Le petit magicien des tribunes
Terrain d’entraînement - Sous les tribunes
3 mars 2048
@Marine Baylacq et Ernest Stevens
3 mars 2048
@Marine Baylacq et Ernest Stevens
Le printemps commençait déjà à montrer les premiers signes de son arrivée en ce début de mois de mars. Cela faisait déjà plus de six mois qu’Ernest était arrivé à Poudlard. Six mois qu’il avait commencé à suivre les cours de sorcellerie et appris toutes sortes de sortilèges et de pratiques magiques. Et il s’épanouissait dans l’apprentissage. Ce qui changeait peu pourtant, c’était son attitude envers les autres. Il avait fait connaissance d’un certain nombre d’élèves mais restait encore et toujours en retrait. L’adolescent passait la majorité de son temps à pratiquer la magie dans son coin, à l’abri des regards indiscrets. Ernest était un apprenti sorcier talentueux et travailleur, un brin perfectionniste. Chaque nouveau cours était l’occasion de nouvelles sessions d’entraînement, de nouvelles expériences. Le petit brun n’avait qu’un objectif, maîtriser chaque sortilège, chaque potion, chaque méthode qu’on lui apprendrait.
Ses pratiques dépassaient parfois le cadre stricto sensu de ce qu’on lui enseignait en cours. Les livres de la bibliothèque ne lui suffisait plus et il avait besoin d’expérimenter les limites de sa magie par ses propres moyens. Peu à peu, il commençait à entrevoir les mécanismes de sa baguette et à nouer avec elle un lien particulier. Quand il était seul, il n’était pas rare qu’il lui adresse des paroles d’encouragement ou qu’il la rabroue. Ses recherches et tentatives n’avaient pas toujours des fins heureuses et il était déjà passé plusieurs fois à deux doigts de la catastrophe. Pour ne pas attirer l’attention sur lui et continuer ses tests, le garçon redoublait d'ingéniosité pour trouver des endroits calmes et à l’abri des regards. Des endroits où on ne viendrait pas le déranger ni altérer sa concentration. Car il le sentait, elle était la clé de sa réussite.
Ce jour-là, les températures étaient relativement clémentes même si le ciel restait gris et ombrageux et que le vent froid du Nord venait s’insinuer sournoisement dans vos vêtements. Ernest s’en fichait. Il avait trouvé un nouveau refuge, où les conditions météorologiques ne seraient pas un frein à son apprentissage. Il avait découvert cet emplacement sous la tribune Sud du terrain de Quidditch par hasard lors d’un match particulièrement agité de l’équipe de sa maison. Depuis, il avait appris par coeur les horaires de cours de chaque année ainsi que tous les emplois du temps des différentes équipes de Quidditch. Il s’y rendait dès qu’il en avait l’occasion et que les conditions étaient réunies.
Méticuleusement rangé dans un coin, l’adolescent avait collecté le nécessaire à ses expériences. Divers objets à déplacer, à transformer. Quelques ingrédients qu’il avait collectés dans le parc et dans les serres de botanique. Évidemment, il ne gardait pas la totalité de son stock d’accessoires au même endroit. Cela aurait été imprudent et définitivement irresponsable. Bien que ses actes étaient tout sauf responsables. Ou du moins réglementaire, car Ernest restait une personne prudente et ne prenait jamais de risques démesurés. Ce samedi, il avait l’intention de s’exercer une nouvelle fois au sortilège de transfert mais en augmentant un peu la difficulté. Il s’était rendu compte que la taille, le poids, la texture et la forme des objets pouvaient grandement influencer la pratique du sortilège. Prendre des objets de nature complètement différentes rendaient également la manipulation plus délicate.
Il vida son sac sur le sol et inspecta les différents objets qu’il avait collecté durant la semaine. “Emprunter”. Bien évidement, il les rendrait. Selon leur état… Un ukulélé, une lampe de bureau, un vase, un parapluie, un rubik’s cube magique, l’écharpe en laine que lui avait tricoté sa mère… une sacrée panoplie. Il pris deux objets au hasard qu’il plaça devant lui et nota consciencieusement leur poids, leur taille et toutes les informations qui pouvaient présenter une quelconque utilité dans un petit carnet noir qu’il avait toujours dans sa poche. La prise de note était certainement sa deuxième passion. Il commença alors ces expérimentations et les premiers “Translatio” furent lancés.
Dernière modification par Ernest Stevens le 17 juil. 2023, 21:50, modifié 2 fois.
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- PRÉSENCE RÉDUITE -
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Le petit magicien des tribunes
L'hiver commençait déjà à s'en aller, Marine le sentait. Les fourmillements sur son visage lorsqu'elle sortait sa petite tornade de Tilao se faisaient de moins en moins prenant. L'écharpe aux couleurs de sa maison qu'elle avait l'habitude de porter durant les jours froids ne devenait plus indispensable. Mais surtout il ne neigeait plus. Il n'y avait pas bien longtemps, les habitants du château pouvaient admirer périodiquement des pluies de neige par les multiples fenêtres de l'école. La lionne appréciait vraiment le spectacle, mais ce qu'elle préférait plus que tout c'était aller profité de la couche de neige fraîche de la nuit pas encore foulée par les autres élèves. Pour ça elle se levait quelque fois très tôt le matin pour imprimer la première ses pas dans la neige dans le silence religieux du matin, bercée par les premiers chants d'oiseaux.
