La Crieuse
Mercredi 3 juin 2048
Peu après avoir collé l’affiche
Peu après avoir collé l’affiche
Le dernier trait de peinture écarlate donné, je recule d’un pas et m’accorde une dizaine de secondes pour contempler mon œuvre. Je dois l’avouer : je suis satisfaite. Le nombre de fois que j’ai placardé ces portraits et tracé les mots rouges dans ma tête… les voir enfin là, en papier et peinture sur le mur, criant l’injuste réalité à tous ceux qui passeront devant, me remplit d’une satisfaction indescriptible.
Rapidement, j’ai rapporté le reste de peinture rouge dans mon dortoir. Ah non non, ce n’est pas parce que je ne veux pas être vue avec le pot et le pinceau, c’est surtout parce que je commence à avoir faim. Et que c’est l’heure du repas de midi. Dévalant les marches trois à trois, je redescends en direction de la Grande Salle. Bien sûr, je repasse devant l’affiche devant laquelle quelques élèves se sont déjà arrêtés et bien que j’embarque un sourire sur mes lèvres au passage, je ne m’arrête pas. Le repas m’appelle.
Une fois installée, je me sers une copieuse portion puis ouvre le dernier numéro d’Attrapeur Hebdo à plat sur la table. Je commence à feuilleter le magazine, m’attardant sur les pages qui m’intéressent particulièrement, prends quelques bouchées puis recommence. Je suis convaincue qu’une personne lambda passant par là ne se douterait pas que c’est moi qui ai décoré ce mur du premier étage. Je ne le cache pas, non, j’assume que je suis insatisfaite du gouvernement et j’assume de lever la voix. Mais je ne compte pas le crier sur les toits pour autant. C’est qu’un certain nombre de personnes ici semblent avoir des aprioris sur moi. Si on ajoute le fait que d’autres ne m’apprécient pas… je ne veux pas que mon action soit condamnée d’office par ces personnes-là juste parce que l’installation vient de moi. Même si elle reflète des vérités difficilement ignorables, je suppose qu’on peut de pas l’approuver. Mais au moins, j’aimerais qu’on lui donne une chance.
Je feuillette donc ma revue de Quidditch, mange, ai l’air tout à fait innocente… mais mon esprit n’arrête pas de s’égarer pour se projeter au premier étage, sur la scène du crime. Merlin, j’ai tellement envie de voir les réactions des sorciers qui passent devant. Est-ce qu’ils comprendront la référence sifflotée par le rossignol ? Est-ce qu’ils mettront un caillou dans l’un des bocaux ? Est-ce que l’installation provoque des discussions ?
RP libre pour une, éventuellement deux personnes si elles viennent ensemble. Seule condition : que votre personnage sache que Leo est l’auteure de l’installation de la Criée
ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin
La Crieuse
Il avait fallu un peu de temps à Ennis pour se décoller de la vision de l'affiche et des différents portraits des membres de la Chambre du Conseil. Elle ne saurait trop dire ce qui l'avait convaincu, peut-être que les mots d'Edwin avaient fini par faire leur chemin. Toujours était-il qu'elle avait fini par se mettre en mouvement, quittant les lieux avec des murmures sur son passage mais surtout, un nom lancé comme une rumeur. Comme une certitude même à en croire une partie des élèves qui comme elle, n'avait probablement rien vu. Alors elle se devait d'en avoir le cœur net. Se référant à la rumeur, la probable fautive aurait été vu en chemin pour la Grande Salle. Ce fut donc là que la préfète se rendit pour trouver sans réelle difficulté la chevelure rousse de la capitaine des Griffes Ardentes.
- "Est-ce qu'ils disent vrai?" Laissa tomber la sixième année en même temps qu'elle s'asseyait en face de Leo, cherchant son regard bizarrement intéressé par une revue. "Est-ce que c'est toi qui est à l'origine de cet affichage?" Elle s'était sentie obligée de préciser. Sa coéquipière de Quidditch n'aura certainement pas manquer son ton à mi-chemin entre colère et déception, ni même les expressions quasi-inexistante sur son visage. Pas que l'irlandaise soit connu pour être exubérante, mais elle était encore moins expressive que d'habitude si l'on omettait les variations de sa voix.
ISMI 1ère année - Vol sur balais - Courses - PeC inRP: 09/47-01/48 - Préfète inRP: 09/44-06/47 et 01/48-03/49
- "Est-ce qu'ils disent vrai?" Laissa tomber la sixième année en même temps qu'elle s'asseyait en face de Leo, cherchant son regard bizarrement intéressé par une revue. "Est-ce que c'est toi qui est à l'origine de cet affichage?" Elle s'était sentie obligée de préciser. Sa coéquipière de Quidditch n'aura certainement pas manquer son ton à mi-chemin entre colère et déception, ni même les expressions quasi-inexistante sur son visage. Pas que l'irlandaise soit connu pour être exubérante, mais elle était encore moins expressive que d'habitude si l'on omettait les variations de sa voix.
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La Crieuse
Sans difficulté, je reconnais la voix d'Ennis. Lentement, je lève le regard de ma revue pour le poser sur celle qui me fait à présent face. Je me doute bien de la nature de ce ce qu'ils disent ; la précision qu'apporte la préfète de Gryffondor n'est pas nécessaire. A vrai dire, j'étais quasi sûre que tôt ou tard, j'en aurai eu à parler avec Ennis. Mais je ne m'étais pas doutée que ce serait si tôt que ça.
"Les nouvelles vont vite."
Simple constat. Je quitte ma position mi-avachée sur le magazine de Quidditch pour me redresser, soutenant le regard de la sixième année. Je commence à la connaître un peu. A en juger par son expression - et le ton sur lequel elle s'adresse à moi n'en est que la confirmation plus évidente - elle n'est pas ravie de mon installation. Ça aussi, je m'en suis doutée, mais ça ne m'a pas arrêtée. Je n'ai vraiment pas envie de me fâcher avec Ennis, mais inutile de cacher ou d'embellir les faits, j'assume mes actions.
"Oui c'est moi."
Ton posé et factuel, je m'arrête là. Pendant quelques secondes, j'hésite à ajouter quelque chose à propos de son père dont le portrait est affiché à côté de ceux des autres membres de la Chambre des sorciers, un étage plus haut. Lui dire qu'il ne s'agit pas d'une attaque contre lui et que j'espère qu'elle l'a compris. Mais finalement, je reste silencieuse. Je crois qu'il est plus sage d'attendre sa réaction plutôt que d'aborder un sujet certainement délicat de ma propre initiative.
ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin
"Les nouvelles vont vite."
Simple constat. Je quitte ma position mi-avachée sur le magazine de Quidditch pour me redresser, soutenant le regard de la sixième année. Je commence à la connaître un peu. A en juger par son expression - et le ton sur lequel elle s'adresse à moi n'en est que la confirmation plus évidente - elle n'est pas ravie de mon installation. Ça aussi, je m'en suis doutée, mais ça ne m'a pas arrêtée. Je n'ai vraiment pas envie de me fâcher avec Ennis, mais inutile de cacher ou d'embellir les faits, j'assume mes actions.
"Oui c'est moi."
Ton posé et factuel, je m'arrête là. Pendant quelques secondes, j'hésite à ajouter quelque chose à propos de son père dont le portrait est affiché à côté de ceux des autres membres de la Chambre des sorciers, un étage plus haut. Lui dire qu'il ne s'agit pas d'une attaque contre lui et que j'espère qu'elle l'a compris. Mais finalement, je reste silencieuse. Je crois qu'il est plus sage d'attendre sa réaction plutôt que d'aborder un sujet certainement délicat de ma propre initiative.
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La Crieuse
Leo était détachée en lui donnant la confirmation. Un détachement qui n'étonna pas la sixième année pour ce qu'elle connaissait de la capitaine de Quidditch. L'irlandaise ferma les yeux quelques secondes, prenant le temps d'inspirer et expirer profondément. Elle ne devait pas se donner en spectacle. Elle ne pouvait pas. Il y avait tout un tas de raison évidente ou non pour lesquelles ce n'était tout simplement pas possible. "Je suppose que tu t'es renseigné sur chacun des membres de la Chambre, de leurs raison pour y être, de leurs idées avant de les placarder en cible sur un mur du château?" Demanda alors la préfète les yeux encore clos qu'elle n'ouvrit qu'une seconde après avoir fini sa question.
Elle posait la question mais elle avait déjà la réponse. Bien sûr que non elle ne l'avait pas fait. Si la rousse avait pris la peine de contacter son père ou Diarmuid à ce propos, elle le saurait. Et elle même n'avait pas été interrogée à ce sujet. Était-ce trop compliqué d'être plus intelligent que la plupart des arriérés de la Chambre? Apparemment oui, rentrer dans leur jeu, leur donner juste ce qu'il fallait pour les conforter dans leurs positions déjà bien ancrées. Mais Leo était-elle prête à l'entendre? Était-elle prête à entendre qu'elle les confortait et qu'au mieux, tout ceci attirerait le mépris? Qu'avec ce genre de chose, elle risquait de couper totalement les possibilité de celui qui était peut-être le seul à pouvoir apporter de la nuance? Ennis en doutait. Et en plus d'être blessée par la démarche, par le fait d'avoir été affichée au même titre que son père, comme aurait pu le faire Alienor, elle était déçue. Déçue de la personne qui en était à l'origine. Déçue de constater qu'elle aussi, elle était comme les autres.
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Elle posait la question mais elle avait déjà la réponse. Bien sûr que non elle ne l'avait pas fait. Si la rousse avait pris la peine de contacter son père ou Diarmuid à ce propos, elle le saurait. Et elle même n'avait pas été interrogée à ce sujet. Était-ce trop compliqué d'être plus intelligent que la plupart des arriérés de la Chambre? Apparemment oui, rentrer dans leur jeu, leur donner juste ce qu'il fallait pour les conforter dans leurs positions déjà bien ancrées. Mais Leo était-elle prête à l'entendre? Était-elle prête à entendre qu'elle les confortait et qu'au mieux, tout ceci attirerait le mépris? Qu'avec ce genre de chose, elle risquait de couper totalement les possibilité de celui qui était peut-être le seul à pouvoir apporter de la nuance? Ennis en doutait. Et en plus d'être blessée par la démarche, par le fait d'avoir été affichée au même titre que son père, comme aurait pu le faire Alienor, elle était déçue. Déçue de la personne qui en était à l'origine. Déçue de constater qu'elle aussi, elle était comme les autres.
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La Crieuse
Elle ferme les yeux. Prend une profonde inspiration. De toute évidence, Ennis fait des efforts pour rester calme. Je lui en suis reconnaissante : déjà que ça ne me plait pas particulièrement d’être en désaccord avec la brune, si on peut éviter que toute la Grande Salle en soit témoin.
Quand elle ouvre à nouveau les yeux, je n’ai pas bougé, tenant toujours son regard noisette du mien. Mentalement, je répète les mots que la Gryffondor vient de prononcer. Impossible de ne pas entendre le reproche qu’ils dissimulent. Mais Ennis ne comprends pas. Alors à mon tour de prendre une grande inspiration.
“Parce c’est grâce à ses idées qu’on entre dans la Chambre ? je réponds fermement. La question est réthorique et je ne laisse pas à Ennis le temps de répondre, que j’ai déjà enchaîné : parce que que que bien sûr chacun a un programme politique publique ? Et que chacun communique ouvertement les opinions qu’il incarne et défend ?”
Question réthorique, nouvelle question réthorique, et je n’ai pas fini.
“Figure toi que moi aussi, j’ai des idées. J’ai des projets politique, des idéaux, une certaine vision de la communauté sorcière. Et chuis pas la seule du pays. Alors ouais ok, j’veux bien que les membres aient aussi des raisons individuelles qui les poussent à siéger à la Chambre. Mais il y a surtout LA grande raison qui fait qu’ils y sont. La même qui m’empêche moi - et plein d’autre sorciers - d’y être et d’avoir notre mot à dire.”
Je referme mon Attrapeur Hebdo d’un geste sec. Ma voix a légèrement gagné en volume sur la fin de ma tirade - pas suffisamment pour attirer l’attention mais quand même - et je ne dois et veux pas m’emporter. De toute manière, je ne pense pas devoir préciser la nature de cette fameuse raison. Ennis n’est pas ignorante et je ne pense pas non plus qu’elle se voile la face, elle doit bien être consciente de quelle raison il s’agit.
Je déglutis et reprends d’une voix à nouveau plus modérée :
“Tu sais, je n’ai pas placardé Briac O’Belt en tant qu’individu sur ce mur. Je n’ai placardé aucun membre de la Chambre sur ce mur, j’ai placardé la Chambre des sorciers. Dans son ensemble, dans ce qu’elle représente et ce qu’elle est.”
