Acharnement malsain
Mardi 10 Mars
Dans la matinée
Dans la matinée
Cela faisait maintenant un peu plus d’un mois que le dernier match contre Serdaigle était passé. Sur ce dernier match, Elfie n’avait pas servit à grand chose, à part se prendre quelques coups de cognard. C’était évident, elle n’avait plus le niveau, son nombre d’heure d’entraînement n’était sûrement pas assez élevé. Elle était sortie du match avec un gros bleu à la cuisse, elle avait réussi à cacher sa blessure le temps qu’elle se répare, elle n’avait pas eu envie de faire la même erreur que la fois d’avant. Ce n’était pas grave, un coup de cognard ne pouvait pas la blesser, sinon c’était certains, elle ne pourrait rien encaisser sans difficulté par la suite.
Outre sa légère blessure, c’est sur son mental que là match a eu le plus d’impact. Elle s’en voulait, de ne plus performer comme avant, elle n’y arrivait plus, ses matchs devenaient de plus en plus catastrophique. Elle n’était plus utile, si elle n’avait même plus le niveau pour jouer dans l’équipe de sa maison, comment pourrait elle prétendre à une équipe professionnelle? Cette colère envers elle même, elle l’utilisa pour augmenter encore son nombre d’entraînement. Elle avait beaucoup de temps libre du à son petit nombre de matière suivit, elle avait du temps à consacrer aux sports.
Ainsi, depuis un mois, en plus des cours de vols et des entraînements de Quidditch avec l’équipe habituelle, elle courait une à deux fois par jours, suivis d’une séance de musculation intensive, sans compter les autres exercices d’équilibre, d’agilité, d’adresse ou de précision. On pouvait appelé cela de l’acharnement, sur un mois, elle était sortie de ses limites, finissant très souvent par un effondrement de fatigue, et quelques fois par un vomissement. Ce n’était évidemment pas la bonne technique si elle voulait progresser intelligemment.
D’autant plus, qu’elle restait dans le déni, à chaque fois que sa douleur au genou, se réveillait, certes elle était tendue à peu prêt partout dans le corps, mais depuis une semaine environ, une douleur au genou était apparu, l’empêchant de faire certains mouvements. Au début elle était très légère, seulement à la fin de ses séances, mais plus le temps avançait, plus les douleurs devenaient fréquentes et intensives. Bien qu’elle avait fait au mieux pour le cacher, il était difficile de le faire totalement. Après une grosse séance avec Leo et le reste de l’équipe, la douleur s’amplifia, Elfie n’avait pas pu voiler son boitement et sa démarche bancale. Immédiatement Leo, lui avait demandé de passer à l’infirmerie.
Sans l’avoir choisi, voulant simplement rester dans l’équipe, la sixième année écouta donc sa capitaine et se retrouva ce matin là dans la salle d’attente de l’infirmerie, bien que reparler au frère d’Ennis, ne l’enchantait guère.
@Diarmuid O’Belt
Dernière modification par Elfie Chassin le 28 avr. 2023, 23:17, modifié 1 fois.
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Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.
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Cette mâtinée du dix mars était pour le moins calme, à l'image de la nuit s'il devait en croire Ruby dont il avait pris la relève quelques heures plus tôt et était partie se reposer dans son appartement de fonction situé au-dessus du sien. Ces journées où il se relayaient en coupant la garde sur le temps de midi, aucun des deux ne quittait généralement Poudlard. Surtout le matin, après une nuit où on ne dormait généralement pas très bien. L'après-midi, c'était différent, il fallait se préparer à revenir pour une nuit, la fatigue n'était pas déjà présente.
Le jeune homme avait donc utilisé ce temps où aucun élève ne semblait vouloir franchir les portes de la salle d'attente pour vérifier les stocks, faire des bons de commandes divers pour du matériel, des ingrédients ou des potions voir nettoyer proprement les outils qu'il était nécessaire de laver autrement que d'un simple sort de nettoyage, car il fallait quelque chose de bien plus profond.
Ce fut au milieu de toutes ces tâches qu'il n'avait pas forcément l'habitude de aire quand il travaillait dans une équipe qui comportait plus de médicomages, d'infirmiers ou autre personnel présent pour aider à la gestion de tout ce qui avait trait aux soins, qu'il entendit quelqu'un entrer dans l'infirmerie. Rangeant ce qui devait l'être à l'aide d'un sort, il se rendit dans la salle d'attente et eut la surprise d'y voir une adolescente - presque une adulte - qui n'était venue la dernière fois que contrainte et forcée. "Bonjour Miss Chassin. Je vous laisse entrer." Lui dit-il en s'effaçant pour qu'elle puisse venir dans la salle de consultation.
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Le jeune homme avait donc utilisé ce temps où aucun élève ne semblait vouloir franchir les portes de la salle d'attente pour vérifier les stocks, faire des bons de commandes divers pour du matériel, des ingrédients ou des potions voir nettoyer proprement les outils qu'il était nécessaire de laver autrement que d'un simple sort de nettoyage, car il fallait quelque chose de bien plus profond.
