Un autre
Dimanche 20 octobre 2047, 20h00
Après cette longue journée pleine de rebondissements, Sarah qui fêtait aujourd'hui ses trente-cinq ans, avait raccompagné sa sœur du côté de Londres et grignoter avec elle et son beau frère dans un fish & chips local avant qu'ils ne partent pour leur spectacle, une pièce de théâtre moldue dont Sarah avait déjà oublié le nom. La sorcière avait hésité à rentrer directement chez elle ou pourquoi pas à passer dire bonsoir à Rafael. Etait-il de service ou non aujourd'hui ? Elle n'arrivait pas à s'en souvenir. Cependant, après avoir marché un peu dans les rues de Londres, elle s'était finalement dirigée dans l'illustre pub sorcier, le Chaudron Baveur.
Dehors, une petite bruine froide s'était mise à tomber doucement mais sûrement et Sarah accueillit avec un sourire la chaleur habituelle des lieux en passant la porte. Elle ôta son foulard devenu superflu et, après un rapide coup d'oeil dans la salle plutôt bien remplie pour un dimanche soir, elle se dirigea vers le comptoir et s'installa sur un des hauts tabourets avant de se commander un whisky pur feu.
Elle appréciait généralement les alcools forts mais n'avait pas pour habitude d'en abuser. La perte de contrôle n'était pas du tout son domaine de prédilection et elle évitait donc les excès de ce genre. Elle ouvrit son manteau d'hiver et hésita à l'enlever. C'était le problème des tabourets de bar... Elle se décida finalement à le poser sur ses genoux. Son pull en laine à col roulé était presque de trop. Elle agrandit un peu le col en tirant légèrement dessus et, en attendant que son verre ne soit servit, sortit une pince de sa poche. Un instant plus tard, ses cheveux étaient réunis en une sorte de chignon à l'arrière de sa tête. Voilà qui était mieux. Sa mère aurait dit que sa tenue était toujours loin d'être élégante mais son jean et ses vieilles bottes de vol lui plaisait toujours autant et elle voulait surtout être à l'aise pour ce repas de famille obligatoire, pas élégante.
@Jeffrey Hunter
Après cette longue journée pleine de rebondissements, Sarah qui fêtait aujourd'hui ses trente-cinq ans, avait raccompagné sa sœur du côté de Londres et grignoter avec elle et son beau frère dans un fish & chips local avant qu'ils ne partent pour leur spectacle, une pièce de théâtre moldue dont Sarah avait déjà oublié le nom. La sorcière avait hésité à rentrer directement chez elle ou pourquoi pas à passer dire bonsoir à Rafael. Etait-il de service ou non aujourd'hui ? Elle n'arrivait pas à s'en souvenir. Cependant, après avoir marché un peu dans les rues de Londres, elle s'était finalement dirigée dans l'illustre pub sorcier, le Chaudron Baveur.
Dehors, une petite bruine froide s'était mise à tomber doucement mais sûrement et Sarah accueillit avec un sourire la chaleur habituelle des lieux en passant la porte. Elle ôta son foulard devenu superflu et, après un rapide coup d'oeil dans la salle plutôt bien remplie pour un dimanche soir, elle se dirigea vers le comptoir et s'installa sur un des hauts tabourets avant de se commander un whisky pur feu.
Elle appréciait généralement les alcools forts mais n'avait pas pour habitude d'en abuser. La perte de contrôle n'était pas du tout son domaine de prédilection et elle évitait donc les excès de ce genre. Elle ouvrit son manteau d'hiver et hésita à l'enlever. C'était le problème des tabourets de bar... Elle se décida finalement à le poser sur ses genoux. Son pull en laine à col roulé était presque de trop. Elle agrandit un peu le col en tirant légèrement dessus et, en attendant que son verre ne soit servit, sortit une pince de sa poche. Un instant plus tard, ses cheveux étaient réunis en une sorte de chignon à l'arrière de sa tête. Voilà qui était mieux. Sa mère aurait dit que sa tenue était toujours loin d'être élégante mais son jean et ses vieilles bottes de vol lui plaisait toujours autant et elle voulait surtout être à l'aise pour ce repas de famille obligatoire, pas élégante.
@Jeffrey Hunter
#343663 -------- absence jusqu'au 6 juin
... ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page.
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Jeffrey Hunter
Un autre
Une nouvelle fois la semaine avait été particulièrement remplie pour Andrew Hunter. Vivre d'une passion avait le don de faire passer le temps plus vite et certaines fois le quadragénaire n'avait même pas l'impression d'être au travail. Ce constat était d'ailleurs facilité par le fait d'être à son propre compte avec sa boutique de tatouages. Mais il y avait aussi le revers de la médaille, comme lors de cette semaine. Un de ses deux employés, Caleb, lui avait fait faux bond en tombant malade et Andrew avait donc du gérer la situation et tout ce que cela impliquait entre surplus d'activité et décalage de rendez-vous pour ceux qu'il n'avait pu ni ajouter à son agenda ni à celui de son autre employée, Iris.
