé de côté. Les baguettes magiques, leur confection, était au programme de sixième année en botanique, c'était une manière comme une autre de prendre de l'avance... Mais c'était sans compter sur Cookie qui vint lui apporter de quoi les nourrir tous les deux. Ceci dit, elle avait faim...

Quelques heures plus tard, toujours enfouie dans le pull de Diarmuid, elle remplissait une petite valide pour quelques jours, sur ses épaules, un python dépassant le mètre s'était installé, sifflotant de temps en temps à son oreille. Sans réponse de Jeffrey, elle n'avait encore rien annulé de son séjour chez la brune. Elle avait normalement tout mis, sauf un maillot de bain qu'elle était en train de sortir de son bout d'armoire quand Dom entra par la porte laissée ouverte une enveloppe dans la main. "
Vous devez vous baigner?" Elle hocha la tête sans retenir une grimace. Aucun d'eux ne savait nager réellement. Le vêtement rejoignit la valise de manière négligée. "Jeffrey?" Demanda-t-elle. "Oui..." Fut la réponse en suspend du jeune homme qui avait reconnu le hibou livrant la missive et une lueur inquiète dans les yeux. La châtain le rassura du regard, tendant la main pour récupérer son courrier et le mettre gentiment dehors et refermer la porte sur lui.

Une fois seule, elle s'installa sur le bord du lit et ouvrit bien moins nerveusement la lettre que ce à quoi elle s'attendait. Et sa lecture fut bien plus apaisée aussi. Il semblait que la direction que cela prenait soit moins tendue. C'était peut être pour le mieux même si pour le moment ça lui semblait étrange. Tout comme la manière dont elle avait commencé sa réponse. Instinctivement elle avait inscrit 'Jeff' puis avait hésité à continuer, sa plume laissant une goutte d'encre un peu plus épaisse lors qu'elle se demandait si elle pouvait ou non laisser son surnom ou devait écrire son prénom en entier... Il signait Jeff après tout... Elle laissa ainsi, appliquant tout de même un buvard pour limiter les dégâts.


Jeff,

J'espère aussi que nous y parviendrons. Mais quelque part, même si c'est un peu étrange les premières fois je me dis qu'on devrait pouvoir y arriver. J'aimerais en tout cas qu'on réussisse.

Si tu veux oui je pourrais te raconter. La première est le 27 juillet dans les montagnes près de Lutty. J'ai hâte et en même temps j'ai toujours cette pointe de stress avant les courses. Pas encore mais je sais que ça viendra. C'est vrai que ça permet de passer le temps, la théorie ça va bien un temps mais... j'espère qu'on n'aura pas deux ans à attendre... Enfin si, avec la Trace on n'a pas le choix... Disons qu'il est possible que la loi change et que même si on ne peut pas faire de magie... Il faut espérer.

Je connais un peu mieux Orphéa mais il y a beaucoup de nos amis avec qui tu t'entends très bien, plus que moi pour certains, sans l'ombre d'un doute. J'aurais compris que tu veuilles y aller, d'où ma proposition de décliner si ça avait été le cas. Parce que je suis d'accord, ça m'aurait fait très bizarre. Ça sera peut-être mieux de se revoir tous les deux d'abord, sans la bande, non?

Profite bien de ta mère et de ta grand-mère alors. Et puis de ta semaine chez ton parrain, à chaque fois tu répètes à quel point il est cool. Et pour la surprise de ton père, si tu le veux bien, je serais contente d'en savoir un peu plus. Je dois aussi passer un peu de temps chez mes parents. J'appréhende pas mal à vrai dire.

C'est vrai que tu avais un stage qui se profilait aux Hébrides. J'espère que tu pourras y aller! Si tu peux tu m'en diras un peu sur ce que tu apprends sur les dragons? Je croise les doigts de la main droite (pour pouvoir finir ma lettre).

