Retomber dans ces démons
PROLOGUE
TWalcool, vulgarité et tentative de viol
TWalcool, vulgarité et tentative de viol
Enfin les vacances d’été ! Celles-ci s’annonçaient très mouvementés avec la coupe du monde à laquelle elle avait décidé de participer avec les Hel’s qui le voulait bien. Préparant la surprise avec son papa depuis quelques temps maintenant, elle devait tout organiser avec les parents, s’organiser elle-même, faire ces affaires, vérifier que ces billets étaient bien conformes, son emplacement de tente… Bref elle avait beaucoup de choses en tête.
Mais en cette matinée, ce n’était pas la coupe du monde qui préoccupait la jeune Delphillia. Mais bien un message qu’elle avait reçu. Ce message ne venait pas de n’importe qui et le recevoir avait presque empêcher Aliénor de dormir. La personne qui lui avait envoyé ce message était nulle autre que Grégoire. Son ex, celui qui l’a piétiné et humilié juste parce qu’il le pouvait. Ce Grégoire lui disait qu’il aimerait s’excuser et repartir à zéro avec elle.
Elle était tiraillée, une voix en elle lui disait que c’était n’importe quoi, qu’il disait certainement ça parce qu’il venait de se séparer de sa meuf comme la dernière fois. Et une partie d’elle lui disait que l’eau avait coulé sous les ponds et qu’avoir des excuses c’était au moins ce qu’elle méritait.
Le laissant sans réponse dans la soirée et dans la nuit, elle s’était décidée à lui répondre de manière très mature et courageuse ce matin. Elle envoya un « Ok » après lequel elle jeta son téléphone sur le lit presque par peur qu’il ne réponde dans la seconde. Mais que pouvait-il bien répondre à ok ? Et bien visiblement il trouva vu que le téléphone de la jeune fille s’alluma sur le lit. Dans un nouvel acte de courage, elle courut en direction de la cuisine abandonnant son téléphone pour prendre un petit déjeuner.
Mais en se retrouvant à Londres dans la journée, après avoir réservé une chambre au chaudron baveur, vous pouvez vous doutez du type d’échange qu’il y a eu entre les deux jeunes adultes. A la recherche d’un café, elle arriva dans le lieu assez classique de Londres dans lequel elle s’installa en attendant Grégoire. Une boule se formait dans son ventre alors qu’on lui apportait son thé. Revoir Grégoire… Après tout ce qu’il s’était passé ? Quand il franchit la porte, le cœur de la jeune fille rata un battement. Comment pouvait-il être encore plus beau qu’avant ?
La discussion se passa et étrangement Grégoire faisait preuve d’un véritable recul sur la situation et tout se passa si bien que la jeune joueuse de quidditch accepta de le retrouver en soirée le soir-même. Elle en profita pour acheter un haut un peu sympa et se rendit à l’adresse en question. Un appartement visiblement étudiant. Une fois à l’intérieur, elle s’amusa de l’ambiance qui y régnait déjà Certains assis autour d’une table, d’autres assis sur le canapé en train de se servir une bière au frigo… Rapidement on lui servit à boire et rapidement ils firent un jeu. Un jeu à boire bien évidement et comme lors de la soirée avec Sam, Aliénor ne contrôla pas vraiment la quantité d’alcool qu’elle prenait. Rapidement tout devint plus flou. Elle riait, s’amusait, dansait.
Puis une main lui attrapa le poignet. Elle releva les yeux. Grégoire. Il voulait quoi lui ? Il tenta de l’attirer autre part, dans la chambre finalement qui était dans un coin de l’appartement séparer par un espère de demi-mur.
-Vas-y lâche moi Greg.
Quand même elle avait bu, mais elle n’était pas désespérée à ce point.
-Viens ça sera drôle.
Il se rapprocha d’Aliénor qui ne fit que froncer les sourcils.
-Me dis pas que t’en a jamais rêvé.
La main du garçon monta rapidement sur le flanc de la jeune femme qui le repoussa violement, du moins c’était ce qu’elle pensait.
-J’suis pas Sarah, j’t’ai dit d’me lâcher.
Mais il insista, encore, et visiblement personne ne voyait ce qu’il se passait. Aliénor tenta de le raisonner, de libérer son poignet de son emprise. Mais il parvint à la tirer dans la chambre. Une fois plus à l’écart le garçon se rapprocha de nouveau d’Aliénor. Des larmes commencèrent à embuer ces yeux. Ça ne pouvait pas arriver, elle ne pouvait pas laisser ça se passer. Son corps se mit à trembler alors que son ex-petit-ami commençait à faire balader ces mains sur son corps. Soudain, une caresse trop forte, Aliénor se prit comme un electrochoc. Elle se tendit tout entière. C’était comme si l’alcool avait quitté son corps, ou alors peut-être que c’était lié. Mais immédiatement une claque partie en direction du visage du garçon qui blâma instantanément la jeune fille. Profitant de son mouvement de recul, Aliénor parti en direction du salon et sans même faire attention aux regards posés sur elle, elle sortit de l’appartement.
Mais Grégoire restait Grégoire et quand Monsieur à décidé que tu ne devais pas partir, tu ne devais pas partir. Il la rattrapa juste avant la porte des escaliers, lui attrapant le bas. Aliénor se retourna et tenta de le repousser, plaquant ces mains sur son torse.
-Laisse-moi !
-Tu m’as allumé toute la soirée !
-Dans tes rêves ouais, arrête de nourrir ton égo surdimensionné avec moi ! j’suis pas ton pantin va en trouver une autre. T’es qu’un...
La joue de la jeune fille irradia de douleur. Il venait de la frapper pour la faire taire ? Le regard plus sombre, il venait de réveiller en elle la seule chose qui pouvait réellement la sortir de cette situation, la seule chose qui lui retirait toutes ces peurs et qui pouvait vraiment la protéger. Son monstre.
Aliénor se redressa d’un coup profitant de ce mouvement pour frapper d’un beau crochet du droit le garçon. Une fois reculé, elle enchaina avec un coup de pied une nouvelle-fois au niveau de son visage. Il se retrouva au sol, quelque peu sonné par l’impact. Aliénor le regarda un instant se rapprocha pour lui cracher un « Batard » avant de partir.
