🌿 PV E.S. Quand le hasard révèle un amour secret

INDICE N°4 / L-V
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13 février 2048
14h30
Reducio

En italique, ce sont les pensées
En couleur, ce sont les paroles dites à voix hautes


Devoir de potion : fini ! On passe à celui de sortilège !
La jeune sorcière ouvrit son manuel de sortilège.
Alors... gnagnagna... les beuglantes... beuglante rouge égal colère... beuglante rose égal amour... Aaaaah ! La lettre !
Le fait de penser à l'amour, lui avait rappelé la lettre d'amour qu'elle avait écrite le matin même et qu'elle comptait profiter de la saint valentin pour l'offrir à l'élu de son cœur.
Aah... mais où est ce qu'elle est passée cette lettre ? Elle n'a quand même pas pu disparaître ? Et puis... si quelqu'un tombe dessus je suis foutue, il faut à tout pris que je la retrouve !
Elle repensa à ce qu'elle avait écrit dans la lettre
Je profite de ce jour de saint valentin pour te dire... non !
La jeune sorcière se mit la tête dans ses main, elle en avait trop honte... puis elle se redressa et elle commença à chercher. Mais après avoir retourné pendant cinq bonnes minutes, ses devoirs, ses manuels et toutes ses affaires qui traînait sur le bureau de la bibliothèque, elle se résigna.
Bon... Il faut croire qu'elle a véritablement disparue... ou alors, j'ai du l'oublier dans le dortoir. Je la chercherai plus tard ! D'abord, il faut absolument que je finisse ce devoir ! Allez ! Au travail et con-cen-tra-tion !
La Poufsouffle essaya tant bien que mal de chasser cette lettre d'amour de ses pensées et se remit au travail en espérant finir rapidement ce devoir de sortilège pour aller chercher la lettre dans son dortoir.

@Ernest Stevens :grin:
Dernière modification par Marion Fourlegnie le 10 avr. 2023, 17:52, modifié 4 fois.

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Depuis le début du mois de février, il semblait que le château était en pleine effervescence. La faute à la Saint Valentin qui approchait et qui tournait la tête de bon nombre d’adolescents. Il devenait de plus en plus difficile de trouver des coins tranquilles pour étudier. L’adolescent avait l’impression d’entendre les gloussement puériles de ses camarades à chaque coin de couloir, derrière chaque étagère de livre ou dans chaque classe de cours. Comme si tout le monde n’avait rien d’autre à la bouche. Heureusement pour lui, la bibliothèque n’était pas l’endroit le plus glamour pour faire sa déclaration et les espaces de travail étaient préservés du dérangement intempestif. Et le bibliothécaire, M. Locke ne plaisantait généralement pas avec le règlement et n’hésitait pas à sanctionner.

C’était donc là qu’il se cachait. Entre les rayonnages. Ses doigts glissant simplement sur les tranches des titres qu’il passait en revue ou le nez dans le sommaire d’un ouvrage qui avait attiré son attention. Le garçon avait toujours trouvé un certain confort dans les bouquins. Ils étaient plus faciles que les gens. Ils n’avaient pas de préjugés et se laissaient parcourir, découvrir sans parti pris. Ils vous tenaient compagnie, détournaient votre attention. Vous emportaient dans des aventures extraordinaires ou des récits véridiques. Parfois les deux. Ce jour-ci, Ernest avait besoin de quelque chose de concret. Il était déterminé à améliorer ses connaissances en matière de lancer de sorts. Debout entre le rayon Sortilèges et le rayon Métamorphose, son regard parcourait les livres à la recherche d’un titre qui lui inspire confiance, quand son attention fut attirée par une feuille qui traînait au sol.