Je tiens à le préciser. Je peux comprendre que cela puisse être désagréable de voir le visage de son propre père au premier étage, sous lettres rouges. Mais je n’ai sincèrement pas visé Briac O’Belt en tant que Bric O’Belt et j’espère qu’Ennis le comprend.
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Flash McQueen, Flash McWin
Quand elle ouvre à nouveau les yeux, je n’ai pas bougé, tenant toujours son regard noisette du mien. Mentalement, je répète les mots que la Gryffondor vient de prononcer. Impossible de ne pas entendre le reproche qu’ils dissimulent. Mais Ennis ne comprends pas. Alors à mon tour de prendre une grande inspiration.
“Parce c’est grâce à ses idées qu’on entre dans la Chambre ? je réponds fermement. La question est réthorique et je ne laisse pas à Ennis le temps de répondre, que j’ai déjà enchaîné : parce que que que bien sûr chacun a un programme politique publique ? Et que chacun communique ouvertement les opinions qu’il incarne et défend ?”
Question réthorique, nouvelle question réthorique, et je n’ai pas fini.
“Figure toi que moi aussi, j’ai des idées. J’ai des projets politique, des idéaux, une certaine vision de la communauté sorcière. Et chuis pas la seule du pays. Alors ouais ok, j’veux bien que les membres aient aussi des raisons individuelles qui les poussent à siéger à la Chambre. Mais il y a surtout LA grande raison qui fait qu’ils y sont. La même qui m’empêche moi - et plein d’autre sorciers - d’y être et d’avoir notre mot à dire.”
Je referme mon Attrapeur Hebdo d’un geste sec. Ma voix a légèrement gagné en volume sur la fin de ma tirade - pas suffisamment pour attirer l’attention mais quand même - et je ne dois et veux pas m’emporter. De toute manière, je ne pense pas devoir préciser la nature de cette fameuse raison. Ennis n’est pas ignorante et je ne pense pas non plus qu’elle se voile la face, elle doit bien être consciente de quelle raison il s’agit.
Je déglutis et reprends d’une voix à nouveau plus modérée :
“Tu sais, je n’ai pas placardé Briac O’Belt en tant qu’individu sur ce mur. Je n’ai placardé aucun membre de la Chambre sur ce mur, j’ai placardé la Chambre des sorciers. Dans son ensemble, dans ce qu’elle représente et ce qu’elle est.”
Je tiens à le préciser. Je peux comprendre que cela puisse être désagréable de voir le visage de son propre père au premier étage, sous lettres rouges. Mais je n’ai sincèrement pas visé Briac O’Belt en tant que Bric O’Belt et j’espère qu’Ennis le comprend.
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La Crieuse
La préfète écouta. Jusqu'au bout. Avec l’irrépressible envie - et c'était peu de le dire - d'envoyer le contenu d'un plat valser dans la figure de sa camarade. Moi j'ai des idées. Moi je veux siéger à la Chambre si je veux. Elle ne le disait pas ainsi évidemment. Mais c'était ce qui transpirait. Que croyait-elle? Que ça allait se faire en claquant des doigts. Qu'avec un sort d’allégresse tous les patriaches et matriaches les plus extrémistes et butés allaient changer d'avis sur les nés-moldus?
Alors elle ne répondit pas. Même quand Leo finit par dire qu'elle n'avait pas mis son père à l'affiche. Et pourtant si. Et surtout elle avait fait pire que ça. Elle ne s'en rendait simplement pas compte. La jeune femme sera les poings, tant pis si ça se voyait. Le faire, planter ses ongles dans ses paumes, lui permettait de se canaliser. Car si oui, elle avait eu une pulsion puérile elle ne comptait pas y céder. Elle parla donc d'une voix assez basse mais dont où la colère était perceptible. "En faisant ce que tu viens de faire tu as probablement réduis à néant tous les efforts que mon père a fait depuis un peu plus d'un an pour tenter d'infléchir la position de ceux qui sont les plus convaincu par leur idéologie du sang. Si mon père ne s'affiche pas dans ses idées ce qu'il serait jugé pour trahison. Comment crois-tu que cela fonctionne?" Qu'elle réponde ou pas à la question, elle s'en fichait. La sixième année souhaitait simplement que la rousse percute.
- "Si on veut qu'un jour les conditions d'accès à la Chambre changent, s'opposer frontalement ainsi est stupide. Ils s'y attendent. Ils n'attendent que ça. Et ils sauront. Chacun d'eux à des enfants ou des petits-enfants ici. Que crois-tu qu'Aliosus ou encore Lupus Malefoy vont faire d'ici ce soir? Que penses-tu que je vais bien devoir faire?" Elle avait insisté sur le mot devoir. "Il ne peut pas ne pas être au courant. Sinon par ma faute, le peu de ce qui pourra être sauvé sera tué dans l’œuf." Poursuivit-elle sans changer de façon de parler. "Tu veux ton mot à dire? Fais en sorte que ceux qui pensent comme moi, mes frères, mon père et qui peuvent prétendre à être Sang-Pur le rejoigne. Seul contre dix... Je suppose que je n'ai pas besoin de t'aider à faire le calcul?" Les poings de l'irlandaise s'ouvrirent doucement. Pas une fois elle n'avait quitté le regard de Leo et à mesure qu'elle était obligée de se révéler, de révéler leurs buts, de trahir le secret qu'ils s'étaient imposés pour leur propre sécurité, des larmes naissaient dans ses yeux.
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Alors elle ne répondit pas. Même quand Leo finit par dire qu'elle n'avait pas mis son père à l'affiche. Et pourtant si. Et surtout elle avait fait pire que ça. Elle ne s'en rendait simplement pas compte. La jeune femme sera les poings, tant pis si ça se voyait. Le faire, planter ses ongles dans ses paumes, lui permettait de se canaliser. Car si oui, elle avait eu une pulsion puérile elle ne comptait pas y céder. Elle parla donc d'une voix assez basse mais dont où la colère était perceptible. "En faisant ce que tu viens de faire tu as probablement réduis à néant tous les efforts que mon père a fait depuis un peu plus d'un an pour tenter d'infléchir la position de ceux qui sont les plus convaincu par leur idéologie du sang. Si mon père ne s'affiche pas dans ses idées ce qu'il serait jugé pour trahison. Comment crois-tu que cela fonctionne?" Qu'elle réponde ou pas à la question, elle s'en fichait. La sixième année souhaitait simplement que la rousse percute.