Ce fut au milieu de toutes ces tâches qu'il n'avait pas forcément l'habitude de aire quand il travaillait dans une équipe qui comportait plus de médicomages, d'infirmiers ou autre personnel présent pour aider à la gestion de tout ce qui avait trait aux soins, qu'il entendit quelqu'un entrer dans l'infirmerie. Rangeant ce qui devait l'être à l'aide d'un sort, il se rendit dans la salle d'attente et eut la surprise d'y voir une adolescente - presque une adulte - qui n'était venue la dernière fois que contrainte et forcée. "Bonjour Miss Chassin. Je vous laisse entrer." Lui dit-il en s'effaçant pour qu'elle puisse venir dans la salle de consultation.
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En s’asseyant dans la salle d’attente de l’infirmerie, Elfie avait espéré que Diarmuid O’Belt ne soit pas présent, pour repousser le moment venu. Elle n’avait pas envie de devoir dévoiler qu’elle avait mal depuis quelques semaines, ou d’entendre qu’elle allait devoir stopper le sport. Elle n’avait pas que ça à faire. La sixième année devait s’entraîner trois fois plus qu’avant, si elle voulait s’améliorer et pouvoir encore prétendre à une équipe professionnelle, ainsi que pouvoir oublié ses quelques derniers matchs. En plus de cela, comme la dernière fois, le frère d’Ennis allait forcément en profiter pour la raisonner sur n’importe quel point, il allait trouver comme la dernière fois et se comporter en adulte du château respectable.
La gryffondor savait qu’il n’y avait rien de grave, ou du moins c’est ce qu’elle avait décidé. Certes contre Serdaigle elle s’était prit plusieurs cognard mais comparé à la fois d’avant, elle en avait gardé qu’un simple bleu avant qu’il disparaisse, en gardant une légère bosse. Rien de bien grave. Pour ce qui était de sa venue, c’est juste Leo qui l’avait surprise en train de boiter après une séance d’entraînement, mais elle n’avait pas prit de coups particuliers, cela ne valait sûrement pas une visite à l’infirmerie.
Dans tous les cas, son avis ne comptait pas, elle savait que Leo avait presque tous les pouvoirs concernant les places dans l’équipe. Sa capitaine lui avait demandé d’aller faire un tour chez le frère d’Ennis, alors elle allait le faire, il n’y avait aucune autre raison que de vouloir rester dans l’équipe. C’est ainsi que quand la porte s’ouvrir laissant place à l’adulte, Elfie était à la fois agacée de devoir entrer mais aussi soulagée qu’elle n’ait pas à y retourner plus tard. Après un sourire se voulant forcé, pour répondre au bonjour de Mister O’Belt, la sixième année s’avança dans la salle de consultation. Avant de s’exprimer sur sa venue, avant qu’il ne lui demande. « Un simple rendez-vous de contrôle. » Elle voulait évidemment rappeler leur dernière confrontation, d’un ton peu aimable, avant de rajouter, pour éviter de s’attirer les foudres des le début, un complément qui pourrait l’arranger. « C’est Leo qui m’a demandé de venir. » tout en montrant sa jambe droite avec ses yeux.
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La gryffondor savait qu’il n’y avait rien de grave, ou du moins c’est ce qu’elle avait décidé. Certes contre Serdaigle elle s’était prit plusieurs cognard mais comparé à la fois d’avant, elle en avait gardé qu’un simple bleu avant qu’il disparaisse, en gardant une légère bosse. Rien de bien grave. Pour ce qui était de sa venue, c’est juste Leo qui l’avait surprise en train de boiter après une séance d’entraînement, mais elle n’avait pas prit de coups particuliers, cela ne valait sûrement pas une visite à l’infirmerie.
Dans tous les cas, son avis ne comptait pas, elle savait que Leo avait presque tous les pouvoirs concernant les places dans l’équipe. Sa capitaine lui avait demandé d’aller faire un tour chez le frère d’Ennis, alors elle allait le faire, il n’y avait aucune autre raison que de vouloir rester dans l’équipe. C’est ainsi que quand la porte s’ouvrir laissant place à l’adulte, Elfie était à la fois agacée de devoir entrer mais aussi soulagée qu’elle n’ait pas à y retourner plus tard. Après un sourire se voulant forcé, pour répondre au bonjour de Mister O’Belt, la sixième année s’avança dans la salle de consultation. Avant de s’exprimer sur sa venue, avant qu’il ne lui demande. « Un simple rendez-vous de contrôle. » Elle voulait évidemment rappeler leur dernière confrontation, d’un ton peu aimable, avant de rajouter, pour éviter de s’attirer les foudres des le début, un complément qui pourrait l’arranger. « C’est Leo qui m’a demandé de venir. » tout en montrant sa jambe droite avec ses yeux.
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Dire qu'il était étonné du comportement distant et agacée de la Gryffondor aurait été mentir. La dernière visite qu'elle avait faite à l'infirmerie avait débuté de la même manière et Diarmuid ne s'attendait pas spécialement à ce qu'elle le considère autrement que comme un empêcheur de tourner en rond. Aussi hocha-t-il la tête quand elle mentionna un rendez-vous de contrôle avant de refermer la porte derrière eux. Sur les quelques pas où il venait de la voir marcher, le médicomage nota la boiterie de la jambe droite, ce qui devait être la raison pour laquelle la capitaine de son équipe de Quidditch lui avait demandé de passer.