***
Début des vacances d’été 2048
Aux alentours de 2h30 du matin
Nuit claire et demi-lune
Au chaudron baveur
@Stéphanie Lilith
Aux alentours de 2h30 du matin
Nuit claire et demi-lune
Au chaudron baveur
@Stéphanie Lilith
Elle poussa les portes de l’auberge et fila directement s’assoir au comptoir. Les cheveux mouillés de sueur, sa pommette gauche particulièrement douloureuse elle baissa la tête en commandant un verre de whisky pur feu. Commande qui s’apparentait plus à un ordre qu’à une demande. Sans bonsoir, sans s’il vous plait. La politesse était partie en voyage au même moment où l’alcool avait embué son cœur. Toujours alcoolisée de sa soirée, elle avait acheté une bouteille de bière sur le trajet pour s’en servir de froid sur sa joue mais elle l’avait descendue en quelques secondes. Elle aurait certainement du acheté des petits poids surgelés, ça aurait été plus complexe à manger. Mais elle n’avais pas l’esprit clair et rationnel, elle voulait juste oublier ce qu’il venait de se passer, absolument incapable de se rendre compte de toutes les conséquences qu’il pourrait y avoir. Passer à autre chose, et pour avancer elle devait boire. Du moins c’était ce qu’elle pensait.
Elle souffla un grand coup, posa ces coudes sur le bois du comptoir et reposa son front sur ces paumes de main se massant un peu le cuir chevelu. Elle avait l’impression de ne plus rien ressentir et quelque part, c’était une bonne chose. Elle venait de frapper quelqu’un et de le laisser au sol dans le couloir d’une résidence étudiante. Mais au moins elle n’avait rien. Elle releva la tête et la laissa partir en arrière dévoilant enfin son visage à ce lieu. Elle prit une grande inspiration avant de revenir à une position normale, position dans laquelle elle remarqua ces phalanges rougies. Elle avait recommencé, elle venait de frapper quelqu’un mais cette fois-ci elle avait l’impression d’avoir bien fait et elle ne regrettait aucunement de s’être laissé allé à cette violence en elle.
Elle fouilla dans sa poche avant d’en sortir une petite bourse dans laquelle elle stockait son argent sorcier. Elle déposa quelques pièces sur la table. Certainement pas suffisant mais elle n’avait pas l’esprit à compter. Elle voulait juste sa boisson.
Dernière modification par Alienor Delphillia le 9 août 2023, 14:17, modifié 5 fois.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Retomber dans ces démons
Un craquement à la base de la colonne vertébrale m'arracha un soupir de soulagement lorsque j'étirai mes bras au-dessus de ma tête. Faisant ensuite craquer mes vertèbres en roulant des épaules, je dissimulai un bâillement derrière le dos de ma main, jetant un regard distrait sur le peu de clients présents dans le bar. Posant mes mains sur les hanches, je hochai la tête, satisfaite de n'être que peu occupée à une heure pareille. Déambulant paisiblement au milieu du bar pour réveiller quelques ivrognes ou resservir les soiffards, je me sentirais presque désolée de bientôt démissionner. Puis je repensais au grand air libre et à nouveau ma résolution s'affermissait. Cet endroit avait été sympathique, un excellent marche pied pour reprendre ma stabilité, pour prendre un nouveau départ, mais désormais, les démangeaisons du manque d'activité me picotaient les jambes. Il me fallait autre chose, changer d'air, et vite.
Le bruit de la porte résonna dans le silence de la nuit, et je détournai la tête pour observer la venue d'un nouveau client. Un grand sourire franc se dessina sur mon visage lorsque je reconnus la jeune Alienor. Une pointe de culpabilité piqua mon cœur au souvenir du stage avorté avec cette jeune joueuse de Quidditch. Toutefois, ces préoccupations furent rapidement balayées lorsque je humai son odeur. La gratifiant d'un clin d’œil, mon visage s'ombragea.
Que lui était-elle arrivée ? La voilà tel un fantôme allant s'assoir au comptoir, sans piper mot, sans expression. Fronçant les sourcils, j'indiquai à Diane d'un mouvement de la tête de me laisser m'en charger. En prenant une grande inspiration, je glissai sous le comptoir pour venir me positionner devant Alienor. L'odeur du sang, de la sueur, de la peur et de la colère se mélangèrent pour heurter mes narines.
J'hésitai un instant avant de faire glisser un tabouret jusque sous mes fesses pour m'assoir dessus. D'un mouvement fluide de baguette, je fis venir une bouteille de jus de fruits rouges et deux verres. Mon observation me poussa également à faire venir une poche de glace, et la trousse de secours, que je disposai à côté de moi. Pour le moment, j'allais me contenter de lui servir un verre, de prendre le mien, et de croiser les bras sur les comptoir en la regardant. Sans un mot. J'attendais simplement qu'elle se mette à parler, ou pas. Je m'en moquai, mais il était hors de question que je la laisse ainsi seule dans son état. Elle empestait déjà l'alcool à plein nez, et je voulais entendre comment elle s'exprimait avant de lui servir de nouveau un verre d'alcool. Je repoussai également les quelques pièces qu'elle avait disposé sur le comptoir dans sa direction, un doux sourire flottant sur mes lèvres.
Le bruit de la porte résonna dans le silence de la nuit, et je détournai la tête pour observer la venue d'un nouveau client. Un grand sourire franc se dessina sur mon visage lorsque je reconnus la jeune Alienor. Une pointe de culpabilité piqua mon cœur au souvenir du stage avorté avec cette jeune joueuse de Quidditch. Toutefois, ces préoccupations furent rapidement balayées lorsque je humai son odeur. La gratifiant d'un clin d’œil, mon visage s'ombragea.
Que lui était-elle arrivée ? La voilà tel un fantôme allant s'assoir au comptoir, sans piper mot, sans expression. Fronçant les sourcils, j'indiquai à Diane d'un mouvement de la tête de me laisser m'en charger. En prenant une grande inspiration, je glissai sous le comptoir pour venir me positionner devant Alienor. L'odeur du sang, de la sueur, de la peur et de la colère se mélangèrent pour heurter mes narines.
J'hésitai un instant avant de faire glisser un tabouret jusque sous mes fesses pour m'assoir dessus. D'un mouvement fluide de baguette, je fis venir une bouteille de jus de fruits rouges et deux verres. Mon observation me poussa également à faire venir une poche de glace, et la trousse de secours, que je disposai à côté de moi. Pour le moment, j'allais me contenter de lui servir un verre, de prendre le mien, et de croiser les bras sur les comptoir en la regardant. Sans un mot. J'attendais simplement qu'elle se mette à parler, ou pas. Je m'en moquai, mais il était hors de question que je la laisse ainsi seule dans son état. Elle empestait déjà l'alcool à plein nez, et je voulais entendre comment elle s'exprimait avant de lui servir de nouveau un verre d'alcool. Je repoussai également les quelques pièces qu'elle avait disposé sur le comptoir dans sa direction, un doux sourire flottant sur mes lèvres.
