Une grenouille sur son nénuphar
Il vida ses poumons d’un long soupir, extériorisant inconsciemment le malaise qui compressait sa cage thoracique depuis plusieurs jours. Ce matin là, encore, il s’était réveillé à Poudlard. Pas d’erreur possible, même les yeux fermés ; il entendait ses camarades se lever petit à petit, les éclats de voix qui s’éloignaient du dortoir, et le matelas sur lequel reposait son corps ne le soutenait pas exactement de la même façon qu’à la maison. Il ne parvenait pas à se persuader qu’il se réveillait chez lui, en ce samedi matin. Même l’odeur qui emplissait l’air était différente.
Il lui avait fallu un effort considérable pour s’extirper de son lit, les jambes lourdes, et le cœur tout autant. Il était encore tôt et quelques couettes étaient encore gonflées par la présence d’un corps endormi, mais Sunday ne parvenait pas davantage à se relaxer et il décida d’aller prendre son petit déjeuner. Si la nourriture descendait encore douloureusement dans son œsophage lors des repas du midi et du soir, le matin, son appétit revenait quand on leur servait de la confiture et de la viennoiserie. C’était un petit moment de plaisir qui durait jusqu’à ce qu’il soit repu et qu’il délaisse son assiette.
L’impression d’étrangeté ne le quittait pas, peu importe où il allait. Le bruit que faisait ses chaussures contre le sol du château, la manière dont les pans de ses vêtements se frottaient dans un froissement de tissu, ses camarades qui riaient et couraient dans les couloirs ; rien de tout ceci ne parvenait à le mettre à l’aise.
Dans une tentative de quitter ce sentiment oppressant, Sunday se mit en tête de découvrir les alentours du château ; il ne l’avait pas encore quitté, s’enfermant dans sa peur d’y découvrir une créature qu’il ne connaissait pas — c’était quelque chose de rencontrer un animal sauvage dans la nature du monde moldu, mais c’était encore une toute autre chose de tomber sur un crabe de feu ou sur un ver de terre mangeur d’enfants, bien qu’il ne sut pas si ce dernier existait réellement.
Les pieds traînant contre l’herbe, les mains enfoncées dans ses poches, Sunday se questionna sur les autres. Il se demanda comment la plupart semblaient heureux d’être enfermés ici, sans être libres de leurs mouvements, avant de se rappeler que sa liberté à East Linton avait toujours été plus que relative : il ne pouvait pas beaucoup s’éloigner de la maison, pas tout seul, et il devait toujours rentrer aux heures prévues. Finalement, les règles se ressemblaient un peu partout quand on était enfant, mais sous le règlement de Poudlard se cachaient des enjeux qui paraissaient bien plus dangereux.
Arriva le Lac noir, dont il ne s’approcha pas réellement, juste assez pour voir le courant à la surface de l’eau. Il prit conscience que, s’il tombait dans l’eau, il se ferait probablement happer par une sirène maléfique ou par une créature de ce type là, quelque chose comme un Kraken encore plus effrayant. Paniqué par les images que son imagination lui imposait, il s’éloigna davantage pour finalement s’asseoir dans l’herbe, un peu plus loin de la rive, les jambes étendues au sol et légèrement écartées. À sa gauche, l’ombre du château surplombant sa position eut quelque chose de rassurant : s’il tombait sur une créature effrayante, il n’avait plus qu’à partir en courant — il essaya de ne pas songer au fait que la créature pourrait être plus rapide que lui, et décida de faire confiance à l’école ; quelqu’un devait évidemment faire le ménage et se débarrasser des créatures dangereuses qui pourraient traîner autour de l’île. Depuis qu’il avait mis les pieds sur cette île, tout lui semblait nouveau et dangereux. C’était une sensation étrange, auquel le hameau de East Linton ne l’avait pas habitué.
Un nouveau soupir, le vide dans ses poumons encore une fois, et il glissa ses doigts sur des cailloux qu’il empila avec difficulté, cherchant la face parfaite pour qu’ils restent stables. L’exercice eut le mérite de le calmer, si bien que même le passage régulier d’élèves s’inscrit dans un bruit d’ambiance que son cerveau se mit à occulter.
Une grenouille sur son nénuphar
Tout en marchant, Veronica mâchonnait une baguette magique à la réglisse, pensive et bougonnante. Ce n’était que la première semaine, et la sorcière en avait déjà marre. Marre des cours, marre des gens, marre du bruit. Les vacances avaient eu pour effet de renforcer son côté solitaire – elle était habituée au silence des murs du domaine familial des Blackburn, entrecoupé par des moments de famille plus ou moins désagréable. Devoir partager de nouveau sa chambre n’était donc pas une tâche simple pour la deuxième année, qui n’était déjà pas à l’aise avec le fait de dormir sous le Lac Noir.