A cela s'étaient ajoutés des rendez-vous fournisseurs importants, un passage à la banque, sans oublier une mise à jour de sa comptabilité. Clairement, ces à-côté n'étaient clairement pas toujours du goût du tatoueur qui devait pourtant s'y plier afin que son affaire continue de prospérer. Toutefois si on ajoutait à cela la gestion de son quotidien à son appartement et le fait de s'occuper à la fois de son hibou Marley et de Kali, son python, le britannique avait fini sa semaine la veille sur les rotules.
En conséquence la journée du dimanche fut peu productive et Andrew se demanda comment faisaient les jeunes parents pour gérer en plus de tout ça des enfants, suscitant ainsi son admiration. Le hipster, lui, vivait toujours seul et menait par conséquent une vie parfois encore très festive. Mais cette semaine il n'avait pas eu le moindre répit pour sortir et ce défouloir lui manquait. Alors bien qu'il s'agisse d'un dimanche soir, peu propice aux grosses soirées et aux rencontres, Andrew prit la décision de sortir boire un verre au Chaudron Baveur.
Le hipster entretint sa barbe rapidement et enfila une chemise noire cintré dont il retroussa les manches ainsi qu'un pantalon 24h gris et de simples chaussures en cuir également noires. Pas de chichi, bien qu'Andrew aime toujours apporter un minimum de soin à son apparence. Le quadragénaire ne négligeait pas pour autant l'importance d'être dans une tenue confortable. Une fois son manteau mi-long enfilé, le hipster gagna les rues londoniennes.
Une fois arrivé au Chaudron Baveur Andrew fut cependant surpris de voir que toutes les tables étaient occupées. Il était vrai qu'il était encore tôt, bien qu'on soit un dimanche soir. Le hipster prit donc le chemin du bar afin d'aller s'installer sur un des derniers tabourets hauts libres, juste à côté d'une femme solitaire dont le manteau était posé sur ses genoux un peu comme s'il s'agissait d'un plaid. La vision fit sourire le tatoueur lorsqu'il s'installa à côté d'elle.
« Bonsoir, un whisky pur feu s'il vous plaît. » demanda-t-il à la serveuse lorsqu'elle se présenta à lui.
Le temps qu'il soit servi, Andrew observa les occupants du Chaudron Baveur et vit notamment une table particulièrement animée, qui ne devait pas en être à sa toute première tournée. Puis quand il fut servi, le tatoueur se retourna face au bar, non sans jeter un coup d’œil à sa voisine dont il ne put s'empêcher de remarquer qu'elle portait des bottes de vol qui avaient sans doute quelques années d'expérience... Le britannique fut intrigué et entama la conversation, au risque de se faire rembarrer.
« Bonsoir. Je suis désolé mais je n'ai pu m'empêcher de remarquer vos bottes de vol et d'imaginer que vous venez de faire un long voyage. Je peux peut-être me permettre de vous proposer un petit remontant pour vous réchauffer. Il ne doit pas faire très chaud dans les nuages à cette période de l'année. » dit Andrew avec un sourire aimable.
Il espérait que la femme accepterait, car boire seul au bar ne l'amuserait probablement pas bien longtemps. Et vu sa semaine infernale, il comptait bien rester plus de dix minutes pour sa seule sortie de la semaine.
655 mots
@Sarah Priddy
Un autre
Les rires, conversations et blagues de plus ou moins bon goût emplissaient le pub mais, Sarah, perdue dans ses pensées n'y faisait pas franchement attention. Elle nota cependant que certains clients étaient déjà bien en forme en ce début de soirée. Ils accaparaient d'ailleurs la personne à qui Sarah avait fait une commande, retardant l'arrivée de son verre. La Galloise n'en prenait pas ombrage cependant. Elle n'avait aucun impératif et toute la soirée et même toute la nuit devant elle si elle le souhaitait pour boire ce whisky. Inutile de se presser ou de presser qui que ce soit.
Quand son voisin de comptoir fraichement arrivé lui adressa la parole, Sarah délaissa la contemplation silencieuse des nœuds du bois dans les poutres face à elle pour l'observer rapidement. Son allure n'avait rien de désagréable. Avait-elle envie de papoter avec quelqu'un ? Pourquoi pas dans le fond. S'il s'avérait que l'homme était plus ennuyeux que sympathique, elle pourrait toujours rentrer rapidement. Elle rendit donc un sourire poli au sorcier avant de répondre.
" A vrai dire, si ces bottes ont bien voyagé, ce n'est pas aujourd'hui que j'ai pu prendre froid dans les courants d'airs tumultueux. Quoique... certains repas de famille sont parfois plus agités qu'on ne le prévoit mais, il s'agit de vents bien différents. Je ne dis pas non à un verre cela-dit. J'avais commandé la même chose que vous mais il semblerait que les joyeux lurons là-bas occupent un peu trop les serveurs. A moins que mon verre ne soit arrivé devant vous par erreur. "
Repérant une patère désormais disponible à quelques pas suite au départ d'un petit groupe de visiteurs, elle sortit sa baguette et fit adroitement léviter son manteau jusqu'à elle. Voilà qui serait plus agréable. Elle posa son avant bras sur le comptoir et glissa sa baguette dans sa manche.