Quelque part, perdue avec Sixtine.
Retomber dans ces démons
Laissant son regard dans le vide comme si elle trouvait un intérêt tout particulier au bois du comptoir, elle senti quelqu’un non loin d’elle, mais elle ne releva pas les yeux. Il y avait une personne qu’elle ne voulait pas spécialement voir ce soir et elle travaillait ici… Super pratique. Mais quand une main repoussa vers elle ces quelques pièces Aliénor fronça les sourcils avant de lever la tête et se heurter au regard doux de la barmaid qu’elle ne connaissait que trop bien.
-C’pas encore l’heure des excursions en balais…
Souvenir de leur petite escapade nocturne qui ne s’était pas très bien terminé. Aliénor avait pardonné à la barmaid mais elles ne s’étaient pas vraiment reparlées depuis. L’alcool la faisant certainement devenir plus tranchante qu’à l’accoutumée, cette pique n’était pas du tout justifiée. Mais bon, déjà qu’habituellement elle n’utilisait pas vraiment son cœur alors ce soir… Ou ce matin ? Il était qu’elle heure ? Elle chercha une horloge mais ses yeux tombèrent immédiatement sur le verre à se droite.
-Ca, c’est pas du whisky.
Dit-elle en pointa approximativement du doigt le verre rempli. Elle voulait oublier cette soirée, effacée cette suite d’action qui l’avait emmené ici et se réveiller dans son lit à Bristol comme si rien de tout ça ne c’était passé. Alors oui c’était impossible. Mais oublier la soirée ça c’était possible ! Avec du whisky.
-J’veux pas qu’tu soit là… Quand t’es là je parle et j’veux pas en parler.
Au moins elle exprimait ce qu’elle pensait ressentir. Mais tout était cotonneux autour d’elle et ce n’était pas ni le temps, ni de l’alcool qui allait arranger ça. A ce moment-là elle avait la capacité de réflexion d’une enfant et les réflexes d’un centenaire. Les dernières boissons qu’elle avait ingurgitées faisant effets elle commençait à avoir juste soif. Mais si les jeunes gens de 17 ans écoutaient leurs besoins primaires il y aurait beaucoup moins de comas éthyliques.
Aliénor fit la moue en prenant une grande inspiration par le nez avant de lever les yeux vers le visage connu de Miss Lilith.
-Pourquoi t’es là et pourquoi t’as l’air gentille ? Personne est gentil a cette heure de la nuit. L’est quelle heure ?
Elle soupira laissant son menton tomber avec force dans la paume de sa main. Ces doigts fouettèrent légèrement sa pommette ce qui lui fit terriblement mal. Elle retira immédiatement sa tête grommelant quelques mots incompréhensibles desquels on pouvait extraire un « il m’a pas loupé l’moldu ». Et bien… elle est belle la jeunesse !
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
-C’pas encore l’heure des excursions en balais…
Souvenir de leur petite escapade nocturne qui ne s’était pas très bien terminé. Aliénor avait pardonné à la barmaid mais elles ne s’étaient pas vraiment reparlées depuis. L’alcool la faisant certainement devenir plus tranchante qu’à l’accoutumée, cette pique n’était pas du tout justifiée. Mais bon, déjà qu’habituellement elle n’utilisait pas vraiment son cœur alors ce soir… Ou ce matin ? Il était qu’elle heure ? Elle chercha une horloge mais ses yeux tombèrent immédiatement sur le verre à se droite.
-Ca, c’est pas du whisky.
Dit-elle en pointa approximativement du doigt le verre rempli. Elle voulait oublier cette soirée, effacée cette suite d’action qui l’avait emmené ici et se réveiller dans son lit à Bristol comme si rien de tout ça ne c’était passé. Alors oui c’était impossible. Mais oublier la soirée ça c’était possible ! Avec du whisky.
-J’veux pas qu’tu soit là… Quand t’es là je parle et j’veux pas en parler.
Au moins elle exprimait ce qu’elle pensait ressentir. Mais tout était cotonneux autour d’elle et ce n’était pas ni le temps, ni de l’alcool qui allait arranger ça. A ce moment-là elle avait la capacité de réflexion d’une enfant et les réflexes d’un centenaire. Les dernières boissons qu’elle avait ingurgitées faisant effets elle commençait à avoir juste soif. Mais si les jeunes gens de 17 ans écoutaient leurs besoins primaires il y aurait beaucoup moins de comas éthyliques.
Aliénor fit la moue en prenant une grande inspiration par le nez avant de lever les yeux vers le visage connu de Miss Lilith.
-Pourquoi t’es là et pourquoi t’as l’air gentille ? Personne est gentil a cette heure de la nuit. L’est quelle heure ?
Elle soupira laissant son menton tomber avec force dans la paume de sa main. Ces doigts fouettèrent légèrement sa pommette ce qui lui fit terriblement mal. Elle retira immédiatement sa tête grommelant quelques mots incompréhensibles desquels on pouvait extraire un « il m’a pas loupé l’moldu ». Et bien… elle est belle la jeunesse !
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
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Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
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Je n'eus nul besoin d'à nouveau humer l'air pour sentir ses effluves chargées d'alcool, son haleine confirma mes impressions. Ainsi que son ton, et sa manière de s'exprimer. Depuis quand Alienor était-elle passé au tutoiement ? Je ne pus retenir mon sourire lorsqu'elle piqua sur la course de balais, et je levai mon verre dans sa direction, avant de le porter à mes lèvres.
- Touché.
Je ne l'avais pas volé, et c'était un moindre mal, je préférais mille fois une petite pique spirituelle qu'un silence. Au moins, la pique, je pouvais travailler avec. Les silences, même moi, je n'arrivais pas toujours à les percer. En revanche, lorsqu'elle pointa le fait que je ne lui avais pas servi ce qu'elle demandait, mon regard se durcit, hors de question de prendre à la légère le besoin d'alcool d'une adolescente visiblement au bord de la crise de nerf. Je fis claquer ma langue.
- Tu es déjà bien assez ivre, Alienor.
Puis la subtilité entra en jeu pour temporiser.
- Si tu veux tenir le coup, il faut au moins que tu t'hydrates entre les verres.
