Un deux trois... SIXTINE !

Courant novembre 2009
Avec @Sixtine Valerion
Sigmund est en deuxième année.

« Trois... quatre... cinq... sept. » Le garçon s'agace. Quelque chose lui échappe ; un je ne sais quoi qu'il ne parvient à identifier. Quoi qu'il en soit, il lui est impossible de partager son paquet de Suçacides en trois parts égales et c'est bien embêtant puisqu'il est censé rejoindre ses amis dans l'après-midi avec son butin tout prêt. Et comme si cela ne suffisait pas, les gnomes au poivre et les ballongommes attendent aussi le moment fatidique du partage. Mais voilà une demi-heure que le petit Sigmund est penché sur son tas de suçacides, assis sur le rebord de la fontaine. Toutes les friandises sont éparpillées devant lui. Le garçon est concentré, les yeux plissés par l'effort. Les techniques des grands maîtres y passent toutes : compter sur ses doigts, distribuer en se fiant à son instinct et peser les paquets à la main, disposer chacun leur tour un bonbon dans chaque tas mais rien n'y fait.

Depuis une demi-heure, le Poufsouffle compte inlassablement ses bonbons à voix haute sans comprendre où est l'erreur. Pourtant, on lui a assuré que le paquet contenait très exactement quarante-huit Suçacides et que ce même nombre était divisible par trois. Il a même sorti un morceau de parchemin pour poser la division, sans succès -le bout de papier tout raturé a fini son chemin quelques mètres plus loin, emporté par le vent.

Bien sûr, les tas pourraient être distribués de façon tout à fait arbitraire mais ce ne serait pas juste, et le petit Sigmund Charleston est quelqu'un de profondément épris par la justice. Se fier à son jugement hasardeux ou aux lois du hasard reviendrait pour lui à trahir ses amis, et la confiance qu'ils ont placé en lui.

Mais pourquoi Merlin quarante-huit ne peut se diviser par trois ? Pourquoi même en recomptant, le garçon est incapable de retomber sur ce nombre ?

« Huit.. neuf.. dix.. douze.. onze.. j'en étais à où ? » Ça le frustre, et il est censé faire ses devoirs ce même après-midi mais le calcul lui prend beaucoup trop de temps. La professeure Chourave va encore le gronder. Sigmund ne se rend pas compte tout de suite que les larmes lui montent déjà aux yeux -il recompte encore et encore nerveusement, hésite à poser le calcul une troisième fois. Il s'agite, sa patience a des limites. La vie lui paraît soudainement bien difficile !

Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen

Un deux trois... SIXTINE !
Sixtine à fait sa première rentrée à Poudlard il y a maintenant plus de deux mois. Elle a intégré avec beaucoup de fierté la maison de ses parents et de toute sa famille avant elle à savoir, Serpentard. Immédiatement, elle avait écrit à son oncle Sixtus et sa tante pour les prévenir que sa répartition s'était passée pour le mieux et qu'elle avait fièrement intégrer la maison verte. Ils avaient rapidement répondu à son hibou en lui disant qu'elle était destinée à de grande chose et qu'elle surpasserait bientôt tous les élèves. Sixtine était donc une enfant débordante de confiance en elle dopée au compliment de sa famille. Finalement, elle était la représentation parfaite du cliché de Serpentard.

Elle avait donc rapidement trouvé ses repères, s'était formé un groupe d'amis en ayant pris soin de ne sélectionner que le haut du panier comme lui avait appris son père. Elle avait donc une fournée de copine ayant un parent avec des connaissances ou de l'argent. Et bien sur, comme toute petite fille hautaine et se croyant supérieure aux autres, elle faisait savoir haut et fort qu'elle valait mieux que tout le monde et aujourd'hui le jeune Sigmund n'allait pas y échapper. Il était la proie parfaite, un garçon plus vieux n'ayant aucune compétence et ayant un physique peu avantageux. Pire encore, elle venait de le surprendre entrain de compter ses petits bonbons sans réussir à compter jusqu'à 20. Avec son groupe de copines, la future professeure avait passé plusieurs minutes à se moquer de lui à distance avant de vouloir faire la maligne en promettant à ses copines un peu d'action. Elle s'était donc approché du jeune homme pendant qu'il tentait de compter.

- On apprend à compter à la petite école et tu ne sais toujours pas compter jusqu'à 10 ? T'es quoi au juste ? Un cracmol ? Quelle horreur.

