Cavale de deux loustics en vadrouille
Dimanche 10 novembre 2047, tôt le matin
Hors Chronologie le temps que mon couz' soit dans la chrono
Couloir du Cinquième Etage, devant le tableau de la Grosse Dame
Avec @Edward Redgrave
Elo est dans sa 6è année
Hors Chronologie le temps que mon couz' soit dans la chrono
Couloir du Cinquième Etage, devant le tableau de la Grosse Dame
Avec @Edward Redgrave
Elo est dans sa 6è année
Pour une fois, je suis levée tôt. C'est que j'ai beaucoup de choses à faire aujourd'hui, et on a beau être en plein weekend, et j'ai beau me dire que je pourrais être en train de dormir plutôt que d'arpenter les couloirs du château dans le froid, je choisis de vaincre ma flemme, de sortir de mon lit, de passer par la Grande Salle chercher deux bouts de pain pour notre petit-déjeuner, et de partir à la recherche de mon cousin. Cousin de la même famille, pas cousin le moustique. Même s'il est toujours excité comme une puce et qu'on pourrait facilement le confondre avec un insecte.
Posée devant le tableau de la Grosse Dame, mes fesses sur la pierre glacée, j'attends que le fauve daigne se réveiller pour l'alpaguer et ne plus le lâcher. Vu le planning que je nous ai préparé, je n'ai pas une seule seconde à perdre. Alors, pour optimiser mon temps, je dessine le patron du pull que je vais essayer de me tricoter cet hiver sur mon petit calepin en chantant du Aya Nakamura, un truc qu'écoute ma mère des fois à la maison. Elle appelle ça "sa musique de la honte" et l'accompagne toujours de "tu peux pas comprendre c'est pas de ta génération". Mouais, c'est bien naze quand même. N'empêche que je le chante à tue-tête dans le couloir du cinquième étage, et que je finis par réveiller le tableau de la Grosse Dame et l'obliger à se boucher les oreilles. Oups...
Quand est-ce qu'il sort, ce bougre ? J'ai froid, j'ai oublié mon plaid, Chaussette n'a pas voulu se réveiller parce Monsieur manque de sommeil, j'ai faim. La journée ne peut que mieux se dérouler, vu son début pas terrible. Pas vrai ?
Cavale de deux loustics en vadrouille
"La seule chose nous appartenant dans ce bas-monde c'est le corps qu'on forge chaque jour"
De qui était cette citation? Je n'arrivais plus à m'en souvenir. Sans doute d'un personnage de manga vu que mon père adorait tellement ça que notre bibliothèque, à la maison, comportait plus de ces derniers que de tout autre type de livre.
Crunch crunch crunch
La fine pellicule de glace recouvrant certaines pierres craqua sous le poids de mes pas. On était seulement le 10 novembre et pourtant il faisait déjà froid comme en décembre. Et je sais de quoi je parle, je viens de Belfast. Pourtant, presque comme tous les matins, j'avais pris la décision d'aller courir. On peut reprocher beaucoup de choses à Poudlard, que ce soit son apparence vieillotte ou son manque d'équipements modernes, mais le terrain de l'école était véritablement gigantesque. J'étais parti peu avant que le soleil ne se lève et le temps que je fasse le tour l'astre brûlant avait fait son apparition, et pourtant je n'étais pas un coureur lent! C'était même le contraire, sans me vanter.
Mais ce froid hivernal avait ses avantages; le premier étant que j'étais tranquille et ne risquais pas de me faire déranger par d'autres personnes. Les élèves préfèreraient sans doute, pour la plupart, rester au chaud dans le château plutôt que de sortir pour se livrer en pâture au mordant du froid poudlarien.
Bien que préférant habituellement me lester lors de mon jogging matinal j'avais fais le choix de courir léger aujourd'hui. En effet ma cousine, qui a dû cogner le mauvais côté de sa tête étant petite, avait prévu de passer la journée avec moi. Oui, elle, Elowen Livingstone. Croyez-moi je l'aime énormément, mais le terme lunaire ne suffit même pas à décrire son caractère. C'est comme si son cerveau avait posé une semaine de congé mais avait finalement enchaîné avec un arrêt maladie puis un abandon de poste sans jamais être remplacé
Et pour pouvoir suivre son rythme durant toute une journée j'avais tout intérêt à être encore en forme. Mais la connaissant cette feignasse devait encore ronfler à pleins poumons dans son lit, elle avait peut-être même oublié qu'on était censés se voir.
