9 juil. 2023, 01:23
Une rencontre totalement sobre  Aviemore   pv Léana 
RP avec @Léana Green
1er juillet 2048, début des vacances scolaires d'été

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La canicule battait son plein dans la petite ville d'Aviemore. Les Highlands, habituellement fraîches et humides même par été, étaient meurtries par la chaleur accablante d'un début d'été. La majorité des habitants restaient à l'intérieur pour se protéger du soleil frappant de midi. Si ces derniers ne travaillaient pas, ils siestaient dans leur petit habitat, tentant désespérément d'échapper à la chaleur. La ville, d'ordinaire plutôt animée, était devenue semblable à un désert : seuls quelques enfants accompagné-es de leur parent affaibli jouaient sur l'aire de jeu communale. De çà et là, on pouvait apercevoir les éboueurs qui effectuaient leur mission, sillonnant les confins de la ville à la recherche de la prochaine poubelle à vider. Les agents d'entretiens étaient eux en pause déjeuner. Les quelques passants qui circulaient dans la ville ponctuaient l'ouverture des portes automatiques des magasins qui laissaient s'échapper l'air frais de la climatisation dans l'atmosphère torride.
La météo avait annoncé 31°C en ce premier samedi de juillet 2048. Un climat dont les habitants d'Aviemore ne s'étaient pas encore habitué-es. La neige et l'hiver semblaient si proches ; les citadins n'eurent pas l'impression d'avoir de printemps.
Sur la rue de Dalfaber Dr, non loin de la route principale de Grampian Rd, on pouvait distinguer la silhouette d'une jeune femme à la chevelure rousse qui se mouvoyait d'un pas lourd dans la ville. Elle était avachie et avait le visage tiré, signe d'une fatigue visiblement liée à la chaleur écrasante. Son torse vêtu d'un simple débardeur vert arborait les marques rougeâtres violentes du soleil tapant. Par-dessus, elle portait une salopette courte noire qui paraissait un peu trop grande pour elle. Son visage, couvert de sueur, était protégé par une horrible casquette qui affichait le logo d'une entreprise de la ville, en gros caractère rouge sur le tissu jaune. Son petit corps, bien qu'élancé, parvenait difficilement à la porter à travers la rue. Sous son couvre-chef, la jeune femme pestait contre le malheur du monde qui s'était abattu sur elle :

« Maudit Lucas... J'en ai marre, pourquoi il joue pas comme il faut faire ? C'est pourtant simple, mais il déforme tout. Il déforme toujours tout. Il m'écoute pas, maudissait Hallie visiblement très énervée. Comme s'il faisait pas déjà assez chaud, il a fallu que son chien se jette sur moi et me couvre de bave. Je déteste ça. »

La petite MacCruimein avait rendu visite à son ami Lucas qui, sur invitation, l'avait convié à une séance de jeu D&D avec d'autres joueur-ses. La session s'annonçait promettante, mais Lucas répéta plusieurs fois à Hallie qu'elle ne pouvait pas utiliser ses sortilèges, ou bien qu'elle ne pouvait pas effectuer les actions qu'elle désirait. Les sentiments l'emportant sur la raison, Hallie ne sut contenir sa frustration et s'emporta contre Lucas en l'accusant de tous les maux et tords devant un public déconcerté. Malgré le choc, ils surent conseiller d'interrompre la session et demandèrent à Hallie d'aller faire une pause loin du jeu. Alors qu'elle s'apprêtait à quitter la maison, Iro, le bouvier bernois de Lucas se précipita en courant vers elle pour lui déverser toute son affection en plein visage. Il renversa la rousse colérique qui tomba d'un coup sec sur son derrière, et cria d'un coup. Son visage, ou ce qu'il en restait, était à présent couvert de bave d'un animal qui pesait 30 kilos. Furieuse mais incapable d'être en colère contre l'animal, elle s'était redressée pour partir doucement de la maison après avoir rassuré la maman que tout allait bien, et qu'il était inutile qu'elle reste plus longtemps.

Elle déambulait dans la ville, maudissant les événements passés et répétant des choses blessantes qu'elle ne pensait pas réellement. Les magasins défilèrent au fur et à mesure de la marche de la jeune fille. Malgré l'air frais qui en découlait, elle ne prêta pas attention à ces derniers, encore trop énervée pour pouvoir penser à acheter des confiseries. Sans s'en rendre compte, elle était déjà arrivée à la fin de la rue. En face d'elle se tenait le Bold Tree Distillery, un établissement restaurant-bar qu'elle fréquentait souvent le week-end. Elle le regarda avec ennui, et jaugeait si cela allait valoir le coup d'entrer. Les sourcils froncés, et sa frustration en poche, elle décida de pousser la porte du restaurant.
Le nombre de clients était anormalement bas pour un jour de week-end, rendant l'ambiance calme et agréable. Les personnes discutaient sans émettre un effort pour pouvoir se faire entendre. Hallie regarda ses sneakers marrons qui, usées par les sorties en forêt, semblait se fusionner avec le bois du sol. Le plancher était en bois d'aubaine, lustrée mais abimé par le temps. Les nombreux clients du restaurant avaient fait vieillir le bois très rapidement, en le faisant grincer sous leur poids. Alors que la jeune femme s'avançait, les crissements l'accompagnaient dans ses déplacements. Elle ne put s'empêcher de constater l'ancienneté du restaurant : les poutres porteuses se situaient aux quatre coins du magasin, gênant parfois les déplacements des employés, tandis que les murs en colombage affichaient à quelques endroits des fissures. En hauteur sur les murs, des éclairages à LED suivaient la direction des poteaux-poutres et contrastaient avec le style Moyen-Âgeux du commerce. Hallie les suivis du regard, et fixa quelques photographies fièrement exhibées aux clients : des diplômes de cuisiniers, des certificats reçus par des comités « élu meilleur établissement de l'année 2044 ! », ainsi qu'une photo d'inauguration du jour d'ouverture du restaurant-bar. Le côté miteux de l'établissement ne faisait jamais ressentir grâce à la décoration festive et opulente installée par le directeur.

Perdue dans ses pensées, la jeune fille affichait un visage morose. Le barman derrière son comptoir l'apostropha pour la saluer. Connaissant très bien la jeune fille, il sut tout de suite qu'elle n'était pas dans son assiette, et lui demanda si elle souhaitait venir s'asseoir au bar pour en discuter. Le regard hésitant, Hallie accepta l'invitation du barman et s'avança d'un air fatigué. Elle se saisit de la chaise et s'asseya en s'affalant sur le comptoir. Le barman commença par lui lister des caractéristiques habituels propres à la demoiselle rousse : d'abord quelque chose la dérange ou ne se passe pas comme prévu, ensuite, elle perd patience, et fini par s'emporter contre ses ami-es en pensant que le monde se ligue contre elle. Ce n'était pas la première fois que cela arrivait, et son ami adulte le lui fit remarquer. Ayant conscience qu'elle était en tort, elle refusa néanmoins de s'excuser et d'écouter les remarques du travailleur.