Elle attendait encore d’avoir une bonne nuit de sommeil depuis son retour dans le château, et ce n’était pas gagné. L’altercation de la veille dans la volière avec une Gryffondor au sujet de Napoléon, son hibou de malheur, lui restait encore un peu en travers de la gorge. Sa mésentente avec l’oiseau ne concernait en rien Dorra Kane, ou qui que ce soit d’autre.
Ses yeux s’étaient une nouvelle fois ouvert beaucoup trop tôt, et à son plus grand désespoir Veronica n’avait pas été capable de se rendormir – surement était-ce à cause des ronflements de ses camarades – et avait passé plusieurs heures à fixer le plafond. La brunette avait fini par entrouvrir les rideaux de son lit, et décida de sortir quand elle vit quelques reflets de lumière traverser les eaux du lac.
Etait-ce encore l’heure du couvre-feu ? Elle n’en savait rien. S’en préoccupait-elle ? Pas vraiment.
S’habillant lentement, elle réfléchit à ce qu’elle allait faire en ce dimanche, avant d’entendre son ventre gargouiller. L’habituellement lève-tard prenait rarement le petit déjeuner, alors elle fouilla dans sa malle, et glissa des friandises de son stock personnel dans ses poches avant de se diriger vers la sortie.
Un petit déjeuner entre les arbres du parc lui avait semblé être une bonne idée pour s’aérer l’esprit, mais elle était allé trop loin et se trouvait plus proche du lac que ce qu’elle pensait. Pour une personne qui avait horreur des eaux profondes, vivre sur une île n’était pas l’idéal. Malgré tout, elle ne fit pas demi-tour, mais resta à une distance de sécurité du lac.
Sa réglisse finit, elle piocha dans sa poche la première friandise qui lui vient. Elle sourit un peu en voyant la boite de chocogrenouille. Bien qu’elle en faisait discrètement la collection, Niks les ouvrait au fur et à mesure. Allait-elle obtenir une nouvelle carte cette fois ?
Hein ?
A peine avait-elle ouvert la boite, qu’elle fut surprise par la grenouille qui lui sauta dessus, utilisant son visage pour se propulser dans un grand saut. Elle en lâcha la boite.
Désolée pour le retard monstre
Elle attendait encore d’avoir une bonne nuit de sommeil depuis son retour dans le château, et ce n’était pas gagné. L’altercation de la veille dans la volière avec une Gryffondor au sujet de Napoléon, son hibou de malheur, lui restait encore un peu en travers de la gorge. Sa mésentente avec l’oiseau ne concernait en rien Dorra Kane, ou qui que ce soit d’autre.
Ses yeux s’étaient une nouvelle fois ouvert beaucoup trop tôt, et à son plus grand désespoir Veronica n’avait pas été capable de se rendormir – surement était-ce à cause des ronflements de ses camarades – et avait passé plusieurs heures à fixer le plafond. La brunette avait fini par entrouvrir les rideaux de son lit, et décida de sortir quand elle vit quelques reflets de lumière traverser les eaux du lac.
Etait-ce encore l’heure du couvre-feu ? Elle n’en savait rien. S’en préoccupait-elle ? Pas vraiment.
S’habillant lentement, elle réfléchit à ce qu’elle allait faire en ce dimanche, avant d’entendre son ventre gargouiller. L’habituellement lève-tard prenait rarement le petit déjeuner, alors elle fouilla dans sa malle, et glissa des friandises de son stock personnel dans ses poches avant de se diriger vers la sortie.
Un petit déjeuner entre les arbres du parc lui avait semblé être une bonne idée pour s’aérer l’esprit, mais elle était allé trop loin et se trouvait plus proche du lac que ce qu’elle pensait. Pour une personne qui avait horreur des eaux profondes, vivre sur une île n’était pas l’idéal. Malgré tout, elle ne fit pas demi-tour, mais resta à une distance de sécurité du lac.
Sa réglisse finit, elle piocha dans sa poche la première friandise qui lui vient. Elle sourit un peu en voyant la boite de chocogrenouille. Bien qu’elle en faisait discrètement la collection, Niks les ouvrait au fur et à mesure. Allait-elle obtenir une nouvelle carte cette fois ?
Hein ?
A peine avait-elle ouvert la boite, qu’elle fut surprise par la grenouille qui lui sauta dessus, utilisant son visage pour se propulser dans un grand saut. Elle en lâcha la boite.