Avant de laisser mon jogging s'éterniser je décide de revenir dans l'école. Bien que le froid soit sans pitié mon corps avait produit assez de chaleur pour que je sois en sueur. Je conservais néanmoins mon pas de course jusqu'à être arrivé à l'intérieur de l'édifice. Seulement à ce moment je permettais à mes jambes de s'arrêter et m'accordais une gorgée d'eau salvatrice, le liquide transparent passa lentement dans ma gorge sans oublier d'y mettre quelques coups de poing pour me rappeler qu'amener son eau avec soi dans un froid mordant n'était pas toujours une bonne idée. Une fois réhydraté je profite d'avoir une serviette sur mes épaules pour essuyer mon front trempant ainsi cette dernière de ma sueur.
Je fais ensuite le chemin vers mon dortoir, la salle commune attendra le réveil de ma cousine. C'est seulement une fois dans les escaliers que je remarque une forme familière assise devant le tableau de la Grosse Dame. Heureusement mon oreille gauche m'a épargné, pendant seulement quelques secondes, la torture auditive se diffusant le long des pierres de Poudlard. Un son si puissant et nocif qu'il aurait pu mettre fin de façon instantanée aux Guerres des Sorciers.
Assise sur la pierre froide de Poudlard sans aucune protection contre le froid c'était ma cousine. Pour l'instant elle n'avait pas remarqué ma présence. Et au sourire je sentais se former sur mon visage c'était une bonne nouvelle.
Ma main droite attrapa ma serviette fermement et mon bras fit le reste du travail.
Quelques instants plus tard je savais que ma serviette pleine de sueur venait de percuter le visage, et sans doute les cheveux, d'Elowen
De qui était cette citation? Je n'arrivais plus à m'en souvenir. Sans doute d'un personnage de manga vu que mon père adorait tellement ça que notre bibliothèque, à la maison, comportait plus de ces derniers que de tout autre type de livre.
Crunch crunch crunch
La fine pellicule de glace recouvrant certaines pierres craqua sous le poids de mes pas. On était seulement le 10 novembre et pourtant il faisait déjà froid comme en décembre. Et je sais de quoi je parle, je viens de Belfast. Pourtant, presque comme tous les matins, j'avais pris la décision d'aller courir. On peut reprocher beaucoup de choses à Poudlard, que ce soit son apparence vieillotte ou son manque d'équipements modernes, mais le terrain de l'école était véritablement gigantesque. J'étais parti peu avant que le soleil ne se lève et le temps que je fasse le tour l'astre brûlant avait fait son apparition, et pourtant je n'étais pas un coureur lent! C'était même le contraire, sans me vanter.
Mais ce froid hivernal avait ses avantages; le premier étant que j'étais tranquille et ne risquais pas de me faire déranger par d'autres personnes. Les élèves préfèreraient sans doute, pour la plupart, rester au chaud dans le château plutôt que de sortir pour se livrer en pâture au mordant du froid poudlarien.
Bien que préférant habituellement me lester lors de mon jogging matinal j'avais fais le choix de courir léger aujourd'hui. En effet ma cousine, qui a dû cogner le mauvais côté de sa tête étant petite, avait prévu de passer la journée avec moi. Oui, elle, Elowen Livingstone. Croyez-moi je l'aime énormément, mais le terme lunaire ne suffit même pas à décrire son caractère. C'est comme si son cerveau avait posé une semaine de congé mais avait finalement enchaîné avec un arrêt maladie puis un abandon de poste sans jamais être remplacé
Et pour pouvoir suivre son rythme durant toute une journée j'avais tout intérêt à être encore en forme. Mais la connaissant cette feignasse devait encore ronfler à pleins poumons dans son lit, elle avait peut-être même oublié qu'on était censés se voir.