« Mais c'est de sa faute ! Il invente de nouvelles règles, et me dit des trucs entièrement faux ! Il joue vraiment n'importe comment. C'est pas moi qui devrais sortir de la partie, mais lui ! » s'exclama Hallie d'une voix forte et portante. Cela lui causa de s'attirer les regards des clients du bar qui se retournèrent en unisson après avoir entendu le cri de la jeune fille qui rompit le silence confortable de l'établissement. Sans en prendre compte, ou simplement indifférente aux regards qu'on lui portait, Hallie continua sur sa lancée et continua de se plaindre à son ami.

Estimant qu'il avait fait preuve d'assez de patience avec l'enfant, le barman l'interrompit dans son cinéma. Il lui conseilla d'aller s'excuser après de son ami, et d'admettre qu'elle avait eu tort de réagir ainsi ;
Qu'Hallie ferait mieux de lâcher son ressentiment pour vaquer à des occupations plus joyeuses, car la vie était trop courte pour rester fâchée contre des choses aussi futiles ;
Qu'une bonne amitié passait tout d'abord par une compréhension mutuelle l'un-e de l'autre.
Les traits de la jeune fille se détendirent dans un premier temps. Ses jambes, agitées il y a encore quelques minutes, s'ancraient sur les barreaux de la chaise progressivement, comme si la vasière des plages s'en était emparées, jusqu'à la faire disparaître entièrement. On apercevait des dents blanchâtres et parfaitement alignées de sa bouche entre-ouverte, statique, maintenant incapable d'un quelconque baratin. La franchise du barman lui vint comme un choc : Hallie se sentait à la fois éhontée et embarrassée. Elle jeta un regard à ses mains moites qui reposaient sur le bar. Il n'y avait pas d'issue possible. Elle savait qu'elle avait commis une erreur qu'elle devait à présent réparer. L'enfant serra des poings, la mâchoire contractée, les traits froissés. Lorsque enfin, elle prit la parole, elle ne réussit qu'à balbutier :

« Je sais. Je sais que j'aurais pas dû m'emporter. Mais, comment est-ce que je suis supposée résoudre la situation ? J'ai peur. Peur que ça ne soit trop tard, comme tant d'autres fois où ça l'a été. J'adore Lucas. J'ai pas envie d'être une peste avec lui ! C'est juste... j'ai beaucoup de mal à me contrôler comme tu le sais... »

L'amical écossais ne put que lui tendre un sourire de compassion. Il connaissait Hallie depuis plusieurs années maintenant, et c'était loin d'être la première fois qu'il servait de défouloir. Il aidait cette dernière lorsqu'elle souhaitait se confier, et apprenait quelques astuces de la vie à une personne qui était souvent perdue. La fillette cherchait désespérément une oreille et la validation d'un pair de ses sentiments, et le barman lui apportait cela.
« Tu sais quoi ? Puisque tu es là, je t'offre quelque chose. On the house! * (offert par la maison). Ressource-toi, et rentre à la maison. Tu pourras ensuite aller t'excuser auprès de ton ami.
- Je peux avoir un steak végé-frites ?
- Par ce temps ? Est-ce que tu as au moins écouté ce que je t'ai dis ? »

Hallie cherchait simplement un moyen de soulager les tensions, mais elle chérissait l'attention du travailleur. Alors qu'il s'attelait à lui préparer quelque chose qui n'était pas un whiskey, Hallie se retourna et contempla le restaurant, le regard vide. Elle se perdit dans ses pensées, réfléchissant aux excuses qu'elle allait présenter à Lucas. D'autres enfants s'étaient levés et courraient sur le plancher abimé en éclatant de rire. « Si seulement j'arrivais à garder mes ami-es aussi facilement que ces enfants jouent ensemble », pensa-t-elle tristement.


J'ai tenu compte des tes remarques. J'espère que ça va à peu près cette fois. Ton perso n'est pas intégré. A toi le background et la suite ! :love: A tes touches de clavier. :grin:

#6a1fe9 - La fiche réputation
Épaulard franc

9 juil. 2023, 12:16
Une rencontre totalement sobre  Aviemore   pv Léana 
J'ai chaud ! J'ai trop chaud !

En effet, je marche sous le soleil de midi depuis maintenant 3 heures. Je sens sur ma tête, mes épaules, mes bras, les rayons impitoyables qui me frappent sans relâche, malgré mon nouveau chapeau vert. Mais je ne me plains pas à voix haute. Oh non, je ne ferais jamais ça, car je suis trop heureuse d'être partie en vacances en famille avec papa ET maman ! Mes parents sont presque tout le temps à leur travail, en train de gérer des choses urgentes ou je ne sais quoi. Donc je profite un maximum du moindre moment que je peux avoir avec eux ! Et là, miracle, ils ont pris chacun une semaine de vacances pour que l'on parte tous les quatre en Écosse ! Je crois que c'est parce que maman est un peu nostalgique de l'année que nous avions passé à Invergarry, un tout petit village en Écosse. C'est donc pour cette raison que nous faisons le tour de plein de villages tous plus petits et jolis les uns que les autres.

Nous marchons, marchons à travers la campagne. Ma mère en profite pour nous apprendre les noms de toutes les plantes que nous croisons en route, et nous l'écoutons, moi et Éli, totalement captivées. Papa, lui, est devant en train de trouver le bon chemin, grommelant légèrement. A mon avis, nous n'avançons pas assez vite à son goût...

Soudain, apparaît devant nous quelques maisons, puis un village entier.

Nous sommes enfin arrivés !


Maman nous explique où nous nous trouvons :
- Ce village se nomme Aviemore, nous dormons ici ce soir, puis demain on se rendra à Invergarry, pour revoir notre ancienne maison. Élizabeth, tu ne dois pas t'en souvenir beaucoup car tu avais 5 ans, mais Léana, tu t'en rappelles, non ?

Elle se tourne vers moi, et voyant ma tête fatiguée, mes yeux qui sont en train de se fermer, mes joues toutes rouges par le soleil, elle s'exclame :
- Bon, on va d'abord se rafraîchir et se reposer, je crois qu'on en a tous besoin ! Regardez, il y a un restaurant-bar juste en face, ça vous dit ?

En effet, de l'autre côté de la rue se tenait le Bold Tree Distillery, d'après l'enseigne. Tellement heureuse d'enfin arrêter de marcher et de me poser dans un bar, je m'écris sans hésiter :
- Oui c'est super, merci maman !