- "Si on veut qu'un jour les conditions d'accès à la Chambre changent, s'opposer frontalement ainsi est stupide. Ils s'y attendent. Ils n'attendent que ça. Et ils sauront. Chacun d'eux à des enfants ou des petits-enfants ici. Que crois-tu qu'Aliosus ou encore Lupus Malefoy vont faire d'ici ce soir? Que penses-tu que je vais bien devoir faire?" Elle avait insisté sur le mot devoir. "Il ne peut pas ne pas être au courant. Sinon par ma faute, le peu de ce qui pourra être sauvé sera tué dans l’œuf." Poursuivit-elle sans changer de façon de parler. "Tu veux ton mot à dire? Fais en sorte que ceux qui pensent comme moi, mes frères, mon père et qui peuvent prétendre à être Sang-Pur le rejoigne. Seul contre dix... Je suppose que je n'ai pas besoin de t'aider à faire le calcul?" Les poings de l'irlandaise s'ouvrirent doucement. Pas une fois elle n'avait quitté le regard de Leo et à mesure qu'elle était obligée de se révéler, de révéler leurs buts, de trahir le secret qu'ils s'étaient imposés pour leur propre sécurité, des larmes naissaient dans ses yeux.
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La Crieuse
Ouais je m'en doutais bien : c'est une question concernant papa O'Belt.
Et puis ensuite, elle dit quelque chose de surprenant. J'ai toujours cru que je serai un jour connue pour ma carrière de Quidditch et certainement pas pour ma fibre artistique ! Mais je garde la blague pour moi, ne parvenant même pas à sourire.
"Ah ouais, le Conseil a ses p'tits espions à Poudlard... Je penche la tête pour réfléchir, puis hausse les épaules. Je n'y ai jamais pensé en vrai, mais maintenant qu'elle le dit, ça ne m'étonne pas trop en fait. Ce qui m'étonne, en revanche, c'est la puissance qu'Ennis donne à mon acte. Je n'aurais pas cru que mon installation arriverait aux oreilles de la Chambre. Encore moins qu'il y ait des répercussions au niveau du Conseil - même si Ennis semble convaincue qu'elles seront négatives. Parce que dans ce cas - si une simple affiche d'une élève à Poudlard parvient à irriter la Chambre des sorciers, cela veut quand même dire que...
Oh-oh. C'est là que je remarque les larmes perlant dans les yeux de la Gryffondor. Putain, c'est c'qu'il me manquait. Bravo Leo, t'as réussi à faire pleurer Ennis. Gênée, je passe une main dans mes boucles. Je ne sais pas comment réagir. J'aimerais pouvoir la consoler, mais je ne sais pas quoi dire ou faire. J'aimerais pouvoir la rassurer, mais je ne suis pas prête à abandonner ma position ni de me taire. Surtout, j'aimerais arrêter ces larmes pour que je puisse lui répondre sans cet arrière-goût de mauvaise conscience, celui qui dit tais-toi Leo, c'que tu dis est en train de la blesser.
C'est pas juste. Je me mords la lèvre et détourne le regard. Pourquoi c'est elle qui chiale et pas moi ? Hein ? Pourquoi c'est à moi de faire attention à ce que je dis et pas à elle ? Pourquoi c'est moi qui dois avoir mauvaise conscience pour mes mots et pas Ennis ?
Je soupire profondément avant de reprendre lentement, essayant d'adopter une voix posée.
"Ecoute Ennis, j'aime vraiment pas ça. Me disputer avec toi, je veux dire. Mais je peux juste pas. Ce que tu me proposes, c'est ne rien faire, attendre et me taire. Je peux pas. Tu fais pas partie des désavantagés, peut-être que pour toi c'est ok d'attendre que très lentement, des micro changements se fassent. Je veux pas attendre. Si t'as une alternative à me proposer volontiers, mais je ne me contenterai pas de la passivité."
Seul contre dix, elle le dit. Le changement, c'est pas pour tout de suite et je n'attendrai pas en me taisant.
"Tu sais, si ton père essaye vraiment de faire bouger les choses, il a mon respect pour ça. Mais à mes yeux, il n'est pas au pouvoir de façon plus légitime que le reste de la bande. Je sais qu'on ne tombera pas d'accord sur ce point, je l'accepte. Mais attendre que d'autres sang-pur plus modérés arrivent un jour au pouvoir n'est pour moi pas la solution."
J'ai dit les choses de façon gentille, là, non ? En tout cas j'ai essayé. Parce que j'aurais bien fait une autre remarque que je me garde bien de faire, du coup : mais pour qui elle se prend ? Si c'est son devoir de rapporter, très bien, qu'elle joue les messagers, je m'en fiche. Qu'elle fasse donc son héroïne pour sauver ce qu'il y a à sauver. Pour autant qu'il y ait vraiment quelque chose qui risque d'être brisé. Tué dans l'oeuf, comme elle dit. Parce que si c'est le cas, cela ne fait que confirmer ce que j'ai déjà pensé plus tôt.
"Si c'est vrai ce que tu dis, que mon installation risque de réduire à néant les efforts de ton père. Et que tous les enfants et p'tits-enfants des membres de la Chambre vont s'empresser de rapporter à papa ou papi. Si la Chambre a vraiment à se soucier de ça, un truc aussi inoffensif qu'une petite affiche d'élève dans une école... c'est que son pouvoir est fragile."
Ou tu expliques ça comment, sinon ?
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Et puis ensuite, elle dit quelque chose de surprenant. J'ai toujours cru que je serai un jour connue pour ma carrière de Quidditch et certainement pas pour ma fibre artistique ! Mais je garde la blague pour moi, ne parvenant même pas à sourire.
"Ah ouais, le Conseil a ses p'tits espions à Poudlard... Je penche la tête pour réfléchir, puis hausse les épaules. Je n'y ai jamais pensé en vrai, mais maintenant qu'elle le dit, ça ne m'étonne pas trop en fait. Ce qui m'étonne, en revanche, c'est la puissance qu'Ennis donne à mon acte. Je n'aurais pas cru que mon installation arriverait aux oreilles de la Chambre. Encore moins qu'il y ait des répercussions au niveau du Conseil - même si Ennis semble convaincue qu'elles seront négatives. Parce que dans ce cas - si une simple affiche d'une élève à Poudlard parvient à irriter la Chambre des sorciers, cela veut quand même dire que...
