6 avr. 2023, 17:04
 Terminé  Ainsi, elle le laissa eclore.
Samedi 1er mars 2048
Golden hour,
A priori seul 1
Lendemain de cet événement




La neige laisse gentiment place à quelques rayons de soleil et se laisse doucement fondre. Je marche, un livre à la main, l'esprit ailleurs, errant sans but. Mes yeux fixent le sol et mes pieds font ce que je leur demande : ils avancent. Eux aussi se trouveraient bien désolés si on les interrogeait sur le dessein de celui qui tient les rênes. Un rayon de soleil vient m'éblouir et me rappeler que je ne vais pas pouvoir marcher ainsi longtemps. J'ai la tête qui ne pense qu'à une chose : la scène d'hier, en salle commune. Le scénario passe en boucle, j'entends les remarques désobligeantes d'Argentella, je vois Aelle qui fait rire et qui s'impose. Je vois un renard qui prend encore plus de place.

Je m'arrête en plein milieu, me laisse tomber sur l'herbe pourtant encore un peu blanche et m'étends tout en cherchant à faire cesser toute pensée inutile. Je rabats ma robe et sors ma baguette. J'aurais pu porter des vêtements plus neutres, offrir à ceux qui ne me connaissent pas de se demander à quelle maison cet enfant de onze ans appartient, mais j'ai gardé ma cape de sorcier et le blaireau jaune et noir y trône.

Ma baguette dans la main gauche, un manuel dans la main droite, je m'oblige à pratiquer des mouvements, à faire pivoter mon poignet pour que la gestuelle soit parfaite. J'ouvre le livre au hasard en le tenant entre mon pouce et mon index et le place devant mes yeux pour cacher les rayons du soleil qui me cherchent. Une fois le nom du sortilège lu et la gestuelle mémorisée, je laisse retomber l’ouvrage sur l’herbe. Je fais quelques moulinets avec mon poignet, murmure un sort que je ne cherche même pas à prononcer correctement. Je n'en ai qu'un en tête ce matin : celui que j'ai lancé hier soir. Jamais je n'aurais pensé l'utiliser. Il y a encore cinq mois, je pensais même ne jamais utiliser ma baguette. Mais ce sort, je l'avais lu rapidement, ma tête à moitié endormie et retenue par mon poing. Je jette un rapide coup d'œil à gauche et à droite et tente de le relancer.

Fumos !

Rien ne se passe. Il n'y avait plus cette malice ressentie hier, plus l'urgence de la situation, plus l'envie de disparaître. Et pourtant, je sais que réussir ce sort m'y ramènera. J'aurais voulu y rester, tout voir, tout entendre jusqu'à ce que ma mémoire sature. Je ne fais que voir ces fauteuils, la cheminée, la table, les bancs, mon livre, Klee, Narcisse, Argentella, un renard et Aelle ! Je les vois, eux, mais je ne vois pas cette fumée !

Fumos !

J'ai les yeux fermés et je sais que si je les ouvre je ne verrai rien. Je sais que j'énonce un sort qui n'a pas l'intention de se montrer. Je sens ma main se crisper sur ma baguette. Mon souffle ne cherche pas à se réguler, il ne fait qu'augmenter. Je saisis mon livre, précipite les pages pour arriver au sort désiré et lis les instructions que je connais pourtant par cœur : spirale, malice, lumière grise ! J'ai tout alors montre-toi !

Fumos !

Inutile. Complètement inutile. Elle aurait raison si elle le pensait. Un première année qui ne sait pas contrôler ses émotions. Un première année qui ne sait pas ce qu'il veut.

______
1 : si un.e prof veut intervenir, iel le peut.
@Aelle Bristyle et @Argentella Whighters pour la mention
Dernière modification par Lukas Sharp le 19 avr. 2023, 17:05, modifié 1 fois.