Nous pénétrons dans l'établissement et j'ouvre grand les yeux pour ne louper aucuns détails du lieu. Il y a pas mal de monde à l'intérieur, mais cela rend l'atmosphère plutôt joyeuse et chaleureuse. Le bâtiment semble un peu vieux, j'entends quelques grincements, mais il est très accueillant avec ses murs à colombages, les diplômes des cuisiniers accrochés sur ceux-ci, le plancher en bois usé par les multiples passages. Papa nous montre une table libre et nous nous y asseyons avec soulagement. Que c'est bon de se reposer enfin ! Je commande une salade toute simple, à vari dire c'est la seule chose que je pourrais manger ce midi. Je ne me sens pas trop de m'enfiler un burger ou autre chose de chaud. Apparemment, ce n'est pas le cas du reste de ma famille car ils commandent des burgers végétariens... Nous dégustons nos plats, tout en parlant de nos souvenirs d'Écosse, et Éli nous pose plein de questions car elle ne se souviens de presque rien. Mais la conversation tourne un peu en rond, et j'ai fini ma salade depuis maintenant bien longtemps alors que mes parents n'ont absolument pas terminé ! Je demande donc discrètement à ma mère si je peux sortir de table et celle-ci me répond oui, sans hésiter.

Ne sachant pas trop quoi faire et ne voulant pour rien au monde sortir dehors sous la chaleur insupportable, je décide donc d'explorer le bar. Je me promène entre les tables, scrute les gens autour. Je vois des enfants qui jouent joyeusement entre eux, mais je n'ose pas aller les voir de peur de les déranger. Soudain, des éclats de voix attirent mon attention. Je me dirige vers le bruit et aperçoit une fille rousse qui doit avoir mon âge, vêtue d'un débardeur vert et d'un salopette noire. Je l'entend crier auprès du barman, et celui-ci arrive à la calmer en lui parlant plus doucement. Je les observe, curieuse de savoir ce qu'il se passe. Mais lorsque l'homme se retourne pour aller préparer quelque chose, la mystérieuse fille rousse regarde autour d'elle.

Oups ! J'espère qu'elle ne m'a pas vu, car c'est un peu indiscret d'écouter les conversations comme ça ! Mais je suis curieuse de savoir pourquoi a-t-elle autant crié...


Léana
Grace, mère de Léana

@Hallie MacCruimein, à toi ! ^^
Merci pour ces changements, c'est parfait ! ;)

#009900
3ème année RP 2048-2049
~ ~

9 juil. 2023, 18:05
Une rencontre totalement sobre  Aviemore   pv Léana 
Sortant de sa stupeur, Hallie croisa le regard d'une enfant de son âge qui, contrairement à la marmaille batifolante, se tenait seule près d'une table en bois du restaurant. L'enfant, une jeune fille d'environ dix ans, avait un visage plutôt rond et était d'une petite taille. Les cheveux d'un brun éclatant virevoltaient au rythme de la climatisation, alors que l'inconnue se tenait immobile, comme en symbiose avec son environnement. Pourtant, elle abhorrait des signes de fatigue évidente : ses joues étaient cramoisies par le soleil qui dardait ses rayons dorés sur l'Écosse asséchée, ses yeux d'un bleu azuréen semblable aux ailes profondes d'un Polyomatus icarus reflétaient la lumière rosée des néons de l'établissement tout en exhibant une difficulté à se maintenir ouverts. Ses vêtements sommaires étaient une invitation pour le soleil à meurtrir la peau exposée de l'enfant. Son débardeur vert la rendait vulnérable aux attaques acérées de l'astre en dépit du chapeau vert cru qui surplombait son visage. Bien que son front fut dissimulé par de longues mèches de cheveux brunes et par son couvre-chef, l'écolière y distinguait une présence abondante de transpiration qui s'y en écoulait, signe d'un précédent effort intense. La rouquine devint à son tour écarlate, d'abord embarrassée d'avoir fixé la camarade pendant si longtemps. La gêne lui monta à la tête, et ses taches de rousseur disparurent sous sa face rubiconde. Elle détourna rapidement les yeux, et se redressa sur sa chaise pour poser son regard sur le barman qui était en train de lui concocter un de ses plats préférés. Après ce qui lui semblât être une éternité, Hallie se risqua à jeter à nouveau son regard sur la jeune fille brune. Elle lui apparaissait très amicale, et l'intrépide écolière, follement curieuse de découvrir les raisons de son éreintement, ne put résister à son impulsion première de la saluer de la main. L'embarras toujours là, elle ne lui fit qu'un timide signe et lui adressa un bonjour discret, bien que suffisamment fort pour être entendu à plusieurs mètres :

« H- Hey ça va ?, balbutia Hallie visiblement inhabituée à ce genre d'interactions. Qu'est-ce que tu fais ici toute seule ? Tu n'as pas de parent(s) ? J'espère que tu ne m'as pas trop entendu râler tout à l'heure... Ce serait super gênant. Mon ami m'a bien expliqué que je n'aurais pas dû m'emporter. »
Dernière modification par Hallie MacCruimein le 13 juil. 2023, 02:23, modifié 1 fois.

#6a1fe9 - La fiche réputation
Épaulard franc

9 juil. 2023, 21:55
Une rencontre totalement sobre  Aviemore   pv Léana 
La fillette rousse se tourne, jusqu'à croiser mon regard. Je rougis brusquement, tente de me cacher derrière mes cheveux et mon chapeau, mais rien à faire, elle m'a déjà vu. Je fixe mes chaussures, ne sachant que faire ou dire.

Oh non, elle doit me trouver horriblement indiscrète d'avoir écouté sa conversation !


Au bout d'un moment, je relève la tête pour observer ce qu'elle fait. Adossée au bar, la fille semble captivée par ce qu'est en train de faire le barman. Puis soudain, elle se retourne et je remarque qu'elle paraît plus embarrassée qu'autre chose. En même temps, je viens d'écouter sa conversation, elle était sûrement privée...

Après, si elle ne voulait pas qu'on l'entende, fallait pas crier aussi fort !


À ce moment là, cette fille mystérieuse me fait petit signe timide de la main et m'adresse enfin la parole. Mouais, elle m'a l'air plutôt sympa, mais pas franchement à l'aise.

- Euh.. Salut ! Oui, ça va et toi ? Enfin, j'ai juste un peu chaud, c'est pas normal une température comme ça ici ! Et euh.. en fait, je suis vraiment désolée de t'avoir dérangée comme ça, mais j'ai entendu des cris donc... Mais je voulais pas écouter des trucs privés hein ! De toutes façons, j'ai pas compris grand chose...
Je reprends mon souffle, un petit peu gênée. Mais je continues de répondre à ses questins.
- Non non, je ne suis pas toute seule. Mes parents et ma petite sœur sont en train de manger un peu plus loin, mais vu que j'avais fini, je suis allée explorer un peu... Mais toi aussi t'es toute seule ? Et ton ami...? Je necomprend pas trop, c'est à cause de ça que tu criais ? Oh je suis désolée, je pose trop de questions ! Tu dois me trouver terriblement indiscrète...
En fait, moi c'est Léana, et toi ?


