Le calme après la tempête
MERCREDI 4 SEPTEMBRE 2047, AU MATIN
Avec @Kate Hunter
Avec @Kate Hunter
< Précédemment, dans un couloir.
Orla parvint à la cour pavée en peu de temps. Sur le chemin, même si elle savait que c'était peine perdue, elle avait encore essayé d'articuler quelques mots. Comment pouvait-on se débarrasser d'un Silencio ? Orla se doutait bien que Finite Incantatem était le contre-sort à la majorité des sortilèges, mais elle n'osait pas aller voir quelqu'un qu'elle ne connaissait pas et faire des signes approximatifs pour lui faire comprendre qu'elle avait perdu sa voix. Si elle avait pu rester avec Jeffrey, elle lui aurait sûrement demandé, mais Jeffrey avait disparu dans la foule et elle ne le croiserait pas avant longtemps. Non, mieux valait attendre que cela passe, ce n'était pas un sortilège très puissant après tout... n'est-ce pas ?
Ça lui faisait tout drôle de ne pas pouvoir parler. Même seule, il lui arrivait souvent de se parler à mi-voix, décrivant ses diverses actions. Cela lui permettait de se concentrer et de mieux s'ancrer dans la réalité. Elle était maintenant réduite à ruminer ses pensées. Heureusement qu'elle avait prévu une activité qui occupait son esprit tout entier, autrement elle n'aurait pas donné cher de son ennui.
Orla hésita un temps avant de s'asseoir sur le rebord de la fontaine, près des branchages, le plus loin possible de l'arche. Pour peut-être la première fois de sa vie, Orla n'avait pas envie d'attirer l'attention. Elle ne savait pas comment communiquer autrement qu'en parlant à tue-tête, et elle se serait trouvée bien embarrassée de regarder quelqu'un dans le blanc des yeux en expliquant tant bien que mal son état. Il n'y avait pas beaucoup de monde dans la cour ce matin-là, ce qui lui ôta toute inquiétude.
Elle sortit de la poche de sa cape son nécessaire de broderie, afin de poursuivre son projet en cours : elle essayait depuis quelques jours de faire un blaireau, mais s'était mélangé les pinceaux – ou plutôt les aiguilles – et avait choisi un fil violet plutôt que noir, de sorte que l'animal ressemblait davantage à un boursouflet qu'à un blaireau. Ou plutôt un crapaud ?
Quoi qu'il en soit, elle se mit au travail, apaisée par les clapotis de l'eau et la brise dans ses cheveux.
Le calme après la tempête
J'errais dans le château sans trop savoir que faire. L'année venait à peine de commencer et on avait malheureusement très peu de révisions à faire. Autrement dit on avait de quoi s'ennuyer. Je partis donc de la salle commune en traînant les pieds et en analysant un à un les tableaux ornant les couloirs jusqu'au Hall d'entrée. Je commençais ma troisième année à Poudlard mais j'avais toujours cette impression de découvrir un peu plus du château à chaque fois. C'est après avoir décrété que cette activité ne plaisait pas forcément aux personnes siégeant au sein des tableaux que je me décidais à prendre l'air.
C'est ainsi que je m'étais retrouvée dans la Cour de la tour de l'horloge. Le lieu était étrangement calme. Sans doute que les nouveaux n'avaient pas encore pris l'habitude d'investir l'endroit.
Je vis dans un coin de la Cour, une jeune Poufsouffle qui semblait plongée dans une activité. En m'approchant un peu plus, je vis qu'elle s'attelait plus précisément à de la couture. Il me semblait qu'elle voulait représenter quelque chose. J'hésitais à l'apostropher car la situation actuelle me rappelait ma mésaventure d'il y a quelques mois avec Canelle. Même lieu, même place mais une personne différente. J'avais appris qu'il ne fallait parfois pas déranger les gens même quand on pensait bien faire.
Mais la curiosité était ma marque de fabrique. Elle s'imposait sans le vouloir. Peut-être étais-je au fond de moi un croissement de blairelle et de fouine ? J'optais donc pour une approche plutôt discrète.
_ Coucou... Je veux surtout pas te déranger... mais c'est vraiment beau... ça va être quoi au final ?
N'hésite pas si quelques chose ne va pas Orla
C'est ainsi que je m'étais retrouvée dans la Cour de la tour de l'horloge. Le lieu était étrangement calme. Sans doute que les nouveaux n'avaient pas encore pris l'habitude d'investir l'endroit.
Je vis dans un coin de la Cour, une jeune Poufsouffle qui semblait plongée dans une activité. En m'approchant un peu plus, je vis qu'elle s'attelait plus précisément à de la couture. Il me semblait qu'elle voulait représenter quelque chose. J'hésitais à l'apostropher car la situation actuelle me rappelait ma mésaventure d'il y a quelques mois avec Canelle. Même lieu, même place mais une personne différente. J'avais appris qu'il ne fallait parfois pas déranger les gens même quand on pensait bien faire.
Mais la curiosité était ma marque de fabrique. Elle s'imposait sans le vouloir. Peut-être étais-je au fond de moi un croissement de blairelle et de fouine ? J'optais donc pour une approche plutôt discrète.
_ Coucou... Je veux surtout pas te déranger... mais c'est vraiment beau... ça va être quoi au final ?