Fiche PR - 4e année RP

12 avr. 2023, 21:48
 Terminé  Ainsi, elle le laissa eclore.
Je garde les yeux fermés, cherchant à maîtriser mon agacement et à desserrer ma main qui va finir par briser ma baguette. Je prends une grande inspiration et repense aux escaliers que j’ai descendus avant d’arriver dans le petit salon. J’y ai vu Aelle, puis Narcisse et Argentella. Ah, et évidemment le prince aux pieds de sa reine : ce fichu renard. Comment est-ce qu’il s’appelle déjà ? Zikomo. Comme si j’avais pu oublier son nom et son surnom si affectueusement donné. Je ne m’autorise pas à critiquer ce nom, mais l’être qu’il est, oui. Après tout, personne n’est dans ma tête. Personne ne l’entendra. Mes yeux s’ouvrent soudain, la scène de Gryffs cherchant à lire dans mes pensées me revient et je ne peux m’empêcher de vérifier qu’il n’est pas là à pénétrer mes pensées, caché quelque part. A peine relevé et rassuré, je me calme et repars dans ma visualisation, à la recherche d’une malice qui m’a lâchement abandonné.

J’entends les paroles de la blonde, j’entends le rire de Narcisse et son boursouflet qui fonce sur les pieds d’Aelle. Tous ces éléments me sont inutiles, ce n’est pas chez eux qu’il me faut chercher, mais vers celui qui prend tant de place dans mon esprit. Je ne suis pas intervenu, je n’aurais évidemment rien osé dire, mais s’il n’avait pas été là, son renard bleu, me serais-je montré ? Je vois leur complicité et je vois mon absence de paroles. Mon mutisme. Même un renard parle plus que l’humain que je suis.

Je dois imaginer le tout autrement. Je reprends le fil de l’histoire en imaginant la dragée volante atterrir ailleurs. Ce petit renard, piqué par la curiosité, aurait bondi des genoux d’Aelle pour partir à sa recherche. La dragée aurait étrangement volé plus loin, guidée par ma baguette, elle aurait lévité jusqu’au pied du fauteuil où je me trouvais et où personne ne me voyait. De là, j’aurais eu une vision toute autre de l’animal. Il aurait été à ma portée, et, tout en guettant qu’Aelle ne s’inquiète pas de ne pas le voir revenir, j’aurais cherché au plus vite comment lui faire comprendre. Je fais défiler la liste des sorts qu’un premier année en plein mois de mars se doit de connaître, et je m’arrête sur le premier appris en Défense contre les Forces du Mal : le sortilège du Repoustout. Je secoue légèrement la tête. Non, ce n’est pas suffisant. Cela n’attirera aucune malice. Il est sûrement même un peu fort, et il me faudrait être drôlement rapide pour que personne ne sache que que j’en serais l’auteur. J’ai beau envier sa position, je ne lui souhaite pas non plus de souffrir. Peut-être que le faire léviter serait suffisant. L’imaginer la tête à l’envers me fait rire sourire et j’accélère la scène pour me retrouver à la fin. Le moment où je lance un Fumos qui me permet de m’enfuir. Ma baguette toujours en main, je murmure, la malice bien en tête : Fumos !

Je sais que, cette fois, je n’ai pas besoin d’ouvrir les yeux pour savoir que le sort est réussi, mais je ne peux pas m’empêcher de le faire. La fumée est même plus intense que celle d’hier. Je souris et personne ne sait pourquoi. De ma main droite, je fais évaporer la fumée en donnant des grands coups dans l’air, avant de retourner rêver. Je supprime le renard et reprends tout à zéro. Qu’aurais-je fait de toute cette scène s’il n’avait pas été là depuis le début ?

Fiche PR - 4e année RP

13 avr. 2023, 18:11
 Terminé  Ainsi, elle le laissa eclore.
Sixtine n'allait pas souvent dans le parc, elle n'y voyait pas un grand intérêt et, la boue ainsi que la neige étaient surement les pires ennemies des chaussures à semelle rouge de la professeure. L'allure était surement l'une des choses les plus importantes chez l'ancienne Auror. Et pourtant, ce samedi là, elle avait eu comme le sentiment qu'elle devait se rendre au parc. Elle n'avait pas spécialement envie de s'y rendre mais elle avait toujours fait confiance à son instinct. C'est ainsi qu'elle se retrouva dans le parc à la recherche de ce qu'elle devait y faire tout en maudissant la boue qui venait ternir ses magnifiques chaussures.