" Ou alors, vous êtes un habitué des lieux et vous passez donc en priorité pour le service. Je ne pensais pas trouver autant de monde ici un dimanche soir. "
330 mots
Quand son voisin de comptoir fraichement arrivé lui adressa la parole, Sarah délaissa la contemplation silencieuse des nœuds du bois dans les poutres face à elle pour l'observer rapidement. Son allure n'avait rien de désagréable. Avait-elle envie de papoter avec quelqu'un ? Pourquoi pas dans le fond. S'il s'avérait que l'homme était plus ennuyeux que sympathique, elle pourrait toujours rentrer rapidement. Elle rendit donc un sourire poli au sorcier avant de répondre.
" A vrai dire, si ces bottes ont bien voyagé, ce n'est pas aujourd'hui que j'ai pu prendre froid dans les courants d'airs tumultueux. Quoique... certains repas de famille sont parfois plus agités qu'on ne le prévoit mais, il s'agit de vents bien différents. Je ne dis pas non à un verre cela-dit. J'avais commandé la même chose que vous mais il semblerait que les joyeux lurons là-bas occupent un peu trop les serveurs. A moins que mon verre ne soit arrivé devant vous par erreur. "
Repérant une patère désormais disponible à quelques pas suite au départ d'un petit groupe de visiteurs, elle sortit sa baguette et fit adroitement léviter son manteau jusqu'à elle. Voilà qui serait plus agréable. Elle posa son avant bras sur le comptoir et glissa sa baguette dans sa manche.
" Ou alors, vous êtes un habitué des lieux et vous passez donc en priorité pour le service. Je ne pensais pas trouver autant de monde ici un dimanche soir. "
330 mots
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Jeffrey Hunter
Un autre
Bien qu'il ait arraché la femme à sa contemplation de la salle, Andrew fut content de constater qu'elle n'était pas disposée à le rembarrer et se montra loquace dans sa réponse. De nombreuses femmes avaient tendance à être sur la défensive dans leurs réponses, sans doute échaudées à juste titre par des approches masculines trop souvent irrespectueuses et intrusives. Mais ce n'était pas le cas avec elle et sa réponse fit sourire le britannique, qui ne connaissait que trop bien cette problématique des repas familiaux tendus. Lui-même en avait vécu quelques-uns avec son frère Gilmore pendant quelques années, suite à leur altercation il y a plus de trois ans de cela. Mais depuis les choses s'étaient heureusement apaisées entre eux.
« Comme je vous comprends. Ce genre de courants d'air peuvent même se montrer glacials parfois. Et j'ai bien peur que ce soit le cas pour votre commande malheureusement. » répondit l'homme aux deux avant-bras tatoués.
Andrew ne lui proposa pas le verre puisqu'il y avait déjà trempé les lèvres. A la place il tendit le coup pour essayer de voir un serveur ou une serveuse disponible. Quand il parvint à capter enfin un regard il commanda un second whisky pour sa voisine du soir, mais la serveuse sembla d'abord s'occuper d'autres tables.
« Je crois que je viens de vous prouver que je n'ai pas d'accès VIP ici. Navré, mais je vais vous attendre pour trinquer. C'est la moindre des choses après vous avoir honteusement subtilisé votre boisson. » ajouta le quadragénaire avec un sourire en coin amusé.
En attendant le second verre il se tourna brièvement vers la salle bondée et acquiesça d'un mouvement de tête approbateur.
« C'est vrai que c'est étonnant. Je paierai cher pour voir l'état de certains au lundi matin à leur travail. » répondit Andrew en regardant une table particulièrement agitée. « Je ne suis pas habitué à sortir les dimanche soir d'habitude mais la semaine a été bien remplie et il était nécessaire de relâcher un peu la pression. Je suppose qu'il en va de même pour vous ? » ajouta l'anglais, qui fut interrompu par l'arrivée du second verre.
L'oncle de Jeffrey refit face à son interlocutrice et se saisit de son propre verre, le levant à mi-hauteur pour trinquer avec sa voisine.
« A un dimanche soir pas comme les autres alors ! » dit-il en portant à ses lèvres son verre, qui eut le don d'immédiatement le réchauffer. Après une semaine comme celle qu'il avait vécu il trouvait ce moment particulièrement relaxant, en plus d'être en bonne compagnie.
« Je m'appelle Andrew au fait. Je vis sur Londres toute l'année, où je tiens un salon de tatouages. » précisa l'homme avant de s'intéresser à la femme aux cheveux châtains. « Vous travaillez dans le coin ou bien vous voyagez sans cesse pour votre travail ? » demanda Drew en référence à ce que lui avait dit la femme concernant ses bottes.
493 mots
Un autre
L'homme lui sembla sympathique de premier abord. En tout cas, il ne faisait pas parti des lourds dingues des comptoirs. Glacial, sa boisson ? Peut-être aurait-elle du demander autre chose à boire dans ce cas. Frais aurait suffit pour son verre. Elle garda cette mauvaise blague pour elle et suivi le regard du sorcier se posant sur la fameuse table passablement agitée.
