A qui la faute ? |libre sous conditions|
A LIRE AVANT DE REPONDRE, MERCI.
Reducio
Ce RP est très important pour la suite de l'histoire d'Eileen, pour cette raison, bien que ce soit un RP libre, il a quelques conditions à remplir avant de répondre:
- Avoir lu les Actes I et II expliquant sa disparition du château.
- Connaître un minimum Eileen et avoir été impacté par sa disparition (ami, ennemi, camarade de classe, joueur de Quidditch du temps où Eileen était membre des Hel's)
- Avoir lu les Actes I et II expliquant sa disparition du château.
- Connaître un minimum Eileen et avoir été impacté par sa disparition (ami, ennemi, camarade de classe, joueur de Quidditch du temps où Eileen était membre des Hel's)
20 Juin 2048,
Le midi.
Le midi.

Sa sixième année venait de prendre fin. Et bien qu’elle était quasiment sûre d’avoir réussi toutes ses épreuves, ce fut une période des plus rudes pour Eileen. La situation dans laquelle elle était, l’avait poussé à se plonger corps et âme dans ses études, et cela, jusqu’au point de négliger sa santé. Plus le temps passait, plus le fil sur lequel l’Irlandaise jouait l’équilibriste devenait fin. Si bien que seulement trois jours après le début des examens de sa sixième année, Eileen atteignit enfin ses limites. Le planning de révision intensif que l’adolescente s’imposait, associé à un manque de sommeil et au fait qu’elle ne mangeait quasiment plus l’avait privé de ses forces. Clouée au lit, elle avait juste trouvé la force de se traîner de son lit jusqu’à la Grande Salle pour essayer d’avaler quelque chose avant de passer son épreuve de Vol, mais la fatigue qu’elle ressentait était accablante. Heureusement pour elle, c’était sa seule épreuve de la journée, car elle retourna immédiatement dans son lit, et espéra de toutes ses forces que la nourriture qu’elle avait mangée plus tôt allait l’aider à se sentir mieux.
Elle ne savait pas quelle bonne étoile veillait sur elle, car le lendemain matin, sans être en pleine forme, Eileen se sentait un peu mieux. Alors elle essaya de reprendre un rythme de vie normal, du moins lorsque ça concernait les repas, et ça semblait lui réussir car cela faisait longtemps qu’elle ne s’était pas sentie aussi physiquement. De ce fait, l’Irlandaise décida d’être moins stricte envers elle-même, même si la menace de son père résonnait toujours dans sa tête.
C’était un bel après-midi, le soleil rayonnait sur les Highlands écossais lorsqu’Eileen décida de se rendre dans le parc du Château pour prendre l’air. Elle n’en pouvait plus de voir les quatre murs de son alcôve, et apparemment aujourd’hui était le bon jour pour sortir. Mais comme elle s’en doutait, lorsqu’elle avait vu le beau au travers la fenêtre de la salle commune, le Parc était bondé d’élèves. Alors, l’Irlandaise trouva un arbre où il n’y avait personne et s’assit contre le tronc, à l’ombre de son feuillage. Elle ferma les yeux et pencha sa tête en arrière pour la reposer sur le tronc, profitant des quelques rayons de soleil qui n’étaient pas filtrées par les feuilles du chêne contre lequel elle était adossée. La brise qui caressait son visage était tout aussi agréable, et Eileen était justement en train de se dire à quel point cela lui avait manqué lorsqu’une petite bourrasque de vent fit voler ses cheveux. L’adolescente n’en pensa rien au départ, pensant simplement à un coup de vent isolé, mais le bruit caractéristique d’un hibou non loin d’elle lui fit ouvrir les yeux. Et ce qu’elle vu laissa Eileen absolument sans voix, elle se demanda même si elle n’était pas en train d’halluciner, car ce n’était pas possible que le hibou petit-duc de son frère soit là. N’est-ce pas ? Mais lorsque le petit rapace sauta pour se percher sur son genou gauche, et que l’Irlandaise sentit les serres pincer sa peau, elle n’avait pas d’autres choix que d’admettre qu’Ombre était réellement là, avec elle, à Poudlard.
L’adolescente fondit en larmes, et ses mains vinrent automatiquement recouvrir son visage. Sentant sa détresse, Ombre tenta de la réconforter du haut de ses vingt centimètres, ce qui eut le don de calmer légèrement la jeune fille, amusée par le petit rapace. Elle passa alors ses doigts sur le plumage du petit hibou, qui d’un coup de bec lui montra la raison de sa venue ; une lettre qu’il avait déposée sur ses cuisses. Eileen eut alors un désagréable flash-back de la dernière qu’elle avait reçu et qui était la cause de pourquoi elle en était là aujourd’hui. Mais si c’était Ombre qui lui avait amené, alors sûrement elle n’avait rien à craindre ? Tout de même, elle ouvrit l’enveloppe avec précaution et sortit délicatement la lettre qu’elle contenait. Immédiatement, elle reconnut une écriture qu’elle n’avait pas vue depuis des années, celle de sa mère et les larmes se remirent à couler de leur plein gré.
Un poids certain venait de se lever des épaules d’Eileen, un poids qu’elle avait porter pendant beaucoup trop longtemps. C’était enfin fini. Tout était fini. Plus jamais elle n’aurait à craindre son paternel. Aedan Shelby avait été arrêté et fait prisonnier dans l’exercice de ses fonctions et le Ministère, ne voulant pas de nouveau risquer l’exposition de la communauté magique pour un simple espion, ne comptait pas le sortir du trou où il était retenu. Ils n’avaient plus besoin de se cacher, ni Eileen, ni sa mère et ses frères. Mais ces derniers, désirant prendre un nouveau départ, avaient apparemment décidé de déménager à Dublin, dans une jolie maison de ville qu’ils avaient hâte de faire visiter à l’adolescente.
