12 sept. 2022, 15:43
A travers tes traits
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5 septembre 2047 au soir
Salle d'études
Avec @Antonn Clifford



Le Don, ou l’Art du Dessin, existe grâce à trois forces,
la Volonté, la Créativité et le Pouvoir. Ces trois forces
existent en chacun de nous, mais souvent de manière
trop embryonnaire ou disproportionnée pour que leur
possesseur soit un dessinateur.

- Pierre Bottero -



Lorsque tu étais plus petit, tu dessinait beaucoup, des fleurs, des maisons, des nuages... Bref des dessins d'enfants. Puis en grandissant, le dessin est devenu quelque chose que tu faisait de moins en moins souvent. Jusqu'à ce que tu rencontres Natashan.
Il t'as appris à dessiner, comme on apprends à un enfant à marcher. Il a accompagner tes premiers traits, t'as beaucoup corrigé, beaucoup conseillé, mais toujours avec une douceur que tu ne saurais décrire.

Certains disent que le dessin est un don, une faculté que l'on a ou pas au moment de la naissance. La vérité est, d'après toi, beaucoup plus complexe. Le dessin n'est pas un cadeau, c'est le fruit d'un travail. Personne ne sais dessiner sans apprendre, tout comme personne ne sait faire de piano sans avoir appris avant. Bien sur, il peut y avoir certaines facilité dans l'apprentissage ou la pratique mais c'est plutôt un talent, un talent qui se travaille.

Tu es loin de savoir dessiner comme Natashan le fait, tu trouves tes dessins assez moche même pour tout avouer. Mais pourtant les traits que tu trace un a un sur le papier t'apaisent. Tu n'es pas très doué pour le réalisme, mais tu aimerais bien le devenir, alors tu travailles. Des heures et des heures durant tu prends ton carnet et ton crayon et tu dessines jusqu'à en avoir mal aux doigts, et même à ce moment là, tu continues à dessiner. Tu progresses, tu le vois dans ton carnet, tes dessins actuels n'ont rien à voir avec ceux de l'année dernière. Et pourtant tu n'es jamais satisfait. La seule chose que tu n'aimes pas dans le dessin ce sont les portraits, mais Nat' t'as demandé d'en faire pour t'entrainer alors aujourd'hui c'est ce que tu as fait.

Tu es dans la salle d'étude, la nuit ne vas pas tarder à tomber. Comme pour retarder encore et encore le moment ou tu devras dessiner un portrait, tu commences par tracer un cadre que tu ornes joliment de feuilles et de fleurs en haut et en bas. Tu aimes bien faire ça et puis ce n'est pas trop raté quand tu le fais. Tu dessines quelques ombrages.
Puis vient le moment ou le cadre est prêt, il ne manque plus qu'à le remplir. Tu as apporté une photo moldue de Natashan pour tenter de le figer dans tes traits sur le papier.

Tu dessines. Tu effaces. Tu recommences. Encore. Et Encore.

Tu n'y arrives pas. Tu en pleurerais presque de frustration, le crayon refuse de faire ce que tu voudrais qu'il fasse, ta main ne cesse de te trahir. Tu effaces une dernière fois, tu vas abandonner, quand soudain tes yeux se posent sur un garçon, assis pas loin de toi dans la salle commune. Il a les yeux couleur ciel nuageux et les cheveux en bataille.
Sans que tu puisses réellement contrôler ce que tu fais, ta main se met en mouvement et tu traces les premiers traits, la structure du visage, fin, d'abord. Puis le nez, puis les yeux, les sourcils et enfin les cheveux. Tu rajoutes les lèvres à la fin, mais elles ne sont pas très réussies.
Ton portrait n'est pas trop mal, bien sur il n'est pas réussi comme Nat' aurait pu le réussir mais il est mieux que tout les visages que tu a dessinés jusqu'à maintenant.

Tu souris.


Reducio

Voici le dessin d'Eden :

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RPGWRIMO : 560 mots

Plume d'Eden (iel-ael-il + accords neutres ou masculins)
5éme année RP 2047-2048 Parrain de petit.e.s ourson.ne.s
Les étoiles veillent sur toi

25 sept. 2022, 13:33
A travers tes traits
@Eden Newjin
Repartir. Recommencer. Respirer à nouveau.