Oh! Et je suis chez Orphéa à partir de demain, le 3, jusque samedi. Je t'envoie Eithne, tu pourras lui dire de revenir chez Diarmuid et Domhall. Quoiqu'elle n'en fera qu'à sa tête de toute façon. Juste si je suis encore en Ecosse je ne suis pas sûre de pouvoir trouver assez de temps pour te répondre correctement. Mais quoiqu'il arrive je prendrais le temps à mon retour.

Ennis

Elle signait sa lettre quand elle entendit des rires qui provenaient du séjour. Enfin un plutôt. Celui de Diarmuid. Elle cacheta avec un peu de cire et y imprimait son sceau avant de rejoindre la pièce pour comprendre ce qu'il se passait. Domhall était absent et son grand-frère expliquait des pas de valse à Owen... Ce qui n'était pas concluant pour le moment. Elle appela Eithne pour lui confier sa lettre, soufflant le nom de Jeffrey à sa chouette qui partit dans la seconde qui suivit. "Arrête de rire!" Intima-t-elle alors à son frère sourire aux lèvres pour venir au secours de leur beau-frère. Enfin... Avant elle devait reposer Ophion dans son terrarium, il était passé de ses épaules à ses genoux et était maintenant sur ses deux bras, difficile de danser ainsi.

ISMI 1ère année - Vol sur balais - Courses - PeC inRP: 09/47-01/48 - Préfète inRP: 09/44-06/47 et 01/48-03/49

22 sept. 2022, 09:40
J'avais besoin de te le dire, alors je te l'écris  RP+   PV. JH 
Mercredi 3 Juillet 2047 - Nottingham (maison de Mrs Hunter)
En ce mercredi Jeffrey peinait à s'amuser de ses loisirs habituels. En effet l'adolescent n'arrêtait pas de se dire qu'il aurait normalement du retrouver nombre des amis de sa bande chez Orphea. Mais l'anglais s'était senti obligé de répondre par la négative à la Serpentard quelques jours plus tôt afin de laisser la place à Ennis. L'ainé des Hunter s'en voulait à lui-même de s'être ainsi sacrifié et mis de côté et commençait à se demander s'il avait pris la bonne décision. Mais le mal était fait et il ne restait plus qu'à essayer de s'occuper l'esprit jusqu'à dimanche, date de la fin du séjour chez Orphea pour ses amis.

Faisant preuve d'un niveau de concentration proche du néant, Jeffrey se rabattit sur le sport comme exutoire et sortit courir le long du Trent avant de revenir aux alentours du château en ruines par la grande montée qui y conduisait et d'ensuite redescendre vers son domicile. Il fit trois fois cette boucle en rentra trempé de sueurs mais content de s'être ainsi défoulé. Mais à son retour Jeffrey trouva une nouvelle lettre d'Ennis, apportée par Eithne. Comme d'habitude l'anglais commença par prendre soin du messager avant de lire le contenu du courrier.

Les échanges s'étaient apaisés entre eux, c'était indéniable. Et pourtant l'anglais ne comprit pas pourquoi il ressentait de la colère en lisant les mots de l'irlandaise. Hormis son séjour prévu chez ses parents le programme d'Ennis était formidable pour cet été et l'anglais en ressentait de l'injustice. Pourquoi lui devait être cantonné à domicile à manger des gâteaux et quelques jeux de sociétés tandis que celle qui l'avait largué menait la belle vie en enchaînant séjour avec des amis et vol sur balais ? Le Poufsouffle était frustré et se sentait doublement puni, même s'il culpabilisait de ressentir des choses aussi puériles. Sans compter qu'il était quand même très content de retrouver sa maman et sa grand-mère.

Ne parvenant pas à faire tarir sa colère envers la Gryffondor, Jeffrey froissa la lettre pour la loger dans la corbeille et laissa repartir Eithne. Il alla prendre sa douche en songeant qu'il répondrait plus tard à Ennis. Elle avait de toute façon autre chose à faire, entourée de tous ses amis.
Samedi 6 Juillet 2047 - Nottingham (maison de Mrs Hunter)
Quelques jours s'étaient passés depuis le dernier courrier envoyé par Ennis et Jeffrey n'y avait toujours pas répondu. Même si sa colère s'était mué en culpabilité l'adolescent n'arrivait toujours pas à prendre sa plume, trop peiné d'être ainsi à l'écart des amis de la bande. Et puis en constatant son absence de réponse son ex petite amie aurait pu être tentée de lui réécrire en sentant que quelque chose n'allait pas. Mais non, il n'avait rien reçu.