Avant de laisser mon jogging s'éterniser je décide de revenir dans l'école. Bien que le froid soit sans pitié mon corps avait produit assez de chaleur pour que je sois en sueur. Je conservais néanmoins mon pas de course jusqu'à être arrivé à l'intérieur de l'édifice. Seulement à ce moment je permettais à mes jambes de s'arrêter et m'accordais une gorgée d'eau salvatrice, le liquide transparent passa lentement dans ma gorge sans oublier d'y mettre quelques coups de poing pour me rappeler qu'amener son eau avec soi dans un froid mordant n'était pas toujours une bonne idée. Une fois réhydraté je profite d'avoir une serviette sur mes épaules pour essuyer mon front trempant ainsi cette dernière de ma sueur.
Je fais ensuite le chemin vers mon dortoir, la salle commune attendra le réveil de ma cousine. C'est seulement une fois dans les escaliers que je remarque une forme familière assise devant le tableau de la Grosse Dame. Heureusement mon oreille gauche m'a épargné, pendant seulement quelques secondes, la torture auditive se diffusant le long des pierres de Poudlard. Un son si puissant et nocif qu'il aurait pu mettre fin de façon instantanée aux Guerres des Sorciers.
Assise sur la pierre froide de Poudlard sans aucune protection contre le froid c'était ma cousine. Pour l'instant elle n'avait pas remarqué ma présence. Et au sourire je sentais se former sur mon visage c'était une bonne nouvelle.
Ma main droite attrapa ma serviette fermement et mon bras fit le reste du travail.
Quelques instants plus tard je savais que ma serviette pleine de sueur venait de percuter le visage, et sans doute les cheveux, d'Elowen
Cavale de deux loustics en vadrouille
Je n'arrête de chanter que quand la Grosse Dame sort de ses gongs et me lance son écharpe au visage. Indignée, je me redresse, prête à me battre, la regardant avec un air noir, sans même penser un seul instant au fait que les tableaux ne peuvent pas sortir de leur cadre, et c'est bien là leur plus gros drame. Je devrais pourtant le savoir, c'est le travail de P'pa ! M'enfin... C'est quand je capte la direction de son regard et que je le suis que je remarque qu'elle n'est pas l'autrice de cet acte abominable. Mon idiot de cousin se tient à quelques pas de moi, le regard fier, le corps transpirant, les bras libres.
« Mais qu'est-ce que... »
Je me saisis de la supposée écharpe à pleine main avant de la jeter en poussant un cri strident, qui résonne un peu trop et rend la scène ridiculement et inutilement dramatique.
« Espèce d'immonde descendant de Cracmol**, t'as fait pipi dessus ! Elle pue ! »
Je croise mes bras pour simuler de la colère alors qu'au fond de moi je sais que c'est le genre de blague que je pourrais totalement faire. D'ailleurs, je note l'idée dans un coin de ma tête pour la reproduire un jour quand l'occasion se présentera. A Bad, tiens, mon meilleur ami. Je suis sûre qu'il va trouver ça hi-la-rant.
Remise de mes émotions, je place mes mains autour de mes oreilles pour simuler des cornes de taureau. Elles sont terriblement ressemblantes, je sais ! Je courbe ensuite l'échine et charge cette nouille qui ose partager des ancêtres avec moi, en hurlant :
« Taïaut ! Uhhh, dada ! Chargez, à l'attaque ! »
Un taureau-poney, on aura tout vu... J'espère sincèrement que les murs de la tour des rouges sont épais, et surtout, surtout, que le bureau du Directeur de Maison ne se trouve pas pile devant le tableau d'entrée ou je suis déjà couic. Je le vois venir à des kilomètres... Moins dix points pour Serdaigle, raison, tapage journalier.
** insulte sorcière
Mentionné dans le texte : @Bad Eaven, coucou, surprise !
« Mais qu'est-ce que... »
Je me saisis de la supposée écharpe à pleine main avant de la jeter en poussant un cri strident, qui résonne un peu trop et rend la scène ridiculement et inutilement dramatique.
« Espèce d'immonde descendant de Cracmol**, t'as fait pipi dessus ! Elle pue ! »
Je croise mes bras pour simuler de la colère alors qu'au fond de moi je sais que c'est le genre de blague que je pourrais totalement faire. D'ailleurs, je note l'idée dans un coin de ma tête pour la reproduire un jour quand l'occasion se présentera. A Bad, tiens, mon meilleur ami. Je suis sûre qu'il va trouver ça hi-la-rant.