Eileen fut dérangée dans la fin de sa lecture par le petit-duc qui utilisait sa tête pour cogner contre ses mains. La jeune fille releva alors la lettre pour pouvoir voir Ombre qui lui tendait de nouveau l’enveloppe, mais elle ne comprenait pas, elle avait déjà la lettre dans les mains, pourquoi voulait-il la lui redonner ? Eileen comprit rapidement lorsqu’elle entraperçut le haut d’une photo mouvante. La Poufsouffle coinça alors la lettre sous sa cuisse gauche et sorti ce qui était en réalité deux photos, la première montrait une chambre, sûrement la sienne. Elle était si jolie, Eileen avait hâte de la découvrir, ainsi que le reste de sa nouvelle maison. La deuxième photo fit pleurer l’adolescente pour la troisième fois en l’espace d’une dizaine de minutes. Délicatement, Eileen effleura le papier avec ses doigts tremblants. Ses émotions étaient en train de la submerger, l’Irlandaise était si heureuse de revoir le visage des membres de sa famille, leurs sourires lui en arracha même un petit et cela faisait bizarre à Eileen, cela faisait si longtemps qu’elle n’avait pas souri.
Mais une fois l’euphorie passée, c’est la peur et l’appréhension qui reprirent le dessus car elle avait beau être libérée de l’emprise de son père, le mal qu’elle-même avait causé était toujours présent. Et même si elle avait pensé bien faire car pour Eileen, c’était le seul choix viable qui se présentait à elle lorsqu’elle avait reçu la menace de son père à l’encontre du reste de sa famille, elle savait également que son choix avait dû énormément blesser ses proches. Et elle l’aurait été si l’un ou l’une de ses amis avait disparu sans un mot, si la personne l’avait évité dès qu’elle la voyait. Alors, elle était bien consciente que le tort qu’elle avait causé n’allait pas s’envoler comme ça, que ses amis (s’ils la considéraient toujours comme tel) n’allaient pas l’accueillir comme si de rien n’était. Mais elle allait bien devoir se lancer, Eileen voulait redevenir actrice de sa vie, que tout redevienne comme avant ou du moins le plus possible. Seulement l’Irlandaise savait que cela ne dépendait pas que d’elle, mais elle pouvait tout de même aller de l’avant et voir où ça la menait.
Alors, le week-end qui suivit, et qui coïncidait avec le dernier de l’année passé à Poudlard avec les vacances d’été, Eileen s’assit parmi ses camarades pour manger dans la Grande Salle. La Poufsouffle avait longtemps hésité et elle était toujours anxieuse, stressée par la réaction de ses camarades, mais Eileen n’avait plus rien à perdre, elle s’en était assurée elle-même l’année dernière en disparaissant.
Elle ne savait pas quelle bonne étoile veillait sur elle, car le lendemain matin, sans être en pleine forme, Eileen se sentait un peu mieux. Alors elle essaya de reprendre un rythme de vie normal, du moins lorsque ça concernait les repas, et ça semblait lui réussir car cela faisait longtemps qu’elle ne s’était pas sentie aussi physiquement. De ce fait, l’Irlandaise décida d’être moins stricte envers elle-même, même si la menace de son père résonnait toujours dans sa tête.
C’était un bel après-midi, le soleil rayonnait sur les Highlands écossais lorsqu’Eileen décida de se rendre dans le parc du Château pour prendre l’air. Elle n’en pouvait plus de voir les quatre murs de son alcôve, et apparemment aujourd’hui était le bon jour pour sortir. Mais comme elle s’en doutait, lorsqu’elle avait vu le beau au travers la fenêtre de la salle commune, le Parc était bondé d’élèves. Alors, l’Irlandaise trouva un arbre où il n’y avait personne et s’assit contre le tronc, à l’ombre de son feuillage. Elle ferma les yeux et pencha sa tête en arrière pour la reposer sur le tronc, profitant des quelques rayons de soleil qui n’étaient pas filtrées par les feuilles du chêne contre lequel elle était adossée. La brise qui caressait son visage était tout aussi agréable, et Eileen était justement en train de se dire à quel point cela lui avait manqué lorsqu’une petite bourrasque de vent fit voler ses cheveux. L’adolescente n’en pensa rien au départ, pensant simplement à un coup de vent isolé, mais le bruit caractéristique d’un hibou non loin d’elle lui fit ouvrir les yeux. Et ce qu’elle vu laissa Eileen absolument sans voix, elle se demanda même si elle n’était pas en train d’halluciner, car ce n’était pas possible que le hibou petit-duc de son frère soit là. N’est-ce pas ? Mais lorsque le petit rapace sauta pour se percher sur son genou gauche, et que l’Irlandaise sentit les serres pincer sa peau, elle n’avait pas d’autres choix que d’admettre qu’Ombre était réellement là, avec elle, à Poudlard.
