Pater.s Familia PV- L.B.

@Leta Blackbirds
Comme les branches d'un arbre nous avons grandi dans de différentes directions, mais nos racines ne font qu'un.
-Inconnu
24 août 2047
20h45


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Alors même que je regarde mon hibou s'éloigner, portant ma lettre vers Lumah, j'entends ma mère m'appeler. Elle dit qu'ils sont arrivés. De qui parle-t-elle? Je ne savais pas que nous recevions ce soir. Moi qui pensais justement que nous n'avions rien fait pour rendre le dernier vrai jour de Papa ici plus heureux, je me suis sans doute trompé. Je change rapidement mes vêtements, optant pour une chemise blanche à la place du large tee-shirt que je portais quelques instants plus tôt. Je recoiffe en vitesse mes cheveux, tentant de les rendre un peu plus ordonnés, puis je me dépêche de descendre les escaliers et de rejoindre le hall d'entrée de la maison puisque c'est de là-bas que semblent venir les voix.

Mère aurait pu me prévenir tout de même, que nous recevions. Je suis un peu pris au dépourvu. Je sens mon corps se raidir lorsque je vois la famille Blackbirds dans l'entrée. Je sais à quel point mes parents tiennent à garder la tête haute devant ma cousine et ses parents, je sais donc aussi que je devrais être irréprochable ce soir. Ma mère a beaucoup souffert de ne pas mieux connaître sa soeur Louka, alors maintenant lorsque nous nous voyons, elle cherche à donner l'image de la grande soeur qu'elle aurait du être: forte et digne de confiance, quelqu'un sur qui on peut se reposer. Mais aujourd'hui c'est plutôt l'inverse, c'est elle qui a besoin de quelqu'un à qui se raccrocher et qui la soutienne puisque mon père ne peut plus tenir ce rôle. C'est un peu bizarre. Même si j'en veux énormément à ma mère pour diverses raisons, j'espère qu'elle trouvera chez sa soeur le réconfort qu'elle recherche. Je lui en veux trop pour le lui apporter, mais ce n'est pas pour ça que je veux qu'elle se sente seule, je l'ai assez été pour savoir à quel point c'est horrible.

Je me positionne rapidement aux côtés de mes parents et de ma soeur, bien droit, avant de saluer nos invités.

-Ma tante, mon oncle, je suis ravi de vous voir et de vous compter parmi nous pour le repas de ce soir.

J'adopte un ton un peu plus détendu et un sourire moins crispé lorsque je m'adresse ensuite à Leta, je la connais un peu mieux alors j'ai moins peur de faire un faux pas.

-Bonjour Leta, comment vas-tu?

Voyant que nos parents respectifs semblent discuter les uns avec les autres, je me permet de me rapprocher d'elle et de lui parler sur un ton plus bas et moins conventionnel, un peu gêné.

-Je dois avouer que je suis content de te voir ici, je me sentais un peu seul.

Je ne mens pas. La présence de Leta a quelque chose d'apaisant. Elle est calme et ne parle pas beaucoup, mais lorsqu'elle le fait elle sait trouver les bons mots. Finalement je pense que c'est une bonne chose qu'ils soient là, que ce soit pour chacun d'entre nous: moi, Mère, Papa et Elisabeth. Ca va tous nous faire du bien de voir d'autres gens.

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Kristy Clifford
-Mère


Kristy était un peu stressée. Cette dernière soirée devait être parfaite. Après elle, il n'y aurait plus de seconde chance de bien faire car c'est le lendemain que Louis partirait à l'hôpital. Elle lui devait bien ça, un bon souvenir en plus, après tout ce qu'il avait fait pour elle. Alors, elle avait invité leur famille. A défaut de celle de son mari qui n'a pas souhaité faire le déplacement, elle avait la sienne, bienveillante et disponible. Il avait suffit d'un hibou d'invitation à sa soeur la veille au matin pour que cette dernière lui confirme qu'ils seraient présents ce soir. Et elle n'avait pas menti. Louka, son mari Azur et sa fille Leta étaient bien chez elle.

Kristy était touchée, plus qu'elle ne l'aurait jamais avoué. En voyant sa soeur dans son hall d'entrée, elle ne pu s'empêcher de penser qu'elle aussi aurait dû être présente lorsque Louka avait besoin d'elle. Et se réfugier derrière le fait que ses parents l'ont volontairement éloignés de sa soeur n'était qu'une mauvaise excuse. Surtout pour la femme qui a toute sa vie essayé d'apprendre à ses enfants que tout est une question de volonté. Pendant que leurs maris se saluèrent d'une poignée de main, elle, elle serra Louka dans ses bras, cherchant à trouver du réconfort dans cette étreinte.

Elle voulait pleurer et crier. Pourquoi tout cela lui arrivait-il à elle? Un héritier qui s'entiche d'une sans-statut, un mari dont la vie ne tient plus qu'à un fil, quelle était la prochaine étape? Tout ce qu'elle tentait de construire tombait progressivement en ruine sans qu'elle ne puisse rien y faire. Elle était impuissante et détestait ce sentiment. Les autres Clifford avant elle avait réussi à maintenir la lignée selon les valeurs de la famille, dans l'ordre, l'abondance et la pureté de sang, alors pourquoi avait-elle la sensation d'échouer. Contrairement à ses prédécesseurs elle ne contrôlait rien, la famille lui échappait complétement.