C'était dans ses images de calme, s'y sentant presque que l'anglaise errait dans le parc. Pour une fois elle n'était pas en train de courir après son chaton qui prenait un malin plaisir à courir dans tous les sens à croire que son but était de consommer toute l'énergie de sa propriétaire. Elle l'avait laisser dans sa salle commune, ça faisait du bien de se vider la tête sans avoir à penser à rien, même pas à ses pas. Ils la guidèrent tout seul au stade Quidditch où s'élevaient les hauts anneaux des buts, elle les regarda toujours pensive. Cette fois les images de neige avaient laissé place à ses souvenirs des portes ouvertes de l'équipe de Quidditch de sa maison. Elle se revoyait perchée sur son balais à l'atelier tir au but où elle ne s'était tout de même pas trop mal débrouillée. Ses yeux se portèrent ensuite sur les vétustes tribunes désertes, en même temps, pas d'entraînement, pas de cours, personne ne devait être là sauf la rouge et or.
Pour aucune raison elle traversa le stade jusqu'en son centre où elle pouvait avoir une vue d'ensemble du stade en faisant un tour sur elle-même. Un bruit interpela l'ouïe de la Gryffonne, elle tourna rapidement la tête vers l'endroit d'où le son lui était parvenu. Elle n'était pas seule ici, c'était sans appel. Était-il possible qu'il y ai des bêtes sauvages ici ? Cette idée inquiétait la timide qui resta sur le qui-vive. Étrangement elle n'avait pas particulièrement envie de partir, elle préférait se rassurer en se répétant qu'ici il ne pouvait rien y avoir de dangereux à part quelques champignons qui s'attaquent au bois et encore...
Le bruit repris sauf que cette fois Marine l'identifia : c'était une voix. Il y avait quelqu'un, mais où ? Elle ne voyait personne ici, à moins que... La troisième année se rapprocha des tribunes et en jetant un coup d'oeil dans les entrelacs en-dessous de celles-ci elle vit se dessiner un jeune garçon. Mais que pouvait-il faire là ? Trop curieuse la sorcière ne pu se résoudre à partir, mais trop timide elle ne pouvait pas non plus trouver le courage d'approcher l'élève. La seule chose qu'elle pu faire c'est lui offrir un sourire timide pour le saluer car il ne tarderait pas à la voir et un regard fuyant plein de questions.
@Ernest Stevens, voilà Marine
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Mots en gras et en italique pour la CdC.
C'était dans ses images de calme, s'y sentant presque que l'anglaise errait dans le parc. Pour une fois elle n'était pas en train de courir après son chaton qui prenait un malin plaisir à courir dans tous les sens à croire que son but était de consommer toute l'énergie de sa propriétaire. Elle l'avait laisser dans sa salle commune, ça faisait du bien de se vider la tête sans avoir à penser à rien, même pas à ses pas. Ils la guidèrent tout seul au stade Quidditch où s'élevaient les hauts anneaux des buts, elle les regarda toujours pensive. Cette fois les images de neige avaient laissé place à ses souvenirs des portes ouvertes de l'équipe de Quidditch de sa maison. Elle se revoyait perchée sur son balais à l'atelier tir au but où elle ne s'était tout de même pas trop mal débrouillée. Ses yeux se portèrent ensuite sur les vétustes tribunes désertes, en même temps, pas d'entraînement, pas de cours, personne ne devait être là sauf la rouge et or.
Pour aucune raison elle traversa le stade jusqu'en son centre où elle pouvait avoir une vue d'ensemble du stade en faisant un tour sur elle-même. Un bruit interpela l'ouïe de la Gryffonne, elle tourna rapidement la tête vers l'endroit d'où le son lui était parvenu. Elle n'était pas seule ici, c'était sans appel. Était-il possible qu'il y ai des bêtes sauvages ici ? Cette idée inquiétait la timide qui resta sur le qui-vive. Étrangement elle n'avait pas particulièrement envie de partir, elle préférait se rassurer en se répétant qu'ici il ne pouvait rien y avoir de dangereux à part quelques champignons qui s'attaquent au bois et encore...
Le bruit repris sauf que cette fois Marine l'identifia : c'était une voix. Il y avait quelqu'un, mais où ? Elle ne voyait personne ici, à moins que... La troisième année se rapprocha des tribunes et en jetant un coup d'oeil dans les entrelacs en-dessous de celles-ci elle vit se dessiner un jeune garçon. Mais que pouvait-il faire là ? Trop curieuse la sorcière ne pu se résoudre à partir, mais trop timide elle ne pouvait pas non plus trouver le courage d'approcher l'élève. La seule chose qu'elle pu faire c'est lui offrir un sourire timide pour le saluer car il ne tarderait pas à la voir et un regard fuyant plein de questions.
@Ernest Stevens, voilà Marine
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Le petit magicien des tribunes
Ernest était bien décidé à aller au fond du sujet en ce qui concernait le sortilège de métamorphose. Il savait que c’était une matière qui demandait beaucoup de savoir-faire et que seuls les meilleurs sorciers pouvaient se targuer d’en maîtriser parfaitement les rouages. Et c’était son objectif. Faire partie des meilleures. Et prouver à tous que son sang ne définirait pas quel genre de sorcier il serait. Il les surpasserait tous. Les Sangs Purs. Ceux qui pensaient qu’ils valaient mieux que lui. Ceux qui l'avaient abandonné. Pire, renié. C’était dans ce sentiment de rejet et d’injustice que sa détermination prenait toutes ses racines. Alors il s’entraînait. Encore et encore. Parfois jusqu’à l'épuisement, ce qui lui avait déjà valu un séjour à l’infirmerie.
Après avoir essayé le logiciel de transfert sur une série d’objets plutôt basique, l’adolescent décida de changer un peu la donne et de pimenter l’exercice en augmentant sa difficulté. Posés devant lui se trouvait un verre qu’il avait rempli d’eau et un vieux livre d’étude de langues magiques. C’était la première fois qu’il tenterait d’échanger deux “objets” qui n’avaient pas le même état. Il avait déjà réussi à échanger deux liquides entre eux dans deux verres différents mais à présent il s’agissait de faire passer le liquide en solide et le solide en liquide. Un challenge qui excitait sa curiosité au plus haut point ainsi que son désir d’expérimenter.