Cette année, j'ai décidé que je réussirais partout. Je dois le faire, pour Papa. Pour moi aussi bien sûr, mais pour être sincère, je me soucie moins de mon avenir que de la fierté de mon paternel. Je veux briller partout, pour lui. Sportivement, dans un premier temps, je me suis juré de prendre part aux sélections de Quidditch. Je n'en ai pas eu le cran depuis mon arrivée à Poudlard, mais cette année je le ferais. Et dans un second temps, même si cette perspective me plaît moins, scolairement. Je ne suis pas un mauvais élève, loin de là. Mes notes oscillent entre moyennes et bonnes, voire excellentes en DCFM ou en Vol. Cependant l'école, ça n'a jamais vraiment été mon truc. Je ne suis pas la recherche de performance dans ce domaine. Je n'ai jamais travaillé plus que nécessaire. Lorsque j'arrive à avoir un E, je ne vois aucun intérêt à aller chercher le O. Mais cette fois ce sera différent. Je travaillerais dur et deviendrais le meilleur élève de ma filière, pour mon père.

Alors me voilà, ce soir, en salle d'étude à réviser. Ca ne me plaît pas particulièrement mais c'est nécessaire, on a rien sans rien. En réalité cette salle m'angoisse, elle est trop silencieuse, bien trop vide. Je n'arrive pas à lui trouver de charme. Mais au moins, à cette heure-ci, on ne peut pas lui reprocher de ne pas être tranquille. Nous sommes vraiment très peu. Ca me fait du bien de m'éloigner quelques instants de toute la population du château. Je me rends compte qu'à part aux toilettes, il est compliqué d'être seul à Poudlard. Parfois les dortoirs me déplaisent, j'aimerais récupérer un cocon de solitude, un endroit où moi seul pourrait accéder. En réalité je ne connais pas trop bien mes camarades, Serpentard est sensé être une nouvelle famille, mais je ne parviens pas à ressentir les choses ainsi. Après, le seul modèle de famille que j'ai n'est pas vraiment exceptionnel, peut-être est-ce pour ça que je ne parviens pas à me projeter. Bon et puis certaines de mes idioties ont conduites la maison à perdre quelques point, ça ne m'a pas aidé à être apprécié. Aller fouiner dans le bureau du concierge après le couvre-feu n'était pas vraiment ce qu'on qualifier d'un éclair de génie par exemple, même si ça remonte un peu.

Et si je fais gagner beaucoup de points à la maison, avec un comportement exemplaire, commenceront-ils à m'aimer? Sûrement pas, mon comportement hautain envers les nés-moldus me vaut quelques regards haineux lui aussi depuis la LAM. Finalement, je devrais sans doute arrêter de courir après l'amour d'inconnus qui ne m'en accorderont jamais. Mais c'est dur, moi aussi j'aimerais avoir un autre foyer. Ce qu'ils décrivent tous, j'aimerais le ressentir. Il est injuste que j'en soit privé.

Alors que j'essaie de me concentrer sur mon cours, un sentiment désagréable m'envahit. Celui d'être observé. Il me met aussitôt très mal à l'aise mais je décide de l'ignorer. Ce n'est sans doute que mon imagination qui me jette quelques tours ou l'Ombre qui me surveille. Cependant la sensation persiste. Je me décide donc à me retourner, il n'y qu'une seule personne près de moi, c'est Eden Newjin. Il a un an de plus que moi je crois, et fait parti de ma pseudo famille de coeur. Je ne sais pas grand chose de plus, il est discret je crois, un peu comme moi. Est-ce lui qui me fixait? Pour l'instant il a l'air plutôt occupé, il griffonne sur son carnet. Je le vois s'arrêter et sourire. Me voilà intrigué, que fabrique-t-il? Je l'interpelle doucement, veillant à ne pas faire trop de bruit, nous sommes dans un lieu de travail après tout.

-Eh, Eden? J'peux voir ce que tu fais sur ton carnet?

632 mots.
Je m'excuse du temps que j'ai mis à te répondre...