Retenant ses larmes, elle passa son bras en dessous de celui de son mari qui la regardait d'un air rassurant comme cherchant à dire "Tout va bien, je suis là". Et que se passera-t-il lorsqu'il ne sera plus là? C'était bien la question qui la travaillait. Cependant elle se ressaisit vite et pour faire bonne figure offrit un sourire confiant à ses invités.

-Je vous propose d'aller nous installer dans la salle à manger, il y a quelques amuses-bouches sur la table. N'hésitez pas à demander ce que vous voulez boire à l'Elfe de maison, elle se débrouillera pour vous apporter ce que vous désirez, elle est là pour ça! Suivez-moi.

Elle guida donc ses convives, espérant que tout serait à leur convenance.

J'espère de tout coeur que ça te plaira, n'hésite pas à me dire si certaines choses ne conviennent pas.
Sur ce post je me suis pas mal concentré sur le ressenti de la mère d'Antonn, je pense faire la même chose avec son père sur le prochain. (tout en gardant celui d'Antonn en premier comme au début)

6ème année RP; Batteur des Crochets d'Argent depuis la rentrée 2047; Préfet inRP à compter du 1er mai 2048 et durant l’année scolaire 2048-2049.
Couleur de dialogue #134f5c

Pater.s Familia PV- L.B.
Leta - IH

Il fait nuit, ou presque, la lune dépasse déjà certaines habitations du centre de Godric's Hollow tandis que seules des traces orangées témoignent du passage du soleil. Je contemple ce spectacle quotidien qui ne cesse de m'émerveiller, *C'est beau tout de même, comme si la nuit et le jour n'avaient le droit de coexister seulement à cet instant précis*. Je marche à côté de Maman et de Papa, Pluton lui est resté à la maison en compagnie des elfes de maison et de Line. L'on se dirige vers les quartiers de la famille Clifford. Chez mon cousin donc. Maman m'a très vite expliqué la situation : "Ils ont besoin de nous parler" m'a-t-elle dit, je me doute qu'elle a fait exprès de ne pas tout me dire mais je demanderai à Antonn quand j'y serai, j'espère qu'il n'y a rien de grave.

Papa est bien habillé comme tout le temps, il porte sur ses épaules la réputation des Blackbirds dit-il en permanence pour me dissuader de faire la moindre chose qui puisse atteindre l'honneur de notre famille. Maman a choisi une tenue plus simple, moins colorée que d'habitude. Son visage est triste, elle ne sait pas faire semblant, c'est drôle à dire vu que c'est justement elle qui m'a apprit à me servir des Masques. Nous arrivons, nous arrivons et je sens déjà que quelque chose ne va pas. Où est passée mon insouciance d'avant...
Maman

La lettre qu'elle avait reçu était simple, directe. Sa soeur lui avait demandé la veille de venir ce soir. Elle n'avait pas précisé pourquoi mais Louka avait sentit une urgence dans cette demande, comme si une chose terrible pouvait survenir. Elle espérait vraiment se tromper, mais le sang avait parfois le pouvoir de pressentir les choses... Elle n'avait donc pas hésité, les fantômes de son passé étaient derrière et l'abandon de ses parents n'était absolument pas de la faute de Kristy. Il fallait être là pour la seule soeur qu'elle n'ait jamais eu.

En entrant sur le pas de porte des Clifford, son coeur se serra, Kristy était indéniablement triste, son neveu paraissait désemparé et son beau-frère avait la tête de quelqu'un de résigné. Non, cela ne présageait vraiment rien de bon.

Elle sourit à sa soeur, salue Louis, Antonn puis vient instinctivement serrer Louka contre elle. Qu'est-ce qu'une famille si l'on ne laisse pas tomber les masques quelques fois...
Leta - IH

Antonn s'adresse à moi, je le sens pas très à l'aise, c'est vrai que l'on ne s'est pas vu beaucoup de fois (je repense sûrement trop de fois à la scène de colère de Papa, ça avait du les marquer). Quoiqu'il en soit je souris à mon cousin pour le rassurer un peu : je ne suis pas venue le manger tout cru.

Moi aussi je suis contente que tu sois là, sinon j'aurai peut-être demandé à rester à la Demeure. J'ai l'impression que l'ambiance est... délicate, il ne faut pas que je gaffe, si ça se trouve je risque de le froisser. Comment tu vas depuis la dernière fois ? Tu as pu travailler des cours pendant l'été ? Rien de mieux que de discuter de la pluie et du beau temps pour commencer.

Je suis alors discrètement les adultes, sans perdre une miette de ce que me répond Antonn, pour aller manger un bout.
Papa

Azur ne se sentait pas vraiment à sa place. À vrai dire, bien qu'il aimait les Clifford, l'imprévu lui allait mal et cette soirée était tout sauf prévue. Il avait bien évidemment revêtu son visage d'un air impassible et n'avait pas manqué de poliment remercier ses hôtes pour leur accueil. Il entre dans la salle à manger et demande à l'elfe de maison un rafraichissant. Azur a gardé en mémoire sa scène de l'an dernier et il ne montre aucune gène. Il est juste ailleurs, sans savoir ce qu'il fait vraiment ici.

Comment allez-vous ? demande-t-il à Louis en prenant une gorgé de sa boisson.

Azur a la posture de quelqu'un qui se met en retrait pour mieux observer ce qu'il se passe autour de lui : ses sens lui affirment que la pêche aux informations va être bonne.

FSCM - 19 ans - Fille de papier.