Les empreintes de mon histoire
Passer une année entière à Poudlard, ça me fait oublier à quel point je suis loin de ma famille, et comme ils comptent pour moi. Alors, comme je suis de nature curieuse, je décide de poser des questions sur notre famille, à Grand-Mère Olive. Je vois dans les yeux gris de ma grand-mère qu'elle est heureuse que je pose autant de questions. Elle disparaît un instant dans sa cuisine, puis revient avec un album un peu poussiéreux. Je pense reconnaître l'album de quand j'étais bébé, mais ce n'est pas tout à fait le même. Celui-ci parait plus ancien. Je m'installe par terre, sur le tapis du salon, à plat ventre, et je commence à feuilleter les pages de l'album.
Je tombe nez à nez avec une photo en noir et blanc qui me parle. C'est une jeune femme, qui semble bouder, et qui ne regarde même pas l'objectif, d'ailleurs. Ses cheveux sont lâchés et elle croise les bras. En dessous de la photo, est inscrit son prénom : Jesenia.

-
- Javier ! Cria Jesenia, quelque part dans les couloirs de Beauxbatons.
L'adolescente s'avança férocement vers son frère jumeau, qui avait bien une tête de plus qu'elle. Elle croisa les bras, tout en le regardant d'un air boudeur, tapotant du pied. Javier, qui était en grande discussion avec une jolie blonde aux yeux immensément grands, s'arrêta net et demanda à la fille en question de partir, avant de faire son sourire le plus charmeur et de s'approcher de sa soeur.
- Hermana, qu'est-ce que tu veux ? Tu fais fuir mes copines, là. J'allais lui proposer une séance photo magique pour un prix très avantageux. dit-il, en pointant son doigt sur le vieil appareil photo qu'il portait autour du cou.
Jesenia n'avait aucune envie de rire, ni de jouer, ni de quoi que ce soit. Elle fronça les sourcils - c'était l'une de ses spécialités - et poussa son frère d'un petit coup.
- Tu as encore raconté des bêtises aux parents. Pourquoi tu leur dis que je sors avec un... elle regarda à gauche, puis à droite, que personne ne les écoute puis chuchota : un Français ?
Javier éclata de rire, et son rire se répercuta dans le couloir. Jesenia était encore plus furieuse et lui aurait bien lancé un sortilège très puissant et désagréable si elle n'avait pas été aussi peu douée en magie. C'était lui le petit génie de la famille, pas elle.
- Mais parce que c'est la vérité ! dit-il, en riant de plus belle. Détends-toi Hermana, tu prends les choses trop à coeur. C'est toi que je devrais prendre en photo !
Et il photographia sa soeur.
- Javier est-il finalement devenu photographe ? demandai-je à ma grand-mère.
Elle sourit, en caressant la vieille photo de Jesenia. Je pense que cette personne a beaucoup compté pour elle, mais je ne sais pas à quel point.
- Oui, et Abuela Jesenia a épousé ce fameux Français. C'était ma grand-mère. Elle était sans cesse pleine d'énergie, avec un caractère très fort.
Je regarde à nouveau Jesenia. Elle est si belle. La photo ne bouge plus, parce que le sortilège s'est interrompu en même temps que son propriétaire, mais l'on peut sans aucun doute y ressentir tout ce qu'elle ressentait. Je me demande si je partage d'autres choses que mon prénom avec Jesenia, mais je n'ose pas demander à Grand-Mère Olive, j'ai peur de la rendre trop nostalgique.
Donc je tourne la page.
Je tombe nez à nez avec une photo en noir et blanc qui me parle. C'est une jeune femme, qui semble bouder, et qui ne regarde même pas l'objectif, d'ailleurs. Ses cheveux sont lâchés et elle croise les bras. En dessous de la photo, est inscrit son prénom : Jesenia.

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- Javier ! Cria Jesenia, quelque part dans les couloirs de Beauxbatons.
L'adolescente s'avança férocement vers son frère jumeau, qui avait bien une tête de plus qu'elle. Elle croisa les bras, tout en le regardant d'un air boudeur, tapotant du pied. Javier, qui était en grande discussion avec une jolie blonde aux yeux immensément grands, s'arrêta net et demanda à la fille en question de partir, avant de faire son sourire le plus charmeur et de s'approcher de sa soeur.
- Hermana, qu'est-ce que tu veux ? Tu fais fuir mes copines, là. J'allais lui proposer une séance photo magique pour un prix très avantageux. dit-il, en pointant son doigt sur le vieil appareil photo qu'il portait autour du cou.
Jesenia n'avait aucune envie de rire, ni de jouer, ni de quoi que ce soit. Elle fronça les sourcils - c'était l'une de ses spécialités - et poussa son frère d'un petit coup.
