Un bouquet d'étincelles
DIMANCHE 12 MAI 2047 - 4ÈME ANNÉE
AU BORD DU LAC
avec Brett Cartson - PNJ |#264b3e
AU BORD DU LAC
avec Brett Cartson - PNJ |#264b3e
Et là, qu'est-ce que tu vois ?*
Le bras tendu en l'air, Élicia pointait du doigt un gros nuage qui défilait devant eux. Allongée dans l'herbe à ses côtés, elle ne voyait pas le temps passer. Cela faisait peut-être dix minutes qu'ils étaient là. Ou peut-être une heure. Et peut-être même deux ou trois. En réalité, elle s'en fichait totalement : seul le sentiment de bien être qu'elle ressentait était important.
Les deux jeunes gens avaient décidés de faire une pause dans leur révision pour les examens de fin d'année. Ils les avaient commencé tôt, étant donné qu'il leur restait plus d'un mois avant de les passer, mais travailler à deux avait quelque chose de plus motivant. Et puis ils ne pouvaient pas passer leur journées dans la salle sur demande, même s'ils adoraient passer du temps à s'entrainer ensemble. Ce jour-là, Élicia avait donc suivi son ami à l'extérieur sans broncher, heureuse de sortir prendre l'air en sa compagnie.
En réalité, elle l'aurait suivi n'importe où, même s'il lui avait proposé d'aller dans les souterrains ou même la forêt interdite - lieu qu'elle aurait bien envie de découvrir un jour -, car tant qu'elle était avec son meilleur ami, elle se sentait bien.
Ils s'étaient donc retrouvés au bord du lac après plusieurs minutes de marche, et s'étaient allongés l'un à côté de l'autre, avec une assurance qu'ils n'avaient pas encore plusieurs mois plus tôt.
Élicia avait alors profité de la tranquillité inhabituelle du lieu, de la brise qui soufflait sur son visage et de l'odeur tant aimée de la fin du printemps. Elle entendait à la fois le piaillement des oiseaux et la respiration légère de son meilleur ami. Elle se risqua même à le regarder, de ses cheveux blonds mélangés à l'herbe, à ses yeux verts qui regardaient le ciel. Ce fut lui le premier qui lui montra un petit nuage du doigt.
Mmmh, je vois... euh... un phénix ! À mon tour.
Elle examina le ciel, pointant du doigt un nuage de moyenne taille.
Celui-là, tu vois quoi ?
Reducio
- Votre PJ est présent ? oui
- Nom et prénom du PNJ : Cartson, Brett - petit ami - PNJ actif
- Lien vers la fiche du PNJ : [lien]
- Intérêt d'utiliser ce(s) PNJ dans ce RP précis pour votre PJ : les deux personnages développent des sentiments et se les déclare ici. C'est le début de leur relation amoureuse.
Dernière modification par Élicia Caldin le 29 mars 2025, 15:43, modifié 2 fois.
Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off
Un bouquet d'étincelles
Le printemps était là, et l'été approchait à grand pas. Le soleil était agréablement doux ce jour-là. C'était la raison pour laquelle Brett avait décidé qu'il allait remplacé leur séance d'entrainement habituelle par une balade dans le parc. Ça avait été une intuition, plus qu'une envie, comme si un vent invisible l'avait poussé à prendre cette décision. Élicia n'avait par ailleurs pas jeté d'objection à ce petit changement, et avait semblée ravie à l'idée de s'exposer au soleil. Ils étaient donc allés dans le parc après le déjeuné, marchant côte à côte sans chercher à aller dans un endroit en particulier.
BRETT CARTSON - 4ÈME ANNÉE
#28672c| PNJ
Brett en profitait pour regarder le paysage, les plantes qu'ils croisaient, et s'amusait à les identifier. Et Élicia marchait à côté de lui, lumineuse, avec ses cheveux qui flamboyaient à la lumière du soleil. Il aimait la contempler lorsqu'elle avait le regard tourné, mais pas trop longtemps, de peur qu'elle ne le remarque.
