14 févr. 2023, 14:02
 Castletownbere   RP+  Enfermées au milieu des livres, elles ne pouvaient s'échapper
Vendredi 27 décembre 2047, 15h
Dans la librairie sorcière de la famille Griffin
En compagnie de @Wren Griffin
Avec le PNJ @Darragh Foley code RP : color=#561c05


Cela faisait maintenant plusieurs jours qu'Orlaith, son frère et sa sœur étaient rentrés chez eux pour les vacances de Noël, et les relations avec de la petite fille avec son père étaient toujours assez tendues. Il refusait d'entendre parler de magie et tout ce qui se rapprochait de ce sujet le mettait mal à l'aise.
Pourtant, le matin même, la rouquine avait tenté d'ouvrir son livre sur le Quidditch, afin de se renseigner sur les règles et le fonctionnement du jeu, toujours dans l'espoir de pouvoir un jour y jouer. Mais à peine avait-elle séparé les pages qu'un qu'un cri strident lâchant des slogans de supporters de Quidditch et des extraits de discours de commentateurs d'une vois suraiguë. L'enfant avait vivement refermé son livre, mais c'était trop tard et son père avait déjà entendu le bruit.

Alors qu'il commençait déjà à s'énerver contre la magie qui s'invitait dans sa maison, et le bruit qui allait courir chez leurs voisins, et le tourment infini que lui causait un pauvre petit cri échappé d'un livre, la colère commença également à monter chez la petite sorcière qui se mit à crier à son tour. Elle était dépitée de ne pouvoir s'instruire sur le jeu qui la passionnait et remontée contre les attaques récurrentes du Moldu contre la magie, qui était pourtant pratiquée par ses trois enfants et par son ancien amour.
Heureusement, Niall était intervenu, prenant pour une fois la défense de sa petite sœur. Il tenta de calmer le jeu, avant de proposer un compromis. Il avança l'idée de se rendre chez un libraire sorcier qui pourrait, avec un peu de chance, réparer le livre. Ainsi, il avait visité il y a quelques mois une petite libraire sorcière irlandaise afin de trouver des livres de cours dans une boutique plus proche que celle de Fleury & Botts et dont il se souvenait parfaitement de l'adresse.

Sentant qu'il n'obtiendrait pas la paix autrement, Darragh Foley accepta alors de céder à la proposition de son fils, faisant ainsi un pas en avant pour améliorer ses relations avec sa benjamine.
Celle-ci accepta évidemment immédiatement, et monta alors avec son père en voiture. Niall ne pouvait les accompagner et se contenta de leur indiquer le trajet et de leur souhaiter bon vent.

Le voyage se fit alors dans le silence le plus absolu, aucun des deux passagers ne souhaitant engager la conversation en premier. Il est vrai que le voyage fut long : ils descendirent jusqu'au sud de l'Irlande, et la petite sorcière finit rapidement par s'endormir, tandis que les paysages vallonnés se succédaient .
Ce fut son père qui la réveilla en la secouant, lui montrant la façade d'une librairie qui semblait assez classique juste en face de la voiture. L'enfant sursauta avant de s'étonner, pensant qu'une libraire sorcière serait davantage extravagante. Mais Niall ne pouvait s'être trompé, et elle avait à la fois hâte de pouvoir utiliser son livre et de ne plus être enfermée dans une voiture avec le Moldu.
Elle détacha donc rapidement sa ceinture avant de le rejoindre sur le trottoir. Ils s'avancèrent alors jusqu'à la porte de la boutique, et Darragh frappa poliment à la porte, attendant qu'on leur confirme son ouverture.

Voilà voilà ! Dis moi si ça te va et si je dois changer quelque chose, y compris le titre ^^
je me suis permis de mettre une date plus tardive car j'ai vu que les vacances ne commencent que le 23 :/ J'espère que ça ne pose pas de problème
Dernière modification par Orlaith Ó Súilleabháin le 30 juin 2023, 16:17, modifié 3 fois.

