Noël intergénérationnel
23 décembre 2047
6 square Bridge
Un Rp en compagnie de la famille James
Nous étions arrivés devant la résidence de papi et mamie avec pour optique d’y crécher durant les vacances d'hiver. Malgré ma réticence à devoir partager un lit avec Lili, l’argument de la patinoire tout près d’ici m’avait convaincu que cela ne pouvait qu’être une bonne idée. Et puis cela faisait longtemps que nous n’avions pas pris des nouvelles des parents de papa.
George James était un homme à la soixantaine qui ne semblait au fil des âges perdre une once de sa vitalité. Toujours habillé avec élégance et raffinement, il arborait sur le dessus de son crâne cette même crinière que papa avait héritée : une chevelure rutilante qui a l’exception faite était parsemée de mèches cendrées. C’était un bon vivant qui avait fait ses années au sein du département des créatures magiques. Depuis sa retraite, il coulait ses jours heureux à Londres en compagnie de sa tendre femme : Marie.
À ce sujet, on disait que les contraires s’attiraient, si cela s'avérait être vrai alors leur couple ne pouvait être un meilleur exemple de ce dicton. Marie, était une femme dont la vieillesse semblait profondément affecter le physique. Les rides sur son visage étaient saillants, sa peau desséchée et elle ne portait grande guère attention à son allure. Elle était habituellement vêtue d’une simple robe noire, qui trop petite pour elle, laissait transparaître ses mollets musclés d’ancienne joueuse de quidditch des Harpies de Holyhead. Et malgré ses origines galloises, elle avait perdu de son accent au fil du temps. Oh certes quelques insultes traînait là et là, mais les années à Londres avec papi avait eu raison de sa langue.
De mes ancêtres bien-aimés, je n'éprouvais point de honte à confesser que c’était la dernière en date que je préférais. Mami avait ce tact de dire les choses sans jamais trop en dire. Oh, ce n’était pas des paroles emplies de sagesse que l’on pouvait s’attendre venant d’une sexagénaire, ceux qui vous renvoient dans un long chemin de réflexion et de remise en question. Non. Mamie adorait critiquer avec humour la vie en général. Elle avait une ironie et un cynisme des plus incroyable qui, sur ma bouille de paresseux, arrivait à débusquer un sourire ou un petit rire, même lorsque la situation ne s’y prêtait pas.
Ainsi donc, quand cette dernière s'écria après nous avoir ouvert la porte avec gaieté, je ne pus me retenir d'un petit sourire en coin.
« Oh James... Je crains que tu n'arrives trop tard... »
Papi, à ses côtés, dans une robe de bleu sombre sans le moindre plis, roula des yeux.
« Marie… Allez, entrez, je m’occupe de vos bagages. »
Et aussitôt dit, aussitôt fait, voilà que de sa baguette, il fit rouler nos bagages dans nos chambres respectives. Celle de papa et maman dans leur chambre et la mienne et Lili dans… Notre chambre. J’en poussais un long soupir. Les vacances, c'était bien. Les vacances dans le même que lit ma sœur, c’était l’enfer. Elle avait le chic de ne jamais me laisser dormir et d’oublier la notion de grasse matinée (qui pouvait bien devenir des grasse après midi avec moi) au point que les seules fois où nous avions partagé le même matelas, nous avions passé la nuit à nous insulter…
Je fus extirpé de mes sombres souvenirs par la main de Maman qui me poussant en avant ne semblait vouloir dire qu’une chose : « Tu es au milieu du chemin, avance ». Alors, m'en résignant à écouter ma maternelle et sous le regard noir de Lili et les compliments de papi à son égard sur le fait qu’elle avait grandi et qu’elle ressemblait à papa, je foulais pour la première fois depuis cet été, le parquet de l’immeuble de mes ancêtres.
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"Le sommeil est mon exercice préféré... surtout quand je le pratique en classe."
"Le sommeil est mon exercice préféré... surtout quand je le pratique en classe."