N'hésite pas si quelques chose ne va pas Orla
Le calme après la tempête
Orla était toute entière absorbée par son activité, de sorte que lorsqu'elle entendit une voix l'apostropher, elle sursauta et se piqua le doigt avec son aiguille. « Merde ! », pensa-t-elle – si elle n'avait pas été muette, elle aurait été beaucoup plus volubile que cela. Elle porta aussitôt son pouce à la bouche pour en sucer le sang, et leva la tête vers la personne qui était à présent devant elle.
La première chose qu'Orla remarqua, ce fut la fine silhouette de la jeune fille. Elle semblait un peu plus grande qu'elle, et avait de beaux cheveux noirs de jais. Orla se dit qu'elle ferait une excellente modèle pour ses robes – ou plutôt, les immenses sacs doublés qu'elle fabriquait et qu'elle appelait robes. Cette année encore, elle n'avait pas pu apporter son mannequin de couture dans sa valise pour Poudlard – ce n'était pas faute d'avoir essayé. Elle ne pouvait donc plus s'entraîner avec des mesures précises. Peut-être qu'elle pourrait lui demander si elle pourrait la laisser la mesurer ?
Orla voulut ouvrir la bouche, puis se rendit compte de deux choses : 1) Elle fixait la jeune fille depuis bien trop longtemps pour que cela paraisse naturel, et 2) Elle était muette. Orla ouvrit de grands yeux et commença à hocher la tête machinalement. Oh non, comment lui faire comprendre qu'elle ne pouvait pas parler sans qu'elle la prenne pour une folle ?
Orla grimaça. Dieu que ce moment était gênant : plus elle laissait s'étirer le temps entre la question de la jeune fille et sa propre réponse, plus elle était dans l'embarras. Après avoir pris une grande inspiration, elle désigna sa gorge, puis fit une croix avec ses bras. Elle répéta cette série de gestes plusieurs fois en faisant les gros yeux et en espérant de tout son cœur que la jeune fille comprendrait le message. L'avenir de ses sacs – de ses robes, était en jeu !
La première chose qu'Orla remarqua, ce fut la fine silhouette de la jeune fille. Elle semblait un peu plus grande qu'elle, et avait de beaux cheveux noirs de jais. Orla se dit qu'elle ferait une excellente modèle pour ses robes – ou plutôt, les immenses sacs doublés qu'elle fabriquait et qu'elle appelait robes. Cette année encore, elle n'avait pas pu apporter son mannequin de couture dans sa valise pour Poudlard – ce n'était pas faute d'avoir essayé. Elle ne pouvait donc plus s'entraîner avec des mesures précises. Peut-être qu'elle pourrait lui demander si elle pourrait la laisser la mesurer ?
Orla voulut ouvrir la bouche, puis se rendit compte de deux choses : 1) Elle fixait la jeune fille depuis bien trop longtemps pour que cela paraisse naturel, et 2) Elle était muette. Orla ouvrit de grands yeux et commença à hocher la tête machinalement. Oh non, comment lui faire comprendre qu'elle ne pouvait pas parler sans qu'elle la prenne pour une folle ?
Orla grimaça. Dieu que ce moment était gênant : plus elle laissait s'étirer le temps entre la question de la jeune fille et sa propre réponse, plus elle était dans l'embarras. Après avoir pris une grande inspiration, elle désigna sa gorge, puis fit une croix avec ses bras. Elle répéta cette série de gestes plusieurs fois en faisant les gros yeux et en espérant de tout son cœur que la jeune fille comprendrait le message. L'avenir de ses sacs – de ses robes, était en jeu !
Le calme après la tempête
Ma question était posée. Elle l'avait entendue, j'en étais certaine car elle avait sursautée. Je crois même que à cause de moi elle s'était piqué le doigt. Mais elle n'avait pas prononcé un seul mot. Même pas un traditionnel aïe de douleur. Au lieu de cela elle me fixait avec attention. J'allais m'excuser pour l'avoir dérangée de manière si brutale mais je m'attendais à sa manière de me regarder que des mots soient sur le point de franchir la barrière de ses lèvres. Mais ce ne fût pas le cas. Je détaillais ma tenue de la tête aux pieds dans l'espoir de comprendre. Me connaissant j'aurais pu être capable d'avoir oublié de mettre ma tenue dans le bon sens ou de ne pas sortir en pyjama. Mais rien ne me sembla anormal. * Ha bah encore une personne qui veut pas de moi dans les parages sûrement * pensais-je.
Je m'apprêtais à m'excuser et à abandonner toute tentative de discussion pour ne pas envenimer une relation de plus. Mais c'est alors qu'elle se mit à faire des mouvements étranges. Elle semblait très agitée. Elle montrait sa gorge et puis finissait par faire une croix avec ses mains. Elle avait visiblement un problème avec sa gorge.
_ Heu... de l'eau ? Tu veux de l'eau ? proposais-je par instinct.
Ma question me parut bête car en plus de ne pas avoir de bouteille d'eau sous la main, je discernais clairement que la fille ne semblait pas être en train de s'étouffer. Je me remis très vite à réfléchir. Ne faisait-elle pas des mouvements de croix?... Elle ne pouvait ou ne devait pas parler ! En analysant bien la situation je remarquais qu'elle essayait tout de même d'ouvrir en vain sa bouche. Cela combiné au fait qu'elle n'avait pas eût de cri de douleur lorsqu'elle s'était blessée avec les aiguilles, je venais enfin de comprendre : elle était muette.