Désolée pour le retard monstre
#680853 - LE SERPENT VINT, VOIT ET VAINCRA - 5A RP - Fiche PR
Diablesse Sekhmet, Légionnaire Ultio, Mystérieuse Sinistros.
Sang Mélée & Métamorphomage
Diablesse Sekhmet, Légionnaire Ultio, Mystérieuse Sinistros.
Sang Mélée & Métamorphomage
Une grenouille sur son nénuphar
Sunday n'avait jamais été quelqu'un de très solitaire. En fait, à East Linton, quand il s'était seul, il s'agissait d'une solitude forcée dont il remplissait le creux par la présence du chien de la famille, Rupert, fidèle serviteur canin qui n'avait qu'une envie : passer du temps avec le garçon. Etrangement, leur langage maternel n'était pas le même mais les habitudes avaient formé une compréhension mutuelle instinctive, que Sunday peinait à retrouver avec ses camarades bipèdes lors de sa première semaine à Poudlard. Ainsi, la solitude qu'il avait tendance à débecter lui paraissait être un peu plus chaleureuse qu'à l'accoutumée.
Ce qu'il avait appris dans l'école des sorciers néanmoins, c'était que la solitude y était toujours relative. Malgré la taille impressionnante du château, il y avait toujours quelqu'un quelque part, et surtout là où on s'y attendait le moins. Les âmes solitaires trouvaient refuge dans les mêmes recoins, humaines ou non — animaux ou objets étaient, à Poudlard, souvent bien plus expressifs que dans le monde des moldus.
Aussi, la surprise qui habita Sunday à l'instant où il sentit quelque chose lui tomber sur la tête relevait davantage d'une insouciance due à un manque de connaissances, car quand il se remémora la situation des jours plus tard, le fait lui parut presque prévisible tant il était imprévisible : le monde magique était ainsi fait, surprises après surprises, nouveautés après nouveautés.
Sa première réaction fut instinctive : son corps s'arrêta de fonctionner, pétrifié dans une figure qui n'avait rien d'aussi charismatique que les statues qu'il avait vues par le passé. Puis, parce qu'il était difficile de rester à ne pas bouger quand quelque chose se mouvait sur ses cheveux, il se mit finalement à gigoter, les mains levées vers sa tête sans réellement la toucher de peur que le contact ne soit désagréable, ou pire, mortel.
— Oh mais... Oh mais non, c'est quoi ce truc ? Tu parles ? questionna-t-il, puisque l'éventualité qu'il y avait quelque chose perché sur le haut de son crâne qui parlait son langage ne lui paraissait pas si capillotracté. S'il avait eu le temps de réaliser ce qu'il ressentait, il aurait su que ses oreilles bourdonnaient et que son cœur, après un instant de pause, s'était élancé dans une course folle mais plus rien d'autre n'avait d'importance pour ses sens que la chose.
Dans un élan de courage qui ne lui ressemblait pas tant que ça, le Serpentard avança ses mains pour saisir la bête. Il la garda entre ses mains dans les airs, au dessus de sa tête, pendant un instant avec les yeux fermés — d'une part sa vue tentait de lui faire fuir la situation effrayante, de l'autre ses mains tentaient de l'en protéger en neutralisant la menace mais ni l'une ni l'autre de ses méthodes ne lui permit de savoir ce qui gigotait entre ses phalanges. Plus le temps passait et plus la fougue de la chose s'amenuisait, jusqu'à ce qu'elle ne s'immobilise comme éreintée de la lutte.
Prenant cette accalmie comme un signe que rien de dangereux ne pouvait lui arrêter, Sunday porta la bête à son visage et prit connaissance de son identité... Ou tenta de comprendre, car il était certain qu'il s'agissait d'une grenouille en chocolat, mais jusqu'à preuve du contraire, le chocolat ne gigotait pas.
En l'absence de réponse de la grenouille en chocolat — qu'elle sentait bon... — Sunday entrevit une autre solution : réalisant, enfin, la présence d'une personne à proximité de lui, il adopta un air renfrogné, le nez plissé et sans plus de cérémonie, accusa indirectement la fille d'une tentative de meurtre sur enfant insouciant :
— C'est la tienne ? Il faudrait la dresser, c'est un danger public là ! Et éviter de lui donner des bains de chocolat, quelqu'un va finir par la croquer.
Il ne parlait pas de lui, bien entendu.