- "D'accord. La jambe droite donc? Je vous laisse vous installer et retirer, chaussures et pantalon*. On va y regarder." Spécifia le jeune homme en lui laissant le temps de le faire sans spécialement regarder dans sa direction. Certes, il allait la voir ensuite délestée d'une partie de ses vêtements, mais ce n'était pas pour autant qu'il se permettait une observation qui pourrait être gênante.
Et quand l'adolescente fut prête, il s'approcha. "Qu'est-ce que vous pouvez me dire sur ce qui inquiète Miss Ginger concernant votre jambe?" Demanda-t-il sans avoir pour le moment esquisser aucun geste s'apparentant à une auscultation, il le ferait bien sûr, mais d'abord, il voulait en savoir un peu plus pour orienter au mieux son schéma d'intervention.
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- "D'accord. La jambe droite donc? Je vous laisse vous installer et retirer, chaussures et pantalon*. On va y regarder." Spécifia le jeune homme en lui laissant le temps de le faire sans spécialement regarder dans sa direction. Certes, il allait la voir ensuite délestée d'une partie de ses vêtements, mais ce n'était pas pour autant qu'il se permettait une observation qui pourrait être gênante.
Et quand l'adolescente fut prête, il s'approcha. "Qu'est-ce que vous pouvez me dire sur ce qui inquiète Miss Ginger concernant votre jambe?" Demanda-t-il sans avoir pour le moment esquisser aucun geste s'apparentant à une auscultation, il le ferait bien sûr, mais d'abord, il voulait en savoir un peu plus pour orienter au mieux son schéma d'intervention.
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Elfie avait déjà fait un effort comparer à la dernière séance, elle avait indiquer la zone douloureuse de son corps, sans mentir cette fois-ci, ou du moins pas encore, ça allait arriver très rapidement, plus vite qu’elle l’aurait voulu. Sans parler inutilement, à la demande de Diarmuid O’Belt, la gryffondor s’exécuta. Elle enleva ses chaussures et retira son pantalon, elle se fichait pas mal du regard de l’infirmier, elle n’avait jamais été très pudique. Toujours sans un mot, elle s’installa ensuite à l’endroit où il allait l’ausculter. Elle avait toujours un avis négatif sur lui, du à la dernière fois où ils s’étaient vus mais également au fait de son lien de parenté avec Ennis, elle n’avait clairement pas envie d’être ici et cela se voyait de manière flagrante. Elle ne faisait aucun effort pour montrer le contraire. Mais contrairement à la dernière fois, elle se voulait plus directe et aidante pour sortir plus vite d’ici, bien qu’elle allait vite se rendre compte, qu’elle ne pouvait pas agir comme elle l’aurait voulu.
« Je sais pas trop, c’est une douleur qui est apparue, elle est pas trop gênante. C’est sûrement dû à un mauvais coup » C’était évidemment encore une fois un mensonge, mais qu’elle espérait plus crédible cette fois. Lors de sa dernière consultation, elle était clairement dans la mauvaise foi, elle n’avait fait aucun effort pour cacher sa non participation à la bonne entente entre l’infirmier et elle, plus en colère qu’autre chose. Bien que cette fois-ci elle avait retenu l’erreur à ne pas faire, c’était trop pour elle d’avouer la vrai nature de sa blessure. Elle n’avait pas prit de mauvais coups, ou seulement ceux de l’entraînement de Quidditch, qui n’étaient rien par rapport à ce qu’elle pouvait endurer quotidiennement. Sa douleur était bien plus profonde, et pas si récente qu’elle voulait l’admettre. Elfie était du genre à passer outre la douleur, pensant qu’y céder était être faible et sans avenir. Elle avait tout faux, elle savait aussi que le frère d’Ennis avait de vrai qualification et qu’il détecterait facilement la supercherie, mais elle ne pouvait faire autrement. Elle ne pouvait pas se faire à l’idée qu’une simple douleur pourrait encore une fois l’éloigner du quidditch. Sans faire paraître ses craintes, elle fixa du regard l’infirmier, regard assez provocateur, attendant le verdict.
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« Je sais pas trop, c’est une douleur qui est apparue, elle est pas trop gênante. C’est sûrement dû à un mauvais coup » C’était évidemment encore une fois un mensonge, mais qu’elle espérait plus crédible cette fois. Lors de sa dernière consultation, elle était clairement dans la mauvaise foi, elle n’avait fait aucun effort pour cacher sa non participation à la bonne entente entre l’infirmier et elle, plus en colère qu’autre chose. Bien que cette fois-ci elle avait retenu l’erreur à ne pas faire, c’était trop pour elle d’avouer la vrai nature de sa blessure. Elle n’avait pas prit de mauvais coups, ou seulement ceux de l’entraînement de Quidditch, qui n’étaient rien par rapport à ce qu’elle pouvait endurer quotidiennement. Sa douleur était bien plus profonde, et pas si récente qu’elle voulait l’admettre. Elfie était du genre à passer outre la douleur, pensant qu’y céder était être faible et sans avenir. Elle avait tout faux, elle savait aussi que le frère d’Ennis avait de vrai qualification et qu’il détecterait facilement la supercherie, mais elle ne pouvait faire autrement. Elle ne pouvait pas se faire à l’idée qu’une simple douleur pourrait encore une fois l’éloigner du quidditch. Sans faire paraître ses craintes, elle fixa du regard l’infirmier, regard assez provocateur, attendant le verdict.