Oh-oh. C'est là que je remarque les larmes perlant dans les yeux de la Gryffondor. Putain, c'est c'qu'il me manquait. Bravo Leo, t'as réussi à faire pleurer Ennis. Gênée, je passe une main dans mes boucles. Je ne sais pas comment réagir. J'aimerais pouvoir la consoler, mais je ne sais pas quoi dire ou faire. J'aimerais pouvoir la rassurer, mais je ne suis pas prête à abandonner ma position ni de me taire. Surtout, j'aimerais arrêter ces larmes pour que je puisse lui répondre sans cet arrière-goût de mauvaise conscience, celui qui dit tais-toi Leo, c'que tu dis est en train de la blesser.
C'est pas juste. Je me mords la lèvre et détourne le regard. Pourquoi c'est elle qui chiale et pas moi ? Hein ? Pourquoi c'est à moi de faire attention à ce que je dis et pas à elle ? Pourquoi c'est moi qui dois avoir mauvaise conscience pour mes mots et pas Ennis ?
Je soupire profondément avant de reprendre lentement, essayant d'adopter une voix posée.
"Ecoute Ennis, j'aime vraiment pas ça. Me disputer avec toi, je veux dire. Mais je peux juste pas. Ce que tu me proposes, c'est ne rien faire, attendre et me taire. Je peux pas. Tu fais pas partie des désavantagés, peut-être que pour toi c'est ok d'attendre que très lentement, des micro changements se fassent. Je veux pas attendre. Si t'as une alternative à me proposer volontiers, mais je ne me contenterai pas de la passivité."
Seul contre dix, elle le dit. Le changement, c'est pas pour tout de suite et je n'attendrai pas en me taisant.
"Tu sais, si ton père essaye vraiment de faire bouger les choses, il a mon respect pour ça. Mais à mes yeux, il n'est pas au pouvoir de façon plus légitime que le reste de la bande. Je sais qu'on ne tombera pas d'accord sur ce point, je l'accepte. Mais attendre que d'autres sang-pur plus modérés arrivent un jour au pouvoir n'est pour moi pas la solution."
J'ai dit les choses de façon gentille, là, non ? En tout cas j'ai essayé. Parce que j'aurais bien fait une autre remarque que je me garde bien de faire, du coup : mais pour qui elle se prend ? Si c'est son devoir de rapporter, très bien, qu'elle joue les messagers, je m'en fiche. Qu'elle fasse donc son héroïne pour sauver ce qu'il y a à sauver. Pour autant qu'il y ait vraiment quelque chose qui risque d'être brisé. Tué dans l'oeuf, comme elle dit. Parce que si c'est le cas, cela ne fait que confirmer ce que j'ai déjà pensé plus tôt.
"Si c'est vrai ce que tu dis, que mon installation risque de réduire à néant les efforts de ton père. Et que tous les enfants et p'tits-enfants des membres de la Chambre vont s'empresser de rapporter à papa ou papi. Si la Chambre a vraiment à se soucier de ça, un truc aussi inoffensif qu'une petite affiche d'élève dans une école... c'est que son pouvoir est fragile."
Ou tu expliques ça comment, sinon ?
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Flash McQueen, Flash McWin
La Crieuse
La conversation entre les deux adolescentes étaient tendu, plus encore que le fil des funambules moldus, n'importe qui autour devrait être capable de le sentir et pourtant, on les laissait en paix. Ennis non plus n'aimait pas ce sentiment de trahison qui criait par toute ses pores quand elle voyait ce qu'avait fait Leo et à quel point c'était totalement à l'opposé du message qu'elle voulait faire passer. "Je suis peut-être une privilégiée en dehors d'ici mais que sais-tu vraiment de moi ou des conséquences que ça a pu avoir à Poudlard ou même dans ma vie?" Asséna la préfète blessée en appuyant sur le mot 'vraiment' avant de souffler un "peu importe en fait," pour éviter d'aller trop loin dans des propos qui n'auraient rien à voir avec le fond de la discussion. Mais aussi pour ne pas laisser une larme couler, les ravaler même. Ses yeux restèrent brillants mais elle reprenait le contrôle.
- "Je n'ai jamais prétendu que les conditions d'accès à la Chambre étaient justes ou légitimes. Et je ne pense pas t'avoir dit t'attendre les bras croisés." Poursuivit-elle bien plus mesurée dans sa façon de parler. Même si elle n'était pas en mesure de le formuler elle n'était pas en désaccord sur le fond, mais bien sur la forme. "Ce qu'on peut faire nous, c'est tenter de trouver des Sang-Pur modérés pour les faire entrer à la Chambre. Parce que oui le Conseil est fragile. Il est en place depuis moins de trois ans. On ne bâtit rien de solide en si peu de temps." La sixième année n'arrivait pas à savoir si Leo la suivait dans son raisonnement. "Ce que j'essaye de te dire c'est que si tu veux les défaire, il faut agir d'une manière dont ils ne s'attendent pas. Ça ne veut pas dire accepter. Ça veut dire jouer avec leurs armes. Parce qu'ils ne l'ont pas prévu."
A nouveau, Ennis fit une pause pour inspirer. "Qu'est-ce que tu sais d'eux? De nous? Ceux qui avons beaucoup d'ancêtres sorciers? Qu'est-ce qui fait qu'on est tous pareils puisque c'est ce que tu sembles penser? Que beaucoup vont comprendre comme 'ils sont tous contre les nés-moldus et veulent juste les voir disparaître'? Qu'est-ce que ça implique d'avoir autant d'ancêtres sorciers?" Les réponses à ces questions étaient déterminantes pour la châtain parce que ela serait révélateur du fond du problème, à quel point l'un et l'autre des deux 'camps' comprenait le deuxième. Ces réponses, elle les cherchait dans le regard de la rousse, mais elle voulait l'entendre les formuler parce que la Legilimens, ce n'était pas elle.
ISMI 1ère année - Vol sur balais - Courses - PeC inRP: 09/47-01/48 - Préfète inRP: 09/44-06/47 et 01/48-03/49
- "Je n'ai jamais prétendu que les conditions d'accès à la Chambre étaient justes ou légitimes. Et je ne pense pas t'avoir dit t'attendre les bras croisés." Poursuivit-elle bien plus mesurée dans sa façon de parler. Même si elle n'était pas en mesure de le formuler elle n'était pas en désaccord sur le fond, mais bien sur la forme. "Ce qu'on peut faire nous, c'est tenter de trouver des Sang-Pur modérés pour les faire entrer à la Chambre. Parce que oui le Conseil est fragile. Il est en place depuis moins de trois ans. On ne bâtit rien de solide en si peu de temps." La sixième année n'arrivait pas à savoir si Leo la suivait dans son raisonnement. "Ce que j'essaye de te dire c'est que si tu veux les défaire, il faut agir d'une manière dont ils ne s'attendent pas. Ça ne veut pas dire accepter. Ça veut dire jouer avec leurs armes. Parce qu'ils ne l'ont pas prévu."