" C'est probable que certains trouvent dur le réveil demain matin s'il doit sonner tôt. J'ai pour ma part la chance de ne pas travailler le lundi matin. Enfin, je travaille bien assez le reste de la semaine week-end compris. Généralement, oui, les semaines défilent. Le hasard m'a conduit à Londres pour voir ma sœur aujourd'hui. Je me suis dit que j'allais en profiter pour m'octroyer une petite pause par ici avant de rentrer. "
Le deuxième verre étant arrivé, Sarah s'en saisit et le leva en direction de son compagnon inopiné de comptoir avant de tremper les lèvres dans le breuvage. Une petite gorgée, pas plus, pour ressentir les saveurs boisées de liquide mordoré.
" Enchantée. Sarah. J'habite Pré-au-Lard depuis un an et quelques maintenant. J'ai justement décidé d'arrêter un peu de voyager pour passer plus de temps avec ma petite sœur. Ce n'est pas une réussite totale mais loin d'être un échec. J'ai beau faire, j'ai la bougeotte je crois. Actuellement je suis professeure à Poudlard. Son regard s'était posé sur les avant-bras de son voisin. Sa profession expliquait ceci. Tatouage classique ou magique ? J'ai toujours trouvé amusants les tatouages magiques même si je n'ai jamais franchi le pas de m'en faire un. La préparation des encres me semble... toujours un peu aléatoire. D'ailleurs... Un sourire apparut sur ses lèvres, elle s'arrêta dans sa phrase, laissant son cerveau analyser la situation avant de se tourner franchement vers son interlocuteur sur lequel elle posa un regard empli de curiosité. Vous vous y connaissez en composition des encres magiques ? "
Sarah songeait soudain qu'elle avait peut-être sous la main quelqu'un capable de l'aider à résoudre son petit mystère ou, du moins, de l'aider à assouvir un peu sa curiosité.
" C'est probable que certains trouvent dur le réveil demain matin s'il doit sonner tôt. J'ai pour ma part la chance de ne pas travailler le lundi matin. Enfin, je travaille bien assez le reste de la semaine week-end compris. Généralement, oui, les semaines défilent. Le hasard m'a conduit à Londres pour voir ma sœur aujourd'hui. Je me suis dit que j'allais en profiter pour m'octroyer une petite pause par ici avant de rentrer. "
Le deuxième verre étant arrivé, Sarah s'en saisit et le leva en direction de son compagnon inopiné de comptoir avant de tremper les lèvres dans le breuvage. Une petite gorgée, pas plus, pour ressentir les saveurs boisées de liquide mordoré.
" Enchantée. Sarah. J'habite Pré-au-Lard depuis un an et quelques maintenant. J'ai justement décidé d'arrêter un peu de voyager pour passer plus de temps avec ma petite sœur. Ce n'est pas une réussite totale mais loin d'être un échec. J'ai beau faire, j'ai la bougeotte je crois. Actuellement je suis professeure à Poudlard. Son regard s'était posé sur les avant-bras de son voisin. Sa profession expliquait ceci. Tatouage classique ou magique ? J'ai toujours trouvé amusants les tatouages magiques même si je n'ai jamais franchi le pas de m'en faire un. La préparation des encres me semble... toujours un peu aléatoire. D'ailleurs... Un sourire apparut sur ses lèvres, elle s'arrêta dans sa phrase, laissant son cerveau analyser la situation avant de se tourner franchement vers son interlocuteur sur lequel elle posa un regard empli de curiosité. Vous vous y connaissez en composition des encres magiques ? "
Sarah songeait soudain qu'elle avait peut-être sous la main quelqu'un capable de l'aider à résoudre son petit mystère ou, du moins, de l'aider à assouvir un peu sa curiosité.
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Jeffrey Hunter
Un autre
La conversation se faisait plutôt naturellement avec cette femme sans que l'alcool ne soit responsable de cette désinhibition, après seulement quelques gorgées avalées. Andrew l'écouta attentivement parler des raisons qui l'avaient amenée ici ce soir. Il pouvait aisément comprendre ses arguments. Lui-même avait aussi eu besoin de décompresser après une grosse semaine de travail. Quand aux relations entre frères ou entre sœurs il ne comprenait que trop bien que ça valait la peine de faire des efforts pour entretenir de bonnes relations. Il se demandait si de son côté, il retrouverait un jour sa complicité avec son frère Gilmore.
La sorcière semblait de plus en plus loquace et tout en sirotant son whisky, Andrew nota plusieurs informations qui captèrent son attention. Décidément... Il semblait croiser pas mal de personnel de Poudlard lors de soirées dans des bars. L'an dernier il avait fait la connaissance de la concierge Vivian Shelton et Sixtine Valerion, elle aussi enseignante et qu'il aimait fréquenter de temps à autres.