Je me cachai bien de lui révéler qu'en aucun cas, je ne comptais lui resservir un quelconque alcool, je pourrais facilement la mener en bateau pour l'empêcher d'y penser.
Mais ce que j'entendis par la suite me fit dresser les oreilles, et si j'écoutais l'adolescente d'une oreille distraite jusque là, elle venait de gagner toute mon attention. Elle avait donc quelque chose sur le cœur. Son odeur ne trompait pas, quelque chose de lourd. Et de récent, était-ce une odeur... de sang, que je humais sur elle ? Très légère, mais bien présente ? Un frisson me parcourut le dos, que lui était-elle arrivé ? Plissant les paupières, je me mis à l'observer attentivement. Sa joue fut la première chose qui attira mon attention. Rouge vive.
On l'avait frappé, j'en étais certaine. Une odeur étrangère flottait sur elle, une odeur beaucoup trop invasive pour qu'elle soit normale. Mon visage se durcit. Rarement je me laissai aller à la colère, mais lorsque les battements de mon cœur vinrent tonner à mes oreilles, je sus que si j'arrivais à apprendre qui avait osé lever la main sur Alienor, je jurais sur mon nom que plus jamais cette personne ne serait capable de lever la main sur qui que ce soit. Son état de faiblesse était aberrant, et lorsqu'elle tiqua en effleurant sa joue, mon cœur se serra.
Je vis rouge, lorsque je l'entendis mentionner un moldu. Oui, frapper, voilà bien quelque digne d'un moldu. J'écartai les verres placés entre nous pour me redresser, poser une main sur le comptoir, avant de me pencher vers elle pour examiner sa joue. Mon regard était dur et empli de colère, je sentis des picotements parcourir la surface de mon crâne. Je dégainai ma baguette.
- Ne bouge pas.
J'en approchai la pointe de sa joue.
- Episkey.
Voilà qui allait au grand minimum apaiser la douleur, voire la faire disparaître. Ça n'avait pas l'air trop grave. Mais lorsque je me rassis, posant ma baguette à côté de moi, plaçant les doigts de ma main libre devant le bas de mon visage, le coude soutenant ma tête, mes pupilles s'étrécirent. Il fallait la jouer fine, je jetai un coup d’œil à ma montre.
- Je suis là parce que je travaille, Alienor. Il est 2h32. Du matin.
Ma tête se pencha légèrement sur le côté, observant la jeune femme comme un félin.
- Rude soirée ?
Le mot en italique est en français.
- Touché.
Je ne l'avais pas volé, et c'était un moindre mal, je préférais mille fois une petite pique spirituelle qu'un silence. Au moins, la pique, je pouvais travailler avec. Les silences, même moi, je n'arrivais pas toujours à les percer. En revanche, lorsqu'elle pointa le fait que je ne lui avais pas servi ce qu'elle demandait, mon regard se durcit, hors de question de prendre à la légère le besoin d'alcool d'une adolescente visiblement au bord de la crise de nerf. Je fis claquer ma langue.
- Tu es déjà bien assez ivre, Alienor.
Puis la subtilité entra en jeu pour temporiser.
- Si tu veux tenir le coup, il faut au moins que tu t'hydrates entre les verres.
Je me cachai bien de lui révéler qu'en aucun cas, je ne comptais lui resservir un quelconque alcool, je pourrais facilement la mener en bateau pour l'empêcher d'y penser.
Mais ce que j'entendis par la suite me fit dresser les oreilles, et si j'écoutais l'adolescente d'une oreille distraite jusque là, elle venait de gagner toute mon attention. Elle avait donc quelque chose sur le cœur. Son odeur ne trompait pas, quelque chose de lourd. Et de récent, était-ce une odeur... de sang, que je humais sur elle ? Très légère, mais bien présente ? Un frisson me parcourut le dos, que lui était-elle arrivé ? Plissant les paupières, je me mis à l'observer attentivement. Sa joue fut la première chose qui attira mon attention. Rouge vive.
On l'avait frappé, j'en étais certaine. Une odeur étrangère flottait sur elle, une odeur beaucoup trop invasive pour qu'elle soit normale. Mon visage se durcit. Rarement je me laissai aller à la colère, mais lorsque les battements de mon cœur vinrent tonner à mes oreilles, je sus que si j'arrivais à apprendre qui avait osé lever la main sur Alienor, je jurais sur mon nom que plus jamais cette personne ne serait capable de lever la main sur qui que ce soit. Son état de faiblesse était aberrant, et lorsqu'elle tiqua en effleurant sa joue, mon cœur se serra.
Je vis rouge, lorsque je l'entendis mentionner un moldu. Oui, frapper, voilà bien quelque digne d'un moldu. J'écartai les verres placés entre nous pour me redresser, poser une main sur le comptoir, avant de me pencher vers elle pour examiner sa joue. Mon regard était dur et empli de colère, je sentis des picotements parcourir la surface de mon crâne. Je dégainai ma baguette.
- Ne bouge pas.
J'en approchai la pointe de sa joue.
- Episkey.
Voilà qui allait au grand minimum apaiser la douleur, voire la faire disparaître. Ça n'avait pas l'air trop grave. Mais lorsque je me rassis, posant ma baguette à côté de moi, plaçant les doigts de ma main libre devant le bas de mon visage, le coude soutenant ma tête, mes pupilles s'étrécirent. Il fallait la jouer fine, je jetai un coup d’œil à ma montre.
- Je suis là parce que je travaille, Alienor. Il est 2h32. Du matin.
Ma tête se pencha légèrement sur le côté, observant la jeune femme comme un félin.
- Rude soirée ?
Le mot en italique est en français.
Quelque part, perdue avec Sixtine.
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Aliénor soupira à la réponse de la barmaid. Comment elle, elle pouvait savoir si elle était suffisamment ivre ? Parce qu’elle était barmaid et que c’était son travail ? Oui mais ça Aliénor ne voulait pas le concevoir. Elle soupira une seconde fois avant de prendre le verre qui lui était offert et d’en boire la moitié d’un coup sec. C’était bon et sucré. Très agréable, mais jamais la jeune fille ne le dirais, elle avait bien trop d’orgueil. Les mots prononcés par la femme n’étaient pas compréhensibles d’Aliénor, mais elle ne s’en formalisa pas jusqu’à ce qu’elle la voit bouger avec sa baguette en main puis une forte chaleur irradier sa joue.
-Hey !
