Lili et les échecs...
26 Fevrier 2045,
Ferme des James,
Un RP en compagnie de Lili James
J'habitais à la ferme et j'aurais aimé qu'elle la ferme. Les aurores n'étaient que récentes dans cette matinée et pourtant elle était là : au pied de mon lit. Un pantalon en tissus marron, une chemise blanche entrouverte dévoilant un cou blanc neigeux et un habituel chapeau en paille sur la muse, cliché même des fermiers anglais.
« Allez Nowan réveille toi !!! »
J'émis un grognement. La fonction de grand frère que j'assurais n'avais que pour seul avantage l'âge qui nous séparait. L'utopie que m'avaient vantée mes parents sur les louanges que l'on récoltait en tant que cadet de la famille avait été balayée par le caractère barbare de Lili. Le sang de Viking coulait en elle et pourtant en ces heures qu'elle passait avec les adultes ce n'était qu'élégance et noblesse qui s'échappait de la posture qu'elle abordait. Contenu, restreinte, curieuse à bon escient, la décennie ne l'avait que guère rattrapé qu'elle agissait d'ors et déjà en bienséance pour ses intérêts.
« Nowan tu m'as promis ! »
Deuxième grognement. Je me cache sous mon drap. Fuir les responsabilités sous ce bout de tissus aux motifs d'étoiles, c'était ma philosophie. Une philosophie qui se voyait troublée de par les plaintes de ma sœur emplis de cette promesse que je ne semble pas respecté tout comme elle avec mon ami Morphée. Une équité dont j'en sors malheureusement défaitiste moi qui lui avais juré dans mes habituels bâillements de lui apprendre les échecs. C'était hier. Nourrir les animaux à ma place. Cela avait été le deal comme disent les trafiquants d'objets sur le chemin de Traverse. Ces mêmes personnes qui partage la même empathie pour les honnêtes commerçants que moi avec ma petite sœur.
« Très bien ! Puisque c'est comme ça, je vais dire à maman que tu n'as toujours pas rangé ta chambre alors qu'elle te l'avait demandé ! »
C'est le chantage qui fait déborder le vase. Lentement, ma tête émerge de cet océan de couvertures, un filet de bave sur le coin de la bouche. Mes yeux se plongent dans les siens. Noisette contre bleuet dans lequel mes lèvres extirpent un long soupire à la vu de cette rangée de dents de lait qu'elle affiche maligrement sur sa trogne. La corde sensible avait été jouée, celle que l'on appelé plus communément : la génitrice. Énième grognement. Le plat de mes pieds se pose sur le parquet froid de la chambre, j'en émis un frissonnement m'en rappelant de plus belle que ma place ne fut guère à l'extérieur de ce lit.
« C'est bon... C'est bon... »
Entre désordre et confusion, je ressors de la grande étagère en bois ce plateau d'échec aux couleurs distinctes offertes pour mon anniversaire. Un jeu dit de réflexion que papa avait trouvée la patience de m'en expliquer les rudiments qui cachaient une misogynie, une violence et un anachronisme à en faire blanchir un historien. Mollement, je le laisse alors échapper sur le lit et fidèle aux postes les pièces viennent une à une prendre leur place synonyme même de leur fatalité.
« Prête ? »
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"Le sommeil est mon exercice préféré... surtout quand je le pratique en classe."
"Le sommeil est mon exercice préféré... surtout quand je le pratique en classe."