« Oh vous habitez Pré-Au-Lard ? Vous êtes peut-être voisine sans le savoir de mon grand-frère Gilmore. Ce serait une nouvelle preuve que malgré des détours sur tout le globe, le monde est parfois bien petit. » s'amusa le britannique avant de rebondir sur la profession de la femme. « Une Sarah, professeure à Poudlard ? Vous devez donc être la fameuse Sarah Priddy. Mon filleul Jeffrey ne tarit pas d'éloges à propos de vous en tout cas. » ajouta l'ancien Poufsouffle avec un sourire.
Il était vrai que Jeffrey appréciait beaucoup l'enseignante et qu'il en avait parlé à son parrain cet été. L'adolescent appréciait le caractère de son enseignante, tout autant que son aide disponible en toutes circonstances. Cerise sur le cupcake, elle animait le club de courses de balais avec un autre professeur que son neveu appréciait d'ailleurs tout autant. Puis, voyant les regards intrigués sur ses tatouages, Andrew répondit aux questions sur son activité professionnelle.
« Je pratique des tatouages classiques, façon moldue on va dire. Mais je reçois aussi des sorciers selon certains créneaux. A terme j'aimerai ouvrir une boutique exclusivement à destination des sorciers, pour éviter ce stress permanent. Ça demande une véritable organisation. » précisa le tatoueur en marquant une pause pour boire une nouvelle gorgée, prenant tout de même le temps d'en savourer les arômes avant de poursuivre.
« Pour répondre à votre question je pratique des tatouages sorciers, certes. Mais ils sont uniquement cosmétiques et symboliques. Ils peuvent donner des illusions de mouvement, disparaître par moments, changer de couleur... Mais il ne s'agit pas du tout de tatouages magiques au sens catalyseurs. Certaines cultures et certains peuples n'ont pas de baguettes magiques et utilisent des tatouages comme catalyseurs et produire de la magie. Malheureusement, je ne pratique pas ceux-ci. Et de toute manière deux catalyseurs ne fonctionneraient pas ensemble. »
Quand il était lancé sur le sujet, Andrew pouvait parler un moment. Il se força néanmoins à se tempérer pour répondre à la dernière question posée par la dénommée Sarah.
« Je ne sais pas si je saurai répondre à votre question mais j'ai des notions. Si c'est des types d'encre que j'utilise comme le Periculum, l'encre Demiguise ou l'encre Basilic je saurai peut-être vous renseigner. Si vous parlez de composition chimique de ces encres, ma belle-sœur saurait sans doute mieux vous répondre. » dit le hipster en songeant à Abigail Walsh, qui était une bonne potionniste.
569 mots
Un autre
La mention de son village d'habitation sembla faire réagir le dit Andrew tout comme le métier annoncé par la sorcière. Elle ne put retenir un petit sourire à mi-chemin entre la surprise agréable et gêne au compliment de son interlocuteur. Si elle avait lu et vérifié les fiches de renseignements des élèves à ma rentrée, elle n'avait pas forcément essayé de retenir les adresses des cinq-cent élèves qu'elle avait en cours. Elle était en revanche certaine de ne pas avoir lu le nom de sa rue où que ce soit mais, dans tous les cas, le village n'était pas bien grand.
" Comme vous dites, le monde est petit. Merci pour le compliment rapporté. Vous êtes donc de la famille de Jeffrey. Un bon gamin. Je vous avouerai que je ne connais que peu mes voisins. Avec nos horaires de cours et nos gardes de nuit, nos appartements au château sont souvent bien utiles. Je ne suis pas toujours chez moi et quand j'y suis, je sors assez peu. "
Sans compter sa manie de partir à l'autre bout du monde à chaque vacances mais ça, elle n'allait pas le crier sous tous les toits non plus. Youhou, ma maison est vide, totalement vide le trois quart de l'année ! Autant donner directement la clé et ses horaires à tout le monde. Elle se fit la remarque que depuis qu'elle était directrice de maison, elle ne passait plus beaucoup de temps à son domicile au final.
Son verre se vidait doucement mais sûrement. Elle songea soudain qu'elle se trouvait au final avec une sorte de parent d'élève. Si rouler sous le comptoir n'était pas dans ses habitudes, c'était désormais clairement exclu. En même temps, en y réfléchissant, presque tous les sorciers d'Angleterre devait être de la famille d'un élève de l'école. Merlin... elle n'y avait jamais songé. Même Rafael étaient devenu soudainement l'un d'eux l'été dernier.
Écartant cette conclusion embarrassante de ses pensées, elle se reconcentra sut la conversation. Un petit sourire aux lèvres, elle s'abstint de couper son interlocuteur en pleine explication. C'était amusant de l'entendre parler des tatouages-catalyseurs.
" Une boutique mixte, c'est toujours quelque chose... en Suède, là où je travaillais, la patronne avait trouvé un bon truc. Il y avait une affiche invisible aux moldus disant : sorciers, dites "je pars en voyage demain". Ça permettait de les identifier immédiatement. En fait... je vous ai dit n'importe quoi. J'ai un tatouage "sorcier" mais je pensais effectivement aux tatouages animés. J'ai croisé deux ou trois personnes en portant durant mes voyages. C'est assez étonnant... "
Elle but une nouvelle gorgée de son verre, regrettant déjà d'en voir le fond. Elle commençait cependant à ressentir l'effet de l'alcool. Une petite pause s'imposait.