L’adolescente fondit en larmes, et ses mains vinrent automatiquement recouvrir son visage. Sentant sa détresse, Ombre tenta de la réconforter du haut de ses vingt centimètres, ce qui eut le don de calmer légèrement la jeune fille, amusée par le petit rapace. Elle passa alors ses doigts sur le plumage du petit hibou, qui d’un coup de bec lui montra la raison de sa venue ; une lettre qu’il avait déposée sur ses cuisses. Eileen eut alors un désagréable flash-back de la dernière qu’elle avait reçu et qui était la cause de pourquoi elle en était là aujourd’hui. Mais si c’était Ombre qui lui avait amené, alors sûrement elle n’avait rien à craindre ? Tout de même, elle ouvrit l’enveloppe avec précaution et sortit délicatement la lettre qu’elle contenait. Immédiatement, elle reconnut une écriture qu’elle n’avait pas vue depuis des années, celle de sa mère et les larmes se remirent à couler de leur plein gré.
Un poids certain venait de se lever des épaules d’Eileen, un poids qu’elle avait porter pendant beaucoup trop longtemps. C’était enfin fini. Tout était fini. Plus jamais elle n’aurait à craindre son paternel. Aedan Shelby avait été arrêté et fait prisonnier dans l’exercice de ses fonctions et le Ministère, ne voulant pas de nouveau risquer l’exposition de la communauté magique pour un simple espion, ne comptait pas le sortir du trou où il était retenu. Ils n’avaient plus besoin de se cacher, ni Eileen, ni sa mère et ses frères. Mais ces derniers, désirant prendre un nouveau départ, avaient apparemment décidé de déménager à Dublin, dans une jolie maison de ville qu’ils avaient hâte de faire visiter à l’adolescente.
Eileen fut dérangée dans la fin de sa lecture par le petit-duc qui utilisait sa tête pour cogner contre ses mains. La jeune fille releva alors la lettre pour pouvoir voir Ombre qui lui tendait de nouveau l’enveloppe, mais elle ne comprenait pas, elle avait déjà la lettre dans les mains, pourquoi voulait-il la lui redonner ? Eileen comprit rapidement lorsqu’elle entraperçut le haut d’une photo mouvante. La Poufsouffle coinça alors la lettre sous sa cuisse gauche et sorti ce qui était en réalité deux photos, la première montrait une chambre, sûrement la sienne. Elle était si jolie, Eileen avait hâte de la découvrir, ainsi que le reste de sa nouvelle maison. La deuxième photo fit pleurer l’adolescente pour la troisième fois en l’espace d’une dizaine de minutes. Délicatement, Eileen effleura le papier avec ses doigts tremblants. Ses émotions étaient en train de la submerger, l’Irlandaise était si heureuse de revoir le visage des membres de sa famille, leurs sourires lui en arracha même un petit et cela faisait bizarre à Eileen, cela faisait si longtemps qu’elle n’avait pas souri.
Mais une fois l’euphorie passée, c’est la peur et l’appréhension qui reprirent le dessus car elle avait beau être libérée de l’emprise de son père, le mal qu’elle-même avait causé était toujours présent. Et même si elle avait pensé bien faire car pour Eileen, c’était le seul choix viable qui se présentait à elle lorsqu’elle avait reçu la menace de son père à l’encontre du reste de sa famille, elle savait également que son choix avait dû énormément blesser ses proches. Et elle l’aurait été si l’un ou l’une de ses amis avait disparu sans un mot, si la personne l’avait évité dès qu’elle la voyait. Alors, elle était bien consciente que le tort qu’elle avait causé n’allait pas s’envoler comme ça, que ses amis (s’ils la considéraient toujours comme tel) n’allaient pas l’accueillir comme si de rien n’était. Mais elle allait bien devoir se lancer, Eileen voulait redevenir actrice de sa vie, que tout redevienne comme avant ou du moins le plus possible. Seulement l’Irlandaise savait que cela ne dépendait pas que d’elle, mais elle pouvait tout de même aller de l’avant et voir où ça la menait.
Alors, le week-end qui suivit, et qui coïncidait avec le dernier de l’année passé à Poudlard avec les vacances d’été, Eileen s’assit parmi ses camarades pour manger dans la Grande Salle. La Poufsouffle avait longtemps hésité et elle était toujours anxieuse, stressée par la réaction de ses camarades, mais Eileen n’avait plus rien à perdre, elle s’en était assurée elle-même l’année dernière en disparaissant.
Dernière modification par Eileen Shelby le 23 août 2023, 11:09, modifié 1 fois.
« Free will does exist, it's just fucking hard.»
Étudiante à la GEAD - Membre de l’UDS [#601070]
Étudiante à la GEAD - Membre de l’UDS [#601070]
A qui la faute ? |libre sous conditions|
L’histoire qu’il avait vécu avec Eileen était probablement la plus belle qu’Erwan ait jamais connu dans sa jeune vie. Elle était d’une simplicité et d’une logique implacable. Si il avait d’abord été attiré par ses mots anonymes, découvrir qu’Eileen en était l’auteure avait été un soulagement extraordinaire. Il l’avait espéré si fort que voir ses espoirs réalisés relevait d’une sorte de prophétie. De mots innocents à un amour naissant, Erwan devait beaucoup à Eileen dans son évolution dans le monde magique. Il avait grandit à ses côtés car elle lui en apprenait tous les jours, sur la magie, sur les familles magiques, sur l’humain, sur l’amour... Bon, il est vrai qu’il n’en avait pas tant appris sur sa famille à elle tant elle était discrète sur ce sujet, mais Erwan vivait une idylle et n’insistait jamais sur ce qui pouvait la mettre mal à l’aise ; lui même étant relativement peu expansif sur sa famille et ses problématiques. Sûrement que ces deux là avaient trouvé dans l’autre un échappatoire à la vie familiale qui leur pesait sur les épaules... Erwan était tout simplement fou amoureux. Il vivait cet amour d’une façon que seule la jeunesse et l’insouciance qui lui est caractéristique peuvent créer. Bref, Eileen était au centre de la vie d’Erwan, sur un piédestal, brillante de mille feux au milieu des insignifiants élèves du château...