Le petit brun était concentré sur les différentes étapes qui constitueraient son lancer quand un bruit de craquement attira son attention. Il arrivait souvent que les tribunes grincent, surtout les jours de grand vent. S’il commençait à en avoir l’habitude, ça ne l’empêchait pas de vérifier qu’il était bien seul. On n’était jamais trop prudent. Ce n’est qu’une fois qu’il avait prononcé son incantation qu’il aperçu la demoiselle dissimulée derrière les piliers de chêne massif. Pris par surprise, il détourna son attention et son sortilège toucha sa cible mais pas avec les résultats espérés. Pris la main dans le sac, Ernest tentait de rassembler ses affaires qu’il jeta dans son sac.
“Je ne faisais rien de mal…”
Il tenta de se justifier même s’il savait que c’était un effort en vain.
Après avoir essayé le logiciel de transfert sur une série d’objets plutôt basique, l’adolescent décida de changer un peu la donne et de pimenter l’exercice en augmentant sa difficulté. Posés devant lui se trouvait un verre qu’il avait rempli d’eau et un vieux livre d’étude de langues magiques. C’était la première fois qu’il tenterait d’échanger deux “objets” qui n’avaient pas le même état. Il avait déjà réussi à échanger deux liquides entre eux dans deux verres différents mais à présent il s’agissait de faire passer le liquide en solide et le solide en liquide. Un challenge qui excitait sa curiosité au plus haut point ainsi que son désir d’expérimenter.
Le petit brun était concentré sur les différentes étapes qui constitueraient son lancer quand un bruit de craquement attira son attention. Il arrivait souvent que les tribunes grincent, surtout les jours de grand vent. S’il commençait à en avoir l’habitude, ça ne l’empêchait pas de vérifier qu’il était bien seul. On n’était jamais trop prudent. Ce n’est qu’une fois qu’il avait prononcé son incantation qu’il aperçu la demoiselle dissimulée derrière les piliers de chêne massif. Pris par surprise, il détourna son attention et son sortilège toucha sa cible mais pas avec les résultats espérés. Pris la main dans le sac, Ernest tentait de rassembler ses affaires qu’il jeta dans son sac.
“Je ne faisais rien de mal…”
Il tenta de se justifier même s’il savait que c’était un effort en vain.
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- PRÉSENCE RÉDUITE -
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Le petit magicien des tribunes
Finalement il prit plus de temps à la repérer qu'elle le pensait, sans doute était-elle camouflée par un jeu de perspective des entrelacs de bois des tribunes car elle ne faisait vraiment aucun effort pour être discrète. La brunette pu donc le voir jeter un sort, à cette distance elle reconnue la formule et fit la grimace. Il faisait de la métamorphose, sans aucun doute la matière dans laquelle Marine était la plus nulle et donc à cause des échecs à répétitions, la matière qu'elle appréciait le moins. Mais à peine la formule s'était-elle élevée que l'anglaise sentit un regard se poser sur elle, pas de doute possible, elle était repérée. Elle n'étais pas tant gênée d'être découverte comme elle s'y préparait mais bien sûr elle avait la crainte du démarrage du dialogue, surtout lorsqu'il opta pour un comportement que la lionne ne comprit pas tellement.
Abandonnant son expression sympathique qui avait pour but de le saluer la timide exprima par une grimace son incompréhension. Déjà il ne lui avait pas renvoyé son bonjour, mais bon ça pouvait s'expliquer, périodiquement les personnes autour d'elle n'arrivaient pas toujours à déceler ce que Marine exprimait autrement que par la parole qui n'était pas sa meilleure amie. Ensuite il s'était mis à ranger brutalement ses affaires, il la prenait pour une voleuse ou quoi ? Jusque dans ses plus vétustes souvenirs la fillette était certaine de n'avoir jamais volé quoi que ce soit, après tout ça ne sert qu'à nous apporter des problèmes ces choses là. Mais surtout cette phrase, que voulait-il dire par là ? Bien sûr qu'il ne faisait rien de mal à moins qu'il ne soit en train de détériorer le matériel de l'école, sauf que ce n'était pas avec ce genre de sort qu'il prenait des risques. À la limite ce qui pouvait arriver de pire s'était que s'il visait très mal il pourrait déplacer un champignon qui aurait poussé sous les tribunes. Et puis même elle n'était pas du genre à dénoncer tant que ça ne restait pas trop grave ou dangereux.
Une petite voix répétait à la troisième année qu'elle ne pouvait pas rester muette face à cette remarque, sauf que bien sûr cette voix s'abstenait de donner un peu d'inspiration à la sorcière qui ne savait quoi répondre. Le silence religieux reprit ses droits et la rouge et or sentit un malaise s'installer, du moins elle. Le stress monta en pic, si bien qu'elle se sentit obligée de torturer ses pauvres doigts qui commençaient à en avoir un peu trop l'habitude.
- Pourquoi, t'au, t'aurais fais quel, quelque chose de... mal ?! Tenta-t-elle pour essayer de rassurer le sorcier.
Il fallait que l'atmosphère se détende sinon la Gryffonne sentait qu'elle ne tiendrait pas et finirait par fuir ou par consommer toute l'énergie qu'il lui restait dans cette lutte contre sa timidité.
Mots en gras et en italique pour la CdC.