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22 mars 2023, 18:36
 Castletownbere   RP+  Enfermées au milieu des livres, elles ne pouvaient s'échapper
Vendredi 27 décembre 2047, 15h


La librairie Griffin est une simple boutique, sans prétention. Elle est située dans un village sorcier, mais pour plus de précaution, une affiche "fermée" apparaît aux yeux des moldus qui passeraient par là ; cette pancarte se transforme, aux yeux des sorciers, en "Toquez avant d'entrer, s'il vous plaît ! ". C'est une maison étroite, qui s'élève sur deux étages - le rez-de-chaussée étant la boutique, le premier étage l'atelier et le deuxième étage l'appartement de la famille Griffin. Sa façade, de pierres peintes, est composée de couleurs pastel ; un bleu d'un ciel un jour d'hiver, le violet délicat d'une primevère ou encore le vert foncé d'un sapin cohabitent en un joli désordre et colorent les murs délicatement. Mais cette effusion de couleurs n'est rien comparé aux maisons voisines ; et elle semble même modeste quand on voit les bleus turquoises et les jaunes éclatants des façades d'en face.

Aucun élément ne distingue cette boutique d'une simple habitation, si ce n'est une grande inscription sur le mur, indiquant "Librairie ~ Réparation de livres ~ Manuels scolaires " en grandes lettres noires calligraphiées.

~

Quelqu'un toque à la porte. Une fenêtre s'ouvre au premier étage ; un petit bonhomme, pas bien grand, s'exclame "J'ariiiiive !" avant de dévaler les escaliers, en oubliant de fermer la fenêtre de son atelier. Une petite fille, pas bien grande non plus, des cheveux noirs, ferme cette fenêtre en soupirant.
Toujours les mêmes oublis... en été, ce n'est pas très gênant, mais en hiver...
L'homme, essoufflé après avoir couru dans les escaliers à la hâte, se présente à la porte. Il tombe sur deux personnes, une jeune fille et un adulte. Étonné de voir une famille un vendredi, il y a un blanc d'une demi-seconde ; mais il se reprend bien vite, et, souriant, leur demande ce pour quoi ils sont venus.
"C'est pour la libraire, ou vous avez besoin de remettre en état un livre...? Quoi que ce soit, entrez, je vous prie, ne restez pas dehors, il fait tout frisquet !"
Le petit homme fait un geste de bienvenue. Il a on ne sait quoi d'original, un petit quelque chose de décalé ; est-ce ses cheveux, rassemblés en un chignon, ses boucles d'oreilles longues qui vacillent près de ses joues, ou bien son habit simple de lin, qui semble venir d'un autre temps ? Il semble allier l'ancien à la modernité d'une façon déconcertante. Mais ce que l'on remarque le plus, malgré tout, c'est son sourire, de pure gentillesse. Et sa barbe noire qui lui mange une partie de son visage ne peut que rendre celui-ci d'autant plus sympathique.
Il s'efface pour laisser les clients entrer, puis écoute la requête du père et prend le livre de celui-ci dans ses mains. Il met de petites lunettes rondes sur son nez, prend le livre, l'observe quelques secondes... puis l'ouvre sans plus de cérémonie. Des commentaires criards commencent alors à sortir du livre à tût-tête, résonnant sur les murs étroits de la boutique. Le vendeur hausse un sourcil, dans une pose qui se voudrait comique si elle n'était pas naturelle, et referme le livre d'un coup sec.
"Rien de bien compliqué, ne vous inquiétez pas... On a ça tous les jours ! Suivez moi monsieur, si vous le voulez bien, on va fixer ça dans mon atelier. ". Il se tourne alors vers la jeune fille, et, avec une moue d'excuse, lui dit, avec un vouvoiement poli : "Ça devrait être rapide, est-ce que vous pouvez m'attendre là? C'est que l'atelier est un peu exigu...".
Et le petit bonhomme s'en va, en petits pas pressés, ses yeux en amande sous ses lunettes rondes, un livre qui n'est pas à lui sous les bras, et disparait à l'étage, le client avec lui.