Et puis plus rien. De la lumière à l’obscurité. Du bonheur à la tristesse. De la logique à l’incompréhensible...
Il avait fallu de nombreuses semaines à Erwan pour, si ce n’est accepter, se faire à l’idée que c’était terminé. Plusieurs semaines de tortures où il avait cherché ce qu’il avait fait de mal, où il avait entreprit d’obtenir une explication, où il avait cherché une confrontation... Mais Eileen n’était plus Eileen. D’un jour à l’autre, elle était devenue l’ombre d’elle même, plus transparente que n’importe quel fantôme, plus fuyante que n’importe quel vif d’or. Très peu furent celles et ceux qui accédèrent à la détresse d’Erwan qui avait toujours cherché à maintenir ce qu’il partageait avec l’irlandaise dans la plus stricte intimité. Mais après de nombreux essais infructueux pour rentrer en contact avec Eileen, le garçon s’était naturellement tourné vers celles et ceux qui partageaient leur quotidien avec celle qu’il aimait. Jeffrey, Minie, Maddie, ses coéquipiers des Hel’s, et d’autres encore, personne ne pût apporter d’explication à Erwan si ce n’est la même incompréhension face à son changement de comportement...
Alors au bout d’un mois et demi, deux mois, peut-être trois, Erwan avait du mal à saisir la temporalité de cet épisode de sa vie à Poudlard, le Poufsouffle avait baissé les bras. Si il était normal à cet âge de découvrir ce qu’est une peine de cœur, cela fut particulièrement douloureux pour le jeune Martin. Il n’apercevait Eileen que dans quelques cours et jamais il n’osa aller la confronter. Elle avait fait un choix. La culpabilité avait fini par s’estomper avec le temps car Erwan n’était pas le seul à recevoir le traitement fantomatique d’Eileen. Il n’avait plus que de la nostalgie et de l’incompréhension dans la cœur... Et si jamais il n’oublierait l’amour qu’il lui avait porté, il tourna la page, difficilement, lentement, mais il la tourna. Il se fît pour autant la promesse de ne jamais retomber amoureux de la sorte. Dans son jeune et naïf esprit, il avait connu l’amour originel, puissant, celui qu’on ne rencontre qu’une fois dans sa vie. Si il devait connaître à présent d’autres filles, se serait avec beaucoup moins d’implication de sa part et beaucoup plus de frivolité ! Seule Eileen aurait eut de lui le vrai amour. Cela faisait bien trop mal pour recommencer...
Puis, après une année de ce nouvel Erwan, après une année où Eileen ne prenait plus qu’un petit espace de nostalgie dans sa tête et son cœur, après une année de flirts où Erwan s’était découvert une personnalité charmeuse et désinvolte, elle fut là. Eileen. À la table de Poufsouffle où personne ne la voyait jamais. Qu’est-ce qui avait changé ? Qu’est-ce qu’il lui avait fait changer de comportement à nouveau ? Était-elle redevenue elle-même ? Toutes ces questions paraissaient bien secondaires à Erwan. Il se fichait de la réponse pour le moment. Il était tiraillé entre la rancoeur et le bonheur. Car malgré sa peine de cœur, sa peine de savoir celle qu’il avait tant aimé seule, exclue et probablement malheureuse le peinait tout autant. Malheureuse il n’en savait rien, mais il avait fini par se dire que c’était le cas... La revoir lui laissait entrevoir la possibilité d’une Eileen heureuse, vivant sa vie au château comme tout le monde. Mais sans pouvoir se l’expliquer sur le moment, cette perspective agaçait Erwan ! C’était comme si elle avait attendue pile poil le temps qu’il fallait pour qu’Erwan se remette de leur rupture, si on pouvait appeler ça une rupture, pour réapparaître. Les sentiments se chamboulaient dans son cœur et jusqu’à son ventre. Il venait de perdre l’appétit, signe plus qu’inquiétant pour un Poufsouffle aussi Poufsouffle qu’Erwan. Il la regardait, puis n’osait plus. Encore et encore. Une larme coula malgré lui le long de sa joue. Il se hâta de l’essuyer en espérant que personne ne l’avait vu. Il ne savait plus quoi faire, ni où se mettre. Fallait-il lui parler ? Fuir ? Faire comme si de rien n’était ? Il resta tiraillé deux ou trois bonnes minutes, restant muet, le regard dans le vide. Il prît plusieurs grandes inspirations pour calmer la tempête qui était née en lui en voyant Eileen à la table des Poufsouffle. Lorsqu’il fût plus calme, la marche à suivre lui semblait plus logique. Il avait fait du chemin depuis sa « disparition »...
« Salut Eileen... Tu as peut-être faim depuis le temps qu’on t’a pas vu ici. Tu... Tu veux quelque chose ? »
Cela sonnait terriblement faux. Mais c’était la bonne chose à faire. Plus rien ne serait jamais comme avant, mais Erwan devait bien à Eileen d’être capable de lui montrer que tout pourrait être comme avant. Le temps des explications, de l’évocation des rancœurs, des incompréhensions viendrait peut-être, mais ce n’était pas aujourd’hui. Finalement, Eileen avait peut-être attendu pile poil le temps qu’il fallait pour qu’Erwan fasse preuve de cette sagesse là...