En ce samedi matin Jeffrey finit cependant par franchir le pas et décida de répondre enfin à la Gryffondor. Il ne voulait pas lui faire payer des mots qui étaient pourtant compatissants et ne pouvait pas ignorer non plus qu'elle laissait un grand vide dans son quotidien. Le Poufsouffle saisit donc sa plume pour répondre à ce qu'il se souvenait du courrier qui n'était plus en sa possession.
Salut Ennis,

Désolé pour ce retard dans ma réponse. J'espère que tu t'amuses bien avec tout le monde et que tu en profites. Passes le bonjour à tout le monde car j'imagine qu'à part moi personne ne manque à l'appel. En tout cas j'espère que ces quelques jours chez Orphea te feront du bien avant d'aller te coltiner tes parents ! J'imagine qu'ils vont revenir à la charge pour te marier avec Clement ou un truc comme ça...

Chez moi rien à signaler, je m'ennuie un peu je dois dire et tu me manques. Du coup je passe pas mal de temps dehors, souvent au bord de l'eau et j'intensifie mes entraînements en running et un peu de renforcement musculaire. Bref, je me défoule quoi. Je me sens comme un murlap en cage et le retour à Poudlard est encore très loin.

Pas de nouvelles des Hébrides sinon. J'espère que ce n'est pas mauvais signe.

Jeff
Une fois le courrier rédigé, Jeffrey le confia à Khéops pour qu'il s'envole aussitôt. Son hibou harfang n'avait pas eu de travail depuis quelques jours et semblait tout heureux de pouvoir se dégourdir les ailes avec un long trajet. Ce ne fut que quand son fidèle compagnon eut disparut à l'horizon que Jeffrey regretta que le contenu de sa lettre ne soit pas plus positif.

7 oct. 2022, 16:36
J'avais besoin de te le dire, alors je te l'écris  RP+   PV. JH 
SAMEDI 06 JUILLET
DRUMNADROCHIT

Depuis qu'elle avait envoyé sa lettre, Ennis n'avait pas reçu de réponse. Ceci dit, elle avait demandé à l'anglais de faire parvenir son courrier à Dublin, avec un peu de chance, sa chouette aurait été docile. Pourtant, quelques fois dans le séjour, elle avait pris quelques instants, seule pour écrire quelques mots sur un parchemin, en appui sur un livre. Ce n'était rien de très détaillé et elle hésitait franchement sur ce qu'elle allait ou non en faire.

Salut Jeff,

Mercredi 03. Je suis arrivée chez Orphéa et nous nous sommes installés. Nous ne sommes pas au complet, il manque Chems et Noah en plus de toi. Son cousin Tobias est là aussi, un Serdaigle qui va entrer en septième année, tu le connais peut-être, je sais que tu discutes avec beaucoup de monde.

Jeudi 04. Je ne reprends que tard ce soir, nous avons passé la journée en extérieur et Elowen a fait l'animation. Elle est totalement mon opposé et pourtant je la trouve attachante. Je ne sais juste pas toujours comment réagir.

Le vendredi, elle n'avait pas écrit. Pour dire quoi? Qu'ils avaient partagé un sacré moment de rigolade en cuisine? Que Bad, à moins que ce ne soit Elowen ou Oxy, à vrai dire, elle n'avait pas vu, avait mis de la farine absolument partout? Devait-elle vraiment écrire un compte-rendu à l'anglais? Non. Elle était assise dehors, pour prendre l'air seule un instant et n'avait même pas pris son rudiment de missive. Parler du feu de camp à venir... Devait-elle froisser son papier avec ces quelques lignes caché dans ses affaires? Les yeux rivés sur le paysage, elle entendit un battement d'ailes puis le bruit de serres sur la table d'extérieur. Khéops! L'irlandaise se leva d'un bond pour le débarrasser. Mince, il était venu jusque là et pas Dublin. "Désolée mon beau, il faudrait que tu rentres chez toi." Dit-elle en lui donnant un morceaux de cookie qu'elle avait en main pour le grignoter - vestige de la veille et sauvetage de l'estomac sans-fond que pouvait être Bad. Et tout juste le harfang envolé, Maddie était venu la trouver. Qu'avait-elle vu au juste?