_ Ha... ok ! Désolé... pas de voix c'est ça ?
Il faut dire que je mettais un peu de temps pour comprendre les choses, aussi simples soient-elles. Je m'étonnais surtout de découvrir qu'elle n'était pas douée de paroles. J'aurais juré avoir déjà vu cette fille à la table des Poufsouffle parler l'année précédente... peut-être avait-elle eût un récent accident. Vraisemblablement elle ne pouvait pas me raconter cela.
_ Désolé de t'avoir fait peur. Je peux t'aider en quelque chose peut-être? proposais-je.
J'aurais dû me balader avec tout mon nécessaire à parchemin ça aurait été plus simple.
Je m'apprêtais à m'excuser et à abandonner toute tentative de discussion pour ne pas envenimer une relation de plus. Mais c'est alors qu'elle se mit à faire des mouvements étranges. Elle semblait très agitée. Elle montrait sa gorge et puis finissait par faire une croix avec ses mains. Elle avait visiblement un problème avec sa gorge.
_ Heu... de l'eau ? Tu veux de l'eau ? proposais-je par instinct.
Ma question me parut bête car en plus de ne pas avoir de bouteille d'eau sous la main, je discernais clairement que la fille ne semblait pas être en train de s'étouffer. Je me remis très vite à réfléchir. Ne faisait-elle pas des mouvements de croix?... Elle ne pouvait ou ne devait pas parler ! En analysant bien la situation je remarquais qu'elle essayait tout de même d'ouvrir en vain sa bouche. Cela combiné au fait qu'elle n'avait pas eût de cri de douleur lorsqu'elle s'était blessée avec les aiguilles, je venais enfin de comprendre : elle était muette.
_ Ha... ok ! Désolé... pas de voix c'est ça ?
Il faut dire que je mettais un peu de temps pour comprendre les choses, aussi simples soient-elles. Je m'étonnais surtout de découvrir qu'elle n'était pas douée de paroles. J'aurais juré avoir déjà vu cette fille à la table des Poufsouffle parler l'année précédente... peut-être avait-elle eût un récent accident. Vraisemblablement elle ne pouvait pas me raconter cela.
_ Désolé de t'avoir fait peur. Je peux t'aider en quelque chose peut-être? proposais-je.
J'aurais dû me balader avec tout mon nécessaire à parchemin ça aurait été plus simple.
Le calme après la tempête
– Heu... de l'eau ? Tu veux de l'eau ?, proposa la jeune fille.
Orla hocha la tête négativement. Non, non ! Elle continua de répéter ses mouvements, comme un robot dysfonctionnel, parce qu'elle ne savait pas quoi faire d'autre. Enfin, sa camarade comprit, et Orla soupira de soulagement avant d'acquiescer avec un petit sourire. Une bonne chose de faite ! Peut-être avait-elle un don pour communiquer avec des signes, finalement ?
La jeune fille était non seulement parfaite pour porter les vêtements d'Orla, elle était aussi bienveillante, puisqu'en bonne Poufsouffle, elle proposa de l'aider. Orla réfléchit un temps. À part le Finite Incantatem, elle ne voyait pas vraiment ce qu'elle pourrait faire. Et puis, maintenant qu'elle était fixée sur son idée de casting de mannequinat improvisé, elle n'allait pas en démordre, quitte à supporter ce sortilège encore quelques temps !

Mais d'abord, il fallait que sa camarade accepte de rester avec elle. Elle avait l'air d'être un peu plus âgée qu'elle, Orla ne savait donc pas si elle pourrait rester ou si elle avait cours à ce moment-là. « Bon, qui ne tente rien n'a rien ! », pensa Orla. Elle tapota la place à côté d'elle, avec un sourire qu'elle s'efforça de ne pas rendre terrifiant. Ce geste mêlé à ce sourire pourrait dans n'importe quelle autre situation faire fuir n'importe qui de sensé – sa tante disait souvent « Inconnu ? Défendu ! –, mais Orla était petite et en tout point inoffensive, il n'y avait donc à priori pas de risque que la jeune fille s'en aille... si ?
En attendant la réaction de sa camarade, Orla fouilla dans ses poches pour voir si elle n'aurait pas son carnet sur elle. Manque de chance, elle n'avait rien ! Elle chercha un moyen de faire comprendre son projet à la jeune fille... puis, illumination ! Elle sortit le ruban à mesurer doré qu'elle avait toujours autour du cou et le montra à la jeune fille. Si elle ne la fuyait pas après tout ce manège, c'est qu'elle avait du cran !
Orla hocha la tête négativement. Non, non ! Elle continua de répéter ses mouvements, comme un robot dysfonctionnel, parce qu'elle ne savait pas quoi faire d'autre. Enfin, sa camarade comprit, et Orla soupira de soulagement avant d'acquiescer avec un petit sourire. Une bonne chose de faite ! Peut-être avait-elle un don pour communiquer avec des signes, finalement ?