Son regard capta enfin la raison de sa venue, un jeune petit garçon qu'elle connaissait bien était en train de faire de la magie. Là au moins, c'était son domaine. Elle fut cependant surprise de voir qu'il s'agissait de Sharp, le garçon qui souhaitait n'être qu'un moldu. Pitoyable. Enfin, le voir pratiquer et, parvenir à réussir son sort après plusieurs essais lui fit dire qu'il n'était pas totalement irrattrapable. Sixtine décida qu'elle allait lui donner un petit coup de pouce pour qu'il puisse réussir ce sort ridicule un peu plus facilement.

- Dilludere. Avait elle dit en visant l'enfant. Elle le plongea ensuite dans une pièce infiniment grande et toute blanche. Puis, elle s'approcha de lui pour lui donner quelques explications. C'est comme ça que doit être votre esprit lorsque vous lancez un sort. Il doit être clair et net, vous devez vous concentrer et faire le vide pour ne garder que l'essentiel et c'est uniquement comme ça que vous parviendrez à devenir meilleur.

Elle garda son sort encore actif le temps pour le garçon d'en prendre conscience et de comprendre ce qui était en train de se passer.

Arrivée inRP le 28 octobre 2046 -Départ le 14 décembre 2048
Arrivée à l'AESM à la rentrée 2049/2050.

14 avr. 2023, 16:43
 Terminé  Ainsi, elle le laissa eclore.
La fumée s’évaporant, je tourne la tête à droite en souriant pour récupérer mon manuel de sorts et décider du prochain à lancer. Ma baguette en demande encore, après tout ce que je lui ai f —

Blanc. Je ne vois plus que du blanc. Qu’est-ce qui se passe ?! Je me redresse, paniqué. Mon cœur bat à mille à l’heure. C’est mon Fumos qui a fait ça ?! Ma main se crispant sur ma baguette, je tourne la tête dans tous les sens à la recherche d’une issue. Plus aucun sourire sur mon visage. Une voix me parle et me fait bondir sur mes pieds. Et dans la panique, impossible de comprendre ce que l’on me dit.

- Quoi ?!, demandai-je instinctivement et d’une voix apeurée.

Je déglutis. Je n’ai rien compris mais… Attends, c’est pas la voix de Valerion, ça ? Soit je suis un surdoué et j’ai créé une variante de Fumos avec la voix de Valerion dedans, soit Gryffs joue encore avec mes pensées, soit… Non, pitié, impossible qu’elle soit vraiment dans ma tête ? Elle peut accéder à mes pensées depuis son bureau ? Où est son bureau d’ailleurs ? Je tourne la tête partout avant de me rappeler que je n’y vois rien d’autre qu’une salle blanche. Impossible de me calmer.

- Miss… ?, tentai-je la voix hésitante pour me raisonner, Vous êtes dans ma tête ? Ou je me parle tout seul.. ? Non clairement, tu te parles tout seul Lukas. T’as fait n’importe quoi avec ta baguette et maintenant tu te retrouves avec la voix d’une prof dans la tête..

Fiche PR - 4e année RP

15 avr. 2023, 10:09
 Terminé  Ainsi, elle le laissa eclore.
La professeure observait la scène une petite voix dans son esprit lui souffla que ça allait être long alors, elle utilisa la magie pour faire apparaitre un coussin sur un caillou et elle prit place dessus. Le Poufsouffle semble perdu, une réaction prévisible cependant, elle ne s'attendait certainement pas à ça. Croyait il vraiment que sa baguette était capable de faire une telle chose ? Finalement, il n'était peut être pas rattrapable ce garçon.
La professeure soupira face à tant d'absurdité et, elle décida d'utiliser Flipendo pour qu'il prenne un petit coup derrière la tête.