Ce qu'il avait appris dans l'école des sorciers néanmoins, c'était que la solitude y était toujours relative. Malgré la taille impressionnante du château, il y avait toujours quelqu'un quelque part, et surtout là où on s'y attendait le moins. Les âmes solitaires trouvaient refuge dans les mêmes recoins, humaines ou non — animaux ou objets étaient, à Poudlard, souvent bien plus expressifs que dans le monde des moldus.
Aussi, la surprise qui habita Sunday à l'instant où il sentit quelque chose lui tomber sur la tête relevait davantage d'une insouciance due à un manque de connaissances, car quand il se remémora la situation des jours plus tard, le fait lui parut presque prévisible tant il était imprévisible : le monde magique était ainsi fait, surprises après surprises, nouveautés après nouveautés.
Sa première réaction fut instinctive : son corps s'arrêta de fonctionner, pétrifié dans une figure qui n'avait rien d'aussi charismatique que les statues qu'il avait vues par le passé. Puis, parce qu'il était difficile de rester à ne pas bouger quand quelque chose se mouvait sur ses cheveux, il se mit finalement à gigoter, les mains levées vers sa tête sans réellement la toucher de peur que le contact ne soit désagréable, ou pire, mortel.
— Oh mais... Oh mais non, c'est quoi ce truc ? Tu parles ? questionna-t-il, puisque l'éventualité qu'il y avait quelque chose perché sur le haut de son crâne qui parlait son langage ne lui paraissait pas si capillotracté. S'il avait eu le temps de réaliser ce qu'il ressentait, il aurait su que ses oreilles bourdonnaient et que son cœur, après un instant de pause, s'était élancé dans une course folle mais plus rien d'autre n'avait d'importance pour ses sens que la chose.
Dans un élan de courage qui ne lui ressemblait pas tant que ça, le Serpentard avança ses mains pour saisir la bête. Il la garda entre ses mains dans les airs, au dessus de sa tête, pendant un instant avec les yeux fermés — d'une part sa vue tentait de lui faire fuir la situation effrayante, de l'autre ses mains tentaient de l'en protéger en neutralisant la menace mais ni l'une ni l'autre de ses méthodes ne lui permit de savoir ce qui gigotait entre ses phalanges. Plus le temps passait et plus la fougue de la chose s'amenuisait, jusqu'à ce qu'elle ne s'immobilise comme éreintée de la lutte.
Prenant cette accalmie comme un signe que rien de dangereux ne pouvait lui arrêter, Sunday porta la bête à son visage et prit connaissance de son identité... Ou tenta de comprendre, car il était certain qu'il s'agissait d'une grenouille en chocolat, mais jusqu'à preuve du contraire, le chocolat ne gigotait pas.
En l'absence de réponse de la grenouille en chocolat — qu'elle sentait bon... — Sunday entrevit une autre solution : réalisant, enfin, la présence d'une personne à proximité de lui, il adopta un air renfrogné, le nez plissé et sans plus de cérémonie, accusa indirectement la fille d'une tentative de meurtre sur enfant insouciant :
— C'est la tienne ? Il faudrait la dresser, c'est un danger public là ! Et éviter de lui donner des bains de chocolat, quelqu'un va finir par la croquer.
Il ne parlait pas de lui, bien entendu.
Une grenouille sur son nénuphar
Et chiotte, voilà du chocolat de gaspillé…
Une grimace s’installa sur son visage après le passage de la chocogrenouille – chocolat ou non, cela restait une grenouille, beurk – et elle se tourna dans la direction du saut de la friandise mouvante. Veronica ne comptait plus la manger, surtout si elle s’était retrouvée dans l’herbe ou dans la terre, mais elle n’allait pas la laisser là. Un mélange de soupire et de pouffement discret s’échappa de ses lèvres, lorsqu’elle vit où la créature chocolatée avait atterrit. Ou plutôt, sur qui. La Serpentard n’avait pas prêté attention à la présence d’un autre élève à proximité, assis dans l’herbe.
C’était assez comique à voir, une grenouille en chocolat prenant la tête d’un garçon pour un trône, ou plutôt un nénuphar. Silencieuse, elle observa la réaction du sorcier, qui semblait de prime abord tétanisé. La grimace de Veronica avait été supplanté petit à petit par un air dubitatif et amusé. Il avait levé les mains de chaque côté de sa tête, avant de s’immobiliser à nouveau. Etait-il aussi peureux que ça ? Il ne pouvait pas voir ce qu’il y avait sur ses cheveux, mais sa réaction semblait exagérée, du point de vue de la deuxième année – mais il était souvent plus facile de juger en ayant une vision plus externe.