Et puis plus rien. De la lumière à l’obscurité. Du bonheur à la tristesse. De la logique à l’incompréhensible...
Il avait fallu de nombreuses semaines à Erwan pour, si ce n’est accepter, se faire à l’idée que c’était terminé. Plusieurs semaines de tortures où il avait cherché ce qu’il avait fait de mal, où il avait entreprit d’obtenir une explication, où il avait cherché une confrontation... Mais Eileen n’était plus Eileen. D’un jour à l’autre, elle était devenue l’ombre d’elle même, plus transparente que n’importe quel fantôme, plus fuyante que n’importe quel vif d’or. Très peu furent celles et ceux qui accédèrent à la détresse d’Erwan qui avait toujours cherché à maintenir ce qu’il partageait avec l’irlandaise dans la plus stricte intimité. Mais après de nombreux essais infructueux pour rentrer en contact avec Eileen, le garçon s’était naturellement tourné vers celles et ceux qui partageaient leur quotidien avec celle qu’il aimait. Jeffrey, Minie, Maddie, ses coéquipiers des Hel’s, et d’autres encore, personne ne pût apporter d’explication à Erwan si ce n’est la même incompréhension face à son changement de comportement...
Alors au bout d’un mois et demi, deux mois, peut-être trois, Erwan avait du mal à saisir la temporalité de cet épisode de sa vie à Poudlard, le Poufsouffle avait baissé les bras. Si il était normal à cet âge de découvrir ce qu’est une peine de cœur, cela fut particulièrement douloureux pour le jeune Martin. Il n’apercevait Eileen que dans quelques cours et jamais il n’osa aller la confronter. Elle avait fait un choix. La culpabilité avait fini par s’estomper avec le temps car Erwan n’était pas le seul à recevoir le traitement fantomatique d’Eileen. Il n’avait plus que de la nostalgie et de l’incompréhension dans la cœur... Et si jamais il n’oublierait l’amour qu’il lui avait porté, il tourna la page, difficilement, lentement, mais il la tourna. Il se fît pour autant la promesse de ne jamais retomber amoureux de la sorte. Dans son jeune et naïf esprit, il avait connu l’amour originel, puissant, celui qu’on ne rencontre qu’une fois dans sa vie. Si il devait connaître à présent d’autres filles, se serait avec beaucoup moins d’implication de sa part et beaucoup plus de frivolité ! Seule Eileen aurait eut de lui le vrai amour. Cela faisait bien trop mal pour recommencer...
Puis, après une année de ce nouvel Erwan, après une année où Eileen ne prenait plus qu’un petit espace de nostalgie dans sa tête et son cœur, après une année de flirts où Erwan s’était découvert une personnalité charmeuse et désinvolte, elle fut là. Eileen. À la table de Poufsouffle où personne ne la voyait jamais. Qu’est-ce qui avait changé ? Qu’est-ce qu’il lui avait fait changer de comportement à nouveau ? Était-elle redevenue elle-même ? Toutes ces questions paraissaient bien secondaires à Erwan. Il se fichait de la réponse pour le moment. Il était tiraillé entre la rancoeur et le bonheur. Car malgré sa peine de cœur, sa peine de savoir celle qu’il avait tant aimé seule, exclue et probablement malheureuse le peinait tout autant. Malheureuse il n’en savait rien, mais il avait fini par se dire que c’était le cas... La revoir lui laissait entrevoir la possibilité d’une Eileen heureuse, vivant sa vie au château comme tout le monde. Mais sans pouvoir se l’expliquer sur le moment, cette perspective agaçait Erwan ! C’était comme si elle avait attendue pile poil le temps qu’il fallait pour qu’Erwan se remette de leur rupture, si on pouvait appeler ça une rupture, pour réapparaître. Les sentiments se chamboulaient dans son cœur et jusqu’à son ventre. Il venait de perdre l’appétit, signe plus qu’inquiétant pour un Poufsouffle aussi Poufsouffle qu’Erwan. Il la regardait, puis n’osait plus. Encore et encore. Une larme coula malgré lui le long de sa joue. Il se hâta de l’essuyer en espérant que personne ne l’avait vu. Il ne savait plus quoi faire, ni où se mettre. Fallait-il lui parler ? Fuir ? Faire comme si de rien n’était ? Il resta tiraillé deux ou trois bonnes minutes, restant muet, le regard dans le vide. Il prît plusieurs grandes inspirations pour calmer la tempête qui était née en lui en voyant Eileen à la table des Poufsouffle. Lorsqu’il fût plus calme, la marche à suivre lui semblait plus logique. Il avait fait du chemin depuis sa « disparition »...
« Salut Eileen... Tu as peut-être faim depuis le temps qu’on t’a pas vu ici. Tu... Tu veux quelque chose ? »
Cela sonnait terriblement faux. Mais c’était la bonne chose à faire. Plus rien ne serait jamais comme avant, mais Erwan devait bien à Eileen d’être capable de lui montrer que tout pourrait être comme avant. Le temps des explications, de l’évocation des rancœurs, des incompréhensions viendrait peut-être, mais ce n’était pas aujourd’hui. Finalement, Eileen avait peut-être attendu pile poil le temps qu’il fallait pour qu’Erwan fasse preuve de cette sagesse là...