- Si vous étiez capable de créer une telle illusion vous n'auriez pas besoin d'étudier mais je vous rassure pour le moment vous êtes au même niveau qu'une bouse de Troll alors arrêtez de jacasser et ressaisissez vous. Elle respira de nouveau avant de reprendre. Saisissez votre baguette, observez le vide autour de vous, tout est clair et limpide. Nos émotions jouent sur notre magie fumos est un sort de base, vous devez réussir à le lancer en faisant le vide dans votre esprit. Si vous émotions négatives prennent le dessus vous n'y parviendrez pas. En tout cas, pas avec votre niveau.

Après quoi, elle se tut pour lui laisser le temps de prendre en compte les informations qu'elle venait de lui donner. Elle observa ensuite la scène qui se déroulait devant elle. Si son élève ne voyait qu'une pièce vide et blanche, la professeure elle, voyait un élève de première année complètement désorienté.

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Arrivée à l'AESM à la rentrée 2049/2050.

15 avr. 2023, 19:09
 Terminé  Ainsi, elle le laissa eclore.
Les pulsations de mon coeur ne semblent pas vouloir coopérer, me parler à moi-même n’arrange rien et je sens mes mains trembler car je ne vois pas d’issue.

- AÏE !, lâché-je agressivement face au coup reçu, en me massant l’arrière de la tête. Je me retourne une énième fois, pour rien, et la voix de Valerion reprend. Je sais maintenant ! Je sais que c’est elle qui m’a foutu dans cette situation. Mes poumons me forcent à prendre une de ces inspirations où l’expiration ne vient jamais. Je reste bloqué, les poumons gonflés. C’est elle qui m’a frappé à la tête ! C’est elle qui m’insulte ! Cette fois, impossible de manquer ce qu’elle m’envoie. Les mots qu’elle emploie se répercutent dans ma tête et font écho à tout ce que je retenais jusqu’à lors. J’entends troll et j’entends l’insulte de Narcisse sur le chemin de traverse. J’entends jacasser et j’entends le brailler d’Aelle dans les couloirs. J’entends ressaisissez-vous et j’entends la peur de mon père depuis les escaliers. La mienne fait place à la colère. Je baisse les yeux sur ma baguette et mes ongles sont plantés dans ma paume. Je relève les yeux et me retourne vers le son de sa voix. Observer le vide comme elle me le demande est ridicule. C’est sa tête que je veux voir et ne pas la voir me frustre ! Je voudrais lui montrer qu’elle est complètement folle, que faire le vide dans mon esprit m’est impossible. Elle entendrait mes cris, mes doutes, mes peurs. Il n’y a que cela. Elle ne veut pas que mes émotions négatives prennent le dessus, mais c’est elle qui les crée. Je ne peux pas ne pas y penser !

Dans ma tête défile ma colère. Dans ma tête, les sorts sont rangés par émotions et je ne vois que ceux qui pourraient sortir maintenant. Je me fiche de ce qu’elle veut, je me fiche de ne pas avoir le niveau, je ne lui ai rien demandé ! La détester est encore plus facile quand je ne la vois pas. Je ne réfléchis pas, baguette tendue vers elle, je visualise la frappe, une coupe béante, une propulsion de son corps au loin. Je vise Narcisse, je vise Aelle, je vise mon père, je vise Sixtine Valerion.

- J’m’en fous ! Flipendo ! Diffindo ! Expelliarmus1 !, m’écrié-je en enchaînant frénétiquement ces trois sorts. Ma main se détend, et mon expiration arrive enfin. Mes yeux embués, je vois encore moins qu’avant. Je sens mon corps tomber lentement en arrière. Je ne sais pas ce que je viens de faire. J’entends ma baguette résonner sur le sol.


_______
1 : Je sais que ce dernier sort n’est pas de son niveau, mais il ne raisonne pas franchement. Je te laisse décider de ce que les sorts lancés peuvent faire ou non.

