Entrainements et croissants
C'est le matin, et il fait beau.
Voilà qui pourrait être le début des plus ordinaires de bien des aventures incroyables autant que d'évènements du quotidien des plus banals, d'inattendu aux effets immédiats ou à long terme (par un curieux phénomène de cause à effet). Donc voilà : l'heure est matine, le ciel est bleu, les oiseaux chantent et une gosse haute comme trois pommes, capuche rabattue sur la tête comme si elle avait peur du soleil, foule la pelouse de ses chaussures cirées avec un croissant bien inélégamment coincé entre les dents.
Parce qu'il fait sacrément tôt, tout de même.
... Mais qu'on a déjà faim. Habituée aux réveils précoces et à descendre prendre son petit déjeuner sans déranger personne à la maison, il n'est pas question de déroger à cette règle et de perturber la moitié du dortoir en causant un boucan pas permis ou en réveillant la compagnie afin de sociabiliser. De toute façon à ce stade du cadran, on a beau être déjà sur le chemin de la cantine : on a la tête dans... Bref, tout ça se passe de commentaire.
Et puis manger, c'est toujours mieux quand il y a quelque chose à regarder.
Amatrice d'air libre de temps à autre, au gré de sa fantaisie, Myriam est surtout habituée à regarder la télévision moldue en trempant sa tartine dans son chocolat chaud, au point de retrouver régulièrement, une fois le liquide bu, une triste flaque de confiture abandonnée. Perdue pour la cause. RIP. Non parce que soyons clairs : quel enfant irait repêcher le fond de ce bol ?
On se comprend.
Mais revenons en à nos viennoiseries.
Une fois sa pitance prélevée sur une des tables de la grande salle heureusement déjà mises à disposition des élèves, en une quantité qui ferait blêmir tout adulte possédant quelques vagues notions de diététique, Myriam est partie en quête d'un lieu d'intérêt à fixer tout en mettant des miettes partout. Où donc trouver ça, alors ? Eh bien la légende veux que certains sportifs pratiquent leur entrainement au saut du lit. Vous qui faites votre footing à l'aube en plein hiver, vous savez de quoi on parle.
Mais quel intérêt, me direz vous ?
La demoiselle n'a en rien l'âme d'une amatrice d'activité physique pas plus que d'une commentatrice de match, mais d'une ça occupe, de deux observer les autres évoluer "au naturel" peut toujours s'avérer instructif, et de trois, on ne sais jamais quand on est susceptible d'apprendre un truc ou deux. En plus, il y a le bonus pique-nique assis sur un banc de bois propre, ce qui évite -naturellement- de souiller sa liquette toute neuve d'une tache de boue malvenue. On peut s'habiller n'importe comment et rester soucieux de son apparence.
Si.
Qu'en est il donc du plumage de la mini énergumène au ramage encore méconnu ?
Puisqu'on en parle, justement, celui-ci consiste principalement en son uniforme. Genre, vraiment, parce qu'il parait que c'est dans le règlement intérieur, avec un sweetshirt par dessus le traditionnel chemise-chandail et un pantalon entre la jupe et les collants. La jeune serpente supporte bien la chaleur et de toute façon, à cette heure indue, dans cette région du monde et en plein vent : il fait frisquet. Le nécessaire étant là ça passe, non ?
... Pas vue, pas prise ?
Il n'est donc pas spécialement question d'être seule.
Ni d'être au calme, en fait : l'isolement est purement fortuit, l'intérêt porté aux athlètes purement contextuel (on ne bouquine pas avec les mains grasses !). Après avoir engloutit deux croissants la jeunette se calme, dépouillant plutôt le troisième de son feuilletage d'une façon méthodique frisant le maniaque, en déroulant la gourmandise. Le grillé croustillant en premier, vous savez, pour ne garder que la partie la plus pâle et moelleuse pour la fin, le glissant entre ses lèvres d'un geste presque distrait par les autres enfants qui s'échauffent, un peu plus loin.
S'il le faut.