L’adolescent la ramassa et la déroula pour y jeter un coup d'œil. Peut-être un élève qui avait perdu un parchemin ou ses notes de cours. Aux premières lignes, il comprit qu’il ne s’agissait pas d’un cours ou même d’un devoir. Ses joues rosirent légèrement, embarrassé par l’intrusion qu’il venait de faire dans l’intimité sentimentale de quelqu’un. Une jeune fille, vraisemblablement. Il regarda à droite à gauche avant d’apercevoir une élève de Poufsouffle qui devait être un peu plus âgée que lui, installée à une table au bout de la rangée et plongée dans ses manuels. Il hésita un instant. Il pouvait aussi bien remettre la lettre par terre. Ni vu ni connu. Mais les quelques phrases qu’il avait entrevu l’empêchait de laisser cette lettre là, pour être lu par quelqu’un d’autre. Ce n’était pas correct et il entendait déjà les paroles de sa mère, comme une conscience qui lui chuchotait à l’oreille. Il se dirigea vers la brunette.

“C’est toi Marion ?”

Il s’approcha un peu plus de la table, tout en gardant une certaine distance tout de même. Ernest tenait à son espace. Il tendit le bras en direction de la demoiselle et posa la lettre sur la table du bout des doigts.

“Je pense que c’est à toi…”

@Marion Fourlegnie j'espère que ça te conviendra ^^

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Marion était plongé dans son devoir de sortilège et sa plume grattait le parchemin à la vitesse de la lumière. Elle était tellement focalisée par son travail qu'elle fit un bond sur sa chaise en entendant quelqu'un lui demander si elle était bien Marion. Elle se tourna et se retrouva face à un garçon. En voyant sa cravate verte elle en déduisit qu'il devait être à Serpentard.

- Wouah ! Tu m'as fais super peur !

La Poufsouffle se remit de ses émotions et elle vu qu'il venait de déposer une lettre juste à côté d'elle.
Une lettre ??!! Sa lettre ??!! Garde ton calme Marion, garde ton calme... De un, ce n'est peut-être pas ta lettre et de deux il ne l'a peut-être pas lu !

- Et oui je m’appelle bien Marion, et...

Elle prit la lettre, commença à l'ouvrir et la referma tout de suite en reconnaissant son écriture.

- ... c'est bien à moi !

La jeune sorcière devait être aussi rouge qu'une tomate, elle ajouta en pointant la lettre du doigt :

- Je... tu... tu l'as lue ?

La brune commença à s'imaginer le pire, elle ne connaissait rien du tout du garçon en face d'elle et à tout moment, si il avait lu la lettre, il pouvait aller raconter son contenu à tout le château ! Ou même pire... au principal concerné par la lettre d'amour ! Le jeune garçon avait l'air assez réservé, au lieu de lui donner la lettre directement, il l'avait posée à côté d'elle du bout des doigts en gardant ces distance... Mais cela ne voulais rien dire !
Oh là là... J'espère vraiment qu'il ne l'a pas lue...

@Ernest Stevens ça me convient très très bien ! :grin:

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Ernest n’avait aucune intention de surprendre la jeune fille. Pourtant, c’est bien ce qui semblait s’être produit étant donné sa réaction. C’est vrai qu’il était discret, et pas très grand. Il se déplaçait avec une discrétion remarquable. L’adolescent avait l’habitude de longer les murs. En général, il ne se faisait pas remarquer, pas comme ça. Au moment de se poser sur Ernest, le regard de la demoiselle était plutôt interrogateur. Mais son air et la couleur de son visage changea bien vite en apercevant la lettre que le garçon venait de déposer sur sa table de travail.

L’adolescent fixait ses chaussures et avait bien l’intention de tourner les talons quand la brunette l’apostropha. Ses joues rosirent un peu plus, mais pas autant que celle de l'adolescente qui se tenait face à lui. Il n’était pas un grand causeur et les situations de malaise le rendait encore moins loquace. Il sentait le regard de la jeune fille peser sur lui.