Abandonnant son expression sympathique qui avait pour but de le saluer la timide exprima par une grimace son incompréhension. Déjà il ne lui avait pas renvoyé son bonjour, mais bon ça pouvait s'expliquer, périodiquement les personnes autour d'elle n'arrivaient pas toujours à déceler ce que Marine exprimait autrement que par la parole qui n'était pas sa meilleure amie. Ensuite il s'était mis à ranger brutalement ses affaires, il la prenait pour une voleuse ou quoi ? Jusque dans ses plus vétustes souvenirs la fillette était certaine de n'avoir jamais volé quoi que ce soit, après tout ça ne sert qu'à nous apporter des problèmes ces choses là. Mais surtout cette phrase, que voulait-il dire par là ? Bien sûr qu'il ne faisait rien de mal à moins qu'il ne soit en train de détériorer le matériel de l'école, sauf que ce n'était pas avec ce genre de sort qu'il prenait des risques. À la limite ce qui pouvait arriver de pire s'était que s'il visait très mal il pourrait déplacer un champignon qui aurait poussé sous les tribunes. Et puis même elle n'était pas du genre à dénoncer tant que ça ne restait pas trop grave ou dangereux.
Une petite voix répétait à la troisième année qu'elle ne pouvait pas rester muette face à cette remarque, sauf que bien sûr cette voix s'abstenait de donner un peu d'inspiration à la sorcière qui ne savait quoi répondre. Le silence religieux reprit ses droits et la rouge et or sentit un malaise s'installer, du moins elle. Le stress monta en pic, si bien qu'elle se sentit obligée de torturer ses pauvres doigts qui commençaient à en avoir un peu trop l'habitude.
- Pourquoi, t'au, t'aurais fais quel, quelque chose de... mal ?! Tenta-t-elle pour essayer de rassurer le sorcier.
Il fallait que l'atmosphère se détende sinon la Gryffonne sentait qu'elle ne tiendrait pas et finirait par fuir ou par consommer toute l'énergie qu'il lui restait dans cette lutte contre sa timidité.
Mots en gras et en italique pour la CdC.
Le petit magicien des tribunes
Ernest ne s’attendait pas à avoir de la visite. Surtout pas ici. Il n’était d’ailleurs pas très sûr d’avoir le droit de se glisser sous les tribunes, encore moins pour y pratiquer le lancer de sortilèges. Mais il y trouvait la tranquillité et la discrétion. Pas assez discret apparemment puisqu’il avait à présent une spectatrice. Sa réaction avait été un peu brusque. Il n’était pas un exemple de subtilité, encore moins quand il était pris par surprise. Il était dans ses habitudes pour Ernest de s’excuser de sa simple présence. Il avait toujours l’impression de gêner, de ne pas être à sa place. Dans cet exemple précis, de ne pas être au bon endroit. Mais la jeune fille semblait perplexe, elle n’avait pas l’air plus alertée que ça. Ernest se frotta l’arrière de la tête alors que la plupart de ses affaires traînaient encore au sol. L’endroit était un vrai petit mausolée de ses pratiques magiques.
Ils s’observèrent l’espace d’un instant qui sembla durer une éternité. Le silence commençait à peser lorsque la brunette se décida à briser la glace. Ernest haussa les épaules à la question de la jeune fille. Techniquement, il ne faisait rien de mal c’est vrai. Mais il ne pouvait pas s’empêcher de se sentir coupable. Ça faisait partie de ses gènes, la culpabilité.
“Je… J’en sais rien…je… j’imagine qu’on est pas censé traîner par ici…”
Il aurait pu utiliser l’excuse d’être nouveau, de ne pas connaître les règles. Mais après plus de six mois passés au château, il doutait qu’il pourrait encore se servir de ce genre de prétexte. Il avait également peur d’être jugé. Sur ses compétences, sur ses habiletés magiques. Que quelqu’un trouve une raison de prouver qu’un sang mêlé était moins qualifié. Que sa magie n’était pas aussi “pure”. C’était pour cette raison qu’il s’entraînait en cachette. Il l’observa l’espace de quelques instants et ne reconnu ni une première année, ni une élève de Serpentard. Malgré sa gêne, il se demanda ce qu’elle pouvait bien faire ici, elle aussi. Il ne croisait jamais grand monde dans les parages ce qui en faisait le repère parfait pour ses petites expériences.
“Tu fais partie d’une équipe de Quidditch ?”
Peut-être que s’il entretenait la discussion et l’orientait sur autre chose, la question de sa présence ici avec tout ce bazar se ferait oublier. On pouvait toujours rêver mais Ernest était un brin idéaliste. Et il ne s’intéressait que très peu au Quidditch. Rien que de les regarder voler, ça lui donnait des vertiges. Il faisait acte de présence pour supporter l’équipe de sa maison mais son regard se tournait souvent ailleurs. Les élèves qui l’entouraient, l’architecture des tribunes. C’est comme ça qu’il avait eu l’idée de venir ici.
Ils s’observèrent l’espace d’un instant qui sembla durer une éternité. Le silence commençait à peser lorsque la brunette se décida à briser la glace. Ernest haussa les épaules à la question de la jeune fille. Techniquement, il ne faisait rien de mal c’est vrai. Mais il ne pouvait pas s’empêcher de se sentir coupable. Ça faisait partie de ses gènes, la culpabilité.
“Je… J’en sais rien…je… j’imagine qu’on est pas censé traîner par ici…”
Il aurait pu utiliser l’excuse d’être nouveau, de ne pas connaître les règles. Mais après plus de six mois passés au château, il doutait qu’il pourrait encore se servir de ce genre de prétexte. Il avait également peur d’être jugé. Sur ses compétences, sur ses habiletés magiques. Que quelqu’un trouve une raison de prouver qu’un sang mêlé était moins qualifié. Que sa magie n’était pas aussi “pure”. C’était pour cette raison qu’il s’entraînait en cachette. Il l’observa l’espace de quelques instants et ne reconnu ni une première année, ni une élève de Serpentard. Malgré sa gêne, il se demanda ce qu’elle pouvait bien faire ici, elle aussi. Il ne croisait jamais grand monde dans les parages ce qui en faisait le repère parfait pour ses petites expériences.