A nouveau, Ennis fit une pause pour inspirer. "Qu'est-ce que tu sais d'eux? De nous? Ceux qui avons beaucoup d'ancêtres sorciers? Qu'est-ce qui fait qu'on est tous pareils puisque c'est ce que tu sembles penser? Que beaucoup vont comprendre comme 'ils sont tous contre les nés-moldus et veulent juste les voir disparaître'? Qu'est-ce que ça implique d'avoir autant d'ancêtres sorciers?" Les réponses à ces questions étaient déterminantes pour la châtain parce que ela serait révélateur du fond du problème, à quel point l'un et l'autre des deux 'camps' comprenait le deuxième. Ces réponses, elle les cherchait dans le regard de la rousse, mais elle voulait l'entendre les formuler parce que la Legilimens, ce n'était pas elle.
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La Crieuse
S'il te plaît Ennis... on ne va quand même pas jouer à qui a la vie la plus difficile, ou bien ? Ce n'est pas que la vie de la préfète ne m'intéresse pas ni que je sois indifférente aux éventuelles galères qu'elle peut rencontrer, mais ce n'est pas tellement la question, là maintenant. Alors c'est avec soulagement que j'entends son "peu importe en fait" et je l'interprète très volontiers comme une invitation à ne pas insister.
"Donc c'est ça que tu proposes à tous ceux qui sont mécontents ? Trouvez-vous des sang-pur plus modérés à mettre au gouvernement ? J'attends un moment mais je crois bien qu'elle est sérieuse, alors je me permets de demander : Et c'est sensé marcher comment exactement ?" C'est une question sincère, parce qu'instinctivement, ce ne sont que des idées absurdes qui me viennent en tête : Je passe une annonce au journal ? Je fais du porte-à-porte ? Je placarde des affiches au Chemin de Traverse : wanted : sang-pur modéré pour la Chambre des Sorciers. Mais attention à ne surtout pas critiquer la Chambre des sorciers à voix haute hein, parce que sinon vous réduisez à néant les efforts de papa O'Belt. Doooonc, pas d'affiches, pas de porte-à-porte, pas d'annonce au journal. Alternative : s'infiltrer dans une famille sang-pur pour sonder leurs comportements. Côtoyer des sang-pur, ça c'est dans mes cordes. Quoiqu'encore, je ne sais pas où je vais trouver des sang-pur de quarante ans et plus, mais je suppose que c'est le moindre des soucis. Parce que si l'idée n'est peut-être pas totalement idiote, je n'y vois pas une solution à proposer à une grande quantité de sorciers insatisfaits du gouvernement.
Et puis je ne sais pas pourquoi Ennis semble comprendre les choses tellement de travers :
"Je n'ai pas de problème avec les sang-pur. Ça me semble clair, pourtant ! Je retiens avec peine un soupir exaspéré. Mon problème c'est que tous les membres de la Chambre le sont...- et laisse moi même aller plus loin - ... dans une société qui s'articule autour de différents statuts hiérarchisés. Parce que ce soit bien clair : moi j'ai bien conscience que le sang d'un Draco Malefoy est tout aussi rouge que le mien. Et surtout : que ce souhait de distinction ne vient certainement pas des rangs nés moldus ou sang-mêlés. Ce sont les sang-pur qui se revendiquent comme tels. Et ne serait-ce qu'en s'inscrivant dans le registre, quelque part, cela participe à faire perdurer cette idée qu'il existe différents types de sorciers. Ou en tout cas, que les origines jouent un rôle suffisamment important pour le souligner et l'afficher. Enfin j'veux dire... si t'as des ancêtres sorciers sur quatre générations, cool. Tu peux même en être fière ou que sais-je, mais est-ce que y a vraiment besoin de le faire reconnaître pour que ça ait de la valeur ?"
Je ne sais pas si j'arrive à exprimer clairement ma pensée, encore moins si la préfète peut la comprendre. Parmi ceux qui font reconnaitre leur statut sang-pur, j'imagine qu'il y a plusieurs catégories. Ceux qui glorifient leurs ancêtres au point de construire toute leur identité là autour. C'est presque triste au fond, de voir sa légitimité en tant que sorcier découler principalement d'd'autres personnes qui, pour la plupart, ils n'ont jamais rencontrés. Et après, j'imagine qu'il y a ceux qui ne veulent pas renoncer à un certain privilège auquel ils peuvent prétendre. Par confort peut-être. Ou par manque de courage d'essayer de faire bouger les choses. Parce que j'imagine que c'est vrai : si une seule famille renonce à s'inscrire au registre, ça ne va pas changer grand-chose et l'effet concret se limitera dans un premier temps à l'absence d'avantages. Mais si plus personne ne s'inscrit dans ce fichu registre, il n'y aura plus de sang-pur. Enfin sang-pur dans le sens d'une certaine catégorie de sorciers qui auraient droit à des privilèges particuliers, j'entends bien. Et les ancêtres ne disparaîtraient pas pour autant.
Enfin bref : ce que je sais c'est que les sang-pur sont une minorité au pouvoir qui décident pour la majorité. Rarement dans son intérêt. Mais il y a autre chose encore...
"Ennis, j'arrive pas à comprendre. Qu'est-ce qui te fait tellement peur... ou te dérange, je sais pas, dans l'idée de prendre le problème à la racine ? Diversifier la Chambre - et au passage pas uniquement au niveau des questions de sang - maintenant où elle est encore fragile avant que ça ne devienne une situation figée depuis des décennies ?"
Parce que qui sait : peut-être que les sang-pur modérés dont parle Ennis s'y plairont bien, à la Chambre. Et s'accrocher au pouvoir comme une grande sangsue est une tendance fâcheuse mais bien répandue. Pourquoi pas forger et infléchir le fer tant qu'il est encore chaud ? Je suis convaincue : si on le laisse refroidir dans un moule aussi discriminatoire, même si certains ont la bonne intention de faire tout lentement et discrètement bouger les choses, il ne pourra que finir par se briser. Il faut pas prendre les sorciers pour des idiots : comment est-il possible de rester muet face à une injustice si flagrante ?
ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin
"Donc c'est ça que tu proposes à tous ceux qui sont mécontents ? Trouvez-vous des sang-pur plus modérés à mettre au gouvernement ? J'attends un moment mais je crois bien qu'elle est sérieuse, alors je me permets de demander : Et c'est sensé marcher comment exactement ?" C'est une question sincère, parce qu'instinctivement, ce ne sont que des idées absurdes qui me viennent en tête : Je passe une annonce au journal ? Je fais du porte-à-porte ? Je placarde des affiches au Chemin de Traverse : wanted : sang-pur modéré pour la Chambre des Sorciers. Mais attention à ne surtout pas critiquer la Chambre des sorciers à voix haute hein, parce que sinon vous réduisez à néant les efforts de papa O'Belt. Doooonc, pas d'affiches, pas de porte-à-porte, pas d'annonce au journal. Alternative : s'infiltrer dans une famille sang-pur pour sonder leurs comportements. Côtoyer des sang-pur, ça c'est dans mes cordes. Quoiqu'encore, je ne sais pas où je vais trouver des sang-pur de quarante ans et plus, mais je suppose que c'est le moindre des soucis. Parce que si l'idée n'est peut-être pas totalement idiote, je n'y vois pas une solution à proposer à une grande quantité de sorciers insatisfaits du gouvernement.
Et puis je ne sais pas pourquoi Ennis semble comprendre les choses tellement de travers :
"Je n'ai pas de problème avec les sang-pur. Ça me semble clair, pourtant ! Je retiens avec peine un soupir exaspéré. Mon problème c'est que tous les membres de la Chambre le sont...- et laisse moi même aller plus loin - ... dans une société qui s'articule autour de différents statuts hiérarchisés. Parce que ce soit bien clair : moi j'ai bien conscience que le sang d'un Draco Malefoy est tout aussi rouge que le mien. Et surtout : que ce souhait de distinction ne vient certainement pas des rangs nés moldus ou sang-mêlés. Ce sont les sang-pur qui se revendiquent comme tels. Et ne serait-ce qu'en s'inscrivant dans le registre, quelque part, cela participe à faire perdurer cette idée qu'il existe différents types de sorciers. Ou en tout cas, que les origines jouent un rôle suffisamment important pour le souligner et l'afficher. Enfin j'veux dire... si t'as des ancêtres sorciers sur quatre générations, cool. Tu peux même en être fière ou que sais-je, mais est-ce que y a vraiment besoin de le faire reconnaître pour que ça ait de la valeur ?"
Je ne sais pas si j'arrive à exprimer clairement ma pensée, encore moins si la préfète peut la comprendre. Parmi ceux qui font reconnaitre leur statut sang-pur, j'imagine qu'il y a plusieurs catégories. Ceux qui glorifient leurs ancêtres au point de construire toute leur identité là autour. C'est presque triste au fond, de voir sa légitimité en tant que sorcier découler principalement d'd'autres personnes qui, pour la plupart, ils n'ont jamais rencontrés. Et après, j'imagine qu'il y a ceux qui ne veulent pas renoncer à un certain privilège auquel ils peuvent prétendre. Par confort peut-être. Ou par manque de courage d'essayer de faire bouger les choses. Parce que j'imagine que c'est vrai : si une seule famille renonce à s'inscrire au registre, ça ne va pas changer grand-chose et l'effet concret se limitera dans un premier temps à l'absence d'avantages. Mais si plus personne ne s'inscrit dans ce fichu registre, il n'y aura plus de sang-pur. Enfin sang-pur dans le sens d'une certaine catégorie de sorciers qui auraient droit à des privilèges particuliers, j'entends bien. Et les ancêtres ne disparaîtraient pas pour autant.
Enfin bref : ce que je sais c'est que les sang-pur sont une minorité au pouvoir qui décident pour la majorité. Rarement dans son intérêt. Mais il y a autre chose encore...
"Ennis, j'arrive pas à comprendre. Qu'est-ce qui te fait tellement peur... ou te dérange, je sais pas, dans l'idée de prendre le problème à la racine ? Diversifier la Chambre - et au passage pas uniquement au niveau des questions de sang - maintenant où elle est encore fragile avant que ça ne devienne une situation figée depuis des décennies ?"
Parce que qui sait : peut-être que les sang-pur modérés dont parle Ennis s'y plairont bien, à la Chambre. Et s'accrocher au pouvoir comme une grande sangsue est une tendance fâcheuse mais bien répandue. Pourquoi pas forger et infléchir le fer tant qu'il est encore chaud ? Je suis convaincue : si on le laisse refroidir dans un moule aussi discriminatoire, même si certains ont la bonne intention de faire tout lentement et discrètement bouger les choses, il ne pourra que finir par se briser. Il faut pas prendre les sorciers pour des idiots : comment est-il possible de rester muet face à une injustice si flagrante ?
ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin
La Crieuse
Les deux filles étaient à deux doigts du dialogue de sourd et Ennis le percevait dans les réponses que lui faisaient Leo mais aussi dans ce qui lui venait spontanément à l'esprit en les entendant. Cette sensation de ne pas avoir été écoutée, encore moins comprise. Ciel, elle avait pourtant la sensation de donner des explications simples à son propre cheminement de pensée. Pourquoi est-ce que ça semblait si impossible de faire passer le message alors? Avec le recul, une petite voix lui soufflerait certainement qu'elles étaient trop impliquées émotionnellement l'une et l'autre dans le débat pour en être capable à l'instant même. Mais pour le moment, cette petite voix se gardait bien de se manifester.
- "C'est une étape. Ça ne sera pas miraculeux mais en conjuguant les actions réfléchies et constructives ce sera un rouage de plus." Tenta d'expliquer une nouvelle fois la châtain. Bon sang Poudlard n'avait pas tout de suite été cette grande école de sorcellerie prestigieuse! Il avait fallu du temps pourquoi avait-elle l'impression que beaucoup voulait du changement maintenant et si possible radical. Comme si ça fonctionnait! "Je te l'ai déjà dit. Ça marche en tendant l'oreille, en discutant, en sondant, en créant un réseau. La discrétion est une arme contre eux. De toute façon, ils ont verrouillé l'entrée. S'il y a un soupçon concernant une possible opposition, on n'entre pas à la Chambre. Mais il sont trop imbus d'eux-mêmes pour s'imaginer qu'on puisse utiliser les failles de leur système." Elle espérait qu'avec ça, la rousse commencerait à entrapercevoir une logique. Sinon, elle ne savait plus comment expliquer.