~

L'intérieur de la boutique est simple, mais charmant. C'est une grande pièce, avec un escalier au fond qui mène au premier étage, où se trouve l'atelier de Mr. Griffin. Des murs en bois clair apportent de la chaleur à la pièce, tandis que d'innombrables tapis colorent joyeusement le sol. Des étagères sont appuyées aux murs, encombrées de livres tous plus différents les uns que les autres. Des échelles de bois sont posées à côté des rayons, pour atteindre les plus hauts livres. Bien que le rangement semble arbitraire, et l'ensemble gaiement désordonné, des écriteau indiquant différents genres contredisent cette impression. Si le rayon "Botanique" est plutôt calme, le rayon "Créatures Magiques" déborde de livres bruyants et mouvementés ; et la sous-partie "Dragons" n'est à priori pas dangereuse, mais certains livres - scellés par des chaînes - ont pris la mauvaise habitude de cracher des flammes si on les ouvre...

~

La petite fille qui avait fermé la porte de l'atelier est maintenant descendue au rez-de-chaussée, pour ranger un livre dans l'arrière boutique. La pièce, dont la porte est coincée entre deux étagères de livres, est petite, et sert exclusivement d'entrepôt pour les livres pas encore mis en rayon et ceux des clients qui ont été réparés.
Quelques enchantements de Glue ont fait l'affaire pour fixer la reliuere, à ce que je vois. Plus qu'à envoyer un hiboux au client pour qu'il sache que son livre est prêt, pense la jeune sorcière, en mettant le livre dans la pile des livres réparés. Depuis quelques temps, elle aide son père dans la gestion de la boutique, et est bien contente de se rendre utile.
Elle part de l'arrière-boutique, se retrouvant dans la pièce principale de la librairie. Elle y remarque une jeune fille, qui attend au milieux des livres. Elle ne peut pas la voir, car elle lui tourne le dos ; profitant de son avantage, Wren s'approche de la cliente silencieusement. Arrivée à quelques mètres de ses proies, elle lance soudainement un petit Bonjour, posé mais cordial, et savoure sa surprise.
Qu'est-ce que c'est facile de faire sursauter les gens...

_Tu attend quelque chose ? Elle parle calmement, d'une voie posée et tout juste assez forte pour qu'on l'entende convenablement. Ses cheveux bruns, coupés courts, se balancent sur sa nuque en un désordre négligent, tandis que ses vêtements - une tunique noire et un short - ne font aucun sens, ni les uns par apport aux autres - qui porteraient un short avec une tunique ? -, ni avec la saison - il est évident qu'un short en février n'est pas la tenue la plus adaptée au climat. A cet ensemble, déjà particulier, se couplent des boucles d'oreilles en forme de dés et des dessins runiques sur le bras droit, à l'encre noir, tel des tatouages, ce qui donne à la jeune fille une apparence... unique. Mais aussi négligente, bizarre, et franchement démodée.
Elle est petite, mais une étrange impression de contrôle semble émaner de cette fille. C'est peut-être parce qu'elle parfaitement droite, ou que sa voix est très posée et calme... Ses yeux verts observent chaque détail, et elle en tire ses conclusions, en silence. En tout cas, elle ne semble pas hostile, et son manque de sourire est contrebalancé par la chaleur de sa voix et par son évidente curiosité envers la nouvelle arrivante.

Popa est parti fixé leur livre. C'est dommage, je voulais lui demander à quelle heure je devais faire la pâte à crêpe...
Je n'ai plus qu'à l'attendre ici, j'imagine.


est-ce que j'ai dit vendredi et que je poste le mercredi... de la semaine qui suit la semaine qui suit la semaine où je devais poster ? Absolument... Désolée, vraiment. Déjà que j'avais plus d'un moi de retard :/
Dis moi si je dois changer quelque chose ! Hésites pas, même si c'est une faute d'orthographe toute bête qui te chiffonne :lol:
Ah oui, et j'ai essayé un style présent/détaché du personnage assez descriptif, je ne sais pas trop quoi en penser :thinking: Ça a pas vraiment donné le résultat prévu mais ça passe, donc bon... :grin: M'enfin, qui n'essaye pas n'a rien !
Dernière modification par Wren Griffin le 10 juin 2023, 18:53, modifié 2 fois.