“Tu fais partie d’une équipe de Quidditch ?”
Peut-être que s’il entretenait la discussion et l’orientait sur autre chose, la question de sa présence ici avec tout ce bazar se ferait oublier. On pouvait toujours rêver mais Ernest était un brin idéaliste. Et il ne s’intéressait que très peu au Quidditch. Rien que de les regarder voler, ça lui donnait des vertiges. Il faisait acte de présence pour supporter l’équipe de sa maison mais son regard se tournait souvent ailleurs. Les élèves qui l’entouraient, l’architecture des tribunes. C’est comme ça qu’il avait eu l’idée de venir ici.
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Le petit magicien des tribunes
C'est vrai que ce n'était pas commun de se réfugier exactement sous les tribunes, pas le plus confortable non plus. Marine aurait plutôt pensé que l'on pourrait trouver refuge dans les tribunes, à profiter de la vue du stade s'imaginer les joueurs de Quidditch s'élever au début d'un match puis le voir se dérouler devant nos yeux. Cette évasion devait redonner du courage durant une session de devoir qui se prolongerait un peu trop. Mais là dessous... Certes il y avait un joli jeu de perspective comme s'en était aperçue la lionne avec toutes ces poutres qui s'entremêlaient, il fallait souligner l'exploit des constructeurs pour avoir réussi à organiser tout ça. Mais enfin à part imaginer les cris de la foule en délire, rien de bien réconfortant, enfin surtout du point de vu de la fillette qui n'appréciait pas tellement la foule qui se rassemblait pour les matchs. Mais peut-être que lui appréciait l'ambiance des tribunes.
Ses vétustes souvenirs du règlement ne lui faisait pas revenir en tête un quelconque article qui stipulait qu'il était interdit d'aller sous les tribunes. En soit il restait dans le domaine du château et ne se trouvait pas dans un lieu réservé qu'à certaines personnes comme la salle des professeurs, les salles communes qui n'étaient pas la sienne ou la salle de bain des préfets.
- Pour, pourquoi pas ? J'crois pas qu'ce soit... soit écrit dans le... règlement.
L'anglaise espérait vraiment qu'il se détendrait un peu après ça, pas tellement pour continuer le dialogue car elle n'était pas du tout sûre d'avoir le courage pour ça, et le garçon ne semblait pas beaucoup plus loquasse qu'elle, le silence religieux risquait de prédominer.
Une question du sorcier sortie la Gryffonne de ses projections inquiétante avec une question qu'elle n'était pas certaine de sonder correctement. Comme s'il essayait de détourner l'attention à moins qu'il se pose lui aussi la question de sa présence. C'est vrai que logiquement à part les joueurs de Quidditch il était rare que des élève passe par là périodiquement par là, surtout lorsqu'il n'y avait ni match ni entraînement.
- Euh... non.
La brunette ne voulait pas réduire à néant l'effort qu'il avait fait pour lancer la discussion car peut-être que c'était pour ça qu'il avait tenté une question.
- Et... toi tu faisais quoi, i, ici ?
Ce n'était peut-être pas l'idéal comme question mais Marine avait beaucoup trop besoin de savoir, sa curiosité lui avait trop brûlé la langue. Pour se faire patienter elle cherchait les petits champignons qui se cachaient dans la pelouse. Ils devaient être rares car la sorcière avait beaucoup de mal a en trouver, il fallait sans doute féliciter les elfes pour cet entretien sans faille. Aucune poutre ne semblaient consommées par quelque nuisible que ce soit, à moins que le bois ne soit enchanté, et puis la pelouse n'était pas trop devenue sauvage avec le temps.
Mots en gras et en italique pour la CdC.
Ses vétustes souvenirs du règlement ne lui faisait pas revenir en tête un quelconque article qui stipulait qu'il était interdit d'aller sous les tribunes. En soit il restait dans le domaine du château et ne se trouvait pas dans un lieu réservé qu'à certaines personnes comme la salle des professeurs, les salles communes qui n'étaient pas la sienne ou la salle de bain des préfets.
- Pour, pourquoi pas ? J'crois pas qu'ce soit... soit écrit dans le... règlement.
L'anglaise espérait vraiment qu'il se détendrait un peu après ça, pas tellement pour continuer le dialogue car elle n'était pas du tout sûre d'avoir le courage pour ça, et le garçon ne semblait pas beaucoup plus loquasse qu'elle, le silence religieux risquait de prédominer.
Une question du sorcier sortie la Gryffonne de ses projections inquiétante avec une question qu'elle n'était pas certaine de sonder correctement. Comme s'il essayait de détourner l'attention à moins qu'il se pose lui aussi la question de sa présence. C'est vrai que logiquement à part les joueurs de Quidditch il était rare que des élève passe par là périodiquement par là, surtout lorsqu'il n'y avait ni match ni entraînement.
- Euh... non.
La brunette ne voulait pas réduire à néant l'effort qu'il avait fait pour lancer la discussion car peut-être que c'était pour ça qu'il avait tenté une question.
- Et... toi tu faisais quoi, i, ici ?
Ce n'était peut-être pas l'idéal comme question mais Marine avait beaucoup trop besoin de savoir, sa curiosité lui avait trop brûlé la langue. Pour se faire patienter elle cherchait les petits champignons qui se cachaient dans la pelouse. Ils devaient être rares car la sorcière avait beaucoup de mal a en trouver, il fallait sans doute féliciter les elfes pour cet entretien sans faille. Aucune poutre ne semblaient consommées par quelque nuisible que ce soit, à moins que le bois ne soit enchanté, et puis la pelouse n'était pas trop devenue sauvage avec le temps.