Il avait compris, plusieurs mois plus tôt, qu'il ne ressentait pour la rouquine plus que de l'amitié. Lorsqu'il l'avait vu descendre le grand escalier le soir du bal d'Halloween. Il se souvenait qu'elle était arrivée en retard, sûrement parce qu'elle finissait de se préparer. De la robe verte qu'elle avait porté, assortie à son costume à lui, à ses cheveux qu'elle avait si joliment attachés et décorés. Et plus encore, il se souvenait de la danse. Lorsqu'il lui avait tendu la main et que ses joues avaient si adorablement rougies. Lorsqu'elle faisait tout son possible pour ne pas lui marcher sur les pieds. Lorsqu'ils n'entendaient, ni ne voyaient plus personne autour d'eux. Que seuls eux comptaient. Ses yeux bleus plongés dans les siens, son sourire si doux et ses mains fines autour de son cou alors qu'il avait délicatement posé les siennes sur ses hanches. Lorsqu'il avait failli se mettre à pleurer tellement les émotions étaient fortes. Là, il avait compris.
L'écossais avait finalement indiqué à son amie un endroit où se poser, non loin du rivage du lac noir. Ils s'allongèrent tous les deux sans un mot. Lui, pensait à son rendez-vous avec Carry, lorsqu'ils s'étaient tous les deux embrassés. Evidemment, ce n'était pas vraiment la même situation, mais le fait d'être dehors, allongé à côté d'Élicia... Il ne pouvait ignorer les points communs. Mais penser à Carry à ce moment là n'était sûrement pas la meilleure des idées, alors il la chassa de son esprit. Un sourire se dessina sur ses lèvres. Un sourire doux, de ceux qu'il adressait à son amie dans des moments calmes comme celui-là. Quand il cherchait à la complimenté sur ses progrès en sortilèges lors de leurs sessions secrètes. Différent du sourire taquin habituel. Puis Brett lui désigna du doigt un nuage qui passait au dessus de leur tête.
Regarde, tu vois quoi toi ?
Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off
Un bouquet d'étincelles
Élicia ne pensait plus à rien à part au jeune homme allongé à ses côtés. Elle en avait oublié le château, les cours, les examens.
La jeune fille avait le cœur léger. Elle se sentait... aucun mot ne pouvait l'expliquer.
A la fois lourde et légère.
A la fois heureuse et triste.
A la fois serène et anxieuse.
Mais surtout, elle se sentait merveilleusement bien.
C'étaient des émotions si particulières, si fortes, qui la traversaient. Et, si elle avait été seule, la Poufsouffle aurait sans doute lâché une ou deux larmes.
Mais Brett était là, à côté d'elle : elle l'entendait respirer, et sentait son odeur, mélangée à celle de l'herbe fraîche.
Leur regards tourner vers le ciel, ils étaient dans leur monde. Dans leur bulle. Et rien d'autre n'aurait pu les déranger.
- Celui-là, tu vois quoi ? avait-elle dit un instant plus tôt.
Le jeune homme avait semblé réfléchir, puis s'était tourné vers elle.
- Un niffleur je pense. On dirait son museau ici, regarde.
Il avait pointé du doigt ce qu'il prenait pour un museau, et Élicia avait sourit.
- Il est bizarre ton niffleur. Il a le museau tout écrasé.
Brett regarda de nouveau le nuage.
- Bien sûr que si ! Je te jure, c'est un niffleur.
Élicia rit doucement, légèrement moqueuse.
- D'accord, d'accord, très bien. Si tu le dis. C'est à toi.
Brett lui poussa l'épaule de la main en riant également.
- Tu te moques ? Tu riras moins au prochain entrainement.
Puis il regarda de nouveau le ciel, en pointant un gros nuage du doigt.
- Celui-là.
Son sourire toujours sur les lèvres, la jeune fille regarda dans la direction que le jeune Serpentard lui avait indiqué. Le nuage était énorme. Il s'étendait sur la longueur, pour finir en pointe, comme la queue d'un dragon.
- Je vois un dragon ! Plus classe que ton niffleur.
Elle vit Brett lever les yeux aux ciels, toujours souriant. La jeune fille rit de plus belle.
- C'est ça. Mon niffleur était très bien.
- Je n'en doute pas.
Le ton de la jeune fille était ironique, mais cette fois Brett ne releva pas. Il se contenta seulement de sourire, tandis qu'elle levait de nouveau sa main pour pointer du doigt un nouveau nuage.
- Et là, qu'est-ce que tu vois ?*
La jeune fille avait le cœur léger. Elle se sentait... aucun mot ne pouvait l'expliquer.
A la fois lourde et légère.