6ème année RP; Batteur des Crochets d'Argent depuis la rentrée 2047; Préfet inRP à compter du 1er mai 2048 et durant l’année scolaire 2048-2049.
Couleur de dialogue #134f5c

14 oct. 2022, 13:26
A travers tes traits
Aucun point de repère, pas de limites, pas d'horizon.
Je n'ai aucune sensation, à peine un léger picotement
contre mon coeur, là où une forme chaude était autrefois blottie.
Des galaxies s'ouvrent à moi, l'univers entier se dévoile et,
à chaque nouvel astre qui apparaît, je m'allège d'un souvenir.
- Pierre Bottero -



"Lorsque tu dessines, c'est ton centre qui est relié à la pointe de ton crayon, ce n'est plus ton cerveau qui décide quoi faire et quand le faire. C'est tes tripes, ton coeur, ta poitrine, tes poumons. Tu dois donner de ton essence au dessin. Lui insuffler un peu de vie, mais pas n'importe quelle vie, un peu de ta vie, un peu de toi.
Lorsque tu dessines, tu pourrais le faire les yeux fermés, plongé dans le noir. Avec une musique désagréable ou dans un silence complet. Avec l'odeur des lilas ou celle du produit vaisselle qui t’écœure. Parce que lorsque tu dessines tu dois te réfugier dans ton propre monde, faire abstraction de ce qu'il y a autour et inventer tes propres couleurs, tes propres odeurs, tes propres sons. Mais peut-être qu'à ce moment là, ton dessin ne ressemblera à rien de réel, rien de tangible. Cela ne voudras pas dire qu'il est raté mais simplement qu'il t’appartient. Entièrement.
Si tu veux dessiner de manière réaliste, fais tout le contraire, prends les odeurs, prends les sons, prends toutes les couleurs environnantes et toutes les distractions. Dessine ce que tu ressens et non pas ce que tu vois, dessine avec ton centre. On en reviens toujours au même point. C'est tes organes qui choisissent la force que tu mettras dans ton trait, ou bien l'élan que tu prendras pour le tracer. N'oublie jamais que c'est toi, ton dessin c'est toi et personne d'autre."


La voix de Natashan résonne dans ta tête comme si les mots qu'il prononçait provenaient de l'intérieur de toi. Tu sais qu'il a dit tout cela un jour mais pourtant, alors que tu te rappelles précisément de chacun de ses mots, de ses intonations, et de la moindre variation dans le ton de sa voix, tu ne sais plus à quel moment il avait dit tout cela.

Mais c'est sans importance, ce qui compte c'est qu'il l'a dit. Non ton dessin n'est pas parfait, mais il vient de toi, tu as puisé dans cette drôle de sensation qui émanait du garçon. Comment s'appelle t'il déjà ? Antonn il te semble. Mais rien n'est moins sur. Pourtant, il est à Serpentard lui aussi. Peu importe, ce qu'il t'a donné va bien au delà des mots, ce que tu as dessiné, tu ne l'as pas dessiné avec ta tête, et c'est sans doute cela qui a fait toute la différence.

Soudain il te parle. Tu sursaute d'un seul coup et tu envoies valser ton carnet qui atterrit directement aux pieds du garçon (Antonn ?). Il est resté grand ouvert. A la page ou le dessin de lui apparaît. Il va le voir, c'est certain. Tu relèves lentement tes yeux vers lui et tu croise son regard. Il t'as fait peur, pourtant il n'a pas parlé fort, juste chuchoter, mais tu étais tellement plongé dans tes pensées que tu as eu une peur bleue lorsqu'il t'en a extrait.

Il te demandais justement ce que tu étais en train de fabriquer. C'est vrai ça, honnêtement quelle idée de dessiner dans une salle d'étude un camarade que tu connais à peine.

Tu chuchote à ton tour :

-Je dessinais... Désolé. Je vais-

Tu te penches vers lui pour ramasser ton carnet mais il est juste trop loin pour que tu puisses l'attraper en restant assis. Tu soupires et tu t'apprête à te lever.

RPGWRIMO : 562 mots

@Antonn Clifford

Plume d'Eden (iel-ael-il + accords neutres ou masculins)
5éme année RP 2047-2048 Parrain de petit.e.s ourson.ne.s
Les étoiles veillent sur toi