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Le petit magicien des tribunes
Ernest n’était pas un grand fan de Quidditch. Pas qu’il n’aimait pas le sport mais le vol en balai le laissa perplexe. Il n’aimait pas ça et trouvait la pratique légèrement irrationnelle. Quand au match, il trouvait ça long et n’arrivait pas toujours à suivre toutes les actions. Ce qui ne l’empêchait pas d’assister à chacun de ceux jouer par sa maison. Il était Serpentard, il se devait de soutenir son équipe. En tout cas, c’était ce que lui avait dit sa mère et il était bien plus facile de supporter les matchs de Quidditch que de chercher à argumenter avec elle.
Il s’asseyait généralement tout en haut, au fond, là où personne ne le voyait vraiment. Et il attendait que les autres élèves soient partis pour finalement rejoindre sa salle commune. C’était comme ça qu’il avait découvert la tranquillité d’un stade vide. Et lorsqu’il fit tomber sa baguette entre les planches des tribunes, il n’eut d’autres choix que de se débrouiller pour aller la chercher. Ainsi il découvrit qu’on pouvait se glisser sous les tribunes. L’espace avait quelque chose d’apaisant. Comme dans les vieilles églises ou les cathédrales. Le son ne se propageait pas de la même manière.
La jeune fille releva le fait qu’il n’était écrit nulle part qu’il n’avait pas le droit d’être là. Il haussa les épaules, elle avait peut-être raison. Il n’empêchait qu’il avait l’impression d’avoir été pris sur le fait et s’était senti ridicule. L’adolescent n’avait pas voulu laisser s’installer le silence et encore moins qu’on lui demande des comptes sur ce qu’il faisait là. Il avait donc vite fait de détourner le sujet de conversation vers la demoiselle. Et sa question était tout à fait légitime. Il se demandait ce qu’elle faisait là elle aussi. Et c’était peut-être la question qu’il aurait dû poser, avant qu’elle ne lui soit posée. Mais il n’avait pas été assez subtile sur ce coup là.
“Je… Je m’entraîne à la métamorphose…”
Il était rare qu’Ernest mente. Et il ne voyait pas pourquoi il aurait caché la vérité maintenant qu’il était découvert. Et puis il ne savait pas vraiment depuis combien de temps la demoiselle l’observait. Le garçon était obsédé par l’apprentissage, la pratique. Il voulait être sûr de maîtriser le moindre geste, la moindre formule, la moindre définition d’un cours à l’autre. Il avait besoin de contrôle et plaçait ses attentes envers lui-même toujours plus hautes. Ce qui lui avait déjà valu plusieurs passages à l’infirmerie. Mais pas encore par le bureau d’un professeur ou d’un membre de l’administration. Pour ça, il était encore assez précautionneux.
"Et toi ? Qu'est-ce que tu fais là ?"
La question n'était pas un reproche, il était simplement curieux. Et avait besoin d'un certain équilibre. Il lui répondait, il attendait qu'elle en fasse de même.
Il s’asseyait généralement tout en haut, au fond, là où personne ne le voyait vraiment. Et il attendait que les autres élèves soient partis pour finalement rejoindre sa salle commune. C’était comme ça qu’il avait découvert la tranquillité d’un stade vide. Et lorsqu’il fit tomber sa baguette entre les planches des tribunes, il n’eut d’autres choix que de se débrouiller pour aller la chercher. Ainsi il découvrit qu’on pouvait se glisser sous les tribunes. L’espace avait quelque chose d’apaisant. Comme dans les vieilles églises ou les cathédrales. Le son ne se propageait pas de la même manière.
La jeune fille releva le fait qu’il n’était écrit nulle part qu’il n’avait pas le droit d’être là. Il haussa les épaules, elle avait peut-être raison. Il n’empêchait qu’il avait l’impression d’avoir été pris sur le fait et s’était senti ridicule. L’adolescent n’avait pas voulu laisser s’installer le silence et encore moins qu’on lui demande des comptes sur ce qu’il faisait là. Il avait donc vite fait de détourner le sujet de conversation vers la demoiselle. Et sa question était tout à fait légitime. Il se demandait ce qu’elle faisait là elle aussi. Et c’était peut-être la question qu’il aurait dû poser, avant qu’elle ne lui soit posée. Mais il n’avait pas été assez subtile sur ce coup là.
“Je… Je m’entraîne à la métamorphose…”
Il était rare qu’Ernest mente. Et il ne voyait pas pourquoi il aurait caché la vérité maintenant qu’il était découvert. Et puis il ne savait pas vraiment depuis combien de temps la demoiselle l’observait. Le garçon était obsédé par l’apprentissage, la pratique. Il voulait être sûr de maîtriser le moindre geste, la moindre formule, la moindre définition d’un cours à l’autre. Il avait besoin de contrôle et plaçait ses attentes envers lui-même toujours plus hautes. Ce qui lui avait déjà valu plusieurs passages à l’infirmerie. Mais pas encore par le bureau d’un professeur ou d’un membre de l’administration. Pour ça, il était encore assez précautionneux.
"Et toi ? Qu'est-ce que tu fais là ?"
La question n'était pas un reproche, il était simplement curieux. Et avait besoin d'un certain équilibre. Il lui répondait, il attendait qu'elle en fasse de même.