La jeune fille était non seulement parfaite pour porter les vêtements d'Orla, elle était aussi bienveillante, puisqu'en bonne Poufsouffle, elle proposa de l'aider. Orla réfléchit un temps. À part le Finite Incantatem, elle ne voyait pas vraiment ce qu'elle pourrait faire. Et puis, maintenant qu'elle était fixée sur son idée de casting de mannequinat improvisé, elle n'allait pas en démordre, quitte à supporter ce sortilège encore quelques temps !

Mais d'abord, il fallait que sa camarade accepte de rester avec elle. Elle avait l'air d'être un peu plus âgée qu'elle, Orla ne savait donc pas si elle pourrait rester ou si elle avait cours à ce moment-là. « Bon, qui ne tente rien n'a rien ! », pensa Orla. Elle tapota la place à côté d'elle, avec un sourire qu'elle s'efforça de ne pas rendre terrifiant. Ce geste mêlé à ce sourire pourrait dans n'importe quelle autre situation faire fuir n'importe qui de sensé – sa tante disait souvent « Inconnu ? Défendu ! –, mais Orla était petite et en tout point inoffensive, il n'y avait donc à priori pas de risque que la jeune fille s'en aille... si ?
En attendant la réaction de sa camarade, Orla fouilla dans ses poches pour voir si elle n'aurait pas son carnet sur elle. Manque de chance, elle n'avait rien ! Elle chercha un moyen de faire comprendre son projet à la jeune fille... puis, illumination ! Elle sortit le ruban à mesurer doré qu'elle avait toujours autour du cou et le montra à la jeune fille. Si elle ne la fuyait pas après tout ce manège, c'est qu'elle avait du cran !
Dernière modification par Orla LeFer le 13 déc. 2022, 21:16, modifié 1 fois.
Le calme après la tempête
Je me demandais intérieurement si elle resterait muette éternellement ou si ce n'était que de passage. Mais c'était une question que je préférais éviter pour ne pas la perturber. Dans tout les cas, la jeune Poufsouffle avait l'air de tout sauf paniquée. Le plus étonnant c'est qu'elle semblait même en confiance. À ma question, elle se mit à tapoter la place à ses côtés : elle me demandais de m'asseoir.
Je jaugeais la situation. Une fille plus jeune, sans voix, que je ne connaissais pas me demandais de m'asseoir à côté d'elle. * J'avais pensé que elle allait secouer la tête pour dire non à ma question * me fis-je la remarque intérieurement. Je n'avais absolument pas prévu cette situation. Ma curiosité venait d'être piqué à vif : en quoi allais je lui être utile ? La seule solution pour le savoir était de m'asseoir. C'est donc ce que je fis dans un silence presque religieux soulignant mon désarroi et ma sympathie devant le silence de la jeune fille.
Une fois assisse, je la regardais s'activer dans tout les sens. Elle cherchait. Quoi je ne savais pas mais elle cherchait. Cela me laissa le temps pour jeter un œil à son travail déjà commencé et à tout son attirail. Elle semblait exceller en couture et s'y connaître si ma déduction ne me jouait pas des tours.
Enfin, sourire triomphal au lèvre je vis la jeune Poufsouffle brandir un long ruban doré gradué. * Ok... elle a besoin d'aide pour prendre une mesure...* compris je. La question restait de quoi. * Un truc long si elle a besoin de moi *. Mais bon il suffisait qu'elle me fixe le point de départ sur le support voulu et je finirais bien par savoir ! C'est donc en ce sens que je répondis :
_ Pas de soucis pour la mesure ! Si il faut tenir et pas bouger pour que tu puisses dérouler ton ruban pas de problème.
J'attendis donc ses consignes, avec hâte de découvrir ce qu'elle voulait mesurer.
Je suis de retour... désolé pour l'attente
Je jaugeais la situation. Une fille plus jeune, sans voix, que je ne connaissais pas me demandais de m'asseoir à côté d'elle. * J'avais pensé que elle allait secouer la tête pour dire non à ma question * me fis-je la remarque intérieurement. Je n'avais absolument pas prévu cette situation. Ma curiosité venait d'être piqué à vif : en quoi allais je lui être utile ? La seule solution pour le savoir était de m'asseoir. C'est donc ce que je fis dans un silence presque religieux soulignant mon désarroi et ma sympathie devant le silence de la jeune fille.
Une fois assisse, je la regardais s'activer dans tout les sens. Elle cherchait. Quoi je ne savais pas mais elle cherchait. Cela me laissa le temps pour jeter un œil à son travail déjà commencé et à tout son attirail. Elle semblait exceller en couture et s'y connaître si ma déduction ne me jouait pas des tours.
Enfin, sourire triomphal au lèvre je vis la jeune Poufsouffle brandir un long ruban doré gradué. * Ok... elle a besoin d'aide pour prendre une mesure...* compris je. La question restait de quoi. * Un truc long si elle a besoin de moi *. Mais bon il suffisait qu'elle me fixe le point de départ sur le support voulu et je finirais bien par savoir ! C'est donc en ce sens que je répondis :
_ Pas de soucis pour la mesure ! Si il faut tenir et pas bouger pour que tu puisses dérouler ton ruban pas de problème.
J'attendis donc ses consignes, avec hâte de découvrir ce qu'elle voulait mesurer.