A la fois heureuse et triste.
A la fois serène et anxieuse.
Mais surtout, elle se sentait merveilleusement bien.
C'étaient des émotions si particulières, si fortes, qui la traversaient. Et, si elle avait été seule, la Poufsouffle aurait sans doute lâché une ou deux larmes.
Mais Brett était là, à côté d'elle : elle l'entendait respirer, et sentait son odeur, mélangée à celle de l'herbe fraîche.
Leur regards tourner vers le ciel, ils étaient dans leur monde. Dans leur bulle. Et rien d'autre n'aurait pu les déranger.
- Celui-là, tu vois quoi ? avait-elle dit un instant plus tôt.
Le jeune homme avait semblé réfléchir, puis s'était tourné vers elle.
- Un niffleur je pense. On dirait son museau ici, regarde.
Il avait pointé du doigt ce qu'il prenait pour un museau, et Élicia avait sourit.
- Il est bizarre ton niffleur. Il a le museau tout écrasé.
Brett regarda de nouveau le nuage.
- Bien sûr que si ! Je te jure, c'est un niffleur.
Élicia rit doucement, légèrement moqueuse.
- D'accord, d'accord, très bien. Si tu le dis. C'est à toi.
Brett lui poussa l'épaule de la main en riant également.
- Tu te moques ? Tu riras moins au prochain entrainement.
Puis il regarda de nouveau le ciel, en pointant un gros nuage du doigt.
- Celui-là.
Son sourire toujours sur les lèvres, la jeune fille regarda dans la direction que le jeune Serpentard lui avait indiqué. Le nuage était énorme. Il s'étendait sur la longueur, pour finir en pointe, comme la queue d'un dragon.
- Je vois un dragon ! Plus classe que ton niffleur.
Elle vit Brett lever les yeux aux ciels, toujours souriant. La jeune fille rit de plus belle.
- C'est ça. Mon niffleur était très bien.
- Je n'en doute pas.
Le ton de la jeune fille était ironique, mais cette fois Brett ne releva pas. Il se contenta seulement de sourire, tandis qu'elle levait de nouveau sa main pour pointer du doigt un nouveau nuage.
- Et là, qu'est-ce que tu vois ?*
Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off
Un bouquet d'étincelles
Le ciel tournait au dessus de leur tête, tandis que les nuages qu'ils s'amusaient à identifier poursuivaient leur route, poussés par le vent.
Le soleil, quant à lui, continuait sa course et disparaissait de temps à autre derrière ces mêmes nuages, rafraîchissant l'air par la même occasion. Mais cela rassurait presque Élicia, car malgré le froid elle se sentait à l'abri d'un possible coup de soleil.
Seulement, en réalité, elle n'en avait pas vraiment grand chose à faire à cet instant précis. Épaule contre épaule, ses cheveux se mélangeaient à ceux de Brett sur le sol, sous leur tête. La main gauche de la rouquine était de nouveau levée, son doigt continuant de pointer le nuage dont elle parlait.
Quant à son autre main, elle reposait contre son flan, timide. Elle glissait de temps à autre un doigt en direction de la main gauche de Brett, qu'elle sentait toute proche, sans oser faire le premier pas.
Alors ses doigts ne faisaient que chercher, effleurer parfois, sans aller plus loin.
Et sur son visage, aucune expression laissait deviner son envie de prendre la main de son meilleur ami, au point qu'on pourrait penser rêver cet instant fugace où sa main se rapprochait délicatement de celle du Serpentard.
- Celui-là me fait penser à un balai.
Son coeur rata un battement, tandis que la voix du garçon raisonnait dans son esprit. D'un mouvement presque précipité, elle ramena sa main à son flan, et posa la seconde sur son ventre. Qu'est-ce qui lui prenait ?
- Tu n'as pas cherché bien loin cette fois.
- D'un autre côté, il est tout simple celui là, je vois pas ce que ça pourrait être d'autres.
Le souvenir du Quidditch s'imposa à la rouquine. Elle avait quitté l'équipe de sa maison cet été, mais elle remettait encore en doute son choix de temps en temps. Pourtant, elle avait remplacé le temps passé à s'entraîner sur le terrain avec des entraînements aux duels avec Brett, et dans un sens elle aimait ça. Mais cela ne remplaçait pas pour autant ce sentiment qu'elle chérissait temps à chaque fois qu'elle retrouvait la voie des airs. Peut être qu'une petite session de vol ne lui ferait pas de mal, dans les jours qui viendrait... Il fallait qu'elle se l'organise.