Voyageur amateur ~ Digne héritier de l’esprit Weasley ~ commerçant en herbe
A qui la faute ? |libre sous conditions|
Assise à la table des Poufsouffles comme à son habitude, elle gardait toujours Colby dans son viseur malgré tout, après tout elle avait prévu de passer le reste de cette dernière journée avec le garçon pour s’organiser quant à la rencontre qu’ils devraient avoir avec leur directrice à la rentrée pour leur annoncer que Colby avait été promus gardien des clefs et des lieux par un fantôme… C’était pas rien comme question et ils devaient être certains de ce qu’ils allaient raconter, d’autant plus que Colby n’était pas non plus l’être le plus à l’aise en société. Mais alors qu’elle lui envoyait un clin d’œil, elle remarqua qu’Erwan parlait avec quelqu’un. Elle tourna la tête pour savoir de qui il s’agissait et reconnu Eileen qui visiblement avait enfin décidé de pointer son nez ici à des horaires convenables. Aliénor la regarda de travers, assez mitigée de la voir ici. Elle le ignorait un an, lâchait l’équipe sans rien dire à personne, ne venait même plus les voir en matchs, elle avait juste rayé son être elle-même de la vie des autres sans même leur demander ou leur donner d’explications. Elle avait fait une Rey quoi et Aliénor avait perdue celle qu’elle considérait presque comme sa meilleure amie, même si elle n'aimait pas ce concept.
Aliénor soupira en lui lança un regard de biais aussi froid qu’un vent polaire avant de tourner la tête vers ces autres amis. Elle voulait revenir ? Et bien ce n’était clairement pas à Aliénor de faire le premier pas. Elle aurait besoin de plus d’efforts si elle voulait renouer contact avec elle. Ancienne capitaine, nouvelle capitaine, elles avaient toujours autant en commun, mais leur amitié était clairement brisée et ce n’est pas le fait qu’elle daigne venir à un évènement commun à la toute fin de l’année qui allait changer quoi que ce soit. De toute façon elle avait on chevalier servant qui était là pour elle. Visiblement les autres allaient juste revenir la bouche en cœur vers elle, mais ça ne serait certainement pas le cas de la batteuse des Hel’s. On ne peut pas disposer des gens comme bon nous semble. Si tu jette Aliénor en dehors de ta vie, elle ne reviendra pas comme un chiot perdu. Elle avait bien trop de fierté pour ça.
Aliénor soupira en lui lança un regard de biais aussi froid qu’un vent polaire avant de tourner la tête vers ces autres amis. Elle voulait revenir ? Et bien ce n’était clairement pas à Aliénor de faire le premier pas. Elle aurait besoin de plus d’efforts si elle voulait renouer contact avec elle. Ancienne capitaine, nouvelle capitaine, elles avaient toujours autant en commun, mais leur amitié était clairement brisée et ce n’est pas le fait qu’elle daigne venir à un évènement commun à la toute fin de l’année qui allait changer quoi que ce soit. De toute façon elle avait on chevalier servant qui était là pour elle. Visiblement les autres allaient juste revenir la bouche en cœur vers elle, mais ça ne serait certainement pas le cas de la batteuse des Hel’s. On ne peut pas disposer des gens comme bon nous semble. Si tu jette Aliénor en dehors de ta vie, elle ne reviendra pas comme un chiot perdu. Elle avait bien trop de fierté pour ça.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia Batteuse remplaçante des Chauves-souris de Fishucastel
A qui la faute ? |libre sous conditions|
Seule. Voilà comment Eileen se sentait. Si elle croyait que son année de solitude avait été dure, les minutes passées assise parmi ses camarades l’étaient encore plus. L’Irlandaise savait que les choses avaient changé, elle avait remarqué que ceux pour qui elle comptait avaient arrêté d’essayer de l’approcher. Pour la première fois, ce midi-là, Eileen prenait pleinement conscience des conséquences de ses actes ; la réalité était difficile à affronter et la culpabilité immense. Elle avait dû faire un choix, sa famille ou ses amis, elle l’avait fait, et voilà où elle en était aujourd’hui. Seule.
Enfin, c’est ce qu’elle croyait. Car bravant le brouhaha incessant de la Grande Salle, une voix étrangement familière résonna dans ses oreilles. Cela faisait si longtemps qu’elle n’avait pas entendu son nom être prononcé par quelqu’un d’autre que ses professeurs qu’elle se demanda si le garçon qui avait parlé s’adressait à quelqu’un d’autre qu’elle. Mais non, ce n’était pas le cas, car lorsqu’elle Eileen leva les yeux de la paume de ses mains, et qu’elle tourna la tête vers l’origine de la voix, son regard tomba dans celui d’Erwan. Erwan. Lui aussi n’avait pas été épargné par la disparition d’Eileen, elle n’avait jamais osé l’approcher pour lui dire que c’était fini entre eux. La jeune adolescente savait très bien que se retrouver face à face avec celui qu’elle aimait aurait tout fait chavirer, alors, elle avait préféré la fuite à la confrontation. Une « confrontation » qu’elle ne pouvait éviter aujourd’hui, surtout si Eileen voulait essayer d’expier ses fautes et de retrouver un semblant de vie normale. Cependant, elle ne comprenait pas. Elle ne comprenait pas pourquoi il lui adressait la parole, après tout le mal qu’elle lui avait fait, comment pouvait-il lui parler ?
Un « Salut, » hésitant sorti alors de la bouche d’Eileen, d’une voix marquée par le manque d’utilisation.