Je suis de retour... désolé pour l'attente
Le calme après la tempête
Ravie, Orla regarda la jeune fille s'asseoir auprès d'elle. Eh bien, elle ne manquait pas de cran ni de curiosité, ce qui n'était pas pour lui déplaire. Mais ce qui était pour lui déplaire, en revanche, c'était que sans matériel d'écriture, il lui serait difficile de retenir les mesures. Sa mauvaise mémoire lui jouait souvent des tours, et elle en avait bien conscience. Elle fronça les sourcils tout en réfléchissant, et en avisant l'emblème de Poufsouffle cousu sur la cape de l'adolescente, elle eut une idée qu'elle regretta de ne pas avoir eue plus tôt. La salle commune des Poufsouffle n'était pas aussi éloignée que cela de la cour, elle pourrait peut-être y faire un rapide saut et revenir sans trop faire attendre sa camarade ? Si elle avait décidé de lui tenir compagnie, elle devait avoir du temps devant elle, du moins, elle l'espérait.
D'un bond, Orla sauta sur ses pieds et essaya de faire comprendre à la jeune fille par quelques gestes un peu confus qu'elle partait mais qu'elle reviendrait vite. Elle n'attendit pas sa réponse et retourna à toute vitesse à l'intérieur du château. Orla gravit les marches à toute allure et ouvrit à la volée la porte de la salle commune, presque vide à cette heure matinale. Elle se saisit d'un crayon et d'un parchemin qui traînaient sur une des tables rondes avant de redescendre. Avec un air triomphant et un peu essoufflée, elle mit sous le nez de l'adolescente ce qu'elle venait de rafler, puis se mit au travail.
Orla avait vu sa tante prendre les mesures de ses clients de nombreuses fois, mais c'était la première fois qu'elle s'essayait à l'expérience. Elle resta debout devant la Poufsouffle et finit par se lancer, en commençant par le tour de poitrine. En essayant d'être la plus précautionneuse possible, elle déroula le ruban à mesurer pour entourer le buste de sa camarade avec, et plaça son pouce à l'endroit où le tour de ruban était placé. Elle nota le résultat sur le parchemin, avant de se relever pour passer à l'étape suivante. L'étape suivante qui était... le tour de taille ! Mais pour cela, elle allait avoir besoin que sa camarade se lève. Avec un sourire un peu contrit (elle était embarrassée de mener à la baguette une fille qu'elle ne connaissait pas), elle lui fit signe pour lui demander de se lever, en mettant ses paumes à la verticale pour lui signifier qu'il valait mieux se tenir droite.
412 / @Kate Hunter C'est à mon tour de te présenter mes excuses pour ce retard !
D'un bond, Orla sauta sur ses pieds et essaya de faire comprendre à la jeune fille par quelques gestes un peu confus qu'elle partait mais qu'elle reviendrait vite. Elle n'attendit pas sa réponse et retourna à toute vitesse à l'intérieur du château. Orla gravit les marches à toute allure et ouvrit à la volée la porte de la salle commune, presque vide à cette heure matinale. Elle se saisit d'un crayon et d'un parchemin qui traînaient sur une des tables rondes avant de redescendre. Avec un air triomphant et un peu essoufflée, elle mit sous le nez de l'adolescente ce qu'elle venait de rafler, puis se mit au travail.
Orla avait vu sa tante prendre les mesures de ses clients de nombreuses fois, mais c'était la première fois qu'elle s'essayait à l'expérience. Elle resta debout devant la Poufsouffle et finit par se lancer, en commençant par le tour de poitrine. En essayant d'être la plus précautionneuse possible, elle déroula le ruban à mesurer pour entourer le buste de sa camarade avec, et plaça son pouce à l'endroit où le tour de ruban était placé. Elle nota le résultat sur le parchemin, avant de se relever pour passer à l'étape suivante. L'étape suivante qui était... le tour de taille ! Mais pour cela, elle allait avoir besoin que sa camarade se lève. Avec un sourire un peu contrit (elle était embarrassée de mener à la baguette une fille qu'elle ne connaissait pas), elle lui fit signe pour lui demander de se lever, en mettant ses paumes à la verticale pour lui signifier qu'il valait mieux se tenir droite.
412 / @Kate Hunter C'est à mon tour de te présenter mes excuses pour ce retard !
Le calme après la tempête
Alors que je venais de répondre affirmativement à sa demande, la fille se leva d’un bond et se mit à désigner en des gestes confus le château. Soudain, elle se mit à courir en direction de ce dernier et je me retrouvais seule.
_ Bah… elle a laissé ses affaires… ça veut dire qu’elle revient ? dis-je à vois haute en me parlant à moi-même.
Je jetais un regard paniqué aux alentours. Tout était bien calme en cette journée. Personne n’était là pour me traduire la langue des signes de la jeune fille. * Après c’est vrai qu’ici elle a pas grand-chose à mesurer… donc peut-être qu’elle doit revenir avec plus de matériel… elle m’a pas laissée seule hein ?… bon j’attends 30 min et puis… pour ses affaires… je les prends et si je la trouve, je la questionne... enfin j'essaye *.
Je n’eus pas à attendre aussi longtemps car très vite je la voyais revenir aussi vite qu’elle avait disparu. * Elle respire l’énergie… plutôt sympa *. Elle ne revenait pas les mains vides à noter le matériel d’écriture qu’elle tenait. Alors que je m’apprêtais à la questionner sur ce qu’elle attendait précisément que je fasse, elle commença à m’entourer le torse de son ruban. Interloquée, je ne bougeais pas. Elle s’appliquait et commençait à prendre des notes. Des mesures de moi. Je tiltais enfin : elle avait besoin de moi comme modèle et non comme géomètre en herbe.