- Un balai donc. Ça me va. Tu en as encore un pour moi ?
Élicia jeta un coup d'oeil à Brett tandis que celui-ci scrutait le ciel à la recherche d'un nuage qu'ils n'avaient pas encore observé. Elle sourit discrètement en le regardant, heureuse d'être à ses côtés. Malheureusement, le garçon le remarqua bien trop vite.
- Ne me regarde pas comme ça Caldin, tu vas me faire rougir.
Ses joues s'enflammèrent immédiatement, virant au rose pivoine tandis que la jeune fille reprenait sa position, le regard tourné vers le ciel sans le voir. Que lui était-il passé par la tête ?
Brett lui lança un regard à la fois charmeur et taquin, puis pointa du doigt un nouveau nuage.
- À quoi te fait penser celui-là ?
Le Serpentard avait gardé un ton calme, comme si il ne s'était rien passé. Peut être se faisait-elle un film ? Pourtant, impossible de calmer son coeur qui battait à tout rompre dans sa poitrine. Brett pouvait-il l'entendre ? Elle espérait que non.
Élicia jeta un coup d'oeil au nuage. Cette fois-ci, l'image lui apparut presque nettement. Elle n'en avait pas vu en vrai, seulement des représentations dans des livres de cours ou a la bibliothèque. C'était une créature fantastique, à l'élégance innée et aussi majestueuse que magnifique. Un équidé à la robe souvent claire, voire blanche, et aux ailes tout aussi parfaites, faites de plumes qu'elle imaginait soyeuses et résistantes. Un Abraxan.
- Il me fait penser aux Abraxans. Tu sais, on dirait l'une des images dans le livre de Soins aux Créatures Magiques de la bibliothèque.
Brett acquiesça, le regard rivé sur l'abraxan-nuage.
- Tu as raison. Je voyais un hippogriffe, mais en regardant de plus près l'abraxan semble plus logique.
Élicia aurait très certainement lancé une pique, mais l'envie n'y était pas. Brett s'était-il rapproché ? Pourquoi le sentait-elle plus proche d'elle, tout à coup ?
Et, comme une tentative désespérée de sentir sa peau contre la sienne, elle bougea de nouveau un de ses doigts, qui effleura celui du jeune homme. Mais, au lieu de le retirer, elle garda le contact, le regard toujours fixé sur l'étendue bleue au dessus de leur tête.
Leur mains jouaient, leur doigts s'emmêlaient sans qu'aucun mot ne soit prononcé. Cela n'en valait pas la peine, ils n'en avaient pas besoin.
Alors Brett glissa sa main dans celle d'Élicia, et la jeune fille perdit tout repère.
Transportée dans cette bulle magique qui n'appartenait qu'à eux, dans laquelle elle perdit Ciel et Terre.
Le soleil, quant à lui, continuait sa course et disparaissait de temps à autre derrière ces mêmes nuages, rafraîchissant l'air par la même occasion. Mais cela rassurait presque Élicia, car malgré le froid elle se sentait à l'abri d'un possible coup de soleil.
Seulement, en réalité, elle n'en avait pas vraiment grand chose à faire à cet instant précis. Épaule contre épaule, ses cheveux se mélangeaient à ceux de Brett sur le sol, sous leur tête. La main gauche de la rouquine était de nouveau levée, son doigt continuant de pointer le nuage dont elle parlait.
Quant à son autre main, elle reposait contre son flan, timide. Elle glissait de temps à autre un doigt en direction de la main gauche de Brett, qu'elle sentait toute proche, sans oser faire le premier pas.
Alors ses doigts ne faisaient que chercher, effleurer parfois, sans aller plus loin.
Et sur son visage, aucune expression laissait deviner son envie de prendre la main de son meilleur ami, au point qu'on pourrait penser rêver cet instant fugace où sa main se rapprochait délicatement de celle du Serpentard.
- Celui-là me fait penser à un balai.
Son coeur rata un battement, tandis que la voix du garçon raisonnait dans son esprit. D'un mouvement presque précipité, elle ramena sa main à son flan, et posa la seconde sur son ventre. Qu'est-ce qui lui prenait ?