Réagit-elle avec un mouvement de recul avant de porter la main à sa pommette. Elle avait bien moins mal maintenant, presque plus mal à vrai dire. Elle lança un regard noir à l’adulte avant de baisser les yeux. Elle se comportait comme une sale gosse alors qu’on lui offrait accueil. Elle attrapa son verre qu’elle replaça bien devant elle et laissa son regard observer son contenu en écoutant la barmaid. 2h30 du matin… Merde… Un nouveau soupire passa les lèvres de la jeune fille alors qu’elle portait une nouvelle fois le verre à ses lèvres. Elle haussa les épaules à la question de Miss Lilith. Pouvait-elle qualifié cette soirée de rude ? Le mot était faible, mais elle n’avait pas encore conscience de ce qu’il s’était passé. L’alcool faisant son travail et limitant ces capacités de compréhensions.
-Je…
Commença-t-elle avant de s’interrompre, se remémorant par flashs les évènements de la soirée. Non l’alcool ne lui avait pas fait perdre la mémoire, mais son cerveau faisait le tri parmi les évènements traumatiques y compris… Non, elle ne voulait pas y penser.
-J’veux juste l’oublier. Alors si j’pouvais avoir un whisky ben ça résoudrait mon problème.
Comme si c’était la solution… C’était même la pire des idées, remplacer un problème par un autre n’a jamais été une bonne idée et c’était exactement ce que la jeune fille prévoyait de faire. Noyer ses soucis dans un soucis bien plus grand que pouvait être la dépendance à des produits addictifs. La pente était glissante. Aliénor pouvait encore se retourner et s’accrocher au bord avant de tomber, mais on devait vite lui faire prendre conscience.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
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Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
-Hey !
Réagit-elle avec un mouvement de recul avant de porter la main à sa pommette. Elle avait bien moins mal maintenant, presque plus mal à vrai dire. Elle lança un regard noir à l’adulte avant de baisser les yeux. Elle se comportait comme une sale gosse alors qu’on lui offrait accueil. Elle attrapa son verre qu’elle replaça bien devant elle et laissa son regard observer son contenu en écoutant la barmaid. 2h30 du matin… Merde… Un nouveau soupire passa les lèvres de la jeune fille alors qu’elle portait une nouvelle fois le verre à ses lèvres. Elle haussa les épaules à la question de Miss Lilith. Pouvait-elle qualifié cette soirée de rude ? Le mot était faible, mais elle n’avait pas encore conscience de ce qu’il s’était passé. L’alcool faisant son travail et limitant ces capacités de compréhensions.
-Je…
Commença-t-elle avant de s’interrompre, se remémorant par flashs les évènements de la soirée. Non l’alcool ne lui avait pas fait perdre la mémoire, mais son cerveau faisait le tri parmi les évènements traumatiques y compris… Non, elle ne voulait pas y penser.
-J’veux juste l’oublier. Alors si j’pouvais avoir un whisky ben ça résoudrait mon problème.
Comme si c’était la solution… C’était même la pire des idées, remplacer un problème par un autre n’a jamais été une bonne idée et c’était exactement ce que la jeune fille prévoyait de faire. Noyer ses soucis dans un soucis bien plus grand que pouvait être la dépendance à des produits addictifs. La pente était glissante. Aliénor pouvait encore se retourner et s’accrocher au bord avant de tomber, mais on devait vite lui faire prendre conscience.
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Retomber dans ces démons
Son soupir me confirma avec certitude son état, et je dus retenir mes doigts de venir pincer mes narines. Je l'observai ensuite boire son verre presque d'un trait. Aurait-elle bu n'importe quoi ? J'en avais bien peur. Mon esprit tournait à plein régime, cherchant la moindre petite odeur sur cette jeune femme pour tenter de la percer à jour. J'en humai davantage que je ne l'aurais voulu, et beaucoup ne me plaisaient pas. Son mouvement de recul était particulièrement révélateur, et désormais, j'avais une idée assez précise de l'origine potentielle de cette blessure. Mes dents se serrèrent et grincèrent, et je tentai de dissimuler la rage au fond de mes yeux. Si l'on avait levé la main sur Alienor, cette personne entendrait parler de moi dans l'heure qui suit, où qu'elle soit.
Je soutins son regard noir, sans broncher, m'imposant sans difficulté face à cette Alienor ma foi fort affaiblie au point que c'en était inquiétant. Et plus cela allait, plus je m'inquiétais. Venait-elle vraiment de s'interrompre au beau milieu d'une phrase ?! Que voulait-elle dire qu'elle n'osait parler ? Mon index tapota nerveusement le bois du comptoir, mon regard la fixant sans discontinuer. Je pus lire sur son visage le cheminement de ses pensées comme dans un livre ouvert. Elle voulait oublier quelque chose, c'était plus qu'évident, mais là, il y avait un élément déclencheur quelque part.
Toutefois, il était hors de question que je la laisse ainsi plonger. Cette fille était au bord du gouffre, et qu'elle le veuille ou non, je n'allais pas la laisser sombrer dans un alcoolisme menaçant. D'un geste discret, j'empoignai ma baguette, avant de la pointer en direction de son visage.
- Aguamenti.
Un petit jet d'une seconde, en plein visage, avant d'abaisser ma baguette, puis, d'un autre moulinet, l'assécher. Comme si rien ne s'était passé, je lui souris malicieusement, ma baguette toujours entre mes doigts.
- Tu es bien assez ivre comme ça, Alienor.
Je réfléchis rapidement, je ne pouvais pas me contenter de l'asperger sans un plan de secours.
- Je sais parfaitement ce qui t'arrive, ça se voit comme le nez au milieu de la figure pour moi. Et boire à en trépasser n'est pas la solution.
Je penchai la tête sur le côté, dissimulant merveilleusement bien mon bluff. Il fallait qu'elle parle, ne serait-ce que pour satisfaire ma curiosité personnelle.
- Alors ? Tu vas continuer de te murer dans ton mutisme ? Ne crois pas pouvoir me tromper, Alienor.
On ignorait trop souvent le pouvoir de verbaliser le prénom de la personne à laquelle on s'adressait, et je m'en servais sans la moindre vergogne.
Je soutins son regard noir, sans broncher, m'imposant sans difficulté face à cette Alienor ma foi fort affaiblie au point que c'en était inquiétant. Et plus cela allait, plus je m'inquiétais. Venait-elle vraiment de s'interrompre au beau milieu d'une phrase ?! Que voulait-elle dire qu'elle n'osait parler ? Mon index tapota nerveusement le bois du comptoir, mon regard la fixant sans discontinuer. Je pus lire sur son visage le cheminement de ses pensées comme dans un livre ouvert. Elle voulait oublier quelque chose, c'était plus qu'évident, mais là, il y avait un élément déclencheur quelque part.