Elle me tue ta description ! :rofl:

#009900
3ème année RP 2048-2049
~ ~

13 juil. 2023, 02:03
Une rencontre totalement sobre  Aviemore   pv Léana 
Ravie de constater que la brunette ne l'avait pas simplement ignorée, Hallie l'écouta attentivement répondre à ses questions maladroites. Elle semblait toute aussi gênée que la rouquine de se retrouver dans cette situation. La gêne n'était peut-être pas le bon sentiment aux yeux d'Hallie. Un mal-être. Les hésitations qui ponctuaient le discours de la jeune fille marquaient son inconfort. « Compréhensible », considéra Hallie. « Moi aussi j'aurais été gênée si j'avais été amenée à tomber sur une fille qui gueule dans un bar ». À ce moment-là, elle fut tant emportée dans sa tirade qu'elle ne s'était pas rendu compte de l'étendue de ses jaseries devant le barman. Peut-être Hallie n'était pas la seule cause de l'embarras de la jeune brune ? Se pouvait-il que la saluer de si loin et dans un endroit si inhabituel avait renforcé ce sentiment de gêne ? Comment agir naturellement pour ne pas la troubler ? Et si --
Son flot de pensée fut interrompu par le visage angélique de sa camarade. Malgré l'embarras, son expression paraissait sincère. Au vu de la situation, elle se ressaisit, et adopta une posture plus confiante, laissant le malaise s'en aller petit à petit. Son côté exubérant naturel pouvait maintenant reprendre le dessus. Si l'on demandait à son entourage, Hallie n'était pas le genre de gamine discrète, qui préférait la solitude à un entourage. Elle raffolait de l'attention que l'on pouvait lui accorder, que celle-ci provenait d'adultes ou d'enfants. Son charisme et sa confiance en elle lui valaient d'attirer les gens autour d'elle comme des mouches. Elle était libre de choisir si elle voulait être entourée ou seule. Pourtant, il lui arrivait beaucoup de douter d'elle-même, et de se renfermer, surtout lorsqu'il s'agissait de communiquer avec autrui après son accident. Depuis ce jour, la rouquine se mettait une pression sur elle-même pour que chaque rencontre se déroule bien. Ainsi, des pensées anxiogènes lui traversaient souvent l'esprit dans des situations où elle se trouvait dans l'inconfort. Affichant un intérêt marqué sur le visage brûlé par le soleil, l'écolière se pencha en avant et s'assura que son expression communique de la sympathie tout en écoutant l'inconnue. Elle prit des notes mentales sur chaque phrase et chaque question que la petite posait. Elle prit cœur à vouloir répondre aux demandes de cette dernière : si elle lui parlait autant, c'était qu'elle n'était pas apparue comme un horrible monstre finalement. Une chose agaçait cependant Hallie. La jeune brune s'excusait beaucoup trop à son goût. Après tout, c'était elle qui lui avait adressé la parole. Elle se retint de l'interrompre lorsqu'elle avait entendu ses excuses et la laissa finir.


En fait, moi c'est Léana, et toi ?


Un silence de quelques secondes s'installa. Durant ce temps, un tremblement de terre aurait pu se produire et la jeune fille ne l'aurait pas remarqué. Elle en avait presque oublié son propre prénom. Leena ? Non, qu'est-ce que c'était ? Léana.
« Bizarre, remarqua Hallie. Ce n'est pas très écossais tout ça. On a pas de prénom comme ça chez nous. Enfin ça ne veut plus rien dire aujourd'hui. Peut-être que son père ou sa mère viennent d'ailleurs. De France ? Des Pays-Bas ? Je n'espère pas d'Angleterre ! Jamais mon père ne l'apprécierait... »
Voyant le visage circonspect de Léana, Hallie reprit ses esprits et prit la parole en réponse à toutes les questions et remarques qui avaient pu être faites.


« Léana hein ? C'est un peu étrange comme prénom. Tes parents parlent d'autres langues ? » Une seconde. Seule une seconde. Ce fut le temps pour comprendre qu'Hallie avait encore frappé. Peut-être aurait dû elle tenir sa langue à défaut de la lâcher dans la nature. Elle reprit alors, décidant de s'attarder sur des faits :
« Moi c'est Hallie. Hallie MacCruimein. J'habite ici.
Et ça pour faire chaud, c'est sûr. On meeeeeu-rt ! J'vous jure, c'est pas un temps à rester dehors. Heureusement le Bold Tree Distillery a une climatisation et au moins on peut se poser quelques minutes au lieu d'être en train de rôtir au soleil. C'est vraiment impensable : des écossais qui prennent les mêmes habitudes que les gens du sud... »

La jeune fille s'assura que Léana l'écoutait toujours, et que cette dernière ne lui avait pas faussé compagnie. Lors de longs monologues, elle avait pris la fâcheuse habitude de fermer les paupières. On lui avait fait remarquer à de nombreuses reprises, mais jamais elle ne se rendait compte quand elle le faisait. Visiblement toujours à l'écoute avec ses longues mèches brunes plaquées sur le visage, Hallie continua sur sa lancée.
« Ah, tes parents sont là ? C'est vraiment cool pour toi ! Tu as beaucoup de chance. Moi mes parents ils travaillent. Enfin, là c'est le week-end, alors ma mère est à la maison mais mon père rentre en fin d'après-midi.
Pour répondre à ta grosse question, ce matin je suis sortie pour aller jouer avec mon ami Lucas. Ça... s'est plutôt mal passé, pour tous les partis. Pour être honnête, j'ai vraiment été horrible avec lui. J'étais frustrée et je me suis emportée. Le barman est un ami proche de mon père, et c'est mon ami aussi maintenant. Enfin, moi je trouve que c'est mon ami, je lui ai jamais demandé ce qui lui en pensait. Ça me détend de venir ici : j'observe mon ami travailler, je discute avec lui, je lui 'crie' dessus comme tu le dis si bien, je flâne, j'observe les vas-et-vients des clients, et... »
Hallie commença à réduire le timbre de sa voix, comme si elle allait révéler son plus grand secret au monde. Elle désigna du regard le barman qui était en train de s'atteler à la préparation de son repas. Elle sourit et gloussa, faisant saillir ses pommettes cramoisies. « des fois j'ai même des repas gratuits ! »
Elle s'arrêta dans sa lancée, et se rendit compte qu'elle n'avait pas laissé assez de temps et d'interactions pour que Léana puisse interjeter. Elle s'empressa de déplacer le sujet de la conversation sur Léana, montrant qu'elle s'intéressait à elle.