S'en était suivi un moment peu agréable parce que cela l'obligeait à se livrer, mais une discussion nécessaire de toute évidence. La châtain n'avait plus qu'à espérer que sa relation avec la blonde ne pâtirait pas trop de tout ça, sinon il faudrait définitivement qu'elle remette en question sa place au milieu d'amis autant que de personnes qui ne désiraient pas sa présence. Ennis n'avait lu la lettre de Jeffrey que plus tard, avant de partir pour la nuit à la belle étoile. Courrier et amorce de réponse avaient rejoint le fond de son sac. Elle ne les ressorti qu'une fois de retour chez ses frères le lendemain.



DIMANCHE 07 JUILLET 2047
APPARTEMENT O'BELT/LOCKE - DUBLIN

C'était Diarmuid - Merlin merci! - qui était venu la récupérer chez les Cooper. Autant dire que l'ambiance avait été tout autre que lorsque son père Briac l'avait déposée. En rentrant, son frère avait posé son sac sur son lit avant de la laisser et Ennis, plutôt que de vider sa valise pour confier à Cookie ce qui avait besoin d'être lavé, avait demandé à ce dernier d'attendre qu'elle aille elle-même tout lui déposer dans la salle de bain, invoquant un besoin de repos. Il n'en était rien même si elle devait avouer être quelque peu fatiguée, rien d'insurmontable, une bonne nuit et elle n'y verrait plus rien. Non, elle voulait répondre à Jeffrey et pour cela, elle devait retrouver la lettre qu'il lui avait écrit. C'était diablement court et... était-ce de l'amertume?

Salut Jeff,

Je suis navrée. Je t'avais écris quelques mots pendant mon séjour chez Orphéa, mais je n'ai pas pu te l'envoyer car je ne l'avais pas quand Kheops m'a trouvée. Je ne sais pas s'il a attendu que je sois seule ou pas mais... Je suppose qu'il est aussi prévenant que toi. Je n'avais d'ailleurs qu'un bout de cookie - sans chocolat - pour lui à ce moment là. Il est reparti avec dans le bec, mais je crois que c'était plus pour ne pas me vexer, je ne suis pas sûre qu'il l'ait vraiment mangé.

C'était juste quelques mots car je n'avais pas beaucoup de moment pour t'écrire. Pour te répondre, Chems et Noah n'était pas là non plus mais il y avait Tobias, le cousin d'Orphéa, Serdaigle qui va entrer en septième année. Tu dois le connais peut-être toi qui parle avec beaucoup de monde! Vous manquiez tous les trois. Tu as manqué à Maddie je pense, et à moi aussi. C'était la bande, mais pas totalement.

Le séjour c'est bien passé dans l'ensemble. Elo est toujours aussi attachante même si je ne sais pas toujours comment réagir, on est si différente l'une de l'autre. Mais ça m'oblige à voir les choses autrement, je suppose que je dois en avoir besoin. J'ai pu discuter avec Maddie. C'était un peu étrange mais je crois qu'il fallait qu'on parle toutes les deux.

Je préfère ne pas trop penser à ce que mes parents ont prévu, enfin mon père surtout, ma mère ne va pas mieux il paraît. Il y a un repas avec des amis à eux, Domhall sera présent à ce moment là. Je rentrerais avec lui le soir et nous devons retrouver Père deux jours après pour les procès. Je dois avouer que je n'en ai pas très envie. Mais je le dois, alors je vais m'y plier.