Remise de mes émotions, je place mes mains autour de mes oreilles pour simuler des cornes de taureau. Elles sont terriblement ressemblantes, je sais ! Je courbe ensuite l'échine et charge cette nouille qui ose partager des ancêtres avec moi, en hurlant :
« Taïaut ! Uhhh, dada ! Chargez, à l'attaque ! »
Un taureau-poney, on aura tout vu... J'espère sincèrement que les murs de la tour des rouges sont épais, et surtout, surtout, que le bureau du Directeur de Maison ne se trouve pas pile devant le tableau d'entrée ou je suis déjà couic. Je le vois venir à des kilomètres... Moins dix points pour Serdaigle, raison, tapage journalier.
** insulte sorcière
Mentionné dans le texte : @Bad Eaven, coucou, surprise !
Cavale de deux loustics en vadrouille
"Prendre le taureau par les cornes est plus correct que de tirer le diable par la queue" -José Artur
Je suis presque sûr qu'il manque une partie de la citation mais c'est pas important, je sais juste que ça vient tout droit de la fascination étrange de la mère pour le monde moldu et donc sans doute d'une vieille émission de télé peut-être même plus vieille qu'elle.
En tout cas ce dont je suis sûr c'est que le taureau et le diable combinés en une seule personnes sont en train de me foncer dessus. Et évidemment il fallait qu'elle gueule comme une débile.
A ce moment-là les options ne se multiplient pas, elles sont même tendance à se diviser. Comment vous gérez une naine avec le Q.I. d'une huitre et la maturité d'une autruche qui vous fonce dessus après avoir confondu de la sueur avec de l'urine? Moi je ne sais pas, je pense d'ailleurs sincèrement que personne ne s'est posé la question avant moi. Tel était le pouvoir d'Elowen Livingstone.
Seuls quelques pas nous séparent, une distance vraiment ridicule en y repensant, et même ainsi elle réussit à me manquer. Comment? Pourquoi? Dans quel but? Aucune idée. Le fait est que ma cousine a réussi à me rater alors que j'étais devant elle. Peut-être qu'elle avait des problèmes d'oreille interne?
Mais je dois bien avouer une chose: les idées pour l'embêter fleurissent à toute vitesse aujourd'hui. Au moment où elle passe à côté de moi je fais un pas rapide sur le côté tout en passant mon bras autour de son cou avant de subitement resserrer mon emprise sur elle. Bien évidemment pas au point de lui faire mal, c'est jamais le but.
Mais j'avoue que la sentir se débattre telle une sauvageonne pour essayer de s'en sortir tandis que ses cheveux roux, typiques de notre famille, font une connaissance approfondie avec la sueur de mes aisselles, Poudlard c'est grand normal que je sue, est aussi drôle que la fois où j'ai vu un batteur se manger un cognard pendant un match de Quidditch.
En toute honnêteté les moments comme ceux-là me manquent par moments. Il faut dire qu'en dehors de Poudlard on ne se voit pas souvent, après tout je vis dans le monde des moldus. Mais même ici c'est parfois compliqué pour moi de ne pas me sentir mal quand je traîne avec elle. Elowen est la fille de deux sorcier après tout, et elle descend directement d'une ligné de sorcier purs. Moi je suis le fils d'une sorcière et d'un moldu, un sang-mêlé. Et bien que la famille Living ne soit pas encore considérée officiellement comme une famille de sang-pur j'ai toujours eu peur de lui faire honte. Après tout un sang-mêlé dans une famille de sang-pur ç'est carrément la lose.
Enfin bon, je pense pas qu'elle y ait déjà pensé aussi profondément, ou qu'elle y ait pensé tout court en fait. Attention! Je ne suis pas honteux d'être un sang-mêlé, après tout il y a bien plus de sang-mêlé que de sang-pur dans le monde sorcier.