" J'ai longuement échangé avec un ami en Égypte cet été au sujet de ces tatouages catalyseur. C'est assez passionnant. Il m'a avoué que chaque tatouage, selon l'élément naturel inné du sorcier contenait des pigments élaborés à partir d'une créature magique d'Afrique maaaiiis il a refusé de m'en dire plus. N'étant pas une grande connaisseuse en magizoologie, je réfléchis depuis à ce que pourrait être les quatre créatures en question quand l'occasion se présente. Vous en connaissez peut-être une ? Enfin... vous n'avez peut-être pas forcément envie de parler boulot toute la soirée non plus."
" Comme vous dites, le monde est petit. Merci pour le compliment rapporté. Vous êtes donc de la famille de Jeffrey. Un bon gamin. Je vous avouerai que je ne connais que peu mes voisins. Avec nos horaires de cours et nos gardes de nuit, nos appartements au château sont souvent bien utiles. Je ne suis pas toujours chez moi et quand j'y suis, je sors assez peu. "
Sans compter sa manie de partir à l'autre bout du monde à chaque vacances mais ça, elle n'allait pas le crier sous tous les toits non plus. Youhou, ma maison est vide, totalement vide le trois quart de l'année ! Autant donner directement la clé et ses horaires à tout le monde. Elle se fit la remarque que depuis qu'elle était directrice de maison, elle ne passait plus beaucoup de temps à son domicile au final.
Son verre se vidait doucement mais sûrement. Elle songea soudain qu'elle se trouvait au final avec une sorte de parent d'élève. Si rouler sous le comptoir n'était pas dans ses habitudes, c'était désormais clairement exclu. En même temps, en y réfléchissant, presque tous les sorciers d'Angleterre devait être de la famille d'un élève de l'école. Merlin... elle n'y avait jamais songé. Même Rafael étaient devenu soudainement l'un d'eux l'été dernier.
Écartant cette conclusion embarrassante de ses pensées, elle se reconcentra sut la conversation. Un petit sourire aux lèvres, elle s'abstint de couper son interlocuteur en pleine explication. C'était amusant de l'entendre parler des tatouages-catalyseurs.
" Une boutique mixte, c'est toujours quelque chose... en Suède, là où je travaillais, la patronne avait trouvé un bon truc. Il y avait une affiche invisible aux moldus disant : sorciers, dites "je pars en voyage demain". Ça permettait de les identifier immédiatement. En fait... je vous ai dit n'importe quoi. J'ai un tatouage "sorcier" mais je pensais effectivement aux tatouages animés. J'ai croisé deux ou trois personnes en portant durant mes voyages. C'est assez étonnant... "
Elle but une nouvelle gorgée de son verre, regrettant déjà d'en voir le fond. Elle commençait cependant à ressentir l'effet de l'alcool. Une petite pause s'imposait.
" J'ai longuement échangé avec un ami en Égypte cet été au sujet de ces tatouages catalyseur. C'est assez passionnant. Il m'a avoué que chaque tatouage, selon l'élément naturel inné du sorcier contenait des pigments élaborés à partir d'une créature magique d'Afrique maaaiiis il a refusé de m'en dire plus. N'étant pas une grande connaisseuse en magizoologie, je réfléchis depuis à ce que pourrait être les quatre créatures en question quand l'occasion se présente. Vous en connaissez peut-être une ? Enfin... vous n'avez peut-être pas forcément envie de parler boulot toute la soirée non plus."
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Jeffrey Hunter
Un autre
Tout en finissant presque son verre, Andrew avait plaisir à écouter la femme parler de ses expériences. Suède, Egypte... Chaque destination qu'elle évoquait faisait rêver et le britannique se demandait combien d'autres pays elle avait visité. Lui-même avait aussi le goût du voyage et avait entreprit un tour du monde après Poudlard, sacrifiant à une vieille tradition sorcière. Il gardait des souvenirs impérissables en tant qu'homme et avait grandi très vite grâce à ces expériences. Mais tandis que cette Sarah répondait, il se demandait où était passé le jeune homme fougueux qu'il avait été. Désormais il était responsable, avait son magasin et s'était un peu enfermé peu à peu. Un déboire sentimental ayant fait le reste...
« C'est vrai que l'astuce est pas mal. Celle dont vous avez parlé en Suède. Personnellement j'essaye de réserver des créneaux pour déjà éviter au maximum que sorciers et moldus ne puissent se croiser aux abords de la boutique. Et puis les sortilèges repousse-moldus et autres protections font le reste. Les salle dans lesquelles je fais mes tatouages sont de toute façon confidentielles. » précisa Andrew avant de rebondir sur l'anecdote égyptienne.
« Parler boulot ne me dérange pas, surtout que je l'aime particulièrement. Et puis c'est surtout un métier manuel, bien que plus cérébral qu'on pourrait le croire. Mais c'est mieux d'en discuter avec des verres pleins, ne croyez-vous pas ? » dit le tatoueur en levant deux doigts en l'air vers un serveur pour indiquer qu'ils souhaitaient une nouvelle tournée.