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26 avr. 2023, 14:31
 Castletownbere   RP+  Enfermées au milieu des livres, elles ne pouvaient s'échapper
Ils n'eurent qu'à attendre quelques secondes avant de voir la porte s'ouvrir, présentant un homme assez petit, qui fit immédiatement penser Orlaith à une sorte de guérisseur médiéval. Ainsi, ses cheveux de couleur corbeau étaient attachés en un large chignon à l'arrière de son crâne et de longs pendentifs pendaient de ses oreilles, frôlant sa barbe tout aussi fournie que sa chevelure. Il était vêtu d'une tunique blanche, qui semblait bien légère pour la température hivernale.
Il accueillit les clients, et ils pénétrèrent dans la librairie, les laissant expliquer le problème rencontré avec le livre de la rouquine. Darragh Foley prit donc la parole, tentant d'expliquer un phénomène magique auquel il ne comprenait bien sûr pas grand chose. "C'est le livre de ma fille. Quand elle l'ouvre, on entend des cris très aigus, et des slogans de... de Kiditch" conclua-t-il en jetant un regard à la petite sorcière, s'assurant de ne pas raconter n'importe quoi.
Il n'était vraiment pas à l'aise d'être en présence de sorciers inconnus, et ne savait pas vraiment où se placer. Heureusement, la bonhommie de l'homme qui lui fait face lui permet presque d'oublier ses facultés magiques.

Orlaith sortit alors le livre en question, et le tendit au libraire, qui se mit à l'observer avant de l'ouvrir, faisant reprendre d'un coup les vagissements, et faisant grincer des dents le Moldu, qui ne s'habituait pas à ce vacarme. Heureusement, le livre fut alors refermé rapidement par M. Griffin, que ce soit par compassion avec le pauvre commerçant ou par compassion avec ses propres oreilles.
Il rassura alors immédiatement ses clients, leur assurant que c'était un cas fréquent. Cela n'étonnait pas la Gryffone, qui avait déjà eu l'occasion d'assister à toute sorte d'enchantement d'objets du quotidien plus ou moins agréables. Il enjoignit alors M. Foley de le suivre dans son atelier, ce qui fit sourire la rouquine.
Elle imagina l'appréhension que devait ressentir son père à l'idée de se retrouver seul avec quelqu'un qui faisait de la magie, et elle tira un léger plaisir de cette petite revanche pour ce qu'il lui faisait subir en ce moment. Pour une fois, c'était elle qui était en terrain familier.

Elle observa donc les deux hommes monter les escaliers, et quand ils furent hors de vue elle se tourna pour observer plus précisément le décors qui l'entourait. Si l'enfant déteste d'ordinaire la simple idée de se retrouver dans une librairie ou dans une bibliothèque, le désordre qui régnait dans celle-ci la mettait presque à l'aise.
Ça n'avait rien à voir avec les étagères garnies de livres austères classés à la virgule près dans la bibliothèque de Poudlard. Ici, toute la pièce était joyeuse, vivante. Les livres semblaient presque vivants et les couvertures colorées s'accordaient aux tapis qui ornaient le sol. Si ce n'était pas tout à fait le style d'Orlaith, ça la rassura tout de même de voir qu'il était possible d'être dans une librairie sans s'ennuyer.
Elle s'approcha de l'étagère réservée aux créatures magiques et elle entendit des grognements avant de voir les secousses qui parcouraient le meuble, causées par des ouvrages qui cherchaient à s'en extraire. Elle allait poser sa main sur la tranche de l'un d'entre eux quand quelqu'un la salua, juste derrière elle.