“Je ne l’ai pas lu… enfin… pas vraiment…”

Qu’est-ce que ça pouvait bien faire de toute façon ? Même s’il connaissait l’élève à qui était adressé la lettre, ce qui n’était pas le cas, il n’allait certainement pas s’en mêler. Ça ne le regardait pas. Les relations sociales étaient déjà assez compliquées comme ça sans en plus interférer dans une relation sentimentale. Il n’y connaissait rien. Son seul modèle, c’était ses mères. Et même s’il était persuadé qu’elles s’aimaient profondément, cet amour avait été la source de bien des conflits. Notamment avec la famille d’Elianor, sa mère sorcière. Est-ce que l’amour valait vraiment le coup ? Ses mamans disaient que oui. Qu’il était un enfant de l’amour. Il avait parfois du mal à le croire.

“Je ne dirais rien à personne…”

Ce n’était pas comme s’il avait réellement quelqu’un à qui en parler de toute manière. Mais il garda cette pensée pour lui-même. Il avait bien interagit avec quelques élèves depuis le début de l’année mais il ne faisait pas confiance facilement.

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- Je ne l’ai pas lu… enfin… pas vraiment…

Comment ça "pas vraiment" ??!! Ça veut dire qu'il l'a lue ?! Oh non, non, non... !
La mine de Marion se décomposa et la jeune sorcière commença à paniquer pour de bon. Mais quand il lui dit qu'il ne dirait rien à personne, elle soupira un grand coup et se calma. Bien sur, elle savait qu'il pouvait mentir et aller le crier dans tout le château à peine sortit de la salle, mais il avait l'air assez timide et elle ne l'imaginait pas du tout courir dans tout les sens en braillant qu'elle était amoureuse de... quelqu'un. Alors elle le crut et se sentit rassurée.

- Ok merci ! Vraiment il faut que tu dise à personne ce que tu as vu ! Bon, et sinon, tu t'appelles comment ?

Avant qu'il ait eu le temps de répondre, une idée traversa la tête de la Poufsouffle. Elle pouvait en profiter pour lui demander des conseils sur la manière dont elle pourrait offrir sa lettre ! C'était l'occasion idéale ! Elle se trouvait devant quelqu'un, un garçon, qui a lu sa lettre, et puis qu'ils se connaissent ou non, cela ne change rien, si ?
La brune ouvrit la bouche pour lui demander s'il pouvait l'aider ou lui donner des conseils mais au dernier moment elle se ravisa. Peut-être qu'il avait d'autres choses à faire et qu'il voulait être tranquille ou que cela allait le gêner et elle ne voulait surtout pas le mettre mal à l'aise alors elle décida qu'elle lui demanderai plus tard, quand le bon moment viendra.

@Ernest Stevens :grin:

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C’était exactement la raison pour laquelle Ernest détestait la Saint Valentin. Les gens prenaient soudainement un comportement irraisonné. Tout ne tournait plus qu’autour d’un soi-disant amour. Pour lui, il ne s’agissait que de niaiseries. Il se souvenait des cartes envoyées à l’école primaire moldue. Celles qu’on reçoit. Et celles qu’on envoie. Celle qu’on est obligé d’écrire aussi, pour faire plaisir. Il ne voulait blesser personne, Ernest, mais c’était arrivé. Bien sûr, les histoires de cœur de l’école primaire sont volatiles et bien vite oubliées une fois la sonnerie de la récrée sonnée. Il n’avait jamais vraiment été amoureux, lui, enfin il ne croyait pas. Il y avait bien eu cette élève en 4th grade à laquelle il s’était attaché. Mais elle ne lui avait en réalité adressé la parole qu’une seule fois de toute l’année.

Ernest ne voulait pas s’attacher. Il avait peur de la déception, la sienne et celle qu’il pouvait provoquer. Il y en avait déjà eu assez. Être seul, c’était beaucoup plus simple. Du moins, c’est ce qu’il pensait. Mais cette solitude l’avait poussé à placer très haut les attentes qu’il avait envers lui-même.