Elle laissa passer quelques secondes avant d’aller pour parler de nouveau, mais du mouvement par-dessus l’épaule du garçon attira son attention et elle croisa, le temps d’un moment, le regard glacial d’Alienor. Ses mots se coincèrent soudainement dans sa gorge dans un petit bruit haché, alors que celle avec qui elle formait autrefois le duo des démones se détourna sans cérémonie. L’Irlandaise resta ainsi un moment, les lèvres entrouvertes, les yeux fixés sur l’arrière de la tête de celle qu’elle considérait comme l’une de ses amies les plus proches. Puis ses épaules s’affaissèrent, mais, consciente que c’était elle qui était en tord dans cette histoire et non ceux qu’elle avait blesser dans sa volonté de protéger sa famille, elle ravala un soupir. L’Irlandaise s’était doutée que sa réapparition n’allait pas être accueilli avec joie par la plupart, voir tous ses camarades, et le « depuis le temps qu’on t’a pas vu ici » d’Erwan n’en était que la confirmation. Mais Alienor… Eileen ne s’était attendue à rien d’autre que ce qu’elle avait reçu, elle était même étonnée que la batteuse des Hel’s daigne lui adresser un regard. La relation entre les deux Poufsouffle avait toujours été compliqué, et même si avant tout cela, les deux joueuses de Quidditch partageaient une certaine complicité, tout cela était désormais révolu et Eileen ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même. Elle n’en voulait pas à Alienor, elle ne pouvait pas, pas pour ça. Mais elle connaissait le caractère de l’Anglaise, Eileen savait donc que cela serait à elle de faire le premier pas, à elle d’aller chercher Alienor si elle voulait avoir une chance de s’expliquer, et encore, elle s’était préparée à se faire envoyer bouler pour la brune. C’était justement pour cette même raison qu’Eileen n’avait rien dit à Alienor, parce qu’Eileen savait que le caractère explosif de la batteuse aurait fait son apparition et que la situation, d’une manière ou d’une autre, se serait ébruitée. Chose que l’Irlandaise désirait plus que tout éviter. Mais est-ce qu’Alienor le comprendra, que la vie de sa famille était en jeu et que pour rien au monde Eileen n’aurait risquer ne serait-ce que le moindre murmure au sujet de la menace dont elle et sa famille avaient été victimes.
Est-ce que quelqu’un le comprendra ? Maddie, Minie, Alienor, Erwan… Vers qui elle releva la tête. Est-ce que quelqu’un acceptera de comprendre que de se terrer dans l’isolement était la seule solution qu’avait trouvé Eileen ? Que même si eux pensaient autrement, qu’au moment où l’adolescente avait fait son choix, sacrifier sa vie sociale était le seul choix possible.
Une vie qu’elle allait tant bien que mal devoir essayer de retrouver. Et c’était peut-être aujourd’hui qu’elle allait faire le premier pas dans cette direction, alors, avec hésitation, elle hocha légèrement la tête car oui, elle avait faim.
« Mais je- ,» et Eileen s’arrêta de nouveau.
L’adolescente était perdue, que ce soit dans le choix de nourriture ou bien en général, et ça se voyait sur visage. Une seule question tournait en boucle dans sa tête, allait-elle réussir à retrouver celle qu’elle était avant ? Celle qu’elle avait enfoui si profondément, qu’elle n’était même pas sûr qu’elle était encore présente.
Enfin, c’est ce qu’elle croyait. Car bravant le brouhaha incessant de la Grande Salle, une voix étrangement familière résonna dans ses oreilles. Cela faisait si longtemps qu’elle n’avait pas entendu son nom être prononcé par quelqu’un d’autre que ses professeurs qu’elle se demanda si le garçon qui avait parlé s’adressait à quelqu’un d’autre qu’elle. Mais non, ce n’était pas le cas, car lorsqu’elle Eileen leva les yeux de la paume de ses mains, et qu’elle tourna la tête vers l’origine de la voix, son regard tomba dans celui d’Erwan. Erwan. Lui aussi n’avait pas été épargné par la disparition d’Eileen, elle n’avait jamais osé l’approcher pour lui dire que c’était fini entre eux. La jeune adolescente savait très bien que se retrouver face à face avec celui qu’elle aimait aurait tout fait chavirer, alors, elle avait préféré la fuite à la confrontation. Une « confrontation » qu’elle ne pouvait éviter aujourd’hui, surtout si Eileen voulait essayer d’expier ses fautes et de retrouver un semblant de vie normale. Cependant, elle ne comprenait pas. Elle ne comprenait pas pourquoi il lui adressait la parole, après tout le mal qu’elle lui avait fait, comment pouvait-il lui parler ?
Un « Salut, » hésitant sorti alors de la bouche d’Eileen, d’une voix marquée par le manque d’utilisation.