Quand il repéra enfin la présence de Veronica à proximité et qu’il l’interpella, elle se retenu de lever les yeux vers le ciel. La dresser correctement ? Un bain de chocolat ? Si c’est pas un né-moldu, c’est qu’il est vraiment bizarre celui-là.
« Si ça pouvait représenter un quelconque danger pour la communauté sorcière, c’est que les sorciers ont un grave problème... »
Elle accompagna son insistance sur le ça avec un pointement de doigt en direction de la friandise magique. Une idée éclair lui vient à l’esprit, et Veronica du contracter légèrement les lèvres pour empêcher un rictus d’apparaitre.
« Tu n’as jamais croqué une grenouille vivante baignée dans du chocolat ? Et tu te dis sorcier ? Enfin… Certains préfèrent les araignées ou les rats, c’est ton cas peut-être ? »
Si c’était vraiment un né-moldu, il goberait surement son histoire. Après tout, sa mère moldue lui avait déjà parlé des histoires qu’ils avaient à propos des sorcières, de leurs nez crochues, de leurs verrues et de leur goûts plus que douteux pour les créatures vivantes et les enfants. Certains contes lui revenaient en mémoire, comme Hansel et Gretel. Evidemment, l’écossaise avait rit du ridicule de l’histoire à l’époque, et de la confusion évidente que les moldus faisaient entre sorcières et harpies.
« C’est toujours meilleur avec du chocolat, mais certains préfèrent ça cru. Pour rester jeune, soi-disant. »
Une grimace s’installa sur son visage après le passage de la chocogrenouille – chocolat ou non, cela restait une grenouille, beurk – et elle se tourna dans la direction du saut de la friandise mouvante. Veronica ne comptait plus la manger, surtout si elle s’était retrouvée dans l’herbe ou dans la terre, mais elle n’allait pas la laisser là. Un mélange de soupire et de pouffement discret s’échappa de ses lèvres, lorsqu’elle vit où la créature chocolatée avait atterrit. Ou plutôt, sur qui. La Serpentard n’avait pas prêté attention à la présence d’un autre élève à proximité, assis dans l’herbe.
C’était assez comique à voir, une grenouille en chocolat prenant la tête d’un garçon pour un trône, ou plutôt un nénuphar. Silencieuse, elle observa la réaction du sorcier, qui semblait de prime abord tétanisé. La grimace de Veronica avait été supplanté petit à petit par un air dubitatif et amusé. Il avait levé les mains de chaque côté de sa tête, avant de s’immobiliser à nouveau. Etait-il aussi peureux que ça ? Il ne pouvait pas voir ce qu’il y avait sur ses cheveux, mais sa réaction semblait exagérée, du point de vue de la deuxième année – mais il était souvent plus facile de juger en ayant une vision plus externe.
Quand il repéra enfin la présence de Veronica à proximité et qu’il l’interpella, elle se retenu de lever les yeux vers le ciel. La dresser correctement ? Un bain de chocolat ? Si c’est pas un né-moldu, c’est qu’il est vraiment bizarre celui-là.
« Si ça pouvait représenter un quelconque danger pour la communauté sorcière, c’est que les sorciers ont un grave problème... »
Elle accompagna son insistance sur le ça avec un pointement de doigt en direction de la friandise magique. Une idée éclair lui vient à l’esprit, et Veronica du contracter légèrement les lèvres pour empêcher un rictus d’apparaitre.
« Tu n’as jamais croqué une grenouille vivante baignée dans du chocolat ? Et tu te dis sorcier ? Enfin… Certains préfèrent les araignées ou les rats, c’est ton cas peut-être ? »
Si c’était vraiment un né-moldu, il goberait surement son histoire. Après tout, sa mère moldue lui avait déjà parlé des histoires qu’ils avaient à propos des sorcières, de leurs nez crochues, de leurs verrues et de leur goûts plus que douteux pour les créatures vivantes et les enfants. Certains contes lui revenaient en mémoire, comme Hansel et Gretel. Evidemment, l’écossaise avait rit du ridicule de l’histoire à l’époque, et de la confusion évidente que les moldus faisaient entre sorcières et harpies.
« C’est toujours meilleur avec du chocolat, mais certains préfèrent ça cru. Pour rester jeune, soi-disant. »
Mille excuse pour le retard...
#680853 - LE SERPENT VINT, VOIT ET VAINCRA - 5A RP - Fiche PR
Diablesse Sekhmet, Légionnaire Ultio, Mystérieuse Sinistros.
Sang Mélée & Métamorphomage
Diablesse Sekhmet, Légionnaire Ultio, Mystérieuse Sinistros.
Sang Mélée & Métamorphomage