« Surtout qu'est-ce que vous fichez à Aviemore en... vacances ? Ce n'est pas exactement la meilleure saison pour faire du ski. »


J'ai enfin trouvé une couleur je crois pour mon personnage. La voici. Hallie : #6a1fe9
Je n'étais pas très inspiré-e ici. A toi !

#6a1fe9 - La fiche réputation
Épaulard franc

16 juil. 2023, 13:05
Une rencontre totalement sobre  Aviemore   pv Léana 
Pendant que je lui parle et m'excuse, la fille semble m'écouter avec attention, comme si elle prend note de tout ce que je dis pour répondre au mieux à mes questions. C'est peut-être d'ailleurs ce qu'elle fait... Quand je me tais, un silence s'installe durant quelques secondes.

Pourquoi ne me répond-t-elle pas ? J'ai sûrement été trop confuse, j'ai dû m'embrouiller dans ce que j'ai raconté...


Puis soudain, elle se mit à parler d'un flot continu, sans me laisser le temps de lui répondre ou de placer un seul mot. Mais je l'écoute avec attention, en essayant de me souvenir de tout ce qu'elle me raconte et de ne pas en perdre une miette.

Elle a l'air d'avoir un problème avec mon prénom. Elle a fait une tête bizarre quand je lui ai dis...


Une fois qu'elle a terminé sa tirade, je prends une grande inspiration pour lui répondre. Mais ça va, elle n'a pas l'air de trop m'en vouloir, et elle me paraît plutôt sympa.

- Oui, c'est ça, Léana. Tu n'aimes pas ? Oui, mes parents aiment beaucoup la France, j'y ai même vécu quelques temps quand j'étais plus petite. Et mon père a des origines françaises aussi, c'est peut-être comme ça qu'ils m'ont donné ce prénom...
J'attends quelques secondes, un peu gênée qu'on parle autant de mon prénom, moi qui ne me suis jamais vraiment demandée pourquoi mes parents ont choisi celui-là.
- Enchanté Hallie ! J'aime bien ton prénom ! T'as de la chance d'habiter dans un petit village comme ça ! En ce moment, je vis à Brighton, et il y a tellement de monde, c'est trop grand je trouve. Moi je préfère les villages en campagne, plus calmes... Enfin, sauf quand il fait aussi chaud que ça ! C'est vrai que pour l'Écosse, c'est pas un temps normal ! j'ajoute en rigolant.
Je reprends mon souffle, regardant le réaction d'Hallie. Elle n'a pas trop l'air d'apprécier les gens du sud, et moi je vis à Brighton, il y a pas beaucoup plus au sud de l'Angleterre... Mais je continue, encouragée par l'enthousiasme et la bonne humeur d'Hallie.
- Mes parents ont pris une semaine de vacances, ça n'arrive vraiment pas souvent ! Mais je te comprends, les mieux travaillent beaucoup. Heureusement, j'ai une petite sœur avec qui je passe beaucoup de temps ! Mais ils font quoi comme travail tes parents ?
Ah d'accord, je comprends mieux ! Ça arrive à tout le monde de s'emporter, et tu pourras toujours aller t'excuser à ton ami quand tu le voudras. Et c'est vrai que ça doit être sympa de venir ici, surtout si tu as des repas gratuits !

C'est qu'elle est plutôt bavarde cette fille ! Elle ne s'arrête jamais ? N'empêche qu'en sa présence, moi je suis pareille...
- En effet, c'est pas la ville la plus touristique, je dis en souriant. En fait, j'ai habité dan un autre petit village pas très loin, Invergarry. Je crois que ma mère était un peu nostalgique des beaux paysages écossais et de la tranquillité de la campagne, du coup on vient passer une semaine de vacances ici ! Et toi, tu pars en vacances ?
Je lui adresse un grand sourire en attendant sa réponse. J'espère de tout mon cœur que mes parents prendront tout leur temps pour manger, pour que je puisse continuer à parler avec Hallie...

@Hallie MacCruimein
J'adore ta couleur, c'est compliqué à trouver au début ! :happy:

#009900
3ème année RP 2048-2049
~ ~

20 juil. 2023, 04:30
Une rencontre totalement sobre  Aviemore   pv Léana 
En voyant qu'elle avait mis Léana dans l'embarras, Hallie s'empressa de clarifier la situation en coupant la jeune fille :
« Non non pas du tout ! Ton prénom est simplement inhabituel pour une Britannique ! Encore plus pour une écossaise, mais je peux voir que tu es étrangère à ton accent. I ken* (je sais). Ouais. »
La fille à la salopette s'avachit sur le comptoir usé par les bières et le whiskey du bar, fixant la nouvelle venue. Elle se demandait si elle allait continuer à rester planté là, tel un poteau-poutre de l'établissement. La comparaison fit sourire Hallie, qui l'imagina alors se transformer en arbre et ainsi participer à soutenir le poids de l'établissement. Sous ses yeux, la jeune fille s'allongeait : ses coups de soleil écarlates se ternissaient, et se transformaient en un aubrun madré, tandis que ses deux jambes se métamorphosaient en racines robustes, vestiges de nombreuses années de vie. Un arbre parmi tant d'autres. Un arbre parmi ceux de la réserve. « C'est drôle, pensa Hallie. Il ne manquerait plus qu'une grive musicienne n'atterrisse sur l'une de ses branches pour recréer l'atmosphère paisible de dehors ». Seulement, Léana était humaine et rien n'avait altéré son état physique, si ce n'est l'imagination débordante de la petite MacCruimein. Elle scrutait la brunette tel un pygargue à tête blanche avant de se lancer sur sa proie et se demandait qui d'entre elle allait prendre l'initiative d'inviter l'autre à s'assoir.
Elle continuait d'écouter Léana parler. Son esprit lui jouait des tours et n'arrêtait pas de la distraire. De son sac en similicuir marron, elle s'en mit à trifouiller les tréfonds remplis d'un bric-à-brac à faire s'évanouir le père très ordonné de cette dernière. Visiblement à la recherche de quelque chose, son regard était fixé sur Léana qui continuait son monologue engendré par toutes les questions que lui avait posées Hallie alors que sa main droite triait au fur et à mesure des objets qu'elle touchait. Rugueux, rectangulaire, élastique. Cela devait être le bon objet. Les yeux en jade se dirigèrent rapidement vers l'ouverture de son sac. Elle sortit un petit carnet de couleur cobalt combiné à des motifs à paillettes. Une inscription ornait la page de couverture, indiscernable aux yeux du public : les lettres qui possédaient toutes différentes polices avaient été découpées dans des magazines publicitaires pour recréer un titre. Seul le mot « planner* »(agenda) avait soigneusement été écrit à la main par la plume d'une personne qui ne semblait pas celle d'un enfant. Du côté gauche de son sac, Hallie se munit d'un stylo et se redressa du comptoir pour pouvoir installer son matériel proprement. Elle s'empressa de noter les mots clefs que Léana utilisait pour ne pas les oublier. Le début de conversation fut assez aisé, mais il devenait à présent beaucoup plus difficile de retenir un flot d'information permanent. « Je vais décider à quoi répondre quand elle aura fini de parler, réfléchit la rouquine. Ce sera bien plus simple comme ça. »
La jeune fille se contenta de hocher la tête et de sourire lorsque Léana commenta sur la chance qu'elle avait d'habiter dans une ville aussi paumée qu'Aviemore. Les gens de la ville idéalisent la vie à la campagne, et plus particulièrement dans les Highlands. Une sorte de retour à l'état primitif. Retour à l'écossaise rustre qui chassait, et qui était au plus près de la nature. Cela n'avait rien à voir avec Hallie. Elle ne désirait certainement pas rester à Aviemore toute sa vie : elle avait tellement d'autres parcs, de réserves à explorer et cartographier. Plus tard, elle voulait entrer dans l'armée pour y occuper un poste de géographe. Rester à l'intérieur était impossible pour elle. Elle le savait depuis son plus jeune âge. Dès qu'elle serait en âge, elle quitterait Aviemore pour se diriger vers une région plus peuplée.
Néanmoins, face au compliment de la jeune brunette cramoisie sur son prénom, elle la remercia honnêtement en se contentant d'un simple merci combiné d'un sourire sur le côté. Le crayon à la main, les notes fusaient de toute part. Son écriture ressemblait à des pattes de mouches : seul-e un-e médecin-e aurait pu la lire. Hallie se fichait bien de ce genre de remarques : tant qu'elle parvenait à se relire, c'était tout ce qui lui importait.
Elle attendit que Léana finisse sa tirade. Le bruit de la vieille horloge murale se faisait entendre. Seconde. Par. Seconde. Le murmure plaintif des aiguilles paraissait résonner à travers la pièce. Tic. Tac. Tic. La fatigue commençait à la gagner.
Une fois que sa camarade eut fini, elle la regarda et vit un grand sourire affiché sur son visage en sueur, qui semblait peiner à afficher un enthousiasme sincère de par la chaleur. Jetant un œil à son cahier, elle prit la décision de se concentrer sur les questions concernant les parents.