_ Ohhh… laissais-je échapper avec l’intonation de quelqu’un qui venait de comprendre l’un des mystères de ce monde.
Dans le même temps la jeune fille se tenait face à moi et recommençais à faire des signes. Elle avait les paumes levaient. * Là c’est clair… elle veut quelque chose de vertical et droit… bah je dois me lever quoi*. Encore sous le choc, d’avoir acceptée involontairement sa proposition, car soyons honnête j’aurais plutôt fuis à premier abord, je la regardais avec de grands yeux. * Elle va me trouver bizarre si je lui dis que j’avais pas compris… et puis elle sera triste… et puis je veux trop voir le résultat… c’est quand-même élogieux qu’elle m’ai choisie... *.
Convaincue et légèrement excitée, même si je ne l’aurais pas admis, par l’idée d’être aux avant-garde d’un projet de stylisme, je lui souriais et je me levais.
_ Comme ça c’est ok ? Ou plus droit le dos ? dis-je timidement en écartant légèrement les bras sur les côtés pour lui laisser prendre la mesure.
@Orla LeFer... Sorry
_ Bah… elle a laissé ses affaires… ça veut dire qu’elle revient ? dis-je à vois haute en me parlant à moi-même.
Je jetais un regard paniqué aux alentours. Tout était bien calme en cette journée. Personne n’était là pour me traduire la langue des signes de la jeune fille. * Après c’est vrai qu’ici elle a pas grand-chose à mesurer… donc peut-être qu’elle doit revenir avec plus de matériel… elle m’a pas laissée seule hein ?… bon j’attends 30 min et puis… pour ses affaires… je les prends et si je la trouve, je la questionne... enfin j'essaye *.
Je n’eus pas à attendre aussi longtemps car très vite je la voyais revenir aussi vite qu’elle avait disparu. * Elle respire l’énergie… plutôt sympa *. Elle ne revenait pas les mains vides à noter le matériel d’écriture qu’elle tenait. Alors que je m’apprêtais à la questionner sur ce qu’elle attendait précisément que je fasse, elle commença à m’entourer le torse de son ruban. Interloquée, je ne bougeais pas. Elle s’appliquait et commençait à prendre des notes. Des mesures de moi. Je tiltais enfin : elle avait besoin de moi comme modèle et non comme géomètre en herbe.
_ Ohhh… laissais-je échapper avec l’intonation de quelqu’un qui venait de comprendre l’un des mystères de ce monde.
Dans le même temps la jeune fille se tenait face à moi et recommençais à faire des signes. Elle avait les paumes levaient. * Là c’est clair… elle veut quelque chose de vertical et droit… bah je dois me lever quoi*. Encore sous le choc, d’avoir acceptée involontairement sa proposition, car soyons honnête j’aurais plutôt fuis à premier abord, je la regardais avec de grands yeux. * Elle va me trouver bizarre si je lui dis que j’avais pas compris… et puis elle sera triste… et puis je veux trop voir le résultat… c’est quand-même élogieux qu’elle m’ai choisie... *.
Convaincue et légèrement excitée, même si je ne l’aurais pas admis, par l’idée d’être aux avant-garde d’un projet de stylisme, je lui souriais et je me levais.
_ Comme ça c’est ok ? Ou plus droit le dos ? dis-je timidement en écartant légèrement les bras sur les côtés pour lui laisser prendre la mesure.
@Orla LeFer... Sorry
Le calme après la tempête
Pour être honnête, Orla n'en aurait pas voulu à la jeune fille si celle-ci avait refusé d'accéder à sa demande. Elles ne se connaissaient pas, n'avaient jamais vraiment échangé ensemble, et soudain Orla lui disait – ou plutôt, lui montrait – quoi faire, dirigeait chacun de ses gestes ? C'était tiré par les cheveux, mais c'était du Orla tout craché. Agir d'abord, réfléchir ensuite. Elle se mordilla la lèvre en attendant la réaction de la Poufsouffle, et fut enchantée de la voir lui sourire et se lever. Sa camarade lui demanda si elle se tenait bien, et Orla leva le pouce pour lui signifier que c'était parfait. Elle se mit au travail sans plus de commentaires.
Tout en travaillant, son regard alternait entre la silhouette de la jeune fille et son parchemin. Plus elle avançait dans son travail de mesure, plus elle se disait qu'elle n'aurait pas pu choisir meilleur modèle. La Poufsouffle avait une taille fine, un beau teint, de longs cheveux noirs. Elle ressemblait à une poupée, ou à une de ces marionnettes indonésiennes que l'on faisait défiler lors de fêtes traditionnelles, et dont Orla avait eu l'occasion de voir des photos. Concentrée sur sa prise de notes, elle commençait à avoir mal au cou à force de vérifier et de revérifier si elle ne s'était pas trompée sur une virgule ou sur un chiffre. Mais le jeu en vaudrait la chandelle, elle le savait – du moins, elle l'espérait.