Il allait s’en aller, vaquer à ses occupations quand la demoiselle insista. Il haussa les épaules. Qu’est-ce que ça pouvait bien faire de toute manière si elle comptait donner la lettre à ce fameux garçon, il finirait par la lire. C’était bien le but non ? Il fronça les sourcils alors qu’elle lui demandait comme il s’appelait. Ce soudain intérêt lui paraissait quelque peu louche. Mais bon, il connaissait son nom à elle. Marion. Alors peut-être qu’il serait fair play de lui dire le sien. Ou peut-être bien que ça faisait du bien de parler à quelqu’un pour une fois.

“Ernest…”

Il passa sa main derrière sa nuque et se frotta les cheveux, quelque peu gêné avant de relever la tête dans la direction de Marion. Maintenant qu’il prenait le temps de l’observer, il réalisait qu’elle était nettement plus âgée que lui. En tout cas, ce n’était pas une première année, il en était sûr. Son regard se posa sur l’écusson jaune brodé sa veste. Poufsouffle. Est-ce que les choses auraient été différentes s’il avait été envoyé dans une autre maison ? Dans celle-là par exemple. L’adolescent se laissait souvent emporter par ses pensées, laissant son regard flotter vaguement dans le vide.

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Marion abandonna toutes idées de demander de l'aide à Ernest, il avait plutôt l'air de vouloir partir et puis quand elle y réfléchissait, ça ferait bizarre... Elle ne le connaissait même pas...

- Moi je m'appelle Marion ! Enchanté ! Tu vas bien ?

En voyant son regard perdu dans le vide, elle se demanda à quoi il pensait, peut-être pensait-il à demain ? À la saint Valentin ? À la personne qu'il aimait ? Non... il avait plutôt l'air... agacé par toute cette histoire...
Au début Marion se demanda pourquoi : n'était-il pas heureux et pressé d'être le lendemain ? Voir des gens qui s'aimait, qui se déclarait leur flamme, avec le rouge au roues ? Apparemment non... Mais elle le comprenait, voir des gens qui se roulent des pelles dès qu'on entre dans une pièce ou que l'on traverse un couloir, c'est pas... c'est un peu... gênant... et puis à force de voir ces gens s'aimer quand nous, on est seul, la poufsouffle en avait expérience, on est un peu jaloux... La jeune sorcière commença à penser à voix haute :

- Pff... C'est débile non ? Cette lettre, la saint valentin et tout et tout ? De toute façon je n'arriverai jamais à l'offrir cette lettre ! C'est complètement...

La poufsouffle ne trouva même pas les mots pour qualifier la situation et elle poussa un long soupir.
Puis, décidée, elle lança un sortilège sur sa lettre et cette dernière se déchira en mille morceaux qu'elle alla jeter à la poubelle. Tout cela était vraiment ridicule.

- T'en penses quoi toi de la saint Valentin ? Au début, je me disais que ça allait être génial mais au final c'est ri-di-cule !
@Ernest Stevens je m'excuse du long retard !! Vraiment désolé...

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Ernest était pris au dépourvu par la question de la jeune fille. Souhaitait-elle vraiment savoir comment il allait ? Essayait-elle de s’intéresser à lui ? Ou était-ce simplement une manière polie de continuer la discussion. Mais dans ce cas-là, pourquoi continuer la conversation tout court. Le garçon se posait toujours beaucoup de questions. Trop de questions. Cela rendait difficile les prises de contact car il avait des difficultés à faire preuve de spontanéité. Il lui fallait plus de temps pour se sentir à l’aise et laisser le flot de ses pensées dépasser la barrière de ses lèvres. Il acquiesça simplement. La question était vague, la réponse complexe. Depuis son entrée à Poudlard, il était mitigé entre l’excitation que lui procurait la découverte de la magie et son caractère introverti qui le faisait souvent se sentir à part.