"Merci de bien vouloir remplacer ma serviette"
Pensez ce que vous voulez mais sentir ma cousine redoubler d'efforts pour échapper à mon emprise était aussi marrant que ce gars transformé en cornichon dans un vieux dessin-animé de mon père.
Sentant qu'Elowen commence maintenant à tirer dans un vain espoir de retrouver une liberté sacrifiée par son imprudence je relâche mon emprise, plus grande encore que celle du Côté Obscur, et la regarde faire deux pas en arrière avant que son derrière ne percute le sol de pierres de Poudlard. Ce n'était pas un atterrissage confortable, loin de là, mais ça restait mieux que de tomber de son balai.
"Bon, c'est quoi le programme?"
Je suis presque sûr qu'il manque une partie de la citation mais c'est pas important, je sais juste que ça vient tout droit de la fascination étrange de la mère pour le monde moldu et donc sans doute d'une vieille émission de télé peut-être même plus vieille qu'elle.
En tout cas ce dont je suis sûr c'est que le taureau et le diable combinés en une seule personnes sont en train de me foncer dessus. Et évidemment il fallait qu'elle gueule comme une débile.
A ce moment-là les options ne se multiplient pas, elles sont même tendance à se diviser. Comment vous gérez une naine avec le Q.I. d'une huitre et la maturité d'une autruche qui vous fonce dessus après avoir confondu de la sueur avec de l'urine? Moi je ne sais pas, je pense d'ailleurs sincèrement que personne ne s'est posé la question avant moi. Tel était le pouvoir d'Elowen Livingstone.
Seuls quelques pas nous séparent, une distance vraiment ridicule en y repensant, et même ainsi elle réussit à me manquer. Comment? Pourquoi? Dans quel but? Aucune idée. Le fait est que ma cousine a réussi à me rater alors que j'étais devant elle. Peut-être qu'elle avait des problèmes d'oreille interne?
Mais je dois bien avouer une chose: les idées pour l'embêter fleurissent à toute vitesse aujourd'hui. Au moment où elle passe à côté de moi je fais un pas rapide sur le côté tout en passant mon bras autour de son cou avant de subitement resserrer mon emprise sur elle. Bien évidemment pas au point de lui faire mal, c'est jamais le but.
Mais j'avoue que la sentir se débattre telle une sauvageonne pour essayer de s'en sortir tandis que ses cheveux roux, typiques de notre famille, font une connaissance approfondie avec la sueur de mes aisselles, Poudlard c'est grand normal que je sue, est aussi drôle que la fois où j'ai vu un batteur se manger un cognard pendant un match de Quidditch.
En toute honnêteté les moments comme ceux-là me manquent par moments. Il faut dire qu'en dehors de Poudlard on ne se voit pas souvent, après tout je vis dans le monde des moldus. Mais même ici c'est parfois compliqué pour moi de ne pas me sentir mal quand je traîne avec elle. Elowen est la fille de deux sorcier après tout, et elle descend directement d'une ligné de sorcier purs. Moi je suis le fils d'une sorcière et d'un moldu, un sang-mêlé. Et bien que la famille Living ne soit pas encore considérée officiellement comme une famille de sang-pur j'ai toujours eu peur de lui faire honte. Après tout un sang-mêlé dans une famille de sang-pur ç'est carrément la lose.
Enfin bon, je pense pas qu'elle y ait déjà pensé aussi profondément, ou qu'elle y ait pensé tout court en fait. Attention! Je ne suis pas honteux d'être un sang-mêlé, après tout il y a bien plus de sang-mêlé que de sang-pur dans le monde sorcier.
"Merci de bien vouloir remplacer ma serviette"
Pensez ce que vous voulez mais sentir ma cousine redoubler d'efforts pour échapper à mon emprise était aussi marrant que ce gars transformé en cornichon dans un vieux dessin-animé de mon père.
Sentant qu'Elowen commence maintenant à tirer dans un vain espoir de retrouver une liberté sacrifiée par son imprudence je relâche mon emprise, plus grande encore que celle du Côté Obscur, et la regarde faire deux pas en arrière avant que son derrière ne percute le sol de pierres de Poudlard. Ce n'était pas un atterrissage confortable, loin de là, mais ça restait mieux que de tomber de son balai.
"Bon, c'est quoi le programme?"