« Mes parents travaillent beaucoup, et on n'a pas l'occasion de partir en vacances à cause de ça. Ma maman m'avait raconté que ça avait été toute une épreuve pour déménager d'Edimbourg à Aviemore. Mes parents ne sont pas les plus à plaindre, car tous les deux ont un travail. Mais ils m'ont dit qu'ils étaient très mal payés pour ce qu'ils faisaient. Mon père est euh... je ne me rappelle plus du terme qu'il m'avait dit mais c'est quelque chose comme sellier ? Apparemment, il construit les sièges dans les voitures en usine. Ma maman, elle, est aide à domicile : elle s'occupe des vieilles personnes et de personnes handies. »
Sa bouche se serra alors, se déplaçant à gauche de son visage. On y décelait une certaine tristesse, comme si la jeune fille regrettait que ses parents ne puissent décrocher un meilleur travail. Les yeux baissés et fatigués, un bref silence s'installa entre les deux filles. Les néons clignotaient de manière intermittente et illuminaient le visage de la rouquine de rose et d'émeraude. D'un coup, ses paupières se rouvrirent comme si quelque chose de profondément oublié lui était revenu à l'esprit.
« Oh, tu as mentionné le fait que tu avais une petite sœur. Ça doit être cool d'avoir constamment quelqu'un à la maison de ta famille, au moins c'est facile de vous occuper. Tu dois tout pouvoir partager avec elle... Je n'ai pas de sœur, mais j'ai mon amie Morven et puis maon cousaine Lynn ! Iel est génial, mais on ne se voit pas souvent... J'aimerais beaucoup lae voir, j'ai l'impression que c'est ça d'avoir un adelphe. »
Elle fut interrompue par son ami le barman qui revint de manière chevaleresque, portant dans sa main droite le réclamé steakvégé-frites posé sur un plateau en bois. L'assiette qui ressemblait à de la faïence, trônait sur le plateau comme la pièce la plus importante aux yeux de l'enfant affamée. Le Graal.
« Votre altesse, nous avons fini de préparer votre requête, s'inclina l'homme barbu. Nous espérons que ce met satisfasse votre palais.
- H-Haha, quoi ? Mais relève-toi donc, qu'est-ce que tu fais ? En plus c'est gênant.
- On dirait bien que tu as encore du travail à faire sur les blagues mistinguette. Je plaisantais simplement : un menu gratuit n'est pas donné à tout le monde, seul-es les monarques ont le droit à cette faveur. Tiens, mange. »
Le barman lui déposa son assiette à côté de son carnet, ainsi qu'une paire de couverts. Hallie regarda sa nourriture avec des yeux pétillants. La fatigue mise de côté, tout son être se concentrait sur ce qu'elle avait en face d'elle. Il était presque une heure de l'après midi, et Hallie n'avait rien avalé depuis des heures entières. La grive musicienne. L'arbre. L'arbre ! Elle se retourna vers Léana qui attendait toujours derrière elle. Lasse de devoir communiquer de si loin, elle agrippa une chaise en bois haute à sa gauche, puis fit un geste de la main, invitant clairement la jeune brune à s'y installer. Sa bouche était déjà remplie de frites. Elle ajouta la bouche pleine, rendant quelques sons indiscernables :
« Tu comppes encor rester lonntant pwantée là comm un poto poutr aussi loin ? » (Tu comptes encore rester longtemps plantée là comme un poteau-poutre aussi loin ?)

@Léana Green J'ai mis du temps à répondre, je n'étais vraiment pas inspiré-e. Je n'ai pas opté pour répondre à toutes les questions du personnage. Je ne trouve pas ça très naturel ! J'espère que ça te convient. Si je n'ai pas respecté les règles, n'hésite pas à envoyer un hibou dans ma volière. ;) Je m'amuse beaucoup.

#6a1fe9 - La fiche réputation
Épaulard franc

25 juil. 2023, 02:08
Une rencontre totalement sobre  Aviemore   pv Léana 
Pendant que je parle, Hallie semble m'écouter plutôt attentivement. Mais j'ai l'étrange impression qu'elle me regarde d'un drôle d'air...

Mais qu'est-ce qu'il y a ? J'ai une mèche de travers ? C'est fort possile ça. Ou alors un morceau de salade coincé entre les dents ?