Je suis désolée que tu te sentes aussi enfermée. Je sais ce que c'est que de ne pas pouvoir bouger des vacances. C'est le premier été où je suis en dehors de chez mes parents, à cause de la dispute d'août. Avant je restais toujours dans le domaine de Letterkenny ou bien je devais accompagner ma mère à sa boutique. J'aimerais pouvoir t'aider mais je ne sais pas si je suis la mieux placée.

Ne perds pas espoir pour les Hébrides, ils doivent avoir beaucoup de visite l'été non? Le délai de réponse aux courriers est certainement plus long.

Ennis

Elle avait ensuite cacheté la lettre sans la relire pour ne pas être tentée de modifier quoique ce soit puis avait défait sa valise. Ses vêtements déposés dans la salle de bain, elle avait été trouver Eithne qui s'était envolée à nuit tombante.


@Maddie Joy
Mots soulignés pour Au fil des mots

ISMI 1ère année - Vol sur balais - Courses - PeC inRP: 09/47-01/48 - Préfète inRP: 09/44-06/47 et 01/48-03/49

10 oct. 2022, 00:31
J'avais besoin de te le dire, alors je te l'écris  RP+   PV. JH 
Lundi 8 Juillet 2047 - Nottingham (maison de Mrs Hunter)
Une nouvelle fois Jeffrey fut réveillé de bonne heure par l'arrivée d'une chouette. Cette fois-ci ce fut celle d'Ennis qui apportait la lettre. L'adolescent grogna en entendant les coups de bec sur sa vitre. Il sentait qu'il n'allait pas tenir ce rythme indéfiniment et commencer par espacer les courriers. A quoi bon être en vacances si c'était pour ne pas parvenir à faire la grasse matinée ? Toutefois la curiosité eut raison de sa grogne et l'anglais se leva avec l'envie de savoir ce qu'avait bien pu lui répondre son ex petite amie. Et puis il avait aussi hâte de savoir comment ça se passait pour la bande chez Orphéa.

Une fois levé Jeffrey ouvrit sa fenêtre pour faire entrer le volatile avant qu'il n'attire l'attention du voisinage. Comme à son habitude Jeffrey privilégia l'accueil du messager et proposa du Miamhibou et de l'eau. Pendant qu'Eithne reprenait des forces, le grand brun ouvrit la lettre fébrilement. Il passa rapidement le premier paragraphe pour avoir des nouvelles de la bande et fut presque rassuré de constater qu'il n'était pas le seul à manquer à l'appel. Chems et Noah n'était pas là et Jeffrey se dit qu'il faudrait qu'il écrive bientôt à son meilleur ami pour savoir si tout allait bien pour lui.

L'anglais tilta ensuite en voyant écrit le prénom de Maddie et il se demandait bien ce que les deux préfètes avaient pu se raconter. Avaient elles eu une prise de bec ? Visiblement ça n'avait pas été le cas mais Jeffrey se demandait ce qu'Ennis voulait dire par le contenu étrange de leur discussion. Son esprit était tellement accaparé par cette information qu'il parcourut le reste du courrier avec un regard plus distrait. Il compatissait cependant au fait que l'irlandaise doive aller à un procès pendant ses vacances. Il nota également qu'Ennis avait souhaité ne pas rebondir sur sa pique à propos de Clément. Soit elle avait trouvé ça déplacé, soit il avait visé juste...

Constatant que cette lettre ne lui avait apporté aucun réconfort et lui avait même soulevé des questions peu agréables, Jeffrey décida de ne pas écrire de réponse à Ennis. Et puis à quoi cela rimait il de discuter comme si tout était normal ? L'ainé des Hunter ressentait progressivement le besoin de se "désintoxiquer" de son ex petite amie. Aussi, après avoir laissé repartir Eithne les serres vides et reposée, le garçon culpabilisa. Il savait que c'était impoli de sa part et ignorait comment Ennis allait réagir à cela alors même qu'elle faisait tout pour se montrer agréable avec lui. Mais ce n'était pas ce que voulait Jeffrey. Lui voulait simplement que tout redevienne comme avant.

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