Il fronça les sourcils en entendant les paroles de la Poufsouffle. Elles semblaient contradictoires avec le contenu qu’il avait accidentellement découvert dans sa lettre. Ses yeux s’écarquillèrent lorsqu’elle actionna sa baguette et que cette dernière se réduit en confettis. L’adolescent aspirait à s’améliorer en lancer de sortilège et ne ratait jamais l’occasion d’en apprendre plus. Même s’il ne s’agissait que d’observer les autres. Mais son esprit le rappela vite à la situation.

“Eh ! Pourquoi tu la déchires ?! Tu semblais… enfin… C’était surement important… Mais je… je ne veux pas me mêler de tes affaires…”

Marion avait sûrement dû passer du temps à écrire cette lettre, pour coucher ses sentiments sur le papier. Une tâche complexe selon lui. Il n’arrivait jamais à écrire des choses très personnelles quand il répondait aux lettres de sa mère. Il s’imaginait donc qu’elle avait dû se montrer courageuse pour oser dédier ces mots à quelqu’un. Et s’être sentie très vulnérable aussi. Elle décida ensuite de demander son avis à Ernest. Il haussa les épaules avant de répondre de manière très clairvoyante.

“Je ne vois pas pourquoi il faudrait un jour spécial pour ça. Je crois pas que les gens s’aiment plus le jour de la Saint Valentin… Enfin… ce que je veux dire c’est que les gens devraient avoir des attentions pour leurs proches toute l’année… pas seulement pour la Saint-Valentin…”

En réalité, il ne savait pas vraiment ce qu’on ressentait quand on était épris de quelqu’un. Bien sûr son regard était parfois agrippé par certaines filles qu’il croisait dans les couloirs où qui était en cours avec lui. Mais il avait déjà du mal à se faire des amis alors l’étape suivante restait une grosse zone d’ombre pour lui. Et s’il avait sous les yeux un exemple de couple solide personnifié par ses mères, il lui était déjà arrivé de se demander ce qu’elles faisaient ensemble tellement elles étaient différentes. Pour lui, l’amour n’avait aucun sens. Il arrivait et on ne pouvait pas l’expliquer. Ça ne lui était simplement jamais arrivé.

“Tu… Est-ce que tu sais s’il partage tes sentiments ?”

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Marion voyait qu'Ernest était embarassé en la voyant s'énerver sur la lettre. Mais qu'est ce que cela pouvait lui faire ? Elle ne le connaissait même pas et puis de toute façon - elle se répétait ses mots en boucle dans sa tête depuis cinq minutes - tout cela était ridicule.

La Poufsouffle se calma puis elle écouta le Serpendard lui exposer son avis sur cette Saint Valentin et elle se dit qu'il n'avait pas du tout tord. En fait... soit ce devrait être tout les jours la Saint Valentin - Pour voir des gens se bécoter à chaque coin de rue ? Non merci ! - ou alors elle ne devrait tout simplement pas exister ! Pas de jour spécial pour l'amour ! Comme ça plus de problème, pas de lettre, pas de situation ridicule !

- Tu as totalement raison, et puis si c'est pour rendre les gens complètement taré, gaga et excité comme... comme je sais pas mais tu as compris, et bien ça n'en vaut pas la peine.

À peine qu'elle eut répondu qu'Ernest lui demanda :

- Tu… Est-ce que tu sais s’il partage tes sentiments ?

Marion sentit que ses joues devenait toutes rouges et elle avait tellement chaud qu'elle avait l'impression qu'un dragon venait de la cramer avec ses flammes ou alors qu'elle sortait d'un four.
Elle ouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit alors elle la referma. Il fallait quand même qu'elle lui donne une réponse. Le silence qui pesait était lourd. Elle pris une grand respiration pour se donner du courage.