Fiche PR - 4e année RP

15 avr. 2023, 19:30
 Terminé  Ainsi, elle le laissa eclore.
Allait il prendre les conseils avisés de sa merveilleuse professeure ? Non. A la place il avait dit aïe comme si la professeure en avait quelque chose à faire de sa douleur. Il pouvait bien souffrir, ça lui était égale. Tout ce qu'elle voulait c'est voir du progrès, voir une évolution et voir de la magie. Qu'il s'agisse d'un enfant de première année ou d'un adulte en dernière année, elle traitait tout le monde de la même façon et le Poufsouffle n'y ferait pas exception. Tout le monde ? Sauf ses prodiges bien sur.

Elle était sur le point d'annuler son sort lorsqu'il décida de lancer à la volée des sortilèges dans le vide et surtout, un sortilège qui n'était pas de son niveau. Finalement, il avait de l'audace le petit. Sixtine avait observé les effets des deux premiers sorts, il venait de retourner une pomme de pin et il l'avait ensuite découpé. Il n'avait pas si mal visé à 2 mètres près... Elle coupa ensuite l'illusion pour redonner la vue à son élève.

- Cette pomme de pin n'est pas prête de s'en remettre. Et vu que les sorts m'étaient destinés, c'est à mon tour maintenant. Elle baissa la tête pour le saluer comme lors d'un début de duel. Incarcerem. Une prison de corde enroula le corps du petit garçon. Sixtine avait fait en sorte que les cordes soient assez serré pour le bloquer mais pas assez pour le blesser. Elle s'approcha du Poufsouffle qui était maintenant au sol. D'ou vous vient toute cette colère et vous feriez mieux de répondre ou je vous jette dans le lac sans moyen pour vous de vous libérer.

Arrivée inRP le 28 octobre 2046 -Départ le 14 décembre 2048
Arrivée à l'AESM à la rentrée 2049/2050.

15 avr. 2023, 21:22
 Terminé  Ainsi, elle le laissa eclore.
Mon corps chute et mes mains ne font rien pour l’amortir. Je regarde ma baguette à terre et je n’ai plus la force de la récupérer. Je relève la tête et recouvre la vue. Elle est là. Tranquillement posée sur son petit coussin. Jubilant. Dégoûtant. Mes lèvres se pincent des dernières onces de colère qu’il me reste. J’entends sa voix agaçante mentionner une pomme de pin. Celle que j’ai visiblement visée. Je tourne la tête pour la chercher, et reviens vers elle, déçu. Déçu de ne pas avoir pu la viser, elle ! Avec une telle coupe, je l’aurais sûrement rendue plus petite qu’elle ne l’est déjà. Elle continue son discours et m’annonce son tour. Quel tour ? De quoi elle parle ? N’a-t-elle pas déjà joué son tour en m’enfermant dans cette salle ? Je la vois baisser la tête. Mes yeux s’arrondissent sous la peur. La vache, elle va le faire !

Mes mains prenant appui derrière moi, pour m’aider à reculer, je n’ai le temps de rien faire que son sort m’attaque de plein fouet. Des cordes s’enroulent autour de moi et bloquent un instant ma respiration. Le cri et le son de ma voix me surprennent. Le cri est court, apeuré et énervé. Je me débats inutilement et je finis par sentir une larme couler sur ma joue. Impossible de l’essuyer avec mes mains bloquées. Ma baguette est trop loin pour que je puisse la saisir et lui crever un œil. Je la regarde s’approcher, impuissant. Je me fais la promesse d’apprendre le pire des sorts si elle en profite pour m’en lancer un autre. Je maintiens son regard, ses yeux bleus plongés dans les miens. Je peine à respirer. Pas de maléfice, plus d’insulte, mais une question et une menace. Je déglutis car lui donner une réponse est impensable. A cet instant, je préfère mille fois le lac. Je vais lui dire. Le lui crier même. Elle peut me piéger avec toutes les salles et toutes les cordes qu’elle veut, je choisirai toujours son foutu lac.