Toutefois, il était hors de question que je la laisse ainsi plonger. Cette fille était au bord du gouffre, et qu'elle le veuille ou non, je n'allais pas la laisser sombrer dans un alcoolisme menaçant. D'un geste discret, j'empoignai ma baguette, avant de la pointer en direction de son visage.
- Aguamenti.
Un petit jet d'une seconde, en plein visage, avant d'abaisser ma baguette, puis, d'un autre moulinet, l'assécher. Comme si rien ne s'était passé, je lui souris malicieusement, ma baguette toujours entre mes doigts.
- Tu es bien assez ivre comme ça, Alienor.
Je réfléchis rapidement, je ne pouvais pas me contenter de l'asperger sans un plan de secours.
- Je sais parfaitement ce qui t'arrive, ça se voit comme le nez au milieu de la figure pour moi. Et boire à en trépasser n'est pas la solution.
Je penchai la tête sur le côté, dissimulant merveilleusement bien mon bluff. Il fallait qu'elle parle, ne serait-ce que pour satisfaire ma curiosité personnelle.
- Alors ? Tu vas continuer de te murer dans ton mutisme ? Ne crois pas pouvoir me tromper, Alienor.
On ignorait trop souvent le pouvoir de verbaliser le prénom de la personne à laquelle on s'adressait, et je m'en servais sans la moindre vergogne.
Quelque part, perdue avec Sixtine.
Retomber dans ces démons
Que ? Aliénor releva la tête pour observer la barmaid. Elle venait de lui balancer de l’eau au visage ? Mais ? Pourquoi ? Au moins maintenant la jeune fille était pleinement concentrée sur les paroles de l’adulte et si c’était son but elle avait réussi. Et en l’écoutant, un doute s’installa dans l’esprit de la jeune fille. La tromper ? Elle savait ? Qu’est-ce qu’elle savait ? Que pouvait-elle avoir compris avec ces supers-pouvoir de légilimens du nez ? La jeune fille s’agita un peu sur son siège comme gênée et prise en otage. Elle pouvait partir, mais elle logeait ici, elle retomberait forcément sur la barmaid… Elle pouvait continuer à faire la tête dure et ne rien dire mais visiblement elle mettait trop facilement les pièces du puzzle ensemble. La main gauche de la jeune fille se porta à sa joue, comme pour essayer de dissimuler sa blessure avant de retomber avec force sur le comptoir en donnant presque une claque au pauvre meuble.
-Arrêtez de m’analyser !
Elle avait presque crié et instinctivement elle courba le dos et enfonça sa tête dans ces épaules pour tenter de se cacher et se faire oublier. Le souvenir de la soirée restait dans sa tête et le flou artistique que lui permettait l’alcool se dissipait peu à peu. Les bières, les gestes de Grégoire, sa fuite et son combat. Un frisson parcourut la colonne vertébrale de la jeune fille.
-Vous dites que boire n’est pas la solution mais tous les adultes le fond. Vous êtes que des hypocrites. Pour vous détendre le soir, après une dure journée, pour accompagner un repas. Des menteurs. Moi aussi j’suis adulte maintenant alors j’ai le droit de faire ce que je veux. J’peux faire des soirées, j’peux boire avec mes amis, parce que je m’ennui parce que je peux plus faire mes sports favoris, parce que je veux juste oublier qui je suis, oublier des mauvais choix et des mauvais gens, je peux boire parce que j’en ai envie et personne n’a rien à dire…
Sa voix était allée crescendo et c’était cassé sur la fin alors que les larmes montaient. Elle ne savait pas pourquoi tout ressortait maintenant, pourquoi encore une fois avec cette femme, ici dans une auberge sorcière.
-J’suis adulte moi…
Adulte et donc elle avait ces fameux problèmes d’adultes que les adultes géraient tous seuls parce que personne ne comprenait les adultes et surtout pas les autres adultes. C’est compliqué d’être adulte… ça fait mal à la tête… Ou c’est l’alcool… Ou le coup de poing… Ou les trois. Elle retint un reniflement disgracieux avant de finir son verre de jus. C’était frais, c’est pas mauvais.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
-Arrêtez de m’analyser !
Elle avait presque crié et instinctivement elle courba le dos et enfonça sa tête dans ces épaules pour tenter de se cacher et se faire oublier. Le souvenir de la soirée restait dans sa tête et le flou artistique que lui permettait l’alcool se dissipait peu à peu. Les bières, les gestes de Grégoire, sa fuite et son combat. Un frisson parcourut la colonne vertébrale de la jeune fille.
-Vous dites que boire n’est pas la solution mais tous les adultes le fond. Vous êtes que des hypocrites. Pour vous détendre le soir, après une dure journée, pour accompagner un repas. Des menteurs. Moi aussi j’suis adulte maintenant alors j’ai le droit de faire ce que je veux. J’peux faire des soirées, j’peux boire avec mes amis, parce que je m’ennui parce que je peux plus faire mes sports favoris, parce que je veux juste oublier qui je suis, oublier des mauvais choix et des mauvais gens, je peux boire parce que j’en ai envie et personne n’a rien à dire…
Sa voix était allée crescendo et c’était cassé sur la fin alors que les larmes montaient. Elle ne savait pas pourquoi tout ressortait maintenant, pourquoi encore une fois avec cette femme, ici dans une auberge sorcière.
-J’suis adulte moi…
Adulte et donc elle avait ces fameux problèmes d’adultes que les adultes géraient tous seuls parce que personne ne comprenait les adultes et surtout pas les autres adultes. C’est compliqué d’être adulte… ça fait mal à la tête… Ou c’est l’alcool… Ou le coup de poing… Ou les trois. Elle retint un reniflement disgracieux avant de finir son verre de jus. C’était frais, c’est pas mauvais.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Retomber dans ces démons
Bon, mon bluff n'avait qu'à moitié fonctionné. Déjà, elle ne m'avait pas demandé explicitement ce que je savais, ce qui me permettait de laisser planer le doute sur l'ampleur de mes connaissances. J'en sais moins qu'elle ne sait mais plus qu'elle ne croit. Je perçus les hésitations de son esprit, et durant un instant, j'espérais obtenir gain de cause. Puis, sa réaction un peu violente me fit soupirer discrètement des narines, et je me retins de secouer la tête. Si elle avait été une parfaite inconnue, elle m'aurait agacée, mais en l'occurrence, pour qu'elle réagisse ainsi, c'est qu'il devait lui être arrivé quelque chose de particulièrement grave... Elle voulait se cacher, oublier. Je me mordis la lèvre inférieure.