Elle sursauta et recula d'un coup, comme si elle était prise sur le coup d'un délit. Elle se retourna vivement et se retrouva face à une petite fille qui devait avoir le même âge qu'elle. Elle avait des habits qui ressemblaient à ceux du libraire - bien trop légers pour la saison et assez intemporels, avec des ornements sur tout son corps à travers ses boucles d'oreille excentriques et les dessins qui lui parcouraient toute la peau.
La Gryffone haussa un sourcil. Autant ce style rendait bien sur le libraire, autant là, ça ne ressemblait franchement à rien. On aurait dit qu'elle avait tout fait pour s'enlaidir. Pourtant, ses yeux verts étaient captivants et ses cheveux d'un noir de jais mettaient parfaitement en valeur son visage. Même si la petite sorcière ne faisait normalement jamais attention à ce genre de choses, elle ne pouvait s'empêcher de se faire la remarque maintenant, et elle ne s'empêcha pas de dévisager longuement son interlocutrice.
D'ailleurs, malgré son âge manifestement semblable à celui de la rouquine, la fille avait l'air beaucoup plus sage, beaucoup plus posée. Elle se tenait debout, sans bouger, et parlait comme une adulte. Qui parle comme un vieux à cet âge là ?! Et puis elle se comporte comme si elle était chez elle, comme si c'était normal de venir voir les gens et de leur demander des comptes comme ça...
"J'attends mon père. Il est parti avec le libraire pour réparer un bouquin. Mais t'es qui toi déjà ?" lâcha-t-elle, assez suspicieuse.

Et voilà pour moi, désolée pour le retard ! J'ai écris comme si tu avais déjà rectifié ton post en enlevant Niall. J'espère que ça te convient :smile:
Je sais pas ce que ça va donner entre nos protégées mais j'ai hâte de le découvrir ^^

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13 juin 2023, 19:41
 Castletownbere   RP+  Enfermées au milieu des livres, elles ne pouvaient s'échapper
La sorcière en face de Wren est quelqu'un de jeune, bien qu'elle soit peut-être de quelques années son aînée. Ses cheveux, bien que négligemment brossés, réfléchissent la lumière en de doux reflets roux, et contrastent avec sa peau blafarde, si pâle en ce mois de décembre. Au milieu de son visage se trouvent de grands yeux verts, comme deux émeraudes au dessus de son nez retroussé. S'il y a des secrets cachés dans son corps noueux, ou quelques mystères au coin de sa bouche moqueuse, Wren n'en découvre rien ; la science de la déduction lui reste encore une fois étrangère. A son grand regret, chaque information viendra de ce que l'autre voudra bien lui dire, et ce n'est que par le dialogue, exercice qu'elle méprise, qu'elle pourra en apprendre plus sur cette inconnue.

Celle-ci parle :

"J'attends mon père. Il est parti avec le libraire pour réparer un bouquin. Mais t'es qui toi déjà ?"

Qui suis-je ? Personne, aimerais bien répondre Wren, tel Ulysse avant soi. Mais elle n'est pas aux prises d'un Géant, pas plus qu'elle n'est un héros. En outre, céder à une ironie froide ne servirai à rien, si ce n'est faire fuir les clients. Et cela est hors de question : en l'absence de son père, c'est à elle d’accueillir les clients et de les aider si besoin. Elle choisit donc de sourire, d'une moue légère mais cordiale :

"_Je suis la fille du libraire. Wren Griffin, enchantée", dit-elle en engageant une poignée de mains ferme. Elle ne demande pas le nom de la jeune fille : de son humble avis, c'est terriblement impoli de demander aux clients de s'identifier.
"_Si je peux t'aider pour quoi que ce soit, n'hésite pas, bien sûr. " Son ton est professionnel, même si on décèle une certaine volonté de ne pas paraître trop froide, trop distante. Elle veut ajouter quelque chose, mais semble oublier. Elle fronce les sourcils ; rien ne vient. Avant qu'un blanc de s'installe, elle s'empresse de relancer la conversation :