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Diarmuid savait qu'avec Elfie Chassin il devait prendre ce qu'elle lui disait avec des pincettes. La dernière fois, il avait fini par obtenir des parts de vérité, la question était donc de savoir quelle était la proportion de mensonge dans ce qu'elle lui avançait. Et pour tenter de décortiquer le tout, il devait l'ausculter. Il lui demanda d'abord l'autorisation puis lança quelques sorts de diagnostic avant de placer ses mains - toujours après autorisation - sur les chevilles de l'adolescente. Après quelques minutes d'investigations, ce que les résultats lui renvoyaient le laissait pour le moins perplexe.
Le médicomage se recula de deux pas et regarda sa patiente. "Vous avez sans aucun doute pris un mauvais coup, certainement dans la région du genou. Mais ça devait être il y a un moment. Vous ne m'avez pas dit à quand remontaient les premiers signes de douleur je crois. Vous vous souvenez?" A son visage, la jeune fille devrait certainement voir qu'il n'était pas persuadé qu'une simple contusion soit à l'origine de ce qui devait être bien plus qu'une gêne. Mais il préférait aller d'abord dans son sens puis, une fois qu'elle aurait répondu et quelle que soit sa réponse, il lui poserait une nouvelle question.
- "J'ai cru comprendre que vous étiez très sportive, est-ce que vous pouvez me dire quels sont les sports que vous faites et combien d'heure par semaine vous en faite? Que je puisse vous conseiller au mieux sur la marche à suivre." S'il posait la question, en choisissant sciemment le mot 'conseiller', c'était qu'il pensait qu'elle forçait trop. Plusieurs de ses articulations, le genou droit en ligne de mire, présentaient des signes de fatigue bien trop avancés pour une jeune femme de 17 ans. Des articulations qui lui avait semblé saines la fois précédente. Là, les ligaments montraient des signes d'usure, certains tendons étaient en surcharge de travail... Heureusement, les cartilages articulaires semblaient intacts. Selon lui, elle forçait trop. Ce qui pourrait concorder avec la fatigue magique qu'il avait ressenti.
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Le médicomage se recula de deux pas et regarda sa patiente. "Vous avez sans aucun doute pris un mauvais coup, certainement dans la région du genou. Mais ça devait être il y a un moment. Vous ne m'avez pas dit à quand remontaient les premiers signes de douleur je crois. Vous vous souvenez?" A son visage, la jeune fille devrait certainement voir qu'il n'était pas persuadé qu'une simple contusion soit à l'origine de ce qui devait être bien plus qu'une gêne. Mais il préférait aller d'abord dans son sens puis, une fois qu'elle aurait répondu et quelle que soit sa réponse, il lui poserait une nouvelle question.
- "J'ai cru comprendre que vous étiez très sportive, est-ce que vous pouvez me dire quels sont les sports que vous faites et combien d'heure par semaine vous en faite? Que je puisse vous conseiller au mieux sur la marche à suivre." S'il posait la question, en choisissant sciemment le mot 'conseiller', c'était qu'il pensait qu'elle forçait trop. Plusieurs de ses articulations, le genou droit en ligne de mire, présentaient des signes de fatigue bien trop avancés pour une jeune femme de 17 ans. Des articulations qui lui avait semblé saines la fois précédente. Là, les ligaments montraient des signes d'usure, certains tendons étaient en surcharge de travail... Heureusement, les cartilages articulaires semblaient intacts. Selon lui, elle forçait trop. Ce qui pourrait concorder avec la fatigue magique qu'il avait ressenti.
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Elfie laissa l’infirmier commencer à l’ausculter, plus vite il en aurait finit, plus vite elle pourrait sortir de ce lieu, qui ne lui plaisait absolument pas ainsi que de la présence du frère d’Ennis. Elle le laissa faire, comme la dernière fois, les yeux fixés sur son visage, dans l’espoir de pouvoir voir une bonne nouvelle sur ses réactions. Bien que cette fois, une fois qu’il eu finit, ça ne voulait certainement pas dire qu’elle pourrait quitter la salle aussi facilement. Alors qu’il se recula légèrement, la première question remplit de doute arriva, il fallait qu’elle lui réponde, la question c’était est qu’elle tentait de contourner la verité?
Évidemment puisqu’il s’agissait d’Elfie. Si elle ne disait pas tout en ne dramatisant pas sa douleur, il la laissera sans doute partir plus tôt. Bien qu’elle sache au fond elle qu’elle avait déjà tenté le coup, soldé par un échec. Alors en espérant pouvoir changer la donne, d’un ton plus avenant qu’à l’habitude, qui pouvait sonner faux, elle tenta une explication. « Ça a tiré au dernier entraînement donc dimanche. Après j’ai sans doute reçu d’autres petits coups avant, comme tout joueurs de quidditch » en soit il y avait une part de réalité, c’était devenu assez compliqué aux derniers entraînements, elle avait cru que son genou allait lâcher, en ne supportant plus son poids. Mais en réalité ce n’était pas la réponse qu’il attendait, lui voulait qu’elle lui dise que cela faisait deux semaines que sa douleur était apparue, et s’était agrandi au fur et à mesure, jusqu’au dernier entraînement.