« Loin de moi l'idée de vous faire boire. Je peux commander autre chose si vous préférez. » proposa Andrew. Après tout le serveur n'était pas encore revenu leur apporter leurs verres.
« Pour revenir à ce que vous disiez, votre ami egyptien m'a l'air fascinant. J'aimerai beaucoup le rencontrer. Malheureusement je crains de ne pas pouvoir beaucoup vous en dire sur le sujet. D'autant plus que mon filleul, Jeff, saurait sans doute beaucoup plus de choses en matière de créatures magiques que moi. Il m'étonne ce gosse. C'est un peu comme si c'était mon fils parfois. » se confia Andrew en terminant son verre.
Sans doute l'alcool mélangé à la fatigue aidait-il à la confession. Mais c'était surtout car cette Sarah semblait apprécier son neveu et filleul et qu'il était très agréable de parler avec elle. Son instinct lui dictait même de ne pas garder son habituelle réserve avec elle, sans trop savoir pourquoi. Question d'instinct justement.
Un autre
Elle écouta la réponse du tatoueur avec intérêt, espérant ne pas l'avoir saoulé avec ses histoires. Il semblait à son grand soulagement plutôt content de papoter et la sorcière hocha la tête en écoutant ses explications. Des horaires différenciées étaient effectivement une bonne option. Elle sourit en entendant sa réponse à la question de l'ennui. Avoir un métier passion était important tout de même ; plus qu'on ne le pensait en commençant ses études. La question d'un nouveau verre la prit de court, elle qui pensait faire une pause, raté. En même temps, elle était venue pour boire un verre donc, elle repartirait après avoir fini le prochain.
" Euh... Non, je vais reprendre la même chose. Mais, je vous offre celui-ci du coup. "
Elle fit signe au serveur qui s'approchait et bientôt deux nouveaux verres atterrirent devant les sorciers au moment ou les paroles d'une chanson montait dans la pièce. Sarah qui allait répondre ne put s'empêcher de tourner la tête. Si un homme un peu plus loin au comptoir semblait vouloir se joindre à eux en reprenant les paroles graveleuses du refrain d'autres clients se mirent à râler, proposant aux choristes de continuer leur prestation dehors. Sarah, dans un sourire, se mordilla la lèvre en haussant les sourcils, suivant des yeux les joyeux énergumènes qui quittaient les lieux en titubant. Bientôt le niveau sonore se fit plus acceptable et les conversations reprirent doucement.
" Heka est effectivement fascinant mais, il est aussi têtu que moi, et croyez moi, ce n'est pas peu dire. Il nous arrive de ne pas être totalement d'accord et là... c'est le drame. J'arriverai bien un jour au détour d'une conversation à lui tirer les vers du nez. Il faut juste poser la question au moment où il s'y attendra le moins. "
Elle laissa échapper un rire à l'idée d'une conversation piégée future et leva légèrement son verre en direction de son voisin prou trinquer avant de boire une gorgée. Elle aurait bien pris quelques gâteaux salés avec ça. Des verres vides voletaient vers la plonge depuis la table désormais libre. Elle demanderai plus tard un petit quelque chose quand les gérants seraient plus disponibles.
" Les gamins sont parfois impressionnants quand quelques chose les intéresse et inversement d'ailleurs. C'est amusant car, il y a un an, je n'aurais pas pensé qu'enseigner et partager des choses avec des enfants ou des ados auraient pu me plaire. En vérité, je me suis attachée à eux je crois. Elle sourit en pensant à certains de ses élèves, faisant tourner son verre entre ses doigts. Bon... on s'attache à certains plus qu'à d'autres, il faut bien l'admettre. Jeffrey a de la chance d'avoir un oncle proche de lui. Il aura forcément besoin un jour ou l'autre d'une épaule pour l'aider. Dans ces moments là, la famille peut être essentielle. "
Les gamins nés moldus comme elle le savait. Quand la famille venait à douter de tout, les relations et les soutiens étaient vite plus compliqués et les retours en arrière plutôt complexes. La sorcière observait les reflets ambrés de son verres en imaginant ce qu'aurait pu être son existence avec une famille autre. Elle ne regrettait pas vraiment sa solitude qui lui permettait d'assouvir sa soif de découverte mais, elle admettait volontiers que les choses auraient pu être plus simples par moment.
" Euh... Non, je vais reprendre la même chose. Mais, je vous offre celui-ci du coup. "
Elle fit signe au serveur qui s'approchait et bientôt deux nouveaux verres atterrirent devant les sorciers au moment ou les paroles d'une chanson montait dans la pièce. Sarah qui allait répondre ne put s'empêcher de tourner la tête. Si un homme un peu plus loin au comptoir semblait vouloir se joindre à eux en reprenant les paroles graveleuses du refrain d'autres clients se mirent à râler, proposant aux choristes de continuer leur prestation dehors. Sarah, dans un sourire, se mordilla la lèvre en haussant les sourcils, suivant des yeux les joyeux énergumènes qui quittaient les lieux en titubant. Bientôt le niveau sonore se fit plus acceptable et les conversations reprirent doucement.