- Tu as encore raconté des bêtises aux parents. Pourquoi tu leur dis que je sors avec un... elle regarda à gauche, puis à droite, que personne ne les écoute puis chuchota : un Français ?
Javier éclata de rire, et son rire se répercuta dans le couloir. Jesenia était encore plus furieuse et lui aurait bien lancé un sortilège très puissant et désagréable si elle n'avait pas été aussi peu douée en magie. C'était lui le petit génie de la famille, pas elle.
- Mais parce que c'est la vérité ! dit-il, en riant de plus belle. Détends-toi Hermana, tu prends les choses trop à coeur. C'est toi que je devrais prendre en photo !
Et il photographia sa soeur.
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- Javier est-il finalement devenu photographe ? demandai-je à ma grand-mère.
Elle sourit, en caressant la vieille photo de Jesenia. Je pense que cette personne a beaucoup compté pour elle, mais je ne sais pas à quel point.
- Oui, et Abuela Jesenia a épousé ce fameux Français. C'était ma grand-mère. Elle était sans cesse pleine d'énergie, avec un caractère très fort.
Je regarde à nouveau Jesenia. Elle est si belle. La photo ne bouge plus, parce que le sortilège s'est interrompu en même temps que son propriétaire, mais l'on peut sans aucun doute y ressentir tout ce qu'elle ressentait. Je me demande si je partage d'autres choses que mon prénom avec Jesenia, mais je n'ose pas demander à Grand-Mère Olive, j'ai peur de la rendre trop nostalgique.
Donc je tourne la page.
Les empreintes de mon histoire

- Maman, regarde, une étoile filante !
Le visage fendu par un énorme sourire, la fillette pointa du doigt, le ciel, sans regarder sa mère. La légère brise d’été dégagea les mèches qui lui tombaient sur le visage. Rue était obsédée par le ciel et ses merveilles.
- Quand j’irai à Poudlard, je serai la meilleure en astronomie. Dit-elle.
- Je te laisse avec plaisir cette matière. Répondit sa sœur jumelle en grimaçant. Moi, ce que j’aime, c’est l’histoire de la magie.
Assises dans la prairie qui bordait leur jardin, les deux futures sorcières de premier cycle ne pouvaient s’empêcher de parler de l’école dans laquelle elles venaient d’être admises. C’était un réel soulagement lorsque leurs premiers actes magiques s’étaient manifestés quelques années auparavant, elles qui avaient peur de ne pas faire partie du monde magique.
- J’ai tellement hâte de me balader dans les rayons de la bibliothèque. Continua Carlyn, le regard rêveur, alors que c’était au tour de Rue de grimacer.
- Tu rigoles ou quoi ? J’espère bien que tu vas m’accompagner partout pour trouver tous les passages secrets du château. Repondit-elle en se frottant les mains d’un air malicieux.
Carlyn leva un sourcil, tout en lissant le pli de sa jupe, assise, raide comme un piquet, à l’exact opposé de sa sœur qui tripotait une de ses nattes, assise en tailleur. Les deux sœurs n’avaient en commun que leur très forte ressemblance physique, ce qui ne les empêchait pas pour autant d’avoir un lien très fort entre elles.
- Demain, nous irons acheter vos baguettes, déclara leur mère d’un air amusé.
Les jumelles ne purent s’empêcher de sourire de toutes leurs dents en câlinant leur maman.
- C’est vrai ? demanda Carlyn.
- J’ai tellement hâte ! Déclara Rue. Mais maman, tu sais, tu nous manqueras énormément quand on sera à Poudlard.
Olive lui sourit, en la serrant fort dans ses bras, plongeant son nez dans les cheveux de sa fille. Elle en huma le parfum : il sentait les fleurs et la chaleur de l’été. C’était un parfum qu’elle n’oublierait jamais.
-
- C’est Rue qui observe les étoiles. Déclare Grand-Mère Olive, en répondant à mon interrogation avant que je n’ouvre la bouche.
Je regarde la photo. Rue tourne de temps en temps la tête vers nous pour nous sourire, mais elle semble happée par le ciel. Ses cheveux sont tressés comme les miens, aujourd’hui. Elle me ressemble beaucoup, mais elle n’a pas de frange.
- Elle a l’air heureuse, sur cette photo.
Je pensais que c’était une photo de Maman, mais j’avais oublié que Maman avait eut une sœur, avant. Je ne l’ai pas connue, alors, parfois, j’oublie qu’elle fait partie de mon histoire. Je pense de temps en temps à elle, et quand Maman m’en parle, elle me dit que je lui ressemble sur certains points. Ça me fait plaisir, je me dis qu’elle vit encore un peu en moi.
- Je suis sûre qu’elle est très heureuse, dans les étoiles.
Je prends la main de ma grand-mère, je ne veux pas qu’elle ait mal trop longtemps. Je tourne la page.