"_Je vois que tu t'intéresses aux livres de Soins aux Créatures Magiques ? " Le tutoiement lui semble étrange, elle qui vouvoie toujours les clients. Ses yeux verts regardent avec attention son interlocutrice. Elle n'a pas posé la question par hasard : elle veut savoir si la jeune fille lit, ou si elle n'est là qu'avec son père. Même si elle n'a pas beaucoup d'espoir, elle aimerait bien que celle-ci apprécie la lecture ; en tant que jeune, Wren se sent parfois seule, elle qui passe son temps à lire. Elle le sait, qu'elle n'est pas la seule à apprécier l'odeur des livres neufs, la magie des mots et l'inépuisable torrents des pages, qui vous emportent dans d'improbables aventures, parfois fantastiques, parfois dramatiques, aux côtés de compagnons liés à vous par quelques solides amitiés. Pourtant, à part avec sa famille et quelques connaissances, les lecteurs semblent être, aux yeux de la petit Wren, choses rares.

Un grognement se fait soudain entendre, venant d'un livre derrière la fille rousse, et coupe la réponse de celle-ci. Grave et guttural, il est une copie presque parfaite d'un son que produirait un vrai dragon, et Wren prit quelques secondes pour apprécier sa véracité, avant de se rappeler que c'était précisément ce qu'elle avait oublié pendant tout ce temps.

Levant l'index, tendant l'oreille, comme pour signifier à son interlocutrice de prêter attention, elle attendit patiemment la fin de la longue plainte, un grand sourire aux lèvres, ravie d'avoir retrouvé ce qu'elle voulait dire, avant de s'exclamer :

"_Voilà ce que je voulais dire ! Raahg, ça fait du bien de se rappeler ce qu'on a oublié ", dit-elle, d'un ton radieux. Se rappelant de la présence de la fille, elle s’éclaircit la gorge, et reprit un ton sérieux :

"_Tu devrais t'éloigner du rayon Dragons... Les livres ne sont pas enchaînés pour rien." Un petit rire conclut le constat, accompagné presque instantanément d'un autre grognement sourd. Wren fronce les sourcils, son regard dirigé vers le livre récalcitrant, un petit ouvrage vert retenu par une chaînette mal fermée, comme si elle blâme directement l'objet.
On ne peut évidemment pas condamner un livre pour ce qu'il a été ensorcelé de faire, et un regard, aussi mécontent qu'il soit, n'a jamais réduit au silence un objet... La jeune fille semble s'en rendre compte, puisqu'elle marche d'un pas vif vers le livre, le saisi par la tranche et remet la chaînette correctement autour de la couverture, bien serrée.
Les grognements, après avoir augmentés pendant sa manœuvre, se taisent. Wren rejoint sa position initiale d'un pas calme et régulier.

"C'est drôle", ajoute-elle en toute décontraction, "comment un tout petit objet peut faire autant de bruit..."

~

On entend quelques pas empressés et des pieds viennent soudain émerger de l'escalier, suivis de jambes, de bras, et, finalement, d'une tête, celle de Mr. Griffin, qui ne paraissait, d'ailleurs, pas content du tout.

_Wren, je t'avais dit de ne pas toucher à l'Encyclopédie des Verts de Nuit ! Tu pourrais te blesser !

_Ce n'était pas l'Encyclopédie, popa ! ..., se défend Wren, qui du bas de l'escalier regarde son père, mécontente d'être réprimandée en public. Mr Griffin hausse les sourcils, mi-amusé, mi-déçu, ses boucles d'oreilles vacillant autour de son visage :

_Avec un grognement pareil ? C'était un grognement de Maygar à Pointes, et il n'est mentionné que dans un seul livre, qui est ?...

_... l'Encyclopédie des Verts de Nuit... (soupirs) Mais je ne savais pas que tu pouvais identifier un dragon par ses grognements, grommèle la petite sorcière, les yeux soudain cachés par sa frange. De toutes façons, je ne faisais que remettre la chaînette.

_J'y compte bien ! Et sur ce dernier avertissement, la tête de Mr. Griffin disparaît, puis ses bras, puis ses jambes, puis ses pieds, jusqu'à ce qu'il ne reste de lui comme traces que le regard contrarié de Wren. Qui reporta son courroux sur le sol, en murmurant dans sa barbe :

De toutes façons, je ne faisais que remettre la chaînette !

Un peu long, ce post, je te l'accorde :decayed: L'intervention de Mr Griffin n'était pas prévue, mais il manquait quelque chose, alors je l'ai rajoutée... Bon courage pour répondre :sweatingbullets: Et dis moi s'il faut changer quelque chose, comme toujours ^^

~ 1ère année RP ~~ Couleur #457d8b
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15 juil. 2023, 13:58
 Castletownbere   RP+  Enfermées au milieu des livres, elles ne pouvaient s'échapper
Sur ses gardes, Orlaith attendait la réponse de l'enfant qui lui faisait face. Mais celle-ci ne prit pas longtemps à venir. La fille du libraire... Ça expliquait pourquoi elle se comportait comme si elle était chez elle, puisqu'elle était chez elle. Et pourquoi elle avait l'air aussi sage, aussi vieille... Forcément, grandir entourée par autant de livres, ça devait faire des ravages. D'ailleurs, elle avait vraiment l'air d'une intello.
Wren Griffin... Un nom étrange, mais qui sonnait étonnement bien. Comme... Comme une espèce de musique spéciale qu'on entendait pas souvent mais qui résonnait. C'est joli, statua la Gryffone. Et ça lui va bien. Mais la brune tendit alors sa main. Pour... Qu'elle la serre ? Pourquoi elle ferait ça ? C'est les adultes qui font ça, et c'est quand ils se connaissent pas... Mais Orlaith est coincée avec cette mini-libraire étrange, alors elle est bien obligée de saisir la main qu'elle lui tend. Sinon ça serait bizarre. Et elle s'embrouillerait encore avec son père qui dirait qu'elle a été malpolie...
Alors elle lui serre la main, tentant de faire comme dans les films et de serrer assez forts pour qu'elle sache que... Que quoi ? En fait, la petite sorcière n'en savait rien. Mais en tout cas, ils faisaient ça dans les films. Alors ça devait être pour quelque chose.

Mais Wren reprit alors la parole, coupant court aux pensées de son interlocutrice. Aider à faire quoi ? Ce n'était même pas elle qui était libraire, et puis c'était une gamine aussi, alors elle ne pourrait sûrement pas faire grand chose pour elle. Et puis on voyait bien que la proposition était rhétorique. Qu'elle n'attendait pas de réponse. Alors la rouquine ne répondit pas. De toute façon, la fille qui lui faisait face ne semblait pas avoir envie d'engager une vraie conversation, simplement de montrer que cette boutique lui appartenait un peu.
Mais étonnement, ce fut une nouvelle fois elle qui brisa le silence qui s'était installé. Orlaith leva les sourcils. Elle voyait ? Non mais et puis quoi encore ?! Provocatrice, elle répondit : "J'm'intéresse à aucun livres. C'est ennuyant les livres." Mais elle avait été prise sur le fait, en train d'observer des bouquins. Alors elle ne pouvait pas uniquement dire ça. "Mais ceux-là ils bougent. Ils font du bruit. Alors j'voulais voir... Et puis c'est intéressant les créatures..."
Mais l'enfant ne continue pas sa phrase. Un grognement vient de jaillir d'un livre derrière elle. Ensemble, les deux fillettes prêtent l'oreille. Un son de dragon... Juste à ce bruit, la Gryffone emplit sa tête d'images d'immenses créatures ailées crachant des torrents de feu... Mais c'est juste un livre. Rien de bien intéressant. Même si c'était la première fois qu'elle entendait le bruit d'un dragon.