Arrivée inRP le 28 octobre 2046 -Départ le 14 décembre 2048
Arrivée à l'AESM à la rentrée 2049/2050.

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Ne s'attendant pas le moins du monde à être interrompu au beau milieu de ses calculs profondément complexes, Sigmund sursaute et fixe la petite fille avec surprise. Une petite moue contrariée se dessine sur son visage : il était arrivé jusqu'à quinze mais à cause de la brune, il a totalement perdu sa progression et doit recommencer. Ça l'embête vraiment beaucoup, surtout qu'on dirait qu'elle est là pour se moquer de lui. Ce n'est vraiment pas très gentil !

Mais Sigmund est très fier de savoir quelque chose que la fillette semble avoir oublié. Avec ça, il est sûr qu'elle sera impressionnée et qu'ils deviendront aussitôt super copains.

« Ben non je ne suis pas un Cracmol... ils ne sont pas autorisés à Poudlard, tu n'étais pas au courant ? » Aucune malice dans la voix du petit Poufsouffle, il est simplement heureux de pouvoir apprendre un truc à la jeune fille. Des trucs, il y en emmagasine tous les jours à Poudlard, la plus grande école de magie de tous les temps. Sigmund est un enfant qui adore le partage, et ça inclut les connaissances. Il aimerait simplement que compter, ça soit plus facile.

« C'est compliqué parce que les bonbons ne sont pas rectangles, si ça formait des rectangles ça serait plus simple, il suffirait de les empiler pour les compter ! » affirme le garçon sans la moindre assurance -mais il a envie d'y croire alors il offre un timide sourire à son interlocutrice. Peut-être qu'au final, elle est là pour l'aider ? Ça serait bien parce que lui, il en a marre et n'arrive à rien tout seul. Ses parents lui ont toujours dit qu'on s'en sortait mieux à plusieurs que seul, c'est pourquoi il aimerait avoir plein d'amis.

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L'enfant de la maison jaune n'avait pas l'air de comprendre la jeune Serpentard. Elle était venue pour se moquer de lui en le traitant de cracmol et il n'avait pas compris cette information, il avait préféré prendre sa remarque au premier degré et lui donner une information. Comme si, cette jeune fille qu'elle était avait besoin d'apprendre des informations de la part d'un pauvre élève incapable de compter. A sa remarque elle avait donc soupiré en jetant ses cheveux en arrière.

- Tu es vraiment bizarre, toi. C'est quoi ton prénom ? Je ne voudrais pas t'appeler la chose.

La jeune fille reporta ensuite son attention sur son groupe de copines qui avait l'air d'attendre qu'elle fasse quelque chose de plus impressionnant que juste une discussion sans fond avec un jeune garçon perdu. Son regard passa ensuite sur les Suçacides que le jeune Sigmund avait disposé devant lui. Il n'arrivait pas à compter ? Soit, elle allait l'aider de la pire des façon possible cette horrible jeune fille. Elle avait sorti sa baguette et avait lancé le sortilège de lévitation sur les bonbons avant de les faire tomber dans l'eau de la fontaine.

- Je crois que j'ai réglé ton problème, tu n'as plus rien à compter hahaha. Avait elle dit en riant à gorge déployée.

Au fond, elle n'était pas fière d'avoir fait ça et pourtant elle l'avait fait, et ne semblait pas regretter son geste. Elle n'avait pas peur des représailles car pour elle, ce garçon ne valait rien et bien qu'il soit en deuxième année et elle en première année, elle était persuadée qu'elle gagnerait. C'est qu'elle disposait d'un égo plus gros que l'école.

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« Moi c'est Sigmund ! » répond le garçon en continuant à sourire. Il ne fait rien en la voyant sortir sa baguette magique -peut-être que même si elle paraît plus jeune, elle connaît déjà un sort pour trier des bonbons. En fait il a même très hâte de voir ce qu'elle va faire, parce qu'il adore les démonstrations de magie !