Ah... et voilà qu'elle tentait de me faire la morale. Ou plus exactement, elle s'accrochait désespérément à quelque chose. Je notai plusieurs informations qui pourraient m'être particulièrement importantes pour la suite, et je décidai déjà de la stratégie à employer. Tout d'abord, la ramener sur terre, et ne pas me laisser marcher sur les pieds. Je croisai les bras sur le comptoir.
- Je n'ai jamais bu par obligation. Chose que tu essaye de faire ici.
Mon ton était implacable, mais j'enjolivais ma voix d'une douceur enrobante, apaisante, comme je savais si bien le faire.
- Si tu bois pour oublier, c'est dangereux. Et crois-moi, aucun adulte de ce genre n'a mes faveurs. C'est un cercle infernal extrêmement dangereux, surtout lorsqu'on pense tout savoir. Il ne faut boire que par envie, et pas par besoin. Et surtout pas pour chercher à alléger sa réalité. Alienor, la réalité finit toujours par revenir, et quand on a essayé de la noyer, elle revient deux fois plus fort, et elle te frappe en pleine gueule quand tu t'y attends le moins.
Bien, une fois la leçon déclamée, qu'elle trouve son chemin ou non, il était temps de m'occuper d'elle. Elle me faisait beaucoup de peine, pour être honnête. Je pris une grande inspiration, faisant flotter des mouchoirs que je déposai à côté d'elle, sans rien lui dire. Libre à elle d'en prendre, ou non. Puis je plongeai mon regard dans le sien.
- Pourquoi tu ne peux plus pratiquer tes sports favoris ?
Une simple question, sur un aspect apparemment trivial de cette conversation, mais qui pouvait se révéler décisif si j'arrivais à hameçonner son attention. La détourner de son problème, en espérant qu'elle finisse par y revenir d'elle-même pour finalement tout me raconter. Brillant, mais pas infaillible. On ne pouvait pas garantir avec succès un plan pour une jeune fille en pleine crise de larmes. Je fronçai les sourcils, avant de saisir ma baguette.
- Assurdiato.
Avec un petit sourire, je reposai ma baguette. Je ne voulais pas qu'elle ressente la pression de potentielles oreilles parasites qui nous entouraient.
Ah... et voilà qu'elle tentait de me faire la morale. Ou plus exactement, elle s'accrochait désespérément à quelque chose. Je notai plusieurs informations qui pourraient m'être particulièrement importantes pour la suite, et je décidai déjà de la stratégie à employer. Tout d'abord, la ramener sur terre, et ne pas me laisser marcher sur les pieds. Je croisai les bras sur le comptoir.
- Je n'ai jamais bu par obligation. Chose que tu essaye de faire ici.
Mon ton était implacable, mais j'enjolivais ma voix d'une douceur enrobante, apaisante, comme je savais si bien le faire.
- Si tu bois pour oublier, c'est dangereux. Et crois-moi, aucun adulte de ce genre n'a mes faveurs. C'est un cercle infernal extrêmement dangereux, surtout lorsqu'on pense tout savoir. Il ne faut boire que par envie, et pas par besoin. Et surtout pas pour chercher à alléger sa réalité. Alienor, la réalité finit toujours par revenir, et quand on a essayé de la noyer, elle revient deux fois plus fort, et elle te frappe en pleine gueule quand tu t'y attends le moins.
Bien, une fois la leçon déclamée, qu'elle trouve son chemin ou non, il était temps de m'occuper d'elle. Elle me faisait beaucoup de peine, pour être honnête. Je pris une grande inspiration, faisant flotter des mouchoirs que je déposai à côté d'elle, sans rien lui dire. Libre à elle d'en prendre, ou non. Puis je plongeai mon regard dans le sien.
- Pourquoi tu ne peux plus pratiquer tes sports favoris ?
Une simple question, sur un aspect apparemment trivial de cette conversation, mais qui pouvait se révéler décisif si j'arrivais à hameçonner son attention. La détourner de son problème, en espérant qu'elle finisse par y revenir d'elle-même pour finalement tout me raconter. Brillant, mais pas infaillible. On ne pouvait pas garantir avec succès un plan pour une jeune fille en pleine crise de larmes. Je fronçai les sourcils, avant de saisir ma baguette.
- Assurdiato.
Avec un petit sourire, je reposai ma baguette. Je ne voulais pas qu'elle ressente la pression de potentielles oreilles parasites qui nous entouraient.
Quelque part, perdue avec Sixtine.
Retomber dans ces démons
Ecoutant toujours la voix de la barmaid, du moins autant qu’elle le pouvait, elle soupira. Ces parents lui avaient déjà fait un discours similaire sur l’alcool et ces dangers quand elle avait commencé à aller en soirée. Elle soupira doucement, autant par dépit que par besoin de respirer, de sentir qu’elle ne partait pas, qu’elle était toujours en vie. Se prendre la vérité dans la tronche. Elle se l’était bien prise là quand même. Sa main revint sur sa pommette, elle faisait bien moins mal c’est certain elle risquait quand même d’avoir un bleu le lendemain, mais elle aurait bien moins de marques. Mais la question de l’adulte arrêta Aliénor dans son geste.
Comme fichée, arrêtée dans le temps, le regard dans le vide, elle ne pouvait s’empêcher de repasser les images du visage d’Aelle devant ces yeux. Puis celui de Grégoire et comment elle avait pu se défaire de lui. Qu’est ce qu’il se serait passé si elle n’avait pas eu cette force au fond d’elle ? Elle ne s’en était pas rendue compte sur le coup et avait toujours du mal à réaliser mais… Elle était vraiment en danger dans cet appartement ?
-Parce que j’ai peur de ce que je peux être…
Dit-elle machinalement, sans que le reste de son corps ne bouge. Pourtant ce monstre, cet épouventard, il l’avait aidé ce soir. Elle avait peur de ce qu’elle était capable de faire quand elle se laisser aller à la violence que ce soit par la colère ou par la peur. Mais elle était tellement plus forte, plus instinctive quand elle se laissait aller à ces pulsions. Autant dangereux que fascinant.