- Tu n'as pas cherché bien loin cette fois.
- D'un autre côté, il est tout simple celui là, je vois pas ce que ça pourrait être d'autres.
Le souvenir du Quidditch s'imposa à la rouquine. Elle avait quitté l'équipe de sa maison cet été, mais elle remettait encore en doute son choix de temps en temps. Pourtant, elle avait remplacé le temps passé à s'entraîner sur le terrain avec des entraînements aux duels avec Brett, et dans un sens elle aimait ça. Mais cela ne remplaçait pas pour autant ce sentiment qu'elle chérissait temps à chaque fois qu'elle retrouvait la voie des airs. Peut être qu'une petite session de vol ne lui ferait pas de mal, dans les jours qui viendrait... Il fallait qu'elle se l'organise.
- Un balai donc. Ça me va. Tu en as encore un pour moi ?
Élicia jeta un coup d'oeil à Brett tandis que celui-ci scrutait le ciel à la recherche d'un nuage qu'ils n'avaient pas encore observé. Elle sourit discrètement en le regardant, heureuse d'être à ses côtés. Malheureusement, le garçon le remarqua bien trop vite.
- Ne me regarde pas comme ça Caldin, tu vas me faire rougir.
Ses joues s'enflammèrent immédiatement, virant au rose pivoine tandis que la jeune fille reprenait sa position, le regard tourné vers le ciel sans le voir. Que lui était-il passé par la tête ?
Brett lui lança un regard à la fois charmeur et taquin, puis pointa du doigt un nouveau nuage.
- À quoi te fait penser celui-là ?
Le Serpentard avait gardé un ton calme, comme si il ne s'était rien passé. Peut être se faisait-elle un film ? Pourtant, impossible de calmer son coeur qui battait à tout rompre dans sa poitrine. Brett pouvait-il l'entendre ? Elle espérait que non.
Élicia jeta un coup d'oeil au nuage. Cette fois-ci, l'image lui apparut presque nettement. Elle n'en avait pas vu en vrai, seulement des représentations dans des livres de cours ou a la bibliothèque. C'était une créature fantastique, à l'élégance innée et aussi majestueuse que magnifique. Un équidé à la robe souvent claire, voire blanche, et aux ailes tout aussi parfaites, faites de plumes qu'elle imaginait soyeuses et résistantes. Un Abraxan.
- Il me fait penser aux Abraxans. Tu sais, on dirait l'une des images dans le livre de Soins aux Créatures Magiques de la bibliothèque.
Brett acquiesça, le regard rivé sur l'abraxan-nuage.
- Tu as raison. Je voyais un hippogriffe, mais en regardant de plus près l'abraxan semble plus logique.
Élicia aurait très certainement lancé une pique, mais l'envie n'y était pas. Brett s'était-il rapproché ? Pourquoi le sentait-elle plus proche d'elle, tout à coup ?
Et, comme une tentative désespérée de sentir sa peau contre la sienne, elle bougea de nouveau un de ses doigts, qui effleura celui du jeune homme. Mais, au lieu de le retirer, elle garda le contact, le regard toujours fixé sur l'étendue bleue au dessus de leur tête.
Leur mains jouaient, leur doigts s'emmêlaient sans qu'aucun mot ne soit prononcé. Cela n'en valait pas la peine, ils n'en avaient pas besoin.
Alors Brett glissa sa main dans celle d'Élicia, et la jeune fille perdit tout repère.
Transportée dans cette bulle magique qui n'appartenait qu'à eux, dans laquelle elle perdit Ciel et Terre.
Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off
Un bouquet d'étincelles
Son coeur était si léger. C'était comme si tous les nuages qu'ils observaient depuis maintenant plusieurs minutes, ou plusieurs heures, étaient entrés à l'intérieur. Si léger et si lumineux, comme un rayon du soleil qui caressait leur peau. Et si douloureux. Pas une mauvaise douleur, non, une douleur agréable. Comme des petites étincelles qui explosaient de joie, par milliers. Qui piquait son coeur de l'intérieur, cherchaient à le traverser. Comme s'ils voulaient s'échapper.
Son coeur était léger, mais d'une certaine manière lourd aussi. Comme une pierre tombant dans les profondeurs de l'océan.
Et autour d'elle, Élicia ressentait comme un ruban de papillons tournoyant, le bruissement de leur aile et la douceur agréable qu'ils lui apportaient.