" Heka est effectivement fascinant mais, il est aussi têtu que moi, et croyez moi, ce n'est pas peu dire. Il nous arrive de ne pas être totalement d'accord et là... c'est le drame. J'arriverai bien un jour au détour d'une conversation à lui tirer les vers du nez. Il faut juste poser la question au moment où il s'y attendra le moins. "
Elle laissa échapper un rire à l'idée d'une conversation piégée future et leva légèrement son verre en direction de son voisin prou trinquer avant de boire une gorgée. Elle aurait bien pris quelques gâteaux salés avec ça. Des verres vides voletaient vers la plonge depuis la table désormais libre. Elle demanderai plus tard un petit quelque chose quand les gérants seraient plus disponibles.
" Les gamins sont parfois impressionnants quand quelques chose les intéresse et inversement d'ailleurs. C'est amusant car, il y a un an, je n'aurais pas pensé qu'enseigner et partager des choses avec des enfants ou des ados auraient pu me plaire. En vérité, je me suis attachée à eux je crois. Elle sourit en pensant à certains de ses élèves, faisant tourner son verre entre ses doigts. Bon... on s'attache à certains plus qu'à d'autres, il faut bien l'admettre. Jeffrey a de la chance d'avoir un oncle proche de lui. Il aura forcément besoin un jour ou l'autre d'une épaule pour l'aider. Dans ces moments là, la famille peut être essentielle. "
Les gamins nés moldus comme elle le savait. Quand la famille venait à douter de tout, les relations et les soutiens étaient vite plus compliqués et les retours en arrière plutôt complexes. La sorcière observait les reflets ambrés de son verres en imaginant ce qu'aurait pu être son existence avec une famille autre. Elle ne regrettait pas vraiment sa solitude qui lui permettait d'assouvir sa soif de découverte mais, elle admettait volontiers que les choses auraient pu être plus simples par moment.
#343663 -------- absence jusqu'au 6 juin
... ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page.
... ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page.
Jeffrey Hunter
Un autre
Après avoir remercié Sarah pour avoir payé à son tour la tournée, Andrew écouta attentivement la femme parler plus en détails de son expérience en Égypte. Il nota en outre dans un coin de sa tête qu'elle était visiblement remarquablement têtue, du propre aveu de l'enseignante à Poudlard. La boisson pouvait parfois pousser plus rapidement aux confidences et le tatoueur n'était d'ailleurs pas en reste sur le sujet, confessant considérer Jeffrey comme s'il était son fils par moments.
Toutefois l'anglais ne regrettait absolument pas ses mots et trinqua volontiers avec l'enseignante. Il aimait son grand frère Gilmore mais parfois cela l'agaçait de constater le gâchis qu'il avait provoqué par ses manquements envers son fils et sa femme. Andrew lui aurait aimé fonder une telle famille et bien qu'il ne jalouse pas son frère, il n'arrivait pas totalement à lui pardonner ce qu'il s'était passé il y a maintenant plus de trois ans.
« C'est vrai qu'ils ont le don de nous rendre chèvre et de nous attendrir dans la seconde qui suit. Ils ont en quelque sorte cette forme de magie en eux, d'être si attachants. Et encore, il paraît que c'est encore plus irrésistible quand ce sont les nôtres... » acquiesça le hipster en réponse aux dires de sa voisine. Il but silencieusement une gorgée de whisky en écoutant la suite et eut un sourire en coin. Difficile de dire si c'était un sourire de fierté, de mélancolie ou de connivence.
« Malheureusement Jeffrey en a déjà eu besoin à plusieurs reprises. Et même si je suis ravi de pouvoir être là pour lui dans ces moments-là j'espère qu'il n'y aura plus trop d'occasions pour cela. » précisa l'anglais avant de poursuivre. « C'est quelqu'un qui montre une grande force à l'intérieur comme à l'extérieur mais il est plus sensible qu'on pourrait le croire. »
Mais soucieux de ne pas trahir son filleul et neveu en confiant trop de ses secrets à l'une de ses enseignantes, Andrew préféra faire bifurquer la conversation.
« Mais ne transformons pas ce moment en conseil de classe enseignants - parents d'élèves... Votre petite sœur a-t-elle des enfants ? Peut-être connaissez vous le bonheur d'être marraine vous aussi ? » questionna l'anglais en se gardant bien de demander à sa voisine si elle avait des enfants. Ce sujet pouvait vite devenir tabou passé la trentaine et le quotidien de l'enseignante semblait indiquer qu'elle n'avait pas encore fondé de famille, elle non plus.
Mais avant que Sarah puisse lui répondre Andrew vit passer un serveur avec un burger du chef et un ragoût de véracrasses. Évidemment, le britannique lorgna davantage sur un plat que l'autre.
« Avant que vous me répondiez, seriez vous partante pour grignoter un morceau en ma compagnie ? » proposa l'oncle de Jeffrey.