Couleur : #6000bf
Voilà qui pourrait être le début des plus ordinaires de bien des aventures incroyables autant que d'évènements du quotidien des plus banals, d'inattendu aux effets immédiats ou à long terme (par un curieux phénomène de cause à effet). Donc voilà : l'heure est matine, le ciel est bleu, les oiseaux chantent et une gosse haute comme trois pommes, capuche rabattue sur la tête comme si elle avait peur du soleil, foule la pelouse de ses chaussures cirées avec un croissant bien inélégamment coincé entre les dents.
Parce qu'il fait sacrément tôt, tout de même.
... Mais qu'on a déjà faim. Habituée aux réveils précoces et à descendre prendre son petit déjeuner sans déranger personne à la maison, il n'est pas question de déroger à cette règle et de perturber la moitié du dortoir en causant un boucan pas permis ou en réveillant la compagnie afin de sociabiliser. De toute façon à ce stade du cadran, on a beau être déjà sur le chemin de la cantine : on a la tête dans... Bref, tout ça se passe de commentaire.
Et puis manger, c'est toujours mieux quand il y a quelque chose à regarder.
Amatrice d'air libre de temps à autre, au gré de sa fantaisie, Myriam est surtout habituée à regarder la télévision moldue en trempant sa tartine dans son chocolat chaud, au point de retrouver régulièrement, une fois le liquide bu, une triste flaque de confiture abandonnée. Perdue pour la cause. RIP. Non parce que soyons clairs : quel enfant irait repêcher le fond de ce bol ?
On se comprend.
Mais revenons en à nos viennoiseries.
Une fois sa pitance prélevée sur une des tables de la grande salle heureusement déjà mises à disposition des élèves, en une quantité qui ferait blêmir tout adulte possédant quelques vagues notions de diététique, Myriam est partie en quête d'un lieu d'intérêt à fixer tout en mettant des miettes partout. Où donc trouver ça, alors ? Eh bien la légende veux que certains sportifs pratiquent leur entrainement au saut du lit. Vous qui faites votre footing à l'aube en plein hiver, vous savez de quoi on parle.
Mais quel intérêt, me direz vous ?
La demoiselle n'a en rien l'âme d'une amatrice d'activité physique pas plus que d'une commentatrice de match, mais d'une ça occupe, de deux observer les autres évoluer "au naturel" peut toujours s'avérer instructif, et de trois, on ne sais jamais quand on est susceptible d'apprendre un truc ou deux. En plus, il y a le bonus pique-nique assis sur un banc de bois propre, ce qui évite -naturellement- de souiller sa liquette toute neuve d'une tache de boue malvenue. On peut s'habiller n'importe comment et rester soucieux de son apparence.
Si.
Qu'en est il donc du plumage de la mini énergumène au ramage encore méconnu ?
Puisqu'on en parle, justement, celui-ci consiste principalement en son uniforme. Genre, vraiment, parce qu'il parait que c'est dans le règlement intérieur, avec un sweetshirt par dessus le traditionnel chemise-chandail et un pantalon entre la jupe et les collants. La jeune serpente supporte bien la chaleur et de toute façon, à cette heure indue, dans cette région du monde et en plein vent : il fait frisquet. Le nécessaire étant là ça passe, non ?
... Pas vue, pas prise ?
Il n'est donc pas spécialement question d'être seule.
Ni d'être au calme, en fait : l'isolement est purement fortuit, l'intérêt porté aux athlètes purement contextuel (on ne bouquine pas avec les mains grasses !). Après avoir engloutit deux croissants la jeunette se calme, dépouillant plutôt le troisième de son feuilletage d'une façon méthodique frisant le maniaque, en déroulant la gourmandise. Le grillé croustillant en premier, vous savez, pour ne garder que la partie la plus pâle et moelleuse pour la fin, le glissant entre ses lèvres d'un geste presque distrait par les autres enfants qui s'échauffent, un peu plus loin.
S'il le faut.