Les empreintes de mon histoire
A Burringham, le soleil déclinait doucement dans la moiteur de l'été. La chaleur avait brûlé l'herbe, et désormais, la nuit s'occupait de rafraichir la terre sèche qui avait souffert de la canicule. La tente gigantesque, disposée magiquement dans le jardin des Roseberg, abritait une centaine de convives : familles, amis, sorciers du monde rencontrés au détour de quelques voyages. Les verres trinquaient, les enfants chantaient, et l'orchestre s'en amusait. Les tables, rondes et pouvant chacune accueillir six à huit personnes, étaient dressées de fleurs roses et violettes, et la vaisselle venait d'être débarrassée, laissant plus d'espace pour les boissons aux parfums corsés. La fête était à son comble.
Olive était assise sur les genoux de son mari. Ses joues, bien que déjà en feu grâce au contenu de son verre en cristal qui tanguait dangereusement, prirent une teinte cramoisie. Il était son mari, désormais, et le terme lui faisait battre le coeur plus vite. L'homme qui se tenait là, à ses côtés lui avait dit oui quelques heures auparavant. Elle sourit nerveusement, en le regardant. Et maintenant ? Quelle était la prochaine étape ? Evidemment, les enfants étaient le sujet qui animait toutes les conversations du mariage.
Tobias lui fit un hochement de tête, comprenant instantanément à quoi sa femme pensait. Il lui prit la main, et posa délicatement ses lèvres sur la paume. Ses yeux d'un noir profond, se plantèrent dans le regard de la jeune femme. Olive frissonna. L'amour qu'elle lui portait était plus grand chaque jour et ses émotions s'emballaient à chaque effleurement, chaque caresse, même après cinq ans de relation.
Il avait prit son temps, avant de faire sa demande. Il voulait que tout soit parfait. Elle méritait la perfection, et il aurait fait n'importe quoi pour elle. Aujourd'hui, ils célébraient leur union avec leur famille et leurs amis. Tobias eut un pincement au coeur, en pensant aux quelques chaises vides, dans la tente, destinées aux sorciers qui trouvaient scandaleux qu'un sorcier comme lui épouse une cracmolle comme elle.
Mais le coeur d'Olive était bien plus pur que toute la magie du monde, et il aimait sa simplicité, et la façon dont elle s'était démenée pour faire sa place dans le monde magique. Elle était promise à de grandes choses, et il croyait en elle, magie ou pas.
Il l'invita à se relever, lui tenant fermement la main, et leva son verre vers leurs invités. L'orchestre s'arrêta de jouer, et les conversations ne firent plus que des murmures, laissant le soin à Tobias de faire un discours.
- Mes amis, merci à tous d'être venus célébrer notre mariage aujourd'hui. Ce jour est tellement particulier pour moi... pour nous. Commença-t-il, en regardant son épouse, le coeur battant. J'ai longtemps cru qu'aucune sorcière n'était faite pour moi. Après tout, qui accepterait un caractère de cochon comme le mien ?
Il y eut quelques rires dans la salle, bien que certains soient légèrement gênés. Faire mention du statut d'Olive mettait mal à l'aise la plupart des sorciers, et ceux-ci préféraient largement ne pas en faire mention. Et Tobias le savait.
- Mais elle m'attendait. Quelque part. Je ne le savais pas encore. Elle a été mon Lumos dans l'obscurité. Mon étincelle de magie. Celle qui m'a fait tout voir plus grand, tout en mieux. Je l'ai aimée dès notre première rencontre, et je l'aimerai jusqu'à mon dernier souffle.
Il fit une pause, ému, observant la prunelle de ses yeux. Olive avait la gorge serrée par l'émotion, et les larmes coulaient sans retenue.
- Que la magie, témoin de nos vœux, garde nos cendres mêlées, prononça-t-il, je te lie à moi, pour toujours et à jamais.
- De nos cendres, une étincelle, une flamme, créée par notre amour. répondit-elle, en se caressant le ventre.
- Tes invités ont dû être tellement surpris que tu annonces ta grossesse à ton mariage ! Je dis, en regardant la photo de mes grands-parents.
Grand-Mère Olive ressemble à Maman, mais dans un autre style. Je peux voir une dentelle élégante qui couvre ses épaules. Sa robe de mariage a l'air si belle. Jamais je n'oserai la porter, j'aurais trop peur de l'abîmer.
- Ton grand-père était préparé à cette éventualité. Certains de nos amis ont simplement quitté la fête en silence, d'autres se sont indignés. J'avais peur que ta maman et ta tante soient non-magiques, mais Tobias s'en fichait. Il répétait qu'il avait suffisamment de magie pour s'occuper de nous quatre. dit-elle, les yeux dans le vague.