Elle nageait dans le bonheur.
La rousse n'avait jamais ressenti ça, cette danse des émotions, ces sentiments si beaux et si forts.
Son attirance pour Aliosus n'avait été que de l'attirance, elle s'en rendait compte. Elle n'était pas assez proche de lui pour pouvoir prétendre à être amoureuse. Un ami, voilà ce qu'il était.
Mais Brett, lui, c'était plus qu'un ami. Plus qu'un meilleur ami. C'était son confident, son complice. Chaque minute passée en sa compagnie était un trésor. Chaque discussion, chaque sourires échangés embellissaient sa vie comme une multitude de petits soleil. La rendant plus lumineuse. Plus étincelante.
Elle avait finit par le remarquer. Dans sa façon de parler de lui à Lumah, tout le temps. Dans sa façon de penser à lui quand il n'était pas à ses côtés. Sa façon de le chercher quand elle le savait à proximité. Dans la façon dont elle attendait chaque rendez-vous, entraînement ou autre.
Chaque choses faites en sa compagnie avaient fini par lui ouvrir les yeux. Le début de leur amitié à Zonko. La St Valentin à embêter les couples dehors. Le bal d'Halloween quelques mois plus tôt. Ils avaient dansé cette fois-là. Ils avaient coordonnés leur tenue aussi. Elle ne s'était rendue compte de rien.
Jusqu'au stratagème d'Edmund et Lumah. Encore difficile de dire leur implication dans cette histoire, mais une chose était sûre, ils avaient fait quelque chose. Ce philtre d'amour dans le verre d'Aliosus... C'était loin d'être dû au hasard. Brett avait été jaloux.
Voilà qu'après des mois d'amitié et de complicité, elle se rendait compte qu'elle voulait plus. Elle voulait son contact. Des câlins. Elle voulait être près de lui et que le temps arrête de s'écouler.
Peut être se rendait-elle compte de ses sentiments que maintenant. Peut être le savait-elle depuis un moment, sans oser mettre un mot dessus. Ni même sans oser y songer.
Mais ici, maintenant, allongés côtes à côtes dans l'herbe du parc... Élicia savait. Ressentait.
C'était pas seulement sa main qui jouait avec la sienne, leur doigts qui dansaient les uns avec les autres, délicatement.
C'était son souffle plus irrégulier. Ses joues rouges. C'était son coeur qui battait la chamade dans sa poitrine. L'entendait-il ?
Brett lui ne bougeait pas. Très peu. Était-il dans le même état qu'elle ? Elle l'espérait.
Puis la jeune fille se mit à douter. Elle l'aimait, lui. Elle en était sûre maintenant. Ses sentiments étaient bien trop fort pour que ce ne soit pas ça.
Mais lui ? L'aimait-il ? Sans même parler d'amour, sans même parler d'être amoureux. Voudrait-il d'elle à ses côtés ?
Élicia voulait croire que oui. Qu'il aimait passer du temps avec elle autant qu'elle aimait en passer du temps avec lui.
Mais quelques années plus tôt, elle avait pensé ça d'Aliosus.
"Je crois qu'on se plaît, mais dans nos pensées, dans nos imaginations", avait-il dit. S'agissait il encore de ça ? D'imagination ? Imaginait-elle sa relation avec Brett différemment, la considérait-il simplement comme une bonne amie ?
Élicia savait qu'elle aurait bien trop peur de lui poser la question, de peur d'être déçue. Alors elle resta là, sans rien dire, gardant pour elle tous les mots qu'elle aurait pu lui dire.
Ses yeux tournés vers le ciel, la jeune fille profitait du moment, jusqu'à ce que Brett se mette en mouvement. Sans lâcher sa main, il se releva sur un coude, plongeant ses yeux verts émeraude dans les siens. Ils s'observèrent un instant, souriants timidement, comme si la vie c'était mis en pause.
C'était peut-être le cas.
Tout se passa très vite.
Les yeux du garçon brisèrent le contact, glissèrent sur son visage. S'arrêtèrent sur ses lèvres pour revenir capturer son regard.
Puis il l'embrassa.
En un instant, les lèvres de Brett effleurait les siennes comme dans une demande silencieuse. Il recula, son regard toujours planté dans le sien. Puis il lâcha sa main, leva la sienne à sa joue, et comprenant qu'elle ne résisterait pas, l'embrassa une seconde fois.