Couleur : #6000bf
Entrainements et croissants
Comme à son habitude, une petite brune était descendue du dortoir des Gryffondor en direction de la Grande Salle à une heure très matinale. C'était une belle journée, le soleil était présent, même si les températures ressenties démontraient bien que ce n'était pas encore tout à fait la saison d'été. Susan avait décidé de ne pas prendre son premier repas dans la Grande Salle comme à son habitude, mais d'emmener un petit regroupement de victuailles pour plus tard. Elle avait décidé de boire uniquement son chocolat chaud sacré du matin.
Armée de son sac à dos qui contenait à présent son petit-déjeuner favori : des toasts avec des tranches de fromage et du jambon, qu'elle avait pris soin d'emballer dans des serviettes, la jeune fille s'était avancée avec rapidité et détermination vers le terrain d'entraînement. Elle voulait voler un peu ce matin, pour bien commencer la journée. Au passage, elle récupéra un balai de l'école, n'ayant toujours pas le sien pour le moment. Arrivée au terrain, Susan avait déposé son sac dans un coin bien à l'ombre du terrain ; le fromage c'est meilleur quand ça n'est pas trop froid, mais faut pas non plus qu'il soit fondu ! Et elle ne se fit pas attendre pour enfourcher le balai qu'elle s'était procuré et décoller tranquillement du sol.
C'était devenu une petite routine pour elle qui adorait le vol ; elle s'adonnait à ces petits exercices au moins une fois par semaine, de bon matin, pour profiter du début de la matinée. Cette sensation du vent dans ses cheveux, de légèreté infinie, et de liberté sans limites la mettait en joie, et elle ressentait le besoin de ces moments régulièrement.
S'adonnant à faire quelques tours de terrain pour s'échauffer, la gryffonne voyait que d'autres élèves avaient la même idée, et quelques silhouettes se dessinaient en bas du terrain et sur la pelouse. Elle profita d'être pour le moment encore quasiment seule pour faire quelques figures. Oh, rien de bien extravagant ! Juste quelques loopings, des slaloms entre les buts de Quidditch, des descentes en piqué... Tout ce qui exacerbait la sensation de liberté qu'elle ressentait.
Elle avait apperçu quelques instants auparavant une petite silhouette se dessiner dans les tribunes. Difficile de ne pas la remarquer, puisqu'elle était seule. La plupart des élèves qui venaient ici le matin étaient là pour voler, pour s'entraîner, bref, pour être sur le terrain. A sa connaissance, ou en tous cas de son expérience, peu venaient uniquement regarder les autres voler. Lorsque Susan passa près des tribunes où se trouvait la silhouette, elle ralentit un peu, adressant un sourire à la jeune fille en sweatshirt, et essayant de voir si elles se connaissaient. Il ne lui semblait pas l'avoir déjà vu, mais elle était en train de dévorer des croissants, ce qui fit gargouiller le ventre encore vide de la gryffonne.
Continuant quelques exercices, elle s'arrêta après une vingtaine de minutes. Regardant sa montre, elle hocha la tête d'un air satisfait ; elle avait volé environ quarante-cinq minutes ce matin, ce qui lui semblait tout à fait correct. Maintenant, elle avait sacrément faim ! Il faut dire que de base, elle avait tout le temps faim, mais quand elle retardait trop son petit-déjeuner, elle devenait facilement très irritable !
Atterrissant à l'endroit où elle avait décollé précédemment, Susan alla directement récupérer son sac à l'endroit où elle l'avait laissé, au frais, enfila le gros pull en laine qu'elle avait retiré avant de s'adonner à sa séance de vol, et se dirigea vers l'entrée des tribunes, le balai dans une main, le sac à dos sur l'épaule. Elle monta rapidement les escaliers et chercha la silhouette qu'elle avait apperçu plus tôt. Un peu de compagnie, c'était toujours sympa !
Ah, elle était là ! S'avançant doucement vers Myriam, elle lui fit un signe de la main.
- Salut ! J'peux m'installer près de toi pour manger mon p'tit déj' ?
Continuant d'avancer en attendant la réponse de sa camarade, Susan posa son sac temporairement sur un banc. Elle attendait l'accord de l'autre fille, ne voulant pas perturber ses plans ou son envie d'être seule. Si la réponse était non, elle irait s'installer un peu plus loin pour regarder les autres élèves voler.
Armée de son sac à dos qui contenait à présent son petit-déjeuner favori : des toasts avec des tranches de fromage et du jambon, qu'elle avait pris soin d'emballer dans des serviettes, la jeune fille s'était avancée avec rapidité et détermination vers le terrain d'entraînement. Elle voulait voler un peu ce matin, pour bien commencer la journée. Au passage, elle récupéra un balai de l'école, n'ayant toujours pas le sien pour le moment. Arrivée au terrain, Susan avait déposé son sac dans un coin bien à l'ombre du terrain ; le fromage c'est meilleur quand ça n'est pas trop froid, mais faut pas non plus qu'il soit fondu ! Et elle ne se fit pas attendre pour enfourcher le balai qu'elle s'était procuré et décoller tranquillement du sol.
C'était devenu une petite routine pour elle qui adorait le vol ; elle s'adonnait à ces petits exercices au moins une fois par semaine, de bon matin, pour profiter du début de la matinée. Cette sensation du vent dans ses cheveux, de légèreté infinie, et de liberté sans limites la mettait en joie, et elle ressentait le besoin de ces moments régulièrement.
S'adonnant à faire quelques tours de terrain pour s'échauffer, la gryffonne voyait que d'autres élèves avaient la même idée, et quelques silhouettes se dessinaient en bas du terrain et sur la pelouse. Elle profita d'être pour le moment encore quasiment seule pour faire quelques figures. Oh, rien de bien extravagant ! Juste quelques loopings, des slaloms entre les buts de Quidditch, des descentes en piqué... Tout ce qui exacerbait la sensation de liberté qu'elle ressentait.
Elle avait apperçu quelques instants auparavant une petite silhouette se dessiner dans les tribunes. Difficile de ne pas la remarquer, puisqu'elle était seule. La plupart des élèves qui venaient ici le matin étaient là pour voler, pour s'entraîner, bref, pour être sur le terrain. A sa connaissance, ou en tous cas de son expérience, peu venaient uniquement regarder les autres voler. Lorsque Susan passa près des tribunes où se trouvait la silhouette, elle ralentit un peu, adressant un sourire à la jeune fille en sweatshirt, et essayant de voir si elles se connaissaient. Il ne lui semblait pas l'avoir déjà vu, mais elle était en train de dévorer des croissants, ce qui fit gargouiller le ventre encore vide de la gryffonne.
Continuant quelques exercices, elle s'arrêta après une vingtaine de minutes. Regardant sa montre, elle hocha la tête d'un air satisfait ; elle avait volé environ quarante-cinq minutes ce matin, ce qui lui semblait tout à fait correct. Maintenant, elle avait sacrément faim ! Il faut dire que de base, elle avait tout le temps faim, mais quand elle retardait trop son petit-déjeuner, elle devenait facilement très irritable !
Atterrissant à l'endroit où elle avait décollé précédemment, Susan alla directement récupérer son sac à l'endroit où elle l'avait laissé, au frais, enfila le gros pull en laine qu'elle avait retiré avant de s'adonner à sa séance de vol, et se dirigea vers l'entrée des tribunes, le balai dans une main, le sac à dos sur l'épaule. Elle monta rapidement les escaliers et chercha la silhouette qu'elle avait apperçu plus tôt. Un peu de compagnie, c'était toujours sympa !
Ah, elle était là ! S'avançant doucement vers Myriam, elle lui fit un signe de la main.
- Salut ! J'peux m'installer près de toi pour manger mon p'tit déj' ?
Continuant d'avancer en attendant la réponse de sa camarade, Susan posa son sac temporairement sur un banc. Elle attendait l'accord de l'autre fille, ne voulant pas perturber ses plans ou son envie d'être seule. Si la réponse était non, elle irait s'installer un peu plus loin pour regarder les autres élèves voler.
@Myriam Neworth
2ème année RP - Promotion 2048-2049
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