Grand-Mère Olive n'a pas tant changé. Elle a juste vieilli. Ses yeux rieurs sont toujours présents, même si je perçois beaucoup de tristesse. J'aimerais effacer sa tristesse, mais je ne peux pas, car je ne peux pas ré-écrire l'histoire. Rue et Tobias ne sont plus là.
J'aimerais tourner la page, mais je vois qu'elle a besoin de regarder cette photo un peu plus longtemps.
Olive était assise sur les genoux de son mari. Ses joues, bien que déjà en feu grâce au contenu de son verre en cristal qui tanguait dangereusement, prirent une teinte cramoisie. Il était son mari, désormais, et le terme lui faisait battre le coeur plus vite. L'homme qui se tenait là, à ses côtés lui avait dit oui quelques heures auparavant. Elle sourit nerveusement, en le regardant. Et maintenant ? Quelle était la prochaine étape ? Evidemment, les enfants étaient le sujet qui animait toutes les conversations du mariage.
Tobias lui fit un hochement de tête, comprenant instantanément à quoi sa femme pensait. Il lui prit la main, et posa délicatement ses lèvres sur la paume. Ses yeux d'un noir profond, se plantèrent dans le regard de la jeune femme. Olive frissonna. L'amour qu'elle lui portait était plus grand chaque jour et ses émotions s'emballaient à chaque effleurement, chaque caresse, même après cinq ans de relation.
Il avait prit son temps, avant de faire sa demande. Il voulait que tout soit parfait. Elle méritait la perfection, et il aurait fait n'importe quoi pour elle. Aujourd'hui, ils célébraient leur union avec leur famille et leurs amis. Tobias eut un pincement au coeur, en pensant aux quelques chaises vides, dans la tente, destinées aux sorciers qui trouvaient scandaleux qu'un sorcier comme lui épouse une cracmolle comme elle.
Mais le coeur d'Olive était bien plus pur que toute la magie du monde, et il aimait sa simplicité, et la façon dont elle s'était démenée pour faire sa place dans le monde magique. Elle était promise à de grandes choses, et il croyait en elle, magie ou pas.
Il l'invita à se relever, lui tenant fermement la main, et leva son verre vers leurs invités. L'orchestre s'arrêta de jouer, et les conversations ne firent plus que des murmures, laissant le soin à Tobias de faire un discours.
- Mes amis, merci à tous d'être venus célébrer notre mariage aujourd'hui. Ce jour est tellement particulier pour moi... pour nous. Commença-t-il, en regardant son épouse, le coeur battant. J'ai longtemps cru qu'aucune sorcière n'était faite pour moi. Après tout, qui accepterait un caractère de cochon comme le mien ?
Il y eut quelques rires dans la salle, bien que certains soient légèrement gênés. Faire mention du statut d'Olive mettait mal à l'aise la plupart des sorciers, et ceux-ci préféraient largement ne pas en faire mention. Et Tobias le savait.
- Mais elle m'attendait. Quelque part. Je ne le savais pas encore. Elle a été mon Lumos dans l'obscurité. Mon étincelle de magie. Celle qui m'a fait tout voir plus grand, tout en mieux. Je l'ai aimée dès notre première rencontre, et je l'aimerai jusqu'à mon dernier souffle.
Il fit une pause, ému, observant la prunelle de ses yeux. Olive avait la gorge serrée par l'émotion, et les larmes coulaient sans retenue.
- Que la magie, témoin de nos vœux, garde nos cendres mêlées, prononça-t-il, je te lie à moi, pour toujours et à jamais.
- De nos cendres, une étincelle, une flamme, créée par notre amour. répondit-elle, en se caressant le ventre.
-
- Tes invités ont dû être tellement surpris que tu annonces ta grossesse à ton mariage ! Je dis, en regardant la photo de mes grands-parents.
Grand-Mère Olive ressemble à Maman, mais dans un autre style. Je peux voir une dentelle élégante qui couvre ses épaules. Sa robe de mariage a l'air si belle. Jamais je n'oserai la porter, j'aurais trop peur de l'abîmer.
- Ton grand-père était préparé à cette éventualité. Certains de nos amis ont simplement quitté la fête en silence, d'autres se sont indignés. J'avais peur que ta maman et ta tante soient non-magiques, mais Tobias s'en fichait. Il répétait qu'il avait suffisamment de magie pour s'occuper de nous quatre. dit-elle, les yeux dans le vague.
Grand-Mère Olive n'a pas tant changé. Elle a juste vieilli. Ses yeux rieurs sont toujours présents, même si je perçois beaucoup de tristesse. J'aimerais effacer sa tristesse, mais je ne peux pas, car je ne peux pas ré-écrire l'histoire. Rue et Tobias ne sont plus là.
J'aimerais tourner la page, mais je vois qu'elle a besoin de regarder cette photo un peu plus longtemps.