Mais rien de bon ne sort de sa baguette. Le regard du Poufsouffle ne se détache pas de ses friandises, il les voit s'élever dans les airs et n'a que le temps d'écarquiller les yeux et de lâcher un « Oh ! » surpris avant que tous les bonbons ne terminent leur course dans l'eau. Sidéré par cet acte de cruauté venu de nulle part, le garçon met un instant pour réaliser pleinement la situation. Puis ses yeux se remplissent de larmes et sans attendre, il part au secours des Suçacides presque noyées. Le pataud adolescent un peu trop grand pour son âge ne prend même pas le temps de retrousser son pantalon avant de patauger dans la fontaine ; il a déjà tiré son écharpe et s'en sert comme d'un filet pour ramener les bonbons vers lui. Finalement il se met rapidement à quatre pattes pour les rapatrier tous le plus vite possible en espérant qu'ils ne prennent pas trop l'eau.

Comme toujours quand il est en proie à de vives émotions, le bout des oreilles et les joues du Poufsouffle virent au rouge. Dans l'incompréhension totale et la voix pleine de chagrin, il se tourne vers la jeune fille, encore abasourdi qu'on puisse rire d'une bêtise pareille. « Mais pourquoi t'es méchante ? » Il ne lui a rien fait, non ? Derrière la Serpentard, il aperçoit un instant un groupe de filles -peut-être s'agit-il des copines de sa persécutrice, en tout cas elles semblent intéressée par sa mission sauvetage. Tout en rapatriant un maximum de bonbons sur le rebord de la fontaine -lui-même tout trempé et tremblotant en ce froid de novembre, il lâche un second « T'es pas gentille ! » larmoyant et triste.

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Sigmund, voilà donc le nom de cette pauvre victime qui était pris entre les griffes de Sixtine. Elle n'avait eu aucune pitié en jetant les bonbons de cet enfant dans la fontaine et elle n'éprouvait aucune pitié en le voyant ainsi se jeter à l'eau pour sauver des bonbons. Elle le trouvait encore plus ridicule qu'à son arrivée, il n'était clairement pas à la hauteur du prestige de cette école. Selon l'enfant de Serpentard, le Poufsouffle n'avait pas sa place à Poudlard. Il avait posé une question qui la fit réfléchir malgré elle. Pourquoi était elle méchante ? Avait elle une raison particulière pour persécuter ce jeune homme ? Elle avait beau s'interroger intérieurement, elle n'avait pas trouvé la réponse, elle l'avait simplement fait pour amuser son groupe de copine et pour imposer sa supériorité.

- Oh mais j'ai compris, tu as la Sigmunargie c'est pour ça que tu es limité mentalement. Eurk, je ferais mieux de ne pas te toucher, je ne veux pas attraper cette maladie, imagine un peu que je finisse comme.... Elle regarda le garçon de haut en bas en le jugeant fortement ça.

L'enfant roi avait parfaitement conscience que cette maladie n'était qu'une pure invention de sa part mais elle avait envie de jouer avec sa victime, de le rendre encore plus ridicule que ce qu'il n'était déjà et pour ça, quoi de mieux qu'une rumeur. Une rumeur qui allait se propager, certains élèves allaient surement y croire et ne plus s'approcher de ce jeune homme. En bref, une rumeur horrible lancée par une jeune fille horrible.

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Il les a presque tous ! À défaut d'être parfaitement capable de compter les friandises pour s'assurer aucune absence, le garçon regarde tout autour de lui à la recherche d'oubliés. La voix de la Serpentard derrière lui le fait frissonner d'effroi. Elle lui sort le nom d'une maladie dont il n'a jamais entendu parler avec une telle assurance qu'il ne lui vient absolument pas à l'esprit qu'il puisse s'agir d'un mensonge. La mine déconfite, il se laisse lourdement tomber dans l'eau. Avec ses vêtements trempés et l'eau qui lui arrive au niveau du ventre, il fixe simplement la jeune fille avec incompréhension.

« Mais mes parents ils ont dit que j'étais en parfaite santé, et même que l'infirmière elle est d'accord ! » s'étonne un peu plus Sigmund. La mission-sauvetage étant terminée, le garçon rampe sur le sol de la fontaine avant de se glisser vers un rebord où il se hisse difficilement, les membres tout engourdis par le froid. Dans la manœuvre, il veille à garder ses distances avec la petite sorcière. Si vraiment il est malade, il ne faut surtout pas qu'il transmette son mal à qui que ce soit ! Ce serait terrible qu'une épidémie de.. de ? il a déjà oublié le nom. Mais ça serait terrible que ça se répande partout dans l'école !

« Regarde, je me suis assis bien loin de toi. C'est quoi cette maladie ? Je connais pas. Tu vois ça à quoi ? C'est sur mon visage ? » Ce matin quand il a mis de l'huile de ricin sur son petit duvet qu'il espère un jour faire devenir une belle moustache, il n'a rien noté de particulier avec son apparence. Pris d'un doute, le voilà qui tâtonne désormais sa peau, tire sur ses joues et effleure chaque parcelle de son corps, à la recherche d'une anormalité palpable.

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Les mots qui sortaient de la bouche de ce pré-pubère étaient incompréhensible pour la jeune fille. Comment un humain normalement composé, du moins approximativement composé, pouvait il avoir un cerveau si petit. Sixtine en venait à se demander si il n'était pas le fruit d'un sorcier et d'un botruc. Ou bien le fruit d'une expérience ayant manifestement très mal tournée. Qu'importe, autant de stupidité, c'était trop pour elle et même un long soupire n'y changerait rien. Elle se contenta d'hausser les sourcils quand il lui posa une question. Puis finalement, après plusieurs secondes et en le voyant prendre ses distances, elle se décida à répondre.

- C'est une maladie qui rend stupide. Tu ferais mieux de rester loin de tous les élèves de cette école, il ne faudrait pas que tout Poudlard devienne un nid à cerveau lent.

Menton levé, elle fit de nouveau ce même geste pour mettre ses cheveux derrière ses épaules. Puis, elle laissa le garçon en plan avec ses bonbons. Une fois qu'elle l'avait dépassé et qu'elle ne fut plus dans son champ de vision, elle visa discrètement ses bonbons avec sa baguette et forma trop tas de 16 bonbons en chuchotant une incantation avant de partir rejoindre son groupe de copine. Il fallait croire que derrière ce petit monstre il y avait un humain caché.
Une fois au niveau de son groupe de copine, elle expliqua à ses camarades que ce garçon était trop stupide et que ça n'était même pas drôle de se moquer ouvertement de lui et qu'elles feraient mieux de partir pour se trouver un Gryffondor à se mettre sous la dent.

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Un cerf-volant ? Sigmund a suffisamment traîné sur des plages moldues pour connaître parfaitement l'objet. Il aime bien ça, les cerfs-volants, c'est un bon jeu. Mais il a beau réfléchir, il ne voit aucun rapport avec la maladie mentionnée par la jeune fille. D'ailleurs, elle ne lui a pas dit d'où elle tirait son information et il n'a pas l'impression d'avoir quoi que ce soit sur le visage. Puis, il se sent tout à fait comme d'habitude donc peut-être que finalement l'infirmière et ses parents ont raison : il est en parfaite santé et la Serpentard a fait erreur. Ça lui paraît assez invraisemblable parce qu'il ne voit pas pourquoi elle aurait menti -et surtout le nom de la maladie était bien trop impressionnant pour sortir tout droit de son imagination, mais il se lasse rapidement de ces tortures mentales que sont la réflexion et le raisonnement.

Sigmund relève la tête vers la sorcière, une question brûlante au bord des lèvres. Mais elle a déjà fait volte-face et s'éloigne sans même lui dire au-revoir. C'est dommage parce que mensonge ou pas, il aurait beaucoup aimé comprendre pourquoi l'école serait remplie de cerfs-volants si la stupidité était une maladie répandue.

« J'ai pas compris » fait-il à voix haute pour lui-même. Tout frissonnant, il se frictionne les bras dans une vaine tentative de se réchauffer. À cause de l'eau de la fontaine, Sigmund est mouillé : ce n'était pas prévu. Maintenant tous les virus du froid sont certainement en ligne droite pour venir se loger dans son nez et demain, c'est sûr qu'il sera malade pour de vrai et cette fois ce ne sera pas de la patacitrouille. À ce stade, c'est presque mieux de capituler pour les bonbons, de toute façon il n'y arrive pas. Il les confiera à Evelyn qui triera ça bien mieux que lui. Tout en serrant sa cape sur ses épaules, il se relève et franchit les quelques pas qui le sépare de ses friandises avec un air de chien battu figé sur le visage.

Sa surprise est immense quand il aperçoit non pas un tas informe de friandises mais trois petits paquets qui semblent à première vue plutôt bien répartis. « Oh, c'est le karma ! Mon ange gardien est venu m'aider ! » Un large sourire se dessine sur la bouille frigorifiée de l'enfant qui semble avoir trouvé un peu de réconfort. Ce n'est finalement pas une si mauvaise journée que ça !
Fin du RP

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