- Euh... Comment dire... Ha, ha... Non je pense pas, je ne lui ais jamais parlé, il ne m'a jamais parlé et... 'fin voilà

La jeune sorcière se maudissait intérieurement : Ne pouvait-elle pas parler normalement ? Sans bégayer ? Bref, il fallait qu'elle change de sujet ! Et tout de suite !

- Et toi ? Tu as déjà... ressentit quelque chose pour quelqu'un ?

Ernest Stevens

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Marion semblait plutôt agacée. Ernest se sentait coupable d’avoir fait irruption dans sa vie de cette manière. Il n’avait pas fait exprès, évidemment. Et quand ses yeux s’étaient posés sur la lettre, quand son regard avait commencé à déchiffrer les mots, il avait senti la culpabilité l’envahir. Mais il était trop tard. Il en avait saisi l’essence. Malgré tout, il ne comprenait pas l’attitude de la jeune fille. Il lui avait dit qu’il ne répéterait pas ce qu’il avait découvert. Quand elle lui demanda finalement son avis, il tenta de formuler une opinion cohérente malgré son manque d’expérience. Ernest était très solitaire, il l’avait toujours été. Même lorsqu’il allait à l’école avec les moldus.

Il s’était toujours senti différent, et pour cause, il était un sorcier. Pourtant, dans un coin de son cœur, il avait caressé l’espoir que les choses seraient différentes à Poudlard. Mais les relations sociales n’avaient rien de magiques. Elles restaient tout aussi mystérieuses pour lui, que ce soit avec des moldus ou des sorciers. Il ne suffisait pas d’un coup de baguette pour se sentir à l’aise. On ne faisait pas simplement confiance aux gens comme ça, juste par enchantement. Quoique… Il s’égarait à nouveau dans ses pensées alors que la demoiselle semblait retourner sa veste et passer de l’idée d’avouer ses sentiments à celle de condamner carrément la Saint Valentin. Mais Ernest n’avait pas l’intention de le lui faire remarquer. Ç’aurait été mettre le point là où ça faisait mal, de toute évidence. Il se risqua tout de même à se jeter à l’eau avec une question plutôt indiscrète.

Les mots étaient peut-être magiques, après tout. Ceux d’Ernest avait eu pour effet de cristalliser l’échange. Comme s’il avait aspiré toute légèreté. Les sujets de l’amour n’étaient-ils pas trop sérieux pour un garçon de douze ans ? Peut-être un peu lourds, en tout cas. En voyant le visage de la demoiselle prendre une teinte cramoisi, il déglutit, tout aussi gêné qu’elle. Une nouvelle fois, il fronça les sourcils. S’il comprenait bien, Marion n’avait jamais adressé la parole à ce garçon. Comment pouvait-elle être sûre de ses sentiments dans ce cas-là ? Assez sûre pour lui écrire une lettre et avoir l’intention de la lui donner ?

“Tu ne le connais pas ?”

Il aurait bien aimé avoir une réponse à cette question. Peut-être qu’elle lui aurait permis de décoder un peu mieux le langage des échanges sociaux. De comprendre un peu plus ses semblables. Mais la Poufsouffle ne lui en laissa pas vraiment le temps. À son tour de rougir. La pudeur faisait partie de son ADN. Si Lucy Morgan, sa mère moldue, n’en faisait montre d’aucune dans l’expression de ses sentiments, Elianor, elle ne les laissait jamais transparaître. Et Ernest était le fils de sa mère. Au sens littéral. S’il aimait Lucy plus que tout, c’était Elianor qui l’avait mis au monde.

“Je… Non.. enfin… Je ne crois pas… Enfin… Je n’en sais rien, pour être tout à fait honnête. Ressentir quoi ?”

Ses joues à lui aussi avait pris une couleur rosée, qui ressortait nettement sur sa peau pâle. La question pouvait sembler stupide. Ernest n’était pas bête. Simplement très naïf.

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