Elle laissa passer quelques secondes avant d’aller pour parler de nouveau, mais du mouvement par-dessus l’épaule du garçon attira son attention et elle croisa, le temps d’un moment, le regard glacial d’Alienor. Ses mots se coincèrent soudainement dans sa gorge dans un petit bruit haché, alors que celle avec qui elle formait autrefois le duo des démones se détourna sans cérémonie. L’Irlandaise resta ainsi un moment, les lèvres entrouvertes, les yeux fixés sur l’arrière de la tête de celle qu’elle considérait comme l’une de ses amies les plus proches. Puis ses épaules s’affaissèrent, mais, consciente que c’était elle qui était en tord dans cette histoire et non ceux qu’elle avait blesser dans sa volonté de protéger sa famille, elle ravala un soupir. L’Irlandaise s’était doutée que sa réapparition n’allait pas être accueilli avec joie par la plupart, voir tous ses camarades, et le « depuis le temps qu’on t’a pas vu ici » d’Erwan n’en était que la confirmation. Mais Alienor… Eileen ne s’était attendue à rien d’autre que ce qu’elle avait reçu, elle était même étonnée que la batteuse des Hel’s daigne lui adresser un regard. La relation entre les deux Poufsouffle avait toujours été compliqué, et même si avant tout cela, les deux joueuses de Quidditch partageaient une certaine complicité, tout cela était désormais révolu et Eileen ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même. Elle n’en voulait pas à Alienor, elle ne pouvait pas, pas pour ça. Mais elle connaissait le caractère de l’Anglaise, Eileen savait donc que cela serait à elle de faire le premier pas, à elle d’aller chercher Alienor si elle voulait avoir une chance de s’expliquer, et encore, elle s’était préparée à se faire envoyer bouler pour la brune. C’était justement pour cette même raison qu’Eileen n’avait rien dit à Alienor, parce qu’Eileen savait que le caractère explosif de la batteuse aurait fait son apparition et que la situation, d’une manière ou d’une autre, se serait ébruitée. Chose que l’Irlandaise désirait plus que tout éviter. Mais est-ce qu’Alienor le comprendra, que la vie de sa famille était en jeu et que pour rien au monde Eileen n’aurait risquer ne serait-ce que le moindre murmure au sujet de la menace dont elle et sa famille avaient été victimes.
Est-ce que quelqu’un le comprendra ? Maddie, Minie, Alienor, Erwan… Vers qui elle releva la tête. Est-ce que quelqu’un acceptera de comprendre que de se terrer dans l’isolement était la seule solution qu’avait trouvé Eileen ? Que même si eux pensaient autrement, qu’au moment où l’adolescente avait fait son choix, sacrifier sa vie sociale était le seul choix possible.
Une vie qu’elle allait tant bien que mal devoir essayer de retrouver. Et c’était peut-être aujourd’hui qu’elle allait faire le premier pas dans cette direction, alors, avec hésitation, elle hocha légèrement la tête car oui, elle avait faim.
« Mais je- ,» et Eileen s’arrêta de nouveau.
L’adolescente était perdue, que ce soit dans le choix de nourriture ou bien en général, et ça se voyait sur visage. Une seule question tournait en boucle dans sa tête, allait-elle réussir à retrouver celle qu’elle était avant ? Celle qu’elle avait enfoui si profondément, qu’elle n’était même pas sûr qu’elle était encore présente.
« Free will does exist, it's just fucking hard.»
Étudiante à la GEAD - Membre de l’UDS [#601070]
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A qui la faute ? |libre sous conditions|
Après une matinée à profiter des richesses du château avant le grand départ estival, Maddie se rendit dans la Grande Salle pour prendre son repas. La démarche volontaire, elle se dirigea vers la zone où ses amis de Poufsouffle et elle avait l'habitude de se retrouver. Elle allait s'asseoir près d'Aliénor lorsque son regard tomba sur un visage qu'elle avait trop peu croisé à son goût depuis plus d'une année, celui d'Eileen. La Préfète-en-Chef n'en revenait pas de la voir assise ici au milieu de tout le monde. Le changement était aussi radical que lorsqu'elle les avait tous balayés de sa vie.
"T'as vu ?" demanda-t-elle à Aliénor en désignant leur camarade du menton. Maddie ne savait pas quoi faire si bien qu'elle ne s'était toujours pas assise sur le banc. Elle oscillait entre ignorer sa camarade, comme cette dernière l'avait si bien fait, ou bien saisir l'occasion pour lui parler. Et même là encore, elle ne savait pas comment elle réagirait. Arriverait-elle à être dans la douceur ou serait-elle dans le reproche pour lui faire comprendre le mal qu'elle leur avait fait à tous ?
Le sujet d'Eileen était sensible pour la blondinette, si bien que ça faisait des mois qu'elle n'avait plus prononcé son nom. C'était bien trop douloureux. Les premiers temps où sa camarade avait décidé de s'éloigner volontairement d'eux, Maddie avait cherché de toutes ses forces à l'en interdire. Elle avait supplié plus d'une fois son amie de lui parler, de lui expliquer ce qu'il se passait, mais à chaque fois elle s'était heurtée à un mur. Après des mois de lutte, elle avait baissé les bras et continué sa vie. En deux ans, elle avait perdu deux amies proches et les deux fois dans l'incompréhension la plus totale. Elle avait gardé la tête haute, avait tracé son chemin avec le sourire préférant se concentrer sur tout le positif qui l'entourait. Cependant, elle n'avait pas oublié et, au fond d'elle, elle en voulait terriblement à Lily et Eileen.
"Tu ne veux pas aller lui parler ?" lança-t-elle à Aliénor sans parvenir à décrocher son regard de son ancienne amie. Sa mâchoire était serrée, tout comme l'ensemble de ses muscles. "Moi, j'y vais !" dit-elle abruptement. Elle enjamba de nouveau le banc et se positionna face à Erwan et Eileen. Tout un tas d'entrées en matière lui passa par l'esprit, toutes plus piquantes les unes que les autres. La jeune fille se mordit alors l'intérieur de la joue consciente que tout cela n'entraînerait rien de bon. Elle s'assit alors simplement et fixa Eileