5 janv. 2023, 07:57
« Fidèles à notre pureté »
Ici seront postés plusieurs One shot ayant pour but de retracer la vie de William, notamment son enfance ainsi que son adolescence, au seins de la famille Shell. Ceci a pour but premier de montrer cette famille sous tous ses angles (bons comme mauvais), mais aussi de d’approfondir le personnage de William que j’affectionne tout particulièrement.

Ce format est inspiré par celui de @Nélya Marks, avec son autorisation bien entendue.

1er juin 2019
Vers 8h du matin
Manoir Shell


Étalé à la manière d’une étoile de mer, dans un lit à baldaquin quatre fois trop grande pour lui, le petit William dormait paisiblement. La respiration lourde, sans le moindre soucis du monde. Du moins… pour l’instant. En effet, une petite fille, pas plus haute que trois pommes, le trouvait bien trop tranquille à son goût et décida qu’il était l’heure de remédier à cela. Alors, à petits pas de souris, elle s’approcha du lit de son aîné, avant de se mettre sur la pointe des pieds pour se rapprocher de l’oreille de sa prochaine victime. La rouquine n’attendit pas une seconde de plus et prit une grande inspiration avant d’hurler dans le tympan de son frère:

"JOYEUX ANNIVERSAIRE!"

Le jeune garçon ouvrit grand les yeux et releva sa tête à toute vitesse, ce qui lui valut un choque crânien avec l’intruse de la pièce. Tous deux se frottèrent la tête au niveau de la zone de l’impact, essayant ainsi d’éviter l’apparition d’une potentielle future bosse.

"Purée, tu m’as fait peur Eli!"

En réponse à ce qui était censé être un reproche de la part de William, Eléonore Shell se contenta d’éclater de rire, fière de sa bêtise.

Mais les rires de la petite s'atténuèrent rapide lorsque la porte de la chambre du plus âgé de la fratrie s’ouvrît de nouveau, laissant apparaître la mère de famille.

"Joyeux anniversaire Willi- Eléonore! Que fais-tu ici?"

Face à la réprimande de sa génitrice, la fillette, âgée de tout juste 5 ans, croisa ses deux mains devant elle et baissa les yeux, n’osant pas croiser le regard de Enora.

"Je voulais juste dire bon anniversaire à William…"

"Et j’imagine qu’attendre ne serait-ce que trente minutes supplémentaire n’étais pas une option?"

Lui répondit sèchement la jeune femme. Cette dernière avait toujours été moins laxiste avec sa fille qu’avec ses trois autres fils, l’éducation et l’élégance des jeunes demoiselles étant beaucoup plus carrée que celle des jeunes messieurs.

"Pardon mère…"

"Ce n’est rien, tu es excusée. Où en étais-je… Ah oui, William! Vas donc nous attendre en bas s’il-te-plait, nous avons une surprise pour toi, j’espère que ça te plaira."

Le visage du concerné s’illumina d’un sourire, tandis qu’il se précipita hors de son lit, enfilant ses chaussons à toutes vitesse. Il pressa le pas pour sortir de la pièce au plus vite mais fut stoppé par sa mère, le retenant par l’arrière du col de son pyjama.

"Sans courir c’est mieux."

"Oui mère."

Pour simple réponse, Énora ébouriffa affectueusement les cheveux de son fils avant de lui addresser un signe de la tête, signifiant qu’il pouvait y aller.

Arrivé en bas, William vit son père debout dans le plus grand salon, regardant le paysage à travers la fenêtre. Ce dernier ne semblait pas avoir remarqué la présence de son fils. Ou faisait-il simplement semblant afin de pouvoir l’ignorer? Si oui, ça ne serait pas la première fois, ni la dernière!

"Père?"

"Bonjour William."

Rien d’autre ? N’avait-il pas quelque chose à lui dire ? Des félicitations à lui adresser?

"Compte-tu rester planter ainsi longtemps, ou vas tu enfin te décider à bouger?"

Les yeux du petit garçon se baissèrent. Phillips avait toujours été un mari ainsi qu’un père assez distant, son indifférence face au 10e anniversaire de son fils aîné n’étonna par conséquent pas William, mais ce dernier aurait tout de même apprécié qu’il fasse au moins semblant de s’y intéresser un peu plus.

"C’est mon anniversaire aujourd’hui." commença l’enfant, avec une once de fierté dans sa voix. "J’ai dix ans!"

Enfin, le père de famille se tourna vers le rouquin, le sourire de ce dernier s’agrandît, heureux d’avoir réussit à attirer l’attention de son géniteur. Ou pas…

"Je le sais."

Sur ce, l’homme sortit de la pièce le plus calmement du monde, pour se diriger vers son bureau.

"Joyeux anniversaire…" se murmura le petit garçon à lui-même.
Dernière modification par Tiffanie Shell le 4 févr. 2023, 06:56, modifié 1 fois.

Hébergeuse d’araignées à plein temps
Colonelle du régiment PAC

5 janv. 2023, 22:58
« Fidèles à notre pureté »
TW: Ce post contient une scène de violence parentale

30 août 2019
Fin de matinée
Manoir Shell


"Heu… Bonjour?"

William ouvrit la porte de l’entrée principal, non pas sans difficulté, pour faire face à une petite fille, d’à peu près son âge, qui lui était complètement inconnue. Pourquoi était-elle venue toquer à la porte? Si Enora et Phillips voyaient une étrangère au pas de la porte, le rouquin risquait de ne pas faire long feu…

"Bonjour! Avec mon équipe de scouts on fait une vente de cookies! C’est une livre l’unité mais si tu en prends cinq ça ne te coûte que 4 livres! Tu en veux?"

Des livres? Pourquoi ne va-t-elle pas dans une bibliothèque? Avant même que le garçon n’ai le temps de lui manifester son incompréhension, une grande main à la forte poigne de posa sur son épaule. Le rouquin se raidit instantanément, reconnaissant la présence menaçante de son père.

"William, rentre à l’intérieur. Dans mon bureau."

Sans attendre une seule seconde de plus, le concerné se précipita à l’intérieur, traversas couloir de l’entrée, et rentra dans l’immense bureau de Phillips, comme il le lui avait été ordonné. Une fois dans la pièce, il referma doucement la porte et s’appuya sur le mur adjacent. Il savait que la seule raison pour laquelle l’homme pouvait lui dire de l’attendre dans son bureau était pour le disputer. Un frisson lui traversa la colonne vertébrale à cette simple pensé. Frisson qui ne fit que s’intensifier lorsqu’il entendit les pas pressés de son géniteurs se rapprocher dangereusement de la pièce. Soudain, la porte s’ouvrît et se referma aussi tôt dans un claquement terrifiant. Le père du jeune garçon se plaça devant son fils, à présent droit que un piqué, puis croisa les bras contre son torse.

"Qui était-ce?"

Sa voix sèche et forte n’annonçait rien de bon…

"Une moldue… Je crois…"

"Et qu’est-ce que tu as fait?"

"Je lui ai parlé."

VLAN!

Se retenant de toutes ses forces de ne pas fondre en larme, l’enfant porta lentement une main à sa joue sur laquelle il ressentait à présent une désagréable sensation de picotements. Son corps tremblait de partout, non pas à cause de la douleur, mais de la peur.

"Et tu trouves ça normal? Tu comptes devenir ami avec eux peut-être ? Pour ton prochain anniversaire, tu voudras des livres pour moldus? C’EST ÇA?!"

"N-non…"

Le son de sa voix était en accord avec ses tremblements, s’intensifiant un peu plus à chaque fois que la voix de l’homme en face de lui devenait plus forte, plus grave, plus menaçante. Enfin, Philips poussa un long soupire et ordonna un son aîné de remonter dans sa chambre, tout en se pinça les deux extrémités du haut de son nez afin de reprendre son calme. William ne se fit pas prié et couru presque jusqu’à sa chambre, sans adresser un mot de plus au sorcier.

Une fois au premier étage, il longea le couloir pour accéder à sa chambre s’y trouvant tout au bout, mais fut interrompue dans sa course par une tête blonde qui apparut dans l’encadrement de la porte d’une autre chambre, sur sa gauche.

"Il s’est encore énervé?"

L’interrogea Arthur, son frère lui étant plus jeune de deux ans. Ce dernier devait sans doute avoir entendu la porte du bureau de claquer, ou la voix glaçante de leur père.

Pour unique réponse, le rouquin approva d’un signe de tête avant de rentrer se réfugier dans sa chambre.

Hébergeuse d’araignées à plein temps
Colonelle du régiment PAC

24 janv. 2023, 00:29
« Fidèles à notre pureté »
4 août 2020
Vers 12h
Manoir Shell


Assis tous ensemble autour de la table du petit salon, Arthur et James lisaient chacun un livre différent, tandis que Enora aidait sa plus jeune fille à déchiffrer ce que voulaient signifier toutes ses lettres mélangées ensemble…

Les deux livres que lisaient les plus grands étaient de récents ouvrages ayant pour but d’éduquer les jeune sorciers de sang-pur sur le danger que représentaient les né-moldus pour la société magique. Une sympathique petite propagande! Eléonore quant à elle avait un simple recueil de comptes pour enfants. C’était une matinée en famille parfaite pour les Shell. Mais ce petit havre de paix fut interrompue par un bruit de cheminée provenant du plus grand salon. Sachant pertinemment de qui il s’agissait, Arthur et Eléonore se mirent à courir vers la provenance du bruit tandis que James, petit garçon model qu’il était, n’avait pas bougé d’un pouce. Enora se leva pour aller passer un savon à ses deux enfants, mais se ravisât, se disant qu’ils seraient sans doute punis par quelqu’un de bien plus intimidant. Elle préféra donc se rassoir pour rester en compagnie de son plus jeune fils.

Dans le grand salon, William et son père venaient d’apparaître dans la cheminée, revenant d’un shopping au Chemin de Travers. Instantanément, leur elfe de maison Fritzy vint leur récupérer les achats, qu’il alla ranger dans la chambre du plus âgé de la fratrie. Mais avant même qu’ils n’aient eu le temps de se défaire de leur cape de sorcier, James et Eléonore débarquèrent à toute vitesse, se poussant l’un à l’autre pour être le premier à arriver devant leur grand frère. Finalement, le blond fut celui qui remporta la bataille.

"Tu l’as acheté? Fais voir elle est comment s’teu plaît!" S’écria ce dernier, se référant à la toute nouvelle baguette du rouquin.

Le concerné s’apprêta à leur dire que l’elfe était monté avec, mais n’en eu pas l’occasion puisque leur géniteur mit une petite tape derrière la tête des deux plus jeunes. Puis, comme pour s’adresser à des chiens, il claqua des doigts tout en pointant du doigt la porte par laquelle ses deux enfants venaient de rentrer.

"Vous deux, vous allez ressortir de cette pièce et re rentrer poliment et calmement. Ensuite, vous pourrez parler à votre frère! Suis-je bien clair?"

Les deux enfants se contentèrent d’hocher la tête, avant de ressortir de la pièce de la pièce, traînant des pieds. À peine quelques secondes plus tard, Arthur rentra, suivit de sa sœur cadette. Les deux saluèrent leur père à l’unisson. Le concerné leur répondit simplement par un signe d’approbation de la tête. Puis, les regards se tournèrent tous vers William. Ce dernier se redressa, presque ridiculement, par simple réflexe avant de répondre calmement à son frère et sa sœur:

"Hum… Fritzy a apporté toutes mes affaires en haut… Je pourrais vous montrer ma baguette après si vous voule-"

"Oui après." l’interrompit Phillips. "Pour le moment votre frère et moi devont discuter de sa scolarité à Poudlard."

Aussitôt, le rouquin releva la tête vers son paternel. Il allait lui parler. Pour de vrai? Entre père et fils? S’était-il enfin décidé à s’intéresser à lui, son fils? Peut-être arrêterait-il enfin de laisser son épouse s’occuper presque toute seule de l’éducation des quatre enfants…

"Nous allons faire un point sur tes futures relations une fois à l’école jeune homme, et de l’importance d’éviter les sang-impures."

Forcément. C’était trop beau pour être vrai. Phillips était un père invisible et cela n’était pas prêt de changer! Les seules exceptions étaient lorsqu’il s’agissait d’argent ou de la place de ses enfants dans l’échelle sociale. Rien de plus, rien de moins.

Hébergeuse d’araignées à plein temps
Colonelle du régiment PAC

24 janv. 2023, 14:34
« Fidèles à notre pureté »
Début des vacances de Noël 2020
Au soir
Manoir Shell


Autour de la table de la salle à manger, les Shell étaient aujourd’hui bien plus bavards que d’habitude. William étant tout juste rentré pour la première fois depuis le début de ses études à Poudlard, les questions fusaient de partout. De ses deux frères, sa sœur, et même sa mère, Phillips ayant décidé d’aller manger dehors avec ses employés. Le patron aimait faire semblant de se sentir proches de ces derniers, juste pour éviter que l’on lui demande une promotion ou que l’on se plaigne de lui. Il avait son petit confort et comptait bien le garder! Tout comme sa petite famille parfaite, fidèle au valeurs familiales et à ses opinions anti-moldu. Si seulement il savait… Pensa William Shell. Déjà que sa répartition à Serdaigle lui avait donné droit à une lettre bien trop longue de la part du paternel sur « pourquoi Serpentard était la seule bonne maison pour les gens ayant un sang des plus purs », il n’avait pas parlé à ses parents de sa nouvelle rencontre, et n’était pas prêt d’aborder le sujet de si tôt!

En effet, le jeune garçon s’était lié d’amitié avec un de ses camarades de maison, ayant le même âge que lui: Nicholas Handers. Un né-moldu. Et de couleur en plus de cela! Au début, il méprisait le garçon. L’influence des opinions de ses parents étant toujours très forte sur lui, il refusait catégoriquement d’approcher son camarade, persuadé qu’il s’agissait d’une mauvaise personne, d’un faux sorcier. Mais c’est lors d’un cours de potion qu’il fut mit en binôme avec Nicholas de force par leur professeur. Au début, les deux garçons s’étaient chamaillés comme des enfants. William étant persuadé qu’il avait raison car il était un vrai sorcier, tandis que son camarade de maison ne cessait de lui prouver que le manuel disait autrement. Face aux insultes du rouquin, le brun lui avait lancé des queues de rats à la figure, ce qui fit éclater de rire le jeune Shell, qui se remémorait de la peur monstre qu’avait sa grand-mère paternelle face à ces petites bêtes. Les deux garçons avaient ainsi passé le reste du cours à rire ensemble, ressortant de la classe avec une heure de retenue. Mais qu’importe, car sa première amitié à Poudlard venait de se créer!

"WILLIAM SHELL!"

Sorti de ses pensées, le garçon fit un bond sur sa chaise, puis se tourna vers sa mère.

"Ou-oui?"

"Tu écoutes quand on te parle?"

Le jeune étudiant s’apprêta à s’excuser, mais son frère James prit les devants, relevant son dos le plus droit possible comme Enora le leur avait tous apprit. Qu’est-ce que William détestait lorsque son cadet jouait à l’enfant parfait. Il était le préféré et il le savait. Le portrait cracher de son père.

"Ce n’est rien mère. Je disais, William, elle est comment ta salle commune?" Un sourire malveillant se dessina sur les lèvres du châtain.

Le concerna soufflât. Son frère savait pertinemment qu’il allait le mettre dans le pétrin en disant cela, la mère de famille se trouvant en bout de table. Une nouvelle excuse pour elle de blâmer son fils. Alors, le rouquin décida de répondre au feu par le feu!

"Pas trop mal. Mieux que celle que tu auras après avoir été reparti à Gryffondor."

"Ça suffit les garçons! William, montes dans ta chambre."

"Hein?! Mais j’ai rien fait!" Le garçon se leva de sa chaise, laissant accidentellement tomber la serviette en tissu qu’il avait délicatement posé sur ses genoux au début du repas. "C’est lui qui me pose des questions juste pour me déranger."

"Et c’est mérité. Maintenant tu vas monter dans ta chambre de suite, puisque tu ne sais rien faire d’autre que perturber le dîner."

Ne prenant même pas la peine de ramasser la serviette se trouvant toujours à terre pour la poser à la droite de son assiette, le garçon recula sa chaise dans un fort grincements avant de s’en aller d’un pas rapide vers l’immense escalier du couloir principal. Quatre à quatre, il en monta les marches avant de longer le couloir jusqu’à sa chambre dont il claqua la porte. Le premier claquement porte, d’une longue série d’autres à venir pour les sept prochaines années…

Hébergeuse d’araignées à plein temps
Colonelle du régiment PAC