Il était encore tôt, mais le soleil commençait déjà à effleurer de ses rayons l'eau du bassin. Les carrés de lumière qui se formaient à la surface se répercutaient sur la silhouette de la Poufsouffle, éclairant tantôt son insigne sur son uniforme, tantôt une parcelle de peau quand Orla lui faisait lever les bras. Orla mesura le tour de hanches de sa camarade, attentive à la respiration de cette dernière comme à son propre souffle. Le temps semblait sinon s'être arrêté, du moins ralentir la cadence, alors que certains oiseaux encombraient de leur chant l'air environnant. C'était le matin à Poudlard comme Orla ne l'avait jamais connu auparavant.
Le moment était venu de mesurer la distance entre la hauteur des épaules et le bas du ventre. Orla fit signe à la Poufsouffle de ne pas bouger, puis se mit sur le côté et pencha la tête à 90°C, tout en déroulant le ruban. Les sourcils froncés, elle ne regarda même pas le parchemin sur lequel elle notait la mesure – elle commençait à prendre le tour de main – et passa immédiatement à ce que l'on appelait la stature, c'est-à-dire la distance entre le haut du crâne et la plante des pieds. La tête toujours penchée, Orla s'exécuta, et prit en note la mesure.
Elle fit quelques pas en arrière, les poings sur les hanches, et sourit, tout en regardant de haut en bas la jeune fille. Il lui semblait n'avoir rien oublié ! Elle reprit son parchemin et y griffonna une question, qu'elle montra ensuite à sa camarade : « Je peux essayer de te faire la robe pour le 6, tu es d'accord ? »
C'était pour le moins ambitieux – deux jours pour une robe, même sa tante n'en était pas capable – mais Orla s'était laissée emportée par le plaisir du stylisme, et espérait qu'avec un peu de bonne volonté, elle saurait venir à bout de ce projet.
Tout en travaillant, son regard alternait entre la silhouette de la jeune fille et son parchemin. Plus elle avançait dans son travail de mesure, plus elle se disait qu'elle n'aurait pas pu choisir meilleur modèle. La Poufsouffle avait une taille fine, un beau teint, de longs cheveux noirs. Elle ressemblait à une poupée, ou à une de ces marionnettes indonésiennes que l'on faisait défiler lors de fêtes traditionnelles, et dont Orla avait eu l'occasion de voir des photos. Concentrée sur sa prise de notes, elle commençait à avoir mal au cou à force de vérifier et de revérifier si elle ne s'était pas trompée sur une virgule ou sur un chiffre. Mais le jeu en vaudrait la chandelle, elle le savait – du moins, elle l'espérait.
Il était encore tôt, mais le soleil commençait déjà à effleurer de ses rayons l'eau du bassin. Les carrés de lumière qui se formaient à la surface se répercutaient sur la silhouette de la Poufsouffle, éclairant tantôt son insigne sur son uniforme, tantôt une parcelle de peau quand Orla lui faisait lever les bras. Orla mesura le tour de hanches de sa camarade, attentive à la respiration de cette dernière comme à son propre souffle. Le temps semblait sinon s'être arrêté, du moins ralentir la cadence, alors que certains oiseaux encombraient de leur chant l'air environnant. C'était le matin à Poudlard comme Orla ne l'avait jamais connu auparavant.
Le moment était venu de mesurer la distance entre la hauteur des épaules et le bas du ventre. Orla fit signe à la Poufsouffle de ne pas bouger, puis se mit sur le côté et pencha la tête à 90°C, tout en déroulant le ruban. Les sourcils froncés, elle ne regarda même pas le parchemin sur lequel elle notait la mesure – elle commençait à prendre le tour de main – et passa immédiatement à ce que l'on appelait la stature, c'est-à-dire la distance entre le haut du crâne et la plante des pieds. La tête toujours penchée, Orla s'exécuta, et prit en note la mesure.
Elle fit quelques pas en arrière, les poings sur les hanches, et sourit, tout en regardant de haut en bas la jeune fille. Il lui semblait n'avoir rien oublié ! Elle reprit son parchemin et y griffonna une question, qu'elle montra ensuite à sa camarade : « Je peux essayer de te faire la robe pour le 6, tu es d'accord ? »
C'était pour le moins ambitieux – deux jours pour une robe, même sa tante n'en était pas capable – mais Orla s'était laissée emportée par le plaisir du stylisme, et espérait qu'avec un peu de bonne volonté, elle saurait venir à bout de ce projet.
Le calme après la tempête
La jeune fille acquiesça d’un pouce levé avant de reprendre avec minutie son travail. Je suivais à la lettre près ses consignes malgré que je trouvais la situation plutôt étrange. En temps normal j’aurais même qualifié cela d’inconfortable mais l’attitude intrigante de la jeune Poufsouffle monopolisait mon attention. Elle semblait, malgré son jeune âge, avoir une grande maîtrise dans ses mouvements et se débrouiller assez bien en couture. Avant même de savoir ce que tout cela donnerait, elle avait déjà réussit à susciter mon émerveillement. J’espérais quelque part au fond de moi parvenir un jour à me trouver une activité qui deviendrait une réelle passion comme la sienne.