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- PRÉSENCE RÉDUITE -
- PRÉSENCE RÉDUITE -
Le petit magicien des tribunes
La lionne ne pu retenir une grimace, cette matière était vraiment sa hantise. Pourtant sur le papier cela lui avait semblé une matière faite pour elle : c'était un cours où il fallait manipuler sa baguette, chose que la brunette préféraient à la théorie mais surtout qui faisait appel à l'imagination. La sorcière n'en manquait pas, dans sa solitude elle avait appris à combler ce vide en faisant appel à son imagination qui s'était ainsi bien développée durant son enfance. Elle pensait que ce serait un atout pour visualiser la transformation, que nenni ! Tout ce qui passait sous ses sorts de métamorphose ne ressemblaient pas au résultat attendu ni plus à l'objet de départ. Se sont ces échecs à répétition qui accentuèrent son manque de confiance en elle. Sa peur de se ridiculiser encore avec des résultats catastrophiques n'aidait pas l'anglaise à apprécier suivre ce cours. Heureusement cette année elle n'avait plus à souffrir ces quatre heures par semaine de tortures.
N'ayant rien à dire pour rebondir sur la réponse du garçon la rouge et or resta silencieuse, mais elle dû reprendre son courage à deux mains pour répondre à la question qu'on lui retournait :
- Je... Je me promenait.
Sentant la fin du dialogue approcher la troisième année ne savait si elle devait prendre ça pour le signe qu'il était temps de partir, peut-être voulait-il qu'elle le laisse tranquillement s'entraîner, à moins qu'il ne soit pas bavard comme elle... En tout cas elle ne pouvait pas rester plantée là, appuyée contre une des poutres des tribunes à observer l'élève et ce qui l'entourait pour ne jamais croiser son regard.
La seule idée qui lui vint en tête pour qu'un silence trop épais pour oser faire quoi que ce soit ne s'installe pour la mettre mal à l'aise, fut de s'intéresser à la métamorphose. Loin de lui faire plaisir la Gryffonne était déçue de ne pas avoir de meilleure idée.
- Tu métamorphose... quoi ?
Elle se disait pour accepter son propre choix que tant que ça ne restait que du dialogue ce serait bien plus supportable que réellement lancer un sort de métamorphose.
N'ayant rien à dire pour rebondir sur la réponse du garçon la rouge et or resta silencieuse, mais elle dû reprendre son courage à deux mains pour répondre à la question qu'on lui retournait :
- Je... Je me promenait.
Sentant la fin du dialogue approcher la troisième année ne savait si elle devait prendre ça pour le signe qu'il était temps de partir, peut-être voulait-il qu'elle le laisse tranquillement s'entraîner, à moins qu'il ne soit pas bavard comme elle... En tout cas elle ne pouvait pas rester plantée là, appuyée contre une des poutres des tribunes à observer l'élève et ce qui l'entourait pour ne jamais croiser son regard.
La seule idée qui lui vint en tête pour qu'un silence trop épais pour oser faire quoi que ce soit ne s'installe pour la mettre mal à l'aise, fut de s'intéresser à la métamorphose. Loin de lui faire plaisir la Gryffonne était déçue de ne pas avoir de meilleure idée.
- Tu métamorphose... quoi ?
Elle se disait pour accepter son propre choix que tant que ça ne restait que du dialogue ce serait bien plus supportable que réellement lancer un sort de métamorphose.
Le petit magicien des tribunes
Vu la tête de la Gryffondor quand Ernest expliqua qu’il s’entraînait à un sortilège de Métamorphose, soit elle n’aimait pas cette matière, soit elle l’avait vu faire et il s’y prenait comme un manche. Pourtant, il n’avait pas l’impression que ses résultats étaient si mauvais. Certes, il y avait toujours des ratés. Mais qui s’expliquaient également par le fait que l’adolescent tentait toujours de mettre la barre plus haute et de tester ses propres limites. C’était comme ça qu’on progressait, non ? En faisant des erreurs.
Sa baguette toujours entre ses mains, Ernest la tripotait nerveusement. Depuis qu’il en avait fait l’acquisition, elle ne le quittait presque jamais. Il y avait quelque chose de rassurant à la tenir. Elle l’accompagnait partout. Une confidente discrète, mais présente à chaque instant. Et dans ses exercices, il apprenait chacun de ses secrets, chaque sortilège qu’elle était capable de lancer. Elle serait une compagne fidèle, une alliée. Pour toujours.
La demoiselle se contenta d’une réponse vague. Le garçon trouva incongrue l’idée de choisir les tribunes du terrain de Quidditch comme destination de promenade. Mais après tout, qui était-il pour juger ? Il était bien là. Et l’atmosphère qui régnait dans cet endroit quand il était déserté avait quelque chose de particulier. Tout comme les silences qui accompagnaient cet échange, ponctuant une conversation qui ne savait pas où débuter ni dans quelle direction s’engager. Des propos balbutiants, hésitants.
À savoir qui prendrait son courage à deux mains ou qui prendrait le large. La demoiselle se décida finalement à leur donner une chance. Quand elle lui demanda ce qu’il métamorphose, Ernest s’écarta d’un pas pour laisser voir son petit espace de travail composé de bibelots en tout genre. Il pointa sa baguette en direction d’un verre vide et d’un livre avec une moue contrite. Il se pencha pour ramasser le livre, dont les pages imbibées de flotte gouttaient lamentablement sur le sol.
“Je voulais essayer un sortilège de transfert entre un livre et un verre d’eau… Mais c’est plus complexe que ça en à l’air…”
D’un geste souple, il actionna sa baguette et prononça la formule qui lui sauvait la mise à chaque fois qu’il commettait un impair. Un petit Reparifagex et son Manuel de métamorphose avait repris son état d’origine.
“Je préfère faire ça en dehors de ma salle commune. Les effets ne sont pas toujours ceux que j’espère et… enfin c’est plus facile pour se concentrer.”
Il avait peur du regard des autres. Peur de mal faire. De ne pas être à la hauteur de ce qu’on attendait de lui. Et de décevoir. C’était ce qu’il y avait de pire, décevoir.