-Mais… Je crois que c’est grave.
Prendre conscience de ce qu’elle venait de vivre… Un doute persistait en elle et pourtant les mains de Grégoire étaient très claires sur ces intentions et jamais elle n’avait donné son accord pour ça. Mais alors ? Non, c’était Grégoire, ils avaient été en couple. Pourtant… Une larme coula le long de la joue de la jeune fille et sa gorge se noua alors que la scène se repassait dans son esprit.
-Je… C’était mon ami. Mais…
Elle s’arrêta cherchant un verre d’eau sur la table. Elle avait besoin d’un verre d’eau.
-Vous avez de l’eau ?
Elle tourna enfin la tête vers la barmaid. Les yeux embués, l’air perdue mais d’une toute autre façon. Ce n’était plus l’alcool, mais la prise de conscience qui donnait à la jeune fille cet air ahuri. Que ce serait-il passé ? Non, elle ne pouvait pas l’imaginer. Ça n’arrivait que dans les mauvais films, ce n’était pas réel. Pas pour elle.
Elle voulait juste voir sa mère là de suite, maintenant.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Comme fichée, arrêtée dans le temps, le regard dans le vide, elle ne pouvait s’empêcher de repasser les images du visage d’Aelle devant ces yeux. Puis celui de Grégoire et comment elle avait pu se défaire de lui. Qu’est ce qu’il se serait passé si elle n’avait pas eu cette force au fond d’elle ? Elle ne s’en était pas rendue compte sur le coup et avait toujours du mal à réaliser mais… Elle était vraiment en danger dans cet appartement ?
-Parce que j’ai peur de ce que je peux être…
Dit-elle machinalement, sans que le reste de son corps ne bouge. Pourtant ce monstre, cet épouventard, il l’avait aidé ce soir. Elle avait peur de ce qu’elle était capable de faire quand elle se laisser aller à la violence que ce soit par la colère ou par la peur. Mais elle était tellement plus forte, plus instinctive quand elle se laissait aller à ces pulsions. Autant dangereux que fascinant.
-Mais… Je crois que c’est grave.
Prendre conscience de ce qu’elle venait de vivre… Un doute persistait en elle et pourtant les mains de Grégoire étaient très claires sur ces intentions et jamais elle n’avait donné son accord pour ça. Mais alors ? Non, c’était Grégoire, ils avaient été en couple. Pourtant… Une larme coula le long de la joue de la jeune fille et sa gorge se noua alors que la scène se repassait dans son esprit.
-Je… C’était mon ami. Mais…
Elle s’arrêta cherchant un verre d’eau sur la table. Elle avait besoin d’un verre d’eau.
-Vous avez de l’eau ?
Elle tourna enfin la tête vers la barmaid. Les yeux embués, l’air perdue mais d’une toute autre façon. Ce n’était plus l’alcool, mais la prise de conscience qui donnait à la jeune fille cet air ahuri. Que ce serait-il passé ? Non, elle ne pouvait pas l’imaginer. Ça n’arrivait que dans les mauvais films, ce n’était pas réel. Pas pour elle.
Elle voulait juste voir sa mère là de suite, maintenant.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Retomber dans ces démons
Je sentis que je fis mouche. Beaucoup plus que ce à quoi je m'attendais. Combien de secrets se dissimulaient sous les couches protectrices de cette adolescente ? Bien trop pour son propre bien, et surtout, beaucoup trop lourds pour elle. Je vis sans la moindre difficulté des souvenirs qui l'assaillirent, je vis son visage se perdre, le regard dans le vide. Peur et angoisse s'entremêlaient. Ma main se leva pour venir frotter mon menton tandis que je me redressai. J'écoutai ses craintes, notant mentalement que je pourrais peut-être lui recommander ma mentor moldue, s'il s'agissait bien d'un sport de combat. Je décidai d'attendre d'avoir plus d'informations, d'autant que ses mots suivants...
La larme versée par l'adolescente alluma en moi un brasier de fureur qui irradia de ma peau. Souplement, je contournai le bar pour venir m'asseoir à côté d'Alienor, sans la regarder, me contentant simplement de retirer cette séparation physique entre elle et moi. Mes craintes commençaient à se confirmer, ça sentait très mauvais. J'humais le dégoût et l'incrédulité qui émanaient de la jeune femme, et ma colère ne fit que croître, étrécissant mes yeux et accélérant mon cœur. Mes doigts se serrèrent entre eux, au point qu'une ou deux articulations craquèrent. J'expirai doucement pour me calmer. Je me redressai ensuite pour récupérer une bouteille d'eau, dans lequel je pressai une petite goutte de cerise, avant de le tendre à la jeune femme.
Lorsque j'ouvris les lèvres pour parler, ma voix grondait, glaciale et puissante.
- N'ai jamais peur de ce que tu peux être, Alienor.
Je passai une main dans mes cheveux, avant de reprendre.
- Tu veux me raconter ?
Qu'elle me raconte, qu'elle me dise qui lui avait ce que je pensais qu'il lui était arrivé, et je veillerai à ce que ce petit con ne revoie jamais la lumière du jour. Une dangereuse tonalité sous-tendait ma voix.
La larme versée par l'adolescente alluma en moi un brasier de fureur qui irradia de ma peau. Souplement, je contournai le bar pour venir m'asseoir à côté d'Alienor, sans la regarder, me contentant simplement de retirer cette séparation physique entre elle et moi. Mes craintes commençaient à se confirmer, ça sentait très mauvais. J'humais le dégoût et l'incrédulité qui émanaient de la jeune femme, et ma colère ne fit que croître, étrécissant mes yeux et accélérant mon cœur. Mes doigts se serrèrent entre eux, au point qu'une ou deux articulations craquèrent. J'expirai doucement pour me calmer. Je me redressai ensuite pour récupérer une bouteille d'eau, dans lequel je pressai une petite goutte de cerise, avant de le tendre à la jeune femme.
Lorsque j'ouvris les lèvres pour parler, ma voix grondait, glaciale et puissante.
- N'ai jamais peur de ce que tu peux être, Alienor.
Je passai une main dans mes cheveux, avant de reprendre.
- Tu veux me raconter ?
Qu'elle me raconte, qu'elle me dise qui lui avait ce que je pensais qu'il lui était arrivé, et je veillerai à ce que ce petit con ne revoie jamais la lumière du jour. Une dangereuse tonalité sous-tendait ma voix.
Quelque part, perdue avec Sixtine.