La capitaine des Griffes rebondit ensuite sur les questions que l'irlandaise lui avait posé... En se gardant bien d'y répondre. Se contentant de dire qu'elle n'avait rien contre les Sang-Pur si ce n'était le besoin de reconnaissance supposé qu'elle avançait. Et en réappuyant sur l'injustice de la situation. Ennis serra les lèvres. Pas la peine de répéter mille fois, elle avait déjà dit qu'elle les avait et que son but, à elle et à Sang pour Sang, était de mobiliser des leviers. Elle n'avait bien entendu pas pu nommer le groupe monté par leur professeur et son frère. Mais c'était un message qu'elle voulait faire passer. Quand à la suite, elle montrait bien que Leo ne l'avait pas comprise elle. Elle n'était pas surprise, peu en semblait capable. "Je sais déjà tout ça Leo et je n'ai jamais prétendu que c'était normal. Mais tu n'as pas répondu à mes questions. Et si tu penses qu'il ne s'agit que de faire reconnaître qu'on a un certains nombres d'ancêtres sorciers, c'est que tu fais exactement la même chose que ce que tu leur reproches. Ne pas prendre la peine d'essayer de comprendre et vouloir imposer ta vision des choses. Ça va bien au delà de ça, il suffit de les écouter pour le comprendre, même s'ils n'en ont pas tous conscience."
La châtain prit son temps pour poursuivre. Parce que c'était important pour elle que les autres, pas Leo en particulier, tous, prennent conscience de quelque chose. "A quoi bon faire un autre coup d'état si c'est pour recommencer dans cinquante ans Leo? Parce qu'ils se seront sentis bafoués et qu'ils feront leur propre coup d'état." Demanda-t-elle avant d'ajouter. "Ce qui me dérange, c'est que ni d'un côté ni de l'autre vous n'êtes ouverts à la discussion et à la compréhension de l'autre. Allez-y, renversez le Conseil, mettez ses représentants en prison, ça ne fera que faire couver la rancœur, une rancœur qu'un Malefoy, une Harrison, un Nott... chériront jusqu'à ce qu'on reparte pour un tour." Elle plongea ses yeux dans ceux de Leo. "Sois plus intelligente qu'eux, cherche à comprendre, à répondre aux questions que je t'ai posée et prouve leur qu'ils ont tort. Ils seront coincés Leo. C'est ce qu'on essaye de mettre en place. Alors oui ça sera plus long, mais avec un peu de chance et de détermination, ça sera pérenne. Et on ira peut-être plus vite à diversifier la Chambre voire à la remplacer que ce que tu sembles le penser." Elle était convaincue que l'approche intelligente, saupoudrée de ruse, permettrait d'atteindre le but qu'elles avaient en commun. Parce qu'elles voulaient la même chose au final, non?
ISMI 1ère année - Vol sur balais - Courses - PeC inRP: 09/47-01/48 - Préfète inRP: 09/44-06/47 et 01/48-03/49
- "C'est une étape. Ça ne sera pas miraculeux mais en conjuguant les actions réfléchies et constructives ce sera un rouage de plus." Tenta d'expliquer une nouvelle fois la châtain. Bon sang Poudlard n'avait pas tout de suite été cette grande école de sorcellerie prestigieuse! Il avait fallu du temps pourquoi avait-elle l'impression que beaucoup voulait du changement maintenant et si possible radical. Comme si ça fonctionnait! "Je te l'ai déjà dit. Ça marche en tendant l'oreille, en discutant, en sondant, en créant un réseau. La discrétion est une arme contre eux. De toute façon, ils ont verrouillé l'entrée. S'il y a un soupçon concernant une possible opposition, on n'entre pas à la Chambre. Mais il sont trop imbus d'eux-mêmes pour s'imaginer qu'on puisse utiliser les failles de leur système." Elle espérait qu'avec ça, la rousse commencerait à entrapercevoir une logique. Sinon, elle ne savait plus comment expliquer.
La capitaine des Griffes rebondit ensuite sur les questions que l'irlandaise lui avait posé... En se gardant bien d'y répondre. Se contentant de dire qu'elle n'avait rien contre les Sang-Pur si ce n'était le besoin de reconnaissance supposé qu'elle avançait. Et en réappuyant sur l'injustice de la situation. Ennis serra les lèvres. Pas la peine de répéter mille fois, elle avait déjà dit qu'elle les avait et que son but, à elle et à Sang pour Sang, était de mobiliser des leviers. Elle n'avait bien entendu pas pu nommer le groupe monté par leur professeur et son frère. Mais c'était un message qu'elle voulait faire passer. Quand à la suite, elle montrait bien que Leo ne l'avait pas comprise elle. Elle n'était pas surprise, peu en semblait capable. "Je sais déjà tout ça Leo et je n'ai jamais prétendu que c'était normal. Mais tu n'as pas répondu à mes questions. Et si tu penses qu'il ne s'agit que de faire reconnaître qu'on a un certains nombres d'ancêtres sorciers, c'est que tu fais exactement la même chose que ce que tu leur reproches. Ne pas prendre la peine d'essayer de comprendre et vouloir imposer ta vision des choses. Ça va bien au delà de ça, il suffit de les écouter pour le comprendre, même s'ils n'en ont pas tous conscience."
La châtain prit son temps pour poursuivre. Parce que c'était important pour elle que les autres, pas Leo en particulier, tous, prennent conscience de quelque chose. "A quoi bon faire un autre coup d'état si c'est pour recommencer dans cinquante ans Leo? Parce qu'ils se seront sentis bafoués et qu'ils feront leur propre coup d'état." Demanda-t-elle avant d'ajouter. "Ce qui me dérange, c'est que ni d'un côté ni de l'autre vous n'êtes ouverts à la discussion et à la compréhension de l'autre. Allez-y, renversez le Conseil, mettez ses représentants en prison, ça ne fera que faire couver la rancœur, une rancœur qu'un Malefoy, une Harrison, un Nott... chériront jusqu'à ce qu'on reparte pour un tour." Elle plongea ses yeux dans ceux de Leo. "Sois plus intelligente qu'eux, cherche à comprendre, à répondre aux questions que je t'ai posée et prouve leur qu'ils ont tort. Ils seront coincés Leo. C'est ce qu'on essaye de mettre en place. Alors oui ça sera plus long, mais avec un peu de chance et de détermination, ça sera pérenne. Et on ira peut-être plus vite à diversifier la Chambre voire à la remplacer que ce que tu sembles le penser." Elle était convaincue que l'approche intelligente, saupoudrée de ruse, permettrait d'atteindre le but qu'elles avaient en commun. Parce qu'elles voulaient la même chose au final, non?
ISMI 1ère année - Vol sur balais - Courses - PeC inRP: 09/47-01/48 - Préfète inRP: 09/44-06/47 et 01/48-03/49