Après avoir répondu, il enchaîna avec une nouvelle question, dont la sixième année ne comprenait pas vraiment le sens, savoir combien d’heures elle s’entraînait n’allait pas l’aider à soigner sa blessure, il allait sûrement lui dire de faire une pause le temps que tout se remette en place et elle pourrait ensuite reprendre, rien de bien compliqué. Mais dans tous les cas, il n’avait pas besoin de savoir son entraînement précis pour juste la soigner, et elle n’avait pas besoin de conseil de sa part, elle se débrouillait assez toute seule.
« Bah normal, je fais les entraînements avec l’équipe, donc deux fois par semaine et après je cours un peu pour le cardio. Enfin je m’entraîne comme les autres » autrement dit, vous n’avez pas besoin de me conseiller sur quoi que ce soit, bien que c’était un nouveau mensonge. Évidemment qu’elle ne faisait pas le même nombre d’heure d’entraînements par semaine que les autres de son équipe. Pour elle c’était tout les jours à un rythme plus que soutenu, mais pour elle c’était obligatoire. Elle avait fait des matchs plus que compliqué, cela ne devait plus se reproduire. Le travail payait toujours.
Employée au manoir Joyce, Promo 42
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Évidemment puisqu’il s’agissait d’Elfie. Si elle ne disait pas tout en ne dramatisant pas sa douleur, il la laissera sans doute partir plus tôt. Bien qu’elle sache au fond elle qu’elle avait déjà tenté le coup, soldé par un échec. Alors en espérant pouvoir changer la donne, d’un ton plus avenant qu’à l’habitude, qui pouvait sonner faux, elle tenta une explication. « Ça a tiré au dernier entraînement donc dimanche. Après j’ai sans doute reçu d’autres petits coups avant, comme tout joueurs de quidditch » en soit il y avait une part de réalité, c’était devenu assez compliqué aux derniers entraînements, elle avait cru que son genou allait lâcher, en ne supportant plus son poids. Mais en réalité ce n’était pas la réponse qu’il attendait, lui voulait qu’elle lui dise que cela faisait deux semaines que sa douleur était apparue, et s’était agrandi au fur et à mesure, jusqu’au dernier entraînement.
Après avoir répondu, il enchaîna avec une nouvelle question, dont la sixième année ne comprenait pas vraiment le sens, savoir combien d’heures elle s’entraînait n’allait pas l’aider à soigner sa blessure, il allait sûrement lui dire de faire une pause le temps que tout se remette en place et elle pourrait ensuite reprendre, rien de bien compliqué. Mais dans tous les cas, il n’avait pas besoin de savoir son entraînement précis pour juste la soigner, et elle n’avait pas besoin de conseil de sa part, elle se débrouillait assez toute seule.
« Bah normal, je fais les entraînements avec l’équipe, donc deux fois par semaine et après je cours un peu pour le cardio. Enfin je m’entraîne comme les autres » autrement dit, vous n’avez pas besoin de me conseiller sur quoi que ce soit, bien que c’était un nouveau mensonge. Évidemment qu’elle ne faisait pas le même nombre d’heure d’entraînements par semaine que les autres de son équipe. Pour elle c’était tout les jours à un rythme plus que soutenu, mais pour elle c’était obligatoire. Elle avait fait des matchs plus que compliqué, cela ne devait plus se reproduire. Le travail payait toujours.
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Diarmuid prit le temps d'écouter la jeune sportive alors qu'elle lui donnait les précisions qu'il lui avait demandé. Des précisions qui, malgré l'allure et le ton avenant sonnaient bien faux en comparaison de ses constatations médicales, de son ressenti mais aussi son expérience passée avec la jeune fille. Qu'elle ait sciemment menti que ce soit en déformant les fait ou en omettant d'autres la fois précédente jouait fatalement sur cet entretien. Là, il semblait à Diarmuid qu'il y avait des parts de vérité... Mais toujours pas suffisamment pour qu'il la croit sur parole.
- "Bien." Commença-t-il par dire en ne quittant pas la sixième année des yeux. "Dans ce cas Miss Chassin, nous avons un problème. Je ne sais juste pas à quel point." Commença-t-il plutôt gravement, pas accusateur le moins du monde, car c'était vrai. Il pensait qu'elle ne lui disait pas l'exacte vérité mais il restait une hypothèse, celle que tout ce qu'elle vienne de dire soit juste et qu'une pathologie ne soit en train de se déclarer. L'irlandais laissa un silence assez court planer avant de reprendre. "Voyez-vous, l'examen que je viens de faire me révèle deux choses. D'une part un épuisement physique et magique et de l'autre; une fatigue articulaire de certaines de vos articulations. En particulier le genou droit. Toute sa structure commence à montrer des signes de faiblesse, surtout les ligaments." Il exposait le cas le plus grave, celui d'une maladie qui deviendrait invalidante. "D'après ce que vous me dites, votre entraînement est plutôt raisonnable, mais comme vous n'aviez rien la fois dernière... Si cela s'est dégradé autant en moins d'un an, il va vous falloir un arrêt complet de toute activité sportive le temps de trouver la pathologie exacte. Et ça, ce sont des confrères et consœurs spécialisés qui devront y regarder, sans certitude de pouvoir reprendre le sport."
