The Nostalgia Park OS

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A ma tendre @Kimberly Harlez, à qui j'avais promis ce fragment.
Un bon anniversaire en retard, en espérant apaiser ton coeur.


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Je ne sais plus comment je suis arrivé là. Je ne sais si mes pas m'ont guidé ou si c’est la nostalgie qui m’a aidée à trouver mon chemin. Loin de l’école, loin des autres, loin de tout je reprenais mon souffle qui dans le vent c’était perdu. Emportés dans le ciel aux sombres couleurs les souvenirs revenaient doucement sur un air de mélancolie profonde.

Un pas, un souffle, une larme et un souvenir. Te souviens-tu de la première fois qu’on s’est rencontrés toi et moi ? Sais-tu ce que à quoi j’avais pensé la première fois que je t’ai vu toi et ton visage pale d’innocence ? Si les larmes avaient parlé ce jour-là, ça aurait été des larmes d’admiration. Une image que tu donnais à voir si irréaliste que j’avais cru en ta façade si bien faite.

Un vent, un bruit et les arbres jouaient entre eux au son calmant de la mélodie des feuilles revenues peuplé ce gigantesque parc. Un choix qui m’a été donné à faire. Et que je ne sais guère décider. Si je devais trouver un thème sur notre relation, une thématique, une problématique elle serait la suivante : pourquoi sommes-nous décidés à faire ses choix ? En quoi elle nous aidera le mieux ? A part à nous forcer à mettre un masque pour l’un comme l’autre.

On est bientôt arrivés Wayne ?
On va atteindre l’arbre là-bas, dis-je en montrant un arbre reculé des autres à l’abri des regards.

Qui aurait cru que malgré ton absence je puisse encore venir jusqu’ici juste pour déposer ses romantiques significations ? Même si le lieu était loin, même si je savais que je devais le faire, même si je savais pertinemment que tout aller tomber, se détruire, arriverais-tu encore à dire que par le passé je fus celui que tu appelais « meilleur ami » ?

L’herbe s’aplatissait sous nos pas, sous mes pas qui allaient sans conviction, sans envie vers cet arbre oublié des regards parfois jugeurs. Je pouvais encore faire demi-tour. Je le pouvais. Mais sur quel chemin allais-je si je le faisais ? Penses-tu que j’aurai dû l’écouter ? Ou pas ? Qui était-je pour demander les conseilles de celle que je n’ai pu guère retenir ?

— Tu penses que les gens vont le remarquer ?
Penses-tu qu’ils le remarqueront ? C’est complètement absurde comme question ça Wayne.
— Je posais juste la question, t’énerve pas.


Je regardais, je réfléchissais. A quel moment ai-je pu te perdre ? Un sourire, une prière, un renversement, mais la musique prenait fin subitement. Un lien, une corde, un mot et tout furent mis à terre dans un désert de morceau de verre dans lequel nos souvenirs se jouaient. Je fermais les yeux, je pouvais le faire.

Tu peux le faire, on a pas fait tout ce chemin pour rien je te préviens, avait-elle dit dans un ton agacement qui m’était maintenant normal.
— J’ai encore le choix.
Tu ne l’as plus. J’ai ton choix, et c’est celui de descendre en l’oubliant complètement. Ai-je été assez clair ?
— Oui.


Si quelconque passait, quelconque pourrait penser que j’étais fou -je parlais dans le vide, à moi-même. C’était calme, qui viendrait ? Qui s’en soucierait assez pour me dire de ne pas faire le faire ? Je regardais, contemplais la fleur une larme coula mais la deuxième s’absentait de ne pas couler à son tour.

Je posais la fleur, on fermant la porte qui lui était destinée. Je fermais, je tournais le dos à ce désert de souvenirs brisés pour mieux sombrer dans le noir de l’eau profonde de cet étage que je redoutais tant à sa création.

Je tombais, je m’assis, appuyé contre l’arbre à l’histoire longue, je regardais le ciel. Triste et penseur, je devais descendre ses marches de marbres sous l’œil sévère de Cie. Je la regardais un instant j’avais l’impression l’espace d’une seconde qu’elle était l’innocence que je ne pouvais pas avoir. J’esquissais un sourire qui partit aussi vite.

Je fermais les yeux, je voulais oublier. Mais qui oublie la tâche qu’il doit faire. Kim ? Gardes-tu un œil sur moi quand les miens ne sont pas sur toi ? As-tu garder cette inquiétude à mon égard ? Penses-tu encore je suis le monstre de l’histoire ? Penses-tu toute ses phrases que tu m’as dite ce soir-là ? Les regrettes-tu ? Es-tu fière de m’avoir fait sombrer dans une réalité à laquelle j’ai toujours voulu fuir ? Es-tu contente que je sois loin de toi ? Tu as l’air plus heureuse. Mais moins studieuse qu’avant.

Devant le vide noir qui s’offrait à moi, je descendais doucement à regret ces derniers escaliers vers la sombre réalité que je m’offrais maintenant. Allais-je survivre ? Je l’ignorais. Était-ce la meilleure solution ? Je ne savais pas. Allais-je m’en sortir ? Seul elle le saura.

Le noir complet. Voilà de quoi j’étais, maintenant le masque tombait seul les étoiles continueront pourtant à entendre mes vœux de pouvoir te retrouver. Une année. Laisse-moi un an pour revenir. Pour chasser ses portes dans lesquelles je t'ai enfermé par pure protection.

Assis, sur ce trône de délicates épines ornées de fleur glacées. Je me laissais vagabonder dans mes plus sombres songes. Sans toi. Le seul miroir en face dans lequel mes tendres souvenirs se sont enfermés. Suis-je mieux seul ? Suis-je mieux sans qu'ils soient présent pour moi ? L'année me le dira.

— Il était temps. Maintenant laisse moi te dire quoi faire.
— Libre à toi de savoir si j'ai le courage de t'écouter ou non.
— On rentre ? Il commence à se faire tard.
— Rentrons alors.


De sa robe blanche elle menait la dance dans le vent. Une beauté charmante dans laquelle je m'extasiais. J'espérais, qu'elle soit gentille. Mais je me trompais, elle était le démon qui avait chasser l'ange bleu d'un coup noble.

SIXIEME ANNEE | Gryff' courageux et timide
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