Je passe discrètement ma langue sur ma dentition, mais rien à signaler de ce côté là. Alors ma main s'égarre dans mes cheveux emmélés, dans l'espoir de mettre un peu d'ordre dans ma tignasse décoiffée par le vent. Mais soudain, j'aperçois l'écossaise bouger sa main dans son sac, à la recherche de quelque chose. Avec surprise, je la vois sortir un carnet pailleté ! Elle l'ouvre et se met à écrire frénétiquement dedans. Elle ne serait quand même pas en train de prendre des notes ?? Pour être sûre, je jette un coup d'œil. par dessus son bras dans le but de déchifrer son écriture, mais c'est totalement illisible... Tant pis, et de toutes façons, ce ne sont pas mes affaires.

Une fois ma prise de parole terminée, il passe quelques secondes de calme, puis Hallie, assise confortablement au bar, jette un regard sur son carnet avant de me répondre. Elle me parle de la situation financière de ses parents, et du fait qu'ils soient par conséquent très occupés..La jeune fille me parait soudain triste, et étant un peu déconcertée, je tente maladroitement de la réconforter.

- Je suis désolée pour toi Hallie... En un sens, je te comprends, je sais ce que c'est des parents qui ne sont pas souvent à la maison et qui n'ont pas trop le temps de s'occuper de toi. Et tu dis qu'au moins, j'au une sœur avec qui tout partager, mais c'est ma seule vrai amie. Toi, tu connais d'autres enfants de ton âge depuis que tu es tout petite, moi je ne reste pas souvent plus d'un an au même endroit, donc ils m'oublient vite...

Je suis tout à coup interrompue par un spectacle qui me fais rire aux éclats. Le barman, à force de manières nobles et princières, apporte avec beaucoup d'exagération et d'humojr le repas d'Hallie ! Mais celle-ci semble trouver la situation plus gênante que drôle...

Captivée par le contenu de son assiette, elle se régale de son burger végé, comme si j'avais complétement disparu. Puis relevant sa tête, la fille en salopette parait se souvenir soudain de ma présence. La bouche pleine de frites, elle me propose de m'asseoir juste à côté d'elle, sur une chaise haute.

C'est vrai que je suis plantée en plein milieu depuis tout à l'heure...


Je m'avance donc précipitamment vers la chaise et tente d'y poser mes fesse. Mais avec ma maladresse et mon manque de coordination habituels, je fais basculer les chaise ! Tombant à la renverse, j'accroche l'assiette d'Hallie avec mon bras, l'entraînant avec moi pour mon plus grand malheur. Voyant le sol se rapprocher dangereusement, je place mes mains devant mon visage, tout en laissant échapper entre mes dents un "Bouse d'éruptif !"(Merde !) lorsque je m'écrase par terre.

J'en ai marre de tout le temps tomber et me ridiculiser ! Qu'est-ce qu'elle doit penser de moi maintenant...


Je suis affalée sur le sol du bar, les cheveux emmélés devant les yeux, l'assiette en mille morceaux à mes côtés avec les frites éparpillées autour de moi. Les jojes rouges de honte et les larmes s'apprêtant à sortir, je me relève avec empressement, marmonne rapidement un "Désolé ! à l'attention d'Hallie et du barman pour m'enfuir ensuite vers les bras rassurants de mes parents.

Voilà la suite @Hallie MacCruimein ^^
On peut s'arrêter bientôt si tu veux, ou alors continuer, mais il va falloir rattraper Léana alors ! :) C'est toi qui vois !.;)
Dernière modification par Léana Green le 23 août 2023, 13:53, modifié 1 fois.

#009900
3ème année RP 2048-2049
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31 juil. 2023, 04:11
Une rencontre totalement sobre  Aviemore   pv Léana 
L'arbre se démystifia sous les yeux d'Hallie : les racines pourtant bien ancrées dans le bois du plancher se décolèrent doucement pour se mouvoir en avant, emportant alors le jeune tronc bien portant. La lenteur se transforma en un pas assuré pour enfin accélérer impétueusement. Dès que l'arbre amorça sa course, l'image hallucinatoire du végétal se brouilla rapidement pour afficher celle d'une jeune fille petite, mais dynamique, aux cheveux des plus rebelles. Cette dernière courait vers la chaise en bois ancien aussi rapidement que timidement. Elle l'atteignit en quelques secondes à peine ; aux yeux de la rouquine, cela lui paraissait une éternité. Elle ne put s'empêcher d'afficher un sourire fier lorsque Léana prit la décision de la rejoindre. Ses yeux se plissèrent légèrement sous l'effet du sourire, et on pouvait y lire de l'exaltation, comme si une jeune enfant avait découvert une malle ancienne remplie de trésors et ne savait pas ce qu'elle allait y trouver.
Quand la brunette arriva près de la chaise, Hallie reprit son repas. L'air frais climatisé du restaurant soufflait, et l'avait aidé à retrouver son appétit habituel, comparable à celui d'un écureuil faisant des réserves de nourriture pour l'hiver. Dans la salle restaurant, beaucoup de clients s'étaient contentés de plats à crudités, ou de sandwichs maisons remplis d'aliments qui rappelleraient plus à n'importe quel adulte le sud de l'Europe que leur Écosse natale. Malgré la chaleur extérieure accablante, Hallie avait tenu à se restaurer avec un de ses mets préférés. Avec la grâce digne d'un albatros, Hallie dévora la moitié de son burger en moins d'une minute, laissant alors s'échapper toute la sauce blanche du sandwich sur ses mains caleuses et amochées. Les parents de la jeune fille le diront à qui le veuille : l'écolière était une petite souillon. Malgré leurs remarques intempestives, jamais n'ont-ils réussi à faire changer cette manière chez leur enfant. Quel était l'intérêt de se garder propre lorsqu'on mangeait de la nourriture qui nécessitait de se salir ?
Les yeux presque fermés, et le sourire aux lèvres, Hallie laissa s'échapper un bruissement continu, emprunt de satisfaction. Ce repas qu'elle savourait avait été tant attendu par la petite, qui avait pris son petit-déjeuner à l'aube.
Elle observa néanmoins Léana s'installer maladroitement sur la chaise haute. Hallie se demanda si le titre de l'albatros, roi de l'azur, maladroit et honteux, ne reviendrait pas plutôt à sa nouvelle connaissance titubante, plutôt qu'à elle-même.
« Est-ce qu'elle s'est déjà assise sur une chaise haute celle-là ? » pensa Hallie en voyant la difficulté que Léana avait à se maintenir en place.
À peine eut elle le temps de finir sa pensée que son assiette disparut à la vitesse de l'éclair, virant par terre emportée par la maladresse de la fille au débardeur. Hallie vit Léana en détresse, lorsqu'elle tomba de la chaise et lui tendit sa main pour tenter de lui venir en aide. Ce faisant, elle fut emportée par son élan et dégringola de la chaise haute pour atterrir violemment, épaule la première, sur le plancher dur et sec de l'établissement. La fille à la salopette ne put contenir un cri aigu au moment de tomber qui se transforma en un hurlement de douleur au moment de l'atterrissage.
Les deux compères se trouvaient allongées entourées de frites et de leur sauce rouge qui gisaient, jonchées sur le sol. Le barman se précipita vers les deux filles derrière son bar, et demanda nerveusement si les deux filles s'étaient cassé quelque chose. Se redressant lentement, et dans la douleur, Hallie ne put que grommeler une faible gémissement. Elle qui avait d'habitude si mal aux jambes s'était ajouté une douleur supplémentaire. Avant même qu'elle ne put marmonner un mensonge au barman, la jeune fille blessée vit Léana se relever, elle aussi, péniblement, regarder en direction d'Hallie et de l'homme avant de s'excuser et de s'enfuir en courant. Les messes basses des clients inquiets de la situation se firent entendre à travers la salle. Abasourdie, la jeune fille ne réagit pas sur le moment, comme figée dans le temps, ne comprenant pas ce qui venait d'arriver. Le visage recouvert de sauce blanche, les frites éparpillées de çà et là, Hallie avait des étoiles pleines aux yeux. — Qu'est-ce qu'elle est nulle celle-là... ce qui veut dire que... Elle est incroyable !
Elle se ressaisit et cria : « Hey, attend !!! »
La jeune brune ne l'écoutant pas, elle décide de la poursuivre en courant à son tour derrière elle. Malgré la douleur, le cadence est rapide, et le corps svelte d'Hallie, sculpté et entrainé par toutes ces sorties à l'extérieur, lui permit rapidement de rattraper sa camarade. Elle lâcha un juron puis parvint à lui agripper à son tour le bras nu teinté de rouge vif. La gravité faisant son travail, Léana fut de nouveau emportée par terre, tombant sur le derrière près des chaises de tables inoccupées par les clients. La petite MacCruimein n'avait pas mesuré sa force et avait involontairement envoyé valser sa camarade. Prise en étauds par la honte, elle choisit de la jouer cool et fit passer son acte pour quelque chose de volontaire. Elle regarda la fille à ses pieds, les sourcils froncés, faisant saillir une ride frontale, puis s'adressa à elle :
« Ça, c'est pour avoir fait valser mon repas. »
Hallie interpréta le visage de Léana comme de la confusion et s'empressa donc de lui tendre sa main, tout en déviant son visage à quatre-vingt-dix degrés pour ne pas croiser le regard perçant de la brune. Elle reprit :
« ... Et ça, c'est pour me faire pardonner. Tu es tombée. Deux fois qui plus est. Et alors ? Hallie jeta un coup d'œil aux alentours, puis vit quelques adultes diner autour d'elle. Elle demanda à Léana lesquels d'entre eux étaient ses parents avant de s'empresser d'ajouter. Bon écoute, tu m'as dit que vous étiez de passage au restau et à un moment, vous allez forcément devoir partir, ce qui fait qu'on a pas beaucoup de temps. Le soir, entre 17h30 et 18h30, je suis avec Morven à la réserve de la ville. On peut aller demander à tes parents s'ils seraient ok pour que tu viennes jouer avec nous. J'ai envie qu'on soit potes ! »
Elle aida Léana à se relever tout en la regardant droit dans les yeux, le sourire atteignant presque ses yeux laissant alors apparaitre quelques dents blanchâtres.