Certes, il avait un peu noirci le tableau, mais comme il pensait qu'elle avait arrangé son discours... Il pouvait passer à la suite. "Maintenant, j'ai une deuxième hypothèse, moins pessimiste. Je préférerais presque qu'elle soit vraie et je ne vous demanderai pas de confirmation d'ailleurs. Si c'est cela, ce n'est pas important que je le sache. Dans l'hypothèse où ce que vous venez de me dire soit des informations... Disons tronquées, je dirais plutôt que vos épuisements physique et magique ainsi que votre genou abîmé ont pour cause une surcharge d'entraînement. Et que ces symptômes, la douleur, la boiterie... Soient des signaux d'alerte de votre corps pour ralentir la cadence avant de lâcher." Voilà que cette deuxième option était posée entre eux deux. L'infirmier tira un parchemin et y nota deux noms de médicomages spécialistes du sport pour les donner à la Gryffondor. Il agita ensuite sa baguette magique pour faire venir à lui une potion antalgique et anti-inflammatoire puis compléta le parchemin avec des indications de posologie.
- "Voici les noms de deux confrères spécialisés dans les pathologies telles que celles que je suspecte et qui dépassent mes compétences. Je vous ai aussi mis une prescription pour soulager la douleur. Si par hasard vous êtes plutôt dans le deuxième cas, la potion vous fera aussi du bien. Quand à votre rythme d'entraînement, si jamais vous ne m'avez pas tout dit et donc qu'on peut écarter la pathologie articulaire, vous avez maintenant tous les éléments en main pour prendre votre propre décision. Soit vous continuez et votre genou va lâcher et vous ne pourrez potentiellement plus faire de sport à haut niveau, sur balai ou non; soit vous reprenez avec un rythme plus raisonnable, en commençant par une semaine sans course à pied; uniquement natation ou vol; et votre corps et votre magie vont vous rétablir. Dans un cas comme dans l'autre je suis disponible pour vous aider. Maintenant ou plus tard, c'est à vous de voir ce dont vous avez envie." La balle était dans son camp, Diarmuid venait de lui déposer la potion devant elle et surtout, il lui avait tout dit. Il recula légèrement sur sa chaise, son dos prenant appui sur le dossier, elle était libre de la suite à donner à cette consultation.
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- "Bien." Commença-t-il par dire en ne quittant pas la sixième année des yeux. "Dans ce cas Miss Chassin, nous avons un problème. Je ne sais juste pas à quel point." Commença-t-il plutôt gravement, pas accusateur le moins du monde, car c'était vrai. Il pensait qu'elle ne lui disait pas l'exacte vérité mais il restait une hypothèse, celle que tout ce qu'elle vienne de dire soit juste et qu'une pathologie ne soit en train de se déclarer. L'irlandais laissa un silence assez court planer avant de reprendre. "Voyez-vous, l'examen que je viens de faire me révèle deux choses. D'une part un épuisement physique et magique et de l'autre; une fatigue articulaire de certaines de vos articulations. En particulier le genou droit. Toute sa structure commence à montrer des signes de faiblesse, surtout les ligaments." Il exposait le cas le plus grave, celui d'une maladie qui deviendrait invalidante. "D'après ce que vous me dites, votre entraînement est plutôt raisonnable, mais comme vous n'aviez rien la fois dernière... Si cela s'est dégradé autant en moins d'un an, il va vous falloir un arrêt complet de toute activité sportive le temps de trouver la pathologie exacte. Et ça, ce sont des confrères et consœurs spécialisés qui devront y regarder, sans certitude de pouvoir reprendre le sport."
Certes, il avait un peu noirci le tableau, mais comme il pensait qu'elle avait arrangé son discours... Il pouvait passer à la suite. "Maintenant, j'ai une deuxième hypothèse, moins pessimiste. Je préférerais presque qu'elle soit vraie et je ne vous demanderai pas de confirmation d'ailleurs. Si c'est cela, ce n'est pas important que je le sache. Dans l'hypothèse où ce que vous venez de me dire soit des informations... Disons tronquées, je dirais plutôt que vos épuisements physique et magique ainsi que votre genou abîmé ont pour cause une surcharge d'entraînement. Et que ces symptômes, la douleur, la boiterie... Soient des signaux d'alerte de votre corps pour ralentir la cadence avant de lâcher." Voilà que cette deuxième option était posée entre eux deux. L'infirmier tira un parchemin et y nota deux noms de médicomages spécialistes du sport pour les donner à la Gryffondor. Il agita ensuite sa baguette magique pour faire venir à lui une potion antalgique et anti-inflammatoire puis compléta le parchemin avec des indications de posologie.
- "Voici les noms de deux confrères spécialisés dans les pathologies telles que celles que je suspecte et qui dépassent mes compétences. Je vous ai aussi mis une prescription pour soulager la douleur. Si par hasard vous êtes plutôt dans le deuxième cas, la potion vous fera aussi du bien. Quand à votre rythme d'entraînement, si jamais vous ne m'avez pas tout dit et donc qu'on peut écarter la pathologie articulaire, vous avez maintenant tous les éléments en main pour prendre votre propre décision. Soit vous continuez et votre genou va lâcher et vous ne pourrez potentiellement plus faire de sport à haut niveau, sur balai ou non; soit vous reprenez avec un rythme plus raisonnable, en commençant par une semaine sans course à pied; uniquement natation ou vol; et votre corps et votre magie vont vous rétablir. Dans un cas comme dans l'autre je suis disponible pour vous aider. Maintenant ou plus tard, c'est à vous de voir ce dont vous avez envie." La balle était dans son camp, Diarmuid venait de lui déposer la potion devant elle et surtout, il lui avait tout dit. Il recula légèrement sur sa chaise, son dos prenant appui sur le dossier, elle était libre de la suite à donner à cette consultation.
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Acharnement malsain
Elfie avait répondu aux questions de l’infirmier, en tentant de mentir. Et elle ne s’attendait pas à cette réaction. Normalement il n’aurait pas dû tomber dans le panneau, et devait réagir. Il devait soit tenter de chercher la vérité, soit prendre en compte son mensonge pour lui dire de partir ensuite car la consultation était réglée. Mais à la place le frère d’Ennis se mit à parler longtemps, à moitié seul car Elfie ne l’écoutait que d’une oreille. Cela ne voulait rien dire. Elle n’avait presque pas mal, ou du moins elle essayait de s’en convaincre. Et lui il lui avait trouver deux blessures dont l’une était l’arrêt totale du sport et l’autre juste d’une semaine lié à trop d’entraînement? C’était impossible. Sans entraînement elle ne pourrait jamais bien jouer, ce n’était pas nocifs. Soit il cachait quelque chose, soit il était juste incompétent. Il perdait du temps et cela l’agaçait. Elle n’avait pas le temps, il ne pouvait pas faire comme d’habitude? Avec des obligations, une potion, trois mots et ensuite elle pouvait partir?
Évidement, la sixième année ne pu s’empêcher de prendre tout son flot de paroles à la rigolade pour cacher son agacement , au moins dans un premier temps. « Donc c’est à moi de choisir ce que j’ai? Dans ce cas je préfère dire rien, la douleur n’est pas si gênante que ça, j’ai connu pire » C’était à moitié vrai, la douleur n’était pas su forte que ça, mais elle était malgré tout bien prononcée, bien plus que ce qu’elle tentait d’insinuer au moins. Même si elle était en tord, que le frère d’Ennis avait raison, elle ne pouvait s’empêcher d’être agacée par la situation. Pourquoi avait-il fait un monologue si long, pour aucun résultat? Elfie s’en fichait pas mal. Même si elle n’appréciait pas du tout se retrouver dans cette endroit pour se soigner de manière absolument pas naturelle, elle voulait juste qu’il lui dise exactement ce qu’elle avait à faire pour ne pas inquiéter Leo.
Elle avait garder un ton assez neutre, sans haussez la voix. Elle semblait simplement agacée. « Vous voulez entendre quoi exactement? Tout ce que je veux c’est que vous me disiez ce que j’ai pour que je puisse ensuite quitter cet endroit pour ensuite dire à Leo que j’ai fait ce qu’elle m’a demandé. Il me faut juste un diagnostic, et pas de possibilité » elle voulait être claire, elle n’avait pas le temps de réfléchir elle même à ce qu’il lui avait demandé. Bien qu’à la base, il attendait sûrement qu’elle lui dise exactement son nombre d’heures d’entraînement. Mais encore une fois elle s’était perdue dans son mensonge, et la faute revenait à l’autre. « Je vous pensais assez compétent pour pouvoir gérer une si petite douleur. Je n’ai pas besoin de votre aide, juste que vous fassiez ce pourquoi vous êtes ici. » Comme à son habitude, demander l’aide de quelqu’un était plus que compliqué. Déjà elle était venue à l’infirmerie contre son gré, ce n’était pas pour discuter plus longtemps avec l’infirmier. Elle ne considérait pas cela comme de l’aide, mais juste comme une obligation, rien de plus.
Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.
Évidement, la sixième année ne pu s’empêcher de prendre tout son flot de paroles à la rigolade pour cacher son agacement , au moins dans un premier temps. « Donc c’est à moi de choisir ce que j’ai? Dans ce cas je préfère dire rien, la douleur n’est pas si gênante que ça, j’ai connu pire » C’était à moitié vrai, la douleur n’était pas su forte que ça, mais elle était malgré tout bien prononcée, bien plus que ce qu’elle tentait d’insinuer au moins. Même si elle était en tord, que le frère d’Ennis avait raison, elle ne pouvait s’empêcher d’être agacée par la situation. Pourquoi avait-il fait un monologue si long, pour aucun résultat? Elfie s’en fichait pas mal. Même si elle n’appréciait pas du tout se retrouver dans cette endroit pour se soigner de manière absolument pas naturelle, elle voulait juste qu’il lui dise exactement ce qu’elle avait à faire pour ne pas inquiéter Leo.
Elle avait garder un ton assez neutre, sans haussez la voix. Elle semblait simplement agacée. « Vous voulez entendre quoi exactement? Tout ce que je veux c’est que vous me disiez ce que j’ai pour que je puisse ensuite quitter cet endroit pour ensuite dire à Leo que j’ai fait ce qu’elle m’a demandé. Il me faut juste un diagnostic, et pas de possibilité » elle voulait être claire, elle n’avait pas le temps de réfléchir elle même à ce qu’il lui avait demandé. Bien qu’à la base, il attendait sûrement qu’elle lui dise exactement son nombre d’heures d’entraînement. Mais encore une fois elle s’était perdue dans son mensonge, et la faute revenait à l’autre. « Je vous pensais assez compétent pour pouvoir gérer une si petite douleur. Je n’ai pas besoin de votre aide, juste que vous fassiez ce pourquoi vous êtes ici. » Comme à son habitude, demander l’aide de quelqu’un était plus que compliqué. Déjà elle était venue à l’infirmerie contre son gré, ce n’était pas pour discuter plus longtemps avec l’infirmier. Elle ne considérait pas cela comme de l’aide, mais juste comme une obligation, rien de plus.
Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.
Acharnement malsain
La réaction d'Elfie était assez prévisible même si le jeune homme avait espéré qu'elle se rende compte qu'elle se lançait elle-même un impardonnable dans le pied. Ou dans le balai si on souhaite rester dans le thème du Quidditch. Elle n'était pas spécialement heureuse de ce qu'il venait de lui annoncé. Mais en réalité, il s'était attendu à ce qu'elle s'offusque qu'il puisse considérer qu'elle mente. Pas que la sixième année pense...
- "Vous savez, que vous soyez joueuse professionnelle ou gratte papier au secrétariat de la justice m'importe peu." Rarement il avait parlé ainsi à un patient, surtout que la majeure partie d'entre eux - sauf à l'hôpital de campagne - était des enfants et adolescents. Mais Elfie Chassin avait besoin qu'on la secoue un peu, de son point de vue. "Ce qui est important c'est ce que vous voulez vous." Poursuivit l'irlandais en la regardant droit dans les yeux. "Vous souhaitez faire une carrière professionnelle dans le domaine du Quidditch n'est-ce pas? En tant que joueuse?" Les questions n'en était pas vraiment, il avait déjà les réponses. "Jouer au Quidditch implique d'être en bonne santé physique." Termina-t-il avant de tourner le regard sur le dossier de la jeune fille, de prendre quelques secondes et de revenir vers elle.
- "Je vous redonne mes constats. Vous êtes au bord de l'épuisement physique, au bord de l'épuisement magique et votre genou droit présente une fatigue articulaire anormale avec des lésions que j'aurais plus de chance de trouver chez le professeur Featherstone que chez une jeune fille de seize ou dix-sept ans qui suivrait un entraînement tel que vous me l'avez décrit. C'est-à-dire deux entraînements de Quidditch et deux de course à pied. Pour un total qui doit se situer entre huit et douze heures par semaine environ." Voilà pour le rappel de ce qu'elle lui avait dit et de ses conclusions, même s'il avait potentiellement un tantinet exagéré en comparant les genoux d'une adolescente en train de se blesser et ceux d'un homme bien plus vieux. "Comprenez que puisque la dernière fois vous ne m'aviez pas vraiment tout dit, je me pose des questions. Et oui, comme je pense que je n'ai pas tous les éléments je ne peux pas poser de diagnostic. C'est à vous de voir, c'est votre avenir qui est en jeu." Jusque là, il s'était tenu coude sur son bureau mains jointes devant lui. Il quitta cette position pour reprendre appui sur le dossier de sa chaise. "Miss Chassin, depuis quand avez-vous mal exactement? Et quel est votre réel programme d'entrainement physique? Pourquoi ai-je l'impression que la fréquence et l'intensité de ces derniers sont bien au delà de ce que vous me dites?"
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- "Vous savez, que vous soyez joueuse professionnelle ou gratte papier au secrétariat de la justice m'importe peu." Rarement il avait parlé ainsi à un patient, surtout que la majeure partie d'entre eux - sauf à l'hôpital de campagne - était des enfants et adolescents. Mais Elfie Chassin avait besoin qu'on la secoue un peu, de son point de vue. "Ce qui est important c'est ce que vous voulez vous." Poursuivit l'irlandais en la regardant droit dans les yeux. "Vous souhaitez faire une carrière professionnelle dans le domaine du Quidditch n'est-ce pas? En tant que joueuse?" Les questions n'en était pas vraiment, il avait déjà les réponses. "Jouer au Quidditch implique d'être en bonne santé physique." Termina-t-il avant de tourner le regard sur le dossier de la jeune fille, de prendre quelques secondes et de revenir vers elle.
- "Je vous redonne mes constats. Vous êtes au bord de l'épuisement physique, au bord de l'épuisement magique et votre genou droit présente une fatigue articulaire anormale avec des lésions que j'aurais plus de chance de trouver chez le professeur Featherstone que chez une jeune fille de seize ou dix-sept ans qui suivrait un entraînement tel que vous me l'avez décrit. C'est-à-dire deux entraînements de Quidditch et deux de course à pied. Pour un total qui doit se situer entre huit et douze heures par semaine environ." Voilà pour le rappel de ce qu'elle lui avait dit et de ses conclusions, même s'il avait potentiellement un tantinet exagéré en comparant les genoux d'une adolescente en train de se blesser et ceux d'un homme bien plus vieux. "Comprenez que puisque la dernière fois vous ne m'aviez pas vraiment tout dit, je me pose des questions. Et oui, comme je pense que je n'ai pas tous les éléments je ne peux pas poser de diagnostic. C'est à vous de voir, c'est votre avenir qui est en jeu." Jusque là, il s'était tenu coude sur son bureau mains jointes devant lui. Il quitta cette position pour reprendre appui sur le dossier de sa chaise. "Miss Chassin, depuis quand avez-vous mal exactement? Et quel est votre réel programme d'entrainement physique? Pourquoi ai-je l'impression que la fréquence et l'intensité de ces derniers sont bien au delà de ce que vous me dites?"
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