Wren leva alors un doigt, prenant la pose d'une maîtresse qui souhaite capter l'attention de sa classe pour continuer le cours. Ce qui ne manque pas d'agacer Orlaith. Pourquoi ne pouvait-elle pas dire ce qu'elle avait à dire sans en faire tout un spectacle ? Mais elle attendait simplement la fin du rugissement.
Elle semblait en extase. Et lorsqu'elle expliqua pourquoi, cela troubla encore plus la rouquine. Parce qu'elle se rappelait de quelque chose qu'elle avait oublié. Ça devait être quelque chose de sacrément important pour que ça la réjouisse comme ça. Alors l'enfant ne dit rien et la laissa parler, continuant à la dévisager. C'est drôle comme elle changeait d'émotion facilement. Là, elle venait de redevenir sérieuse, comme si elle entrait à nouveau dans son rôle de libraire. Comme si elle refusait de laisser transparaître ses émotions.
Et tout ça pour lui dire de s'éloigner... Comme si des livres pouvaient être dangereux ! S'ils sont enchaînés, c'est sûrement juste parce que cette famille et leurs clients sont des trouillards. Elle laissa échapper un ricanement. Forcément, quand on passe sa vie entourée de livres, on en vient à avoir peur d'eux. "C'est des livres, pas des vrais dragons. T'as pas peur de bouts de papier quand même ?" Le mépris que le Gryffone affichait sur son visage n'était même pas calculé. Elle était juste déçue. Elle avait presque cru qu'elle était enfin tombée sur des gens qui pouvaient aimer les livres et être intéressants.

D'ailleurs, malgré sa réflexion, la brune s'avança vers les livres pour remettre une chaîne autour d'un petit livre vert, comme si elle craignait qu'il ne s'échappe. D'ailleurs, son geste fit taire le bruit qui s'en échappait. Comme si en l'emprisonnant physiquement elle bloquait sa voix. C'était un peu triste... Mais ce n'était qu'un livre après tout.
"Tu vois, tu vas les toucher ! Alors c'est pas rester à côté d'eux qui va me tuer..." Finalement, peut-être que Wren n'était pas trouillarde mais qu'elle pensait simplement qu'Orlaith était faible. Ce qui était pire. Par cette simple pensée, elle sentit son égo être piqué. Elle était sûrement mille fois plus courageuse que cette intello !
Mais son père arriva alors, haussant le ton contre sa fille. Voilà qu'elle se faisait réprimander à son tour ! Peut-être qu'elle n'était ni trouillarde ni méprisante finalement, et qu'elle répétait simplement les consignes de son père... Et comme tous les enfants, la fille aux yeux verts perçants mentit effrontément, mensonge qui n'avait aucune chance de passer puisque comme il le démontra, M. Griffin connaissait par cœur le bruit de ses livres.
Et la petite libraire fut forcée d'admettre sa bêtise. Amusée par la situation et par la réaction de la fille alors qu'elle était prise la main dans le sac, Orlaith lui lança un sourire compatissant. "Pfff, les adultes... Nous font jamais confiance. Comme si on était incapable de rien !" Elle avait vécu cette situation tant de fois qu'elle commençait à en avoir l'habitude.
Mais une idée lui traversa alors l'esprit. Une sorte de test pour la Griffin. Est-ce qu'elle suivait son père à la lettre ou est-ce qu'elle était capable de s'amuser un peu ? "Ça t'dit d'ouvrir l'encyclopédie ? Peut pas être si dangereuse que ça après tout... Et pi ça doit être incroyable c'qui y'a à l'intérieur !" lui lança-t-elle avec un regard malicieux.

Waw, désolée pour ce post interminable :lol: Il faut croire que le tien m'a inspirée ! Dis-moi si quelque chose ne te convient pas. J'ai hâte de lire la réaction de Wren ^^

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