Cette fois si, ses lèvres ne firent pas que l'effleurer.
Elles glissèrent sur les siennes dans une caresse incroyablement douce, pleine de délicatesse et de légèreté.
Élicia se laissa embrasser, sous le charme. L’instant était magique, elle le vivait pleinement. Dans sa tête, dans ses veines, dans son cœur. Une flamme, une étincelle s’était allumée, et la réchauffait de l'intérieur.
Les yeux fermés, elle vivait un rêve. Un rêve éveillé.
Elle n'entendait plus rien, ne voyait plus rien, ne sentait plus rien d'autres que les lèvres du jeune homme sur les siennes, et de son souffle qui lui caressait la joue.
Un moment si intime, plein de promesses.
Élicia sentait son coeur gonfler de joie, comme près à exploser : elle n'en avait que faire, tout l'instant reposait sur le contact qui les liaient l'un à l'autre.
Seuls au monde.
Puis Brett se redressa. Lui souria, pas très confiant. Il semblait attendre une remarque, n'importe quoi, pour le rassurer.
Mais la jeune fille ne savait pas quoi dire. Quoi faire. L'embrasser à son tour ? Ça ferait peut être beaucoup. Alors à la place, elle demanda :
- Depuis combien de temps ?
Le Serpentard ne cessa pas de sourire, reprenant petit à petit son assurance qu'elle lui connaissait tant.
- Je crois que c'était au bal. Tu étais si..
Les joues de Brett se teintèrent légèrement. Il n'avait pas besoin de finir sa phrase, elle l'avait compris.
Un doux sourire éclaira le visage d'Élicia, qui rougit à son tour. Ses yeux pétillaient d'une joie nouvelle. D'un sentiment qu'elle n'avait encore jamais ressenti.
Aimer était une chose.
Être aimée en était une autre, tout aussi féerique.
À son tour, la rouquine se redressa, et l'embrassa.
Une page se tournait. Une autre commençait.
Son coeur était léger, mais d'une certaine manière lourd aussi. Comme une pierre tombant dans les profondeurs de l'océan.
Et autour d'elle, Élicia ressentait comme un ruban de papillons tournoyant, le bruissement de leur aile et la douceur agréable qu'ils lui apportaient.
Elle nageait dans le bonheur.
La rousse n'avait jamais ressenti ça, cette danse des émotions, ces sentiments si beaux et si forts.
Son attirance pour Aliosus n'avait été que de l'attirance, elle s'en rendait compte. Elle n'était pas assez proche de lui pour pouvoir prétendre à être amoureuse. Un ami, voilà ce qu'il était.
Mais Brett, lui, c'était plus qu'un ami. Plus qu'un meilleur ami. C'était son confident, son complice. Chaque minute passée en sa compagnie était un trésor. Chaque discussion, chaque sourires échangés embellissaient sa vie comme une multitude de petits soleil. La rendant plus lumineuse. Plus étincelante.
Elle avait finit par le remarquer. Dans sa façon de parler de lui à Lumah, tout le temps. Dans sa façon de penser à lui quand il n'était pas à ses côtés. Sa façon de le chercher quand elle le savait à proximité. Dans la façon dont elle attendait chaque rendez-vous, entraînement ou autre.
Chaque choses faites en sa compagnie avaient fini par lui ouvrir les yeux. Le début de leur amitié à Zonko. La St Valentin à embêter les couples dehors. Le bal d'Halloween quelques mois plus tôt. Ils avaient dansé cette fois-là. Ils avaient coordonnés leur tenue aussi. Elle ne s'était rendue compte de rien.
Jusqu'au stratagème d'Edmund et Lumah. Encore difficile de dire leur implication dans cette histoire, mais une chose était sûre, ils avaient fait quelque chose. Ce philtre d'amour dans le verre d'Aliosus... C'était loin d'être dû au hasard. Brett avait été jaloux.
Voilà qu'après des mois d'amitié et de complicité, elle se rendait compte qu'elle voulait plus. Elle voulait son contact. Des câlins. Elle voulait être près de lui et que le temps arrête de s'écouler.
Peut être se rendait-elle compte de ses sentiments que maintenant. Peut être le savait-elle depuis un moment, sans oser mettre un mot dessus. Ni même sans oser y songer.