- Qu’est-ce que ça peut vous faire ?!, lancé-je sans toutefois crier. Lancez-moi un autre sort !

Mon ton appelle le défi. Mon coeur bat à mille à l’heure.

Fiche PR - 4e année RP

16 avr. 2023, 10:24
 Terminé  Ainsi, elle le laissa eclore.
L'enfant avait laissé échappé un cri mais plus que de la peur, Sixtine avait ressenti beaucoup de colère, encore. Puis, une larme avait commencé à perler sur sa joue, impossible pour lui de la retirer, il avait beaucoup regarder sa baguette, elle était hors de portée et même si il avait pu l'atteindre, il n'aurait rien pu en faire. Et, il plongea son regard dans les yeux de la professeure avant d'expulser encore un peu sa colère.

La professeure avait bien envie de le jeter dans le fond du lac pour qu'il y reste jusqu'à la fin de ses jours. Malheureusement, ce n'était pas possible et qui plus est, elle n'avait pas envie de devoir plonger dans les eaux froides pour récupérer son corps. A la place, un large sourire presque machiavélique se dessina sur le visage de Sixtine.

- Vous savez Sharp, le samedi je n'ai aucune obligation donc je vais rester ici à vous regarder jusqu'à ce que vous parliez et autant vous le dire tout de suite je suis disposée à entendre jusqu'à demain si il le faut.

De nouveau, à l'aide de son catalyseur, elle fit apparaître de quoi se mettre à l'aise. Elle prit place sur la chaise en bois, sortit un Thermos de café de son petit sac et commença à boire. Elle jeta un regard à son élève.

- Alors Sharp, d'ou vous vient toute cette colère ?

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Arrivée à l'AESM à la rentrée 2049/2050.

16 avr. 2023, 13:39
 Terminé  Ainsi, elle le laissa eclore.
Ma demande n’est pas écoutée, elle ne la relève même pas et je ne vois aucun autre sort m’attaquer et c’en est vexant. Ce sont toujours ses règles, jamais les miennes. Au lieu de cela, elle m’offre un sourire décontenançant. Un sourire qui n’apporte pas de douceur. Un sourire qui me fait me débattre de rage sous ces cordes qui n’ont pas l’intention de lâcher. A l’image de celle qui tient la baguette. Tenace. Elle scrute mon visage et je voudrais qu’elle cesse ce qu’elle est en train de faire. Je ne les entends pas, mais je maudis ses pensées. Je suis sûr que cela l’amuse, qu’elle jubile, qu’elle rapportera tout cela aux autres professeurs une fois partie. Le petit Sharp est vraiment le plus idiot de la promo. Qui lui a envoyé sa lettre déjà ? On est sûr qu’elle n’était pour le voisin ? Tout ce que je lui confierai, elle elle l’utilisera.

Elle n’a clairement pas l’intention de partir, et je n’ai clairement pas l’intention de parler. Elle est comme ma mère qui menace d’attendre jusqu’au soir s’il le faut, mais elle n’attendra jamais jusqu’à demain comme elle le prétend. La directrice de Poudlard interviendrait forcément. Non ?

J’assiste à sa prestation arrogante. Une chaise, un Thermos et un regard vers moi. Il n’y a aucune égalité dans cette discussion et elle voudrait que je parle ? Elle joue avec mes nerfs et elle ose me demander d’où me vient cette colère ?

- De vous !, lâchai-je au tac au tac d’un ton mal maitrisé. J’aurais voulu qu’il sonne moins fort, car ce n’est clairement pas elle qui crée toute cette colère. Elle n’est que celle qui l’attise. J’arrête de me débattre. Je regarde ma baguette à mes pieds. Il suffirait qu’elle me détache pour que je la saisisse en une seconde. Je relève la tête vers ma professeure. Détachez-moi et je vous réponds.

Fiche PR - 4e année RP