J'avais oublié le petit message de fin. J'espère que j'ai bien compris ton texte précédent. J'ai mis un peu de temps à répondre mais voici. :grin: A ta plume @Léana Green .

#6a1fe9 - La fiche réputation
Épaulard franc

25 août 2023, 18:13
Une rencontre totalement sobre  Aviemore   pv Léana 
Les larmes me brouillent la vue, des sanglots refoulés me serrent la gorge. Bien que je me sois fais mal au bras en tombant, c'est plus la honte qui me fait fuir de la sorte. Cette fille était super sympa, et qu'est-ce que je fais, moi ? Déjà, j'épie sa conversation, je la dérange, et quand elle me propose de s'asseoir à ces côtés je tombe de ma chaise en emportant son repas ! Le pire de tout ça, c'est qu'Hallie, en essayant de me retenir, a elle aussi dégringolée de sa chaise avec moi ! À tous les coups, elle a dû se faire mal, mais vu mon maigre courage, je préfère fuire la situation...

En plus, je crois que j'ai laissé échapper une expression magique, j'espère qu'elle n'a rien entendu, sinon je risque de me faire gronder...


Tout semble brouillé autour de moi et les tables ainsi que les clients ne sont que des tâches qui semble flotter dans la salle. Mais je cours pour retrouver mes parents, sentant sur mon dos les regards des personnes attablées. Soudain, je me sens basculer en arrière, quelqu'un vient d'agripper mon bras ! Je dégringole sur les fesses, emportée par Hallie.

Ouille ! Pourquoi s'est-elle jetée comme ça sur moi ? Elle est folle ! À vrai dire, je le mérite un peu...


La jeune fille me tend la main pour m'aider à me relever, main que je prends volontiers, ravie qu'elle me pardonne et ne m'en veuille pas trop.

- Merci ! Je suis vraiment désolée ! Pour ton repas et pour toi ! Je ne t'ai pas fait trop mal ? Et je m'excuse d'être partie en courant, j'avais trop honte...

Puis celle-ci me propose de venir jouer ce soir avec elle ! Et qu'on devienne potes ! Faut croire qu'elle aime bien de faire plaquer par terre...
Je lui réponds le sourire revenu aux lèvres, heureuse par la possibilité qu'on se voit plus longtemps !
- Ouais ça serait trop cool ! Viens, je vais demander ! Et ça me plairait bien à moi aussi qu'on soit potes !

Je m'essuie d'un geste brusque mes yeux, puis regarde autour de moi la table avec mes parents. C'est bon je les vois, ils sont tout au fond, bien au calme. Ils n'ont pas dû entendre tout le rafus que nous avons fait. Je m'élance vers eux et demande un peu précipitamment :

- Papa, Maman, ce soir je peux aller jouer avec Hallie ? C'est de 17h30 à 18h30 je crois. S'il vous plaît, s'il vous plaît, elle est super sympa !!!
- Euh oui, peut-être... répond mon père légèrement surpris.
Se tournant vers Hallie, mon géniteur la questionne :
- Tes parents sont au courant ? Et ça sera où ? Sinon, je n'y vois pas d'inconvénients.

J'ai envie de sauter sur place, contente de pouvoir passer du temps avec une fille de mon âge. Vu ma difficulté à me faire des amis et le maigre temps que je peux passer avec eux, c'est sûr que je vais profiter à fond ! Même si cette rencontre a été quelque peu chaotique...

@Hallie MacCruimein je suis vraiment désolée pour cet énorme retard ! J'espère que ça te va ! ^^

#009900
3ème année RP 2048-2049
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