Sa baguette toujours entre ses mains, Ernest la tripotait nerveusement. Depuis qu’il en avait fait l’acquisition, elle ne le quittait presque jamais. Il y avait quelque chose de rassurant à la tenir. Elle l’accompagnait partout. Une confidente discrète, mais présente à chaque instant. Et dans ses exercices, il apprenait chacun de ses secrets, chaque sortilège qu’elle était capable de lancer. Elle serait une compagne fidèle, une alliée. Pour toujours.
La demoiselle se contenta d’une réponse vague. Le garçon trouva incongrue l’idée de choisir les tribunes du terrain de Quidditch comme destination de promenade. Mais après tout, qui était-il pour juger ? Il était bien là. Et l’atmosphère qui régnait dans cet endroit quand il était déserté avait quelque chose de particulier. Tout comme les silences qui accompagnaient cet échange, ponctuant une conversation qui ne savait pas où débuter ni dans quelle direction s’engager. Des propos balbutiants, hésitants.
À savoir qui prendrait son courage à deux mains ou qui prendrait le large. La demoiselle se décida finalement à leur donner une chance. Quand elle lui demanda ce qu’il métamorphose, Ernest s’écarta d’un pas pour laisser voir son petit espace de travail composé de bibelots en tout genre. Il pointa sa baguette en direction d’un verre vide et d’un livre avec une moue contrite. Il se pencha pour ramasser le livre, dont les pages imbibées de flotte gouttaient lamentablement sur le sol.
“Je voulais essayer un sortilège de transfert entre un livre et un verre d’eau… Mais c’est plus complexe que ça en à l’air…”
D’un geste souple, il actionna sa baguette et prononça la formule qui lui sauvait la mise à chaque fois qu’il commettait un impair. Un petit Reparifagex et son Manuel de métamorphose avait repris son état d’origine.
“Je préfère faire ça en dehors de ma salle commune. Les effets ne sont pas toujours ceux que j’espère et… enfin c’est plus facile pour se concentrer.”
Il avait peur du regard des autres. Peur de mal faire. De ne pas être à la hauteur de ce qu’on attendait de lui. Et de décevoir. C’était ce qu’il y avait de pire, décevoir.
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- PRÉSENCE RÉDUITE -
- PRÉSENCE RÉDUITE -
Le petit magicien des tribunes
Elle voulait bien le croire, en fait à par s'il lui avait dit que la métamorphose était la matière la plus simple au monde, elle serait toujours d'accord avec lui. La lionne se souvint du cours pratique sur le sujet de sa première année, ça avait été un vrai fiasco avec cette clé et ce pauvre livre qui auraient sans doute préférés se retrouver entre des mains plus expertes que les siennes. La lionne le trouvait bien sûr de lui pour réaliser ses expériences avec son livre de métamorphose, prendre un vieux livre déjà trop abîmé par la vie était tout de même moins risqué. L'anglaise se méfiait de la métamorphose qu'elle ne portait pas dans son cœur, elle la pensait capable de donner des dégâts irréversibles et peut-être n'avait-elle pas tout à fait tord même si visiblement un simple Reparifagex venait de sauver le pauvre manuel plus tôt trempé jusqu'à la reliure.
- J'i, j'imagine même pas !
Ça au moins c'était plus prudent et pour les autres sorts aussi c'était toujours mieux de s'entraîner là où on ne pouvait pas faire trop de dégâts. La magie est aussi magnifique que dangereuse surtout lorsqu'on ne la maitrise pas encore, ça la timide l'avait assez vite compris même sans être victime d'une véritable catastrophe. En effet la prévention des professeur avait plutôt bien fonctionné sur elle même juste après qu'elle ait découvert ce monde en apparence féérique.
- C'est vrai ! Au, au moins dehors on peut... se tromper. J'suis d'accord... les salles co, communes sont toujours... trop bruyantes. C'est, c'est pour ça qu'je, qu'je préfère le pa, parc ou la bibliothèque... c'est... paisible. Confia la troisième année.
Marine observa plus attentivement le petit atelier du vert et argent quand une question lui brûla les lèvres, sans pouvoir contenir sa curiosité elle s'échappa toute seule :
- Et, et tu viens sou, souvent là ?
C'est vrai elle ne l'avait jamais remarqué avant alors qu'elle se promenait régulièrement dans le coin, même Tilao aimait passer par là pour s'amuser à sauter d'un banc à l'autre dans les tribunes. Ou alors ils s'étaient toujours croisés ?
- J'i, j'imagine même pas !
Ça au moins c'était plus prudent et pour les autres sorts aussi c'était toujours mieux de s'entraîner là où on ne pouvait pas faire trop de dégâts. La magie est aussi magnifique que dangereuse surtout lorsqu'on ne la maitrise pas encore, ça la timide l'avait assez vite compris même sans être victime d'une véritable catastrophe. En effet la prévention des professeur avait plutôt bien fonctionné sur elle même juste après qu'elle ait découvert ce monde en apparence féérique.
- C'est vrai ! Au, au moins dehors on peut... se tromper. J'suis d'accord... les salles co, communes sont toujours... trop bruyantes. C'est, c'est pour ça qu'je, qu'je préfère le pa, parc ou la bibliothèque... c'est... paisible. Confia la troisième année.
Marine observa plus attentivement le petit atelier du vert et argent quand une question lui brûla les lèvres, sans pouvoir contenir sa curiosité elle s'échappa toute seule :
- Et, et tu viens sou, souvent là ?
C'est vrai elle ne l'avait jamais remarqué avant alors qu'elle se promenait régulièrement dans le coin, même Tilao aimait passer par là pour s'amuser à sauter d'un banc à l'autre dans les tribunes. Ou alors ils s'étaient toujours croisés ?