J’avais un milliard de questions qui me venaient. J’aurais voulu en savoir plus sur la fille qui se tenait en face de moi. C’est dire qu’à part le fait qu’elle était probablement moins âgée et muette, et encore j’ignorais si c’était temporaire ou définitif, je ne savais pas grand-chose d’elle. Cependant, j’appréciais beaucoup ce silence extérieur pour le rompre. Une brise, le chant d’un oiseau et un lieu que je n’avais plus pris le temps de contempler depuis probablement mon altercation avec Canelle. Je me fis la remarque qu’il serait bien mieux de revenir étudier ici plutôt qu’en salle d’étude lorsqu’il faisait aussi beau.
Je me contentais donc d’imaginer le résultat après couture, espionnant de temps à autre les données chiffrées que notais la jeune Poufsouffle dans son carnet.. Je ne bougeais presque pas, sauf lorsqu’elle me le demandait, par peur de perturber son travail. J’imaginais qu’elle faisait des tenues pour son plaisir pour une collection personnelle et j’imaginais son dortoir remplient de bricoles et de tenues en tout genre. Une version dortoir de… *arg c’est quoi le nom du magasin dont parlait les filles*… Gaichiffon ! Je n’étais pas la plus grande pour mon âge, n’avais pas la morphologie parfaite et je n’étais très certainement pas le modèle avec le plus de jugeotte qui soit ; j’espérais donc qu’elle ne gâcherais pas sa collection avec moi.
Main sur les hanches, elle s’arrêta alors et me scruta de haut en bas. * Je dois faire quelque chose ?*. Mais, ce fût apparemment le signe qu’elle avait terminé. Elle me le confirma par écrit sur un bout de parchemin qu’elle me tendit.
* Ohh… ça veut dire que je vais pouvoir la garder ? * pensais-je à la fois surprise et ravie, avant de réaliser la date qu’elle venait d’inscrire. Je ne m’y connaissais en rien en couture mais cela me parut tout de même extrêmement court comme délai. Surtout qu’elle ne devait pas en oublier ses cours tout de même.
_ C’est que… Attends, on est le 4 non ? Deux jours !… Prends plus de temps s’il le faut, t’en fait pas pour ça… heu ? … dis-je en cherchant à mettre un nom sur un visage. Moi c’est Kate et toi ?
J’observais ensuite ma montre. Une vingtaine de minute avant le prochain cours .
_ Je dois y aller... Mais je peux t’aider si tu dois remonter tes affaires… à moins que tu ne restes là ?
J’avais largement le temps de remonter les escaliers jusqu’à ma salle de cours et la salle commune ne m’aurait pas fait dévié de beaucoup. Je patientais donc, avant d'aviser de la suite.
@Orla LeFer dernier post pour moi je pense ! Merci à toi !
J’avais un milliard de questions qui me venaient. J’aurais voulu en savoir plus sur la fille qui se tenait en face de moi. C’est dire qu’à part le fait qu’elle était probablement moins âgée et muette, et encore j’ignorais si c’était temporaire ou définitif, je ne savais pas grand-chose d’elle. Cependant, j’appréciais beaucoup ce silence extérieur pour le rompre. Une brise, le chant d’un oiseau et un lieu que je n’avais plus pris le temps de contempler depuis probablement mon altercation avec Canelle. Je me fis la remarque qu’il serait bien mieux de revenir étudier ici plutôt qu’en salle d’étude lorsqu’il faisait aussi beau.
Je me contentais donc d’imaginer le résultat après couture, espionnant de temps à autre les données chiffrées que notais la jeune Poufsouffle dans son carnet.. Je ne bougeais presque pas, sauf lorsqu’elle me le demandait, par peur de perturber son travail. J’imaginais qu’elle faisait des tenues pour son plaisir pour une collection personnelle et j’imaginais son dortoir remplient de bricoles et de tenues en tout genre. Une version dortoir de… *arg c’est quoi le nom du magasin dont parlait les filles*… Gaichiffon ! Je n’étais pas la plus grande pour mon âge, n’avais pas la morphologie parfaite et je n’étais très certainement pas le modèle avec le plus de jugeotte qui soit ; j’espérais donc qu’elle ne gâcherais pas sa collection avec moi.
Main sur les hanches, elle s’arrêta alors et me scruta de haut en bas. * Je dois faire quelque chose ?*. Mais, ce fût apparemment le signe qu’elle avait terminé. Elle me le confirma par écrit sur un bout de parchemin qu’elle me tendit.
* Ohh… ça veut dire que je vais pouvoir la garder ? * pensais-je à la fois surprise et ravie, avant de réaliser la date qu’elle venait d’inscrire. Je ne m’y connaissais en rien en couture mais cela me parut tout de même extrêmement court comme délai. Surtout qu’elle ne devait pas en oublier ses cours tout de même.
_ C’est que… Attends, on est le 4 non ? Deux jours !… Prends plus de temps s’il le faut, t’en fait pas pour ça… heu ? … dis-je en cherchant à mettre un nom sur un visage. Moi c’est Kate et toi ?
J’observais ensuite ma montre. Une vingtaine de minute avant le prochain cours .
_ Je dois y aller... Mais je peux t’aider si tu dois remonter tes affaires… à moins que tu ne restes là ?
J’avais largement le temps de remonter les escaliers jusqu’à ma salle de cours et la salle commune ne m’aurait pas fait dévié de beaucoup. Je patientais donc, avant d'aviser de la suite.
@Orla LeFer dernier post pour moi je pense ! Merci à toi !