Mais ici, maintenant, allongés côtes à côtes dans l'herbe du parc... Élicia savait. Ressentait.
C'était pas seulement sa main qui jouait avec la sienne, leur doigts qui dansaient les uns avec les autres, délicatement.
C'était son souffle plus irrégulier. Ses joues rouges. C'était son coeur qui battait la chamade dans sa poitrine. L'entendait-il ?
Brett lui ne bougeait pas. Très peu. Était-il dans le même état qu'elle ? Elle l'espérait.
Puis la jeune fille se mit à douter. Elle l'aimait, lui. Elle en était sûre maintenant. Ses sentiments étaient bien trop fort pour que ce ne soit pas ça.
Mais lui ? L'aimait-il ? Sans même parler d'amour, sans même parler d'être amoureux. Voudrait-il d'elle à ses côtés ?
Élicia voulait croire que oui. Qu'il aimait passer du temps avec elle autant qu'elle aimait en passer du temps avec lui.
Mais quelques années plus tôt, elle avait pensé ça d'Aliosus.
"Je crois qu'on se plaît, mais dans nos pensées, dans nos imaginations", avait-il dit. S'agissait il encore de ça ? D'imagination ? Imaginait-elle sa relation avec Brett différemment, la considérait-il simplement comme une bonne amie ?
Élicia savait qu'elle aurait bien trop peur de lui poser la question, de peur d'être déçue. Alors elle resta là, sans rien dire, gardant pour elle tous les mots qu'elle aurait pu lui dire.
Ses yeux tournés vers le ciel, la jeune fille profitait du moment, jusqu'à ce que Brett se mette en mouvement. Sans lâcher sa main, il se releva sur un coude, plongeant ses yeux verts émeraude dans les siens. Ils s'observèrent un instant, souriants timidement, comme si la vie c'était mis en pause.
C'était peut-être le cas.
Tout se passa très vite.
Les yeux du garçon brisèrent le contact, glissèrent sur son visage. S'arrêtèrent sur ses lèvres pour revenir capturer son regard.
Puis il l'embrassa.
En un instant, les lèvres de Brett effleurait les siennes comme dans une demande silencieuse. Il recula, son regard toujours planté dans le sien. Puis il lâcha sa main, leva la sienne à sa joue, et comprenant qu'elle ne résisterait pas, l'embrassa une seconde fois.
Cette fois si, ses lèvres ne firent pas que l'effleurer.
Elles glissèrent sur les siennes dans une caresse incroyablement douce, pleine de délicatesse et de légèreté.
Élicia se laissa embrasser, sous le charme. L’instant était magique, elle le vivait pleinement. Dans sa tête, dans ses veines, dans son cœur. Une flamme, une étincelle s’était allumée, et la réchauffait de l'intérieur.
Les yeux fermés, elle vivait un rêve. Un rêve éveillé.
Elle n'entendait plus rien, ne voyait plus rien, ne sentait plus rien d'autres que les lèvres du jeune homme sur les siennes, et de son souffle qui lui caressait la joue.
Un moment si intime, plein de promesses.
Élicia sentait son coeur gonfler de joie, comme près à exploser : elle n'en avait que faire, tout l'instant reposait sur le contact qui les liaient l'un à l'autre.
Seuls au monde.
Puis Brett se redressa. Lui souria, pas très confiant. Il semblait attendre une remarque, n'importe quoi, pour le rassurer.
Mais la jeune fille ne savait pas quoi dire. Quoi faire. L'embrasser à son tour ? Ça ferait peut être beaucoup. Alors à la place, elle demanda :
- Depuis combien de temps ?
Le Serpentard ne cessa pas de sourire, reprenant petit à petit son assurance qu'elle lui connaissait tant.
- Je crois que c'était au bal. Tu étais si..
Les joues de Brett se teintèrent légèrement. Il n'avait pas besoin de finir sa phrase, elle l'avait compris.
Un doux sourire éclaira le visage d'Élicia, qui rougit à son tour. Ses yeux pétillaient d'une joie nouvelle. D'un sentiment qu'elle n'avait encore jamais ressenti.
Aimer était une chose.
Être aimée en était une autre, tout aussi féerique.
À son tour, la rouquine se redressa, et l'embrassa.
Une page se tournait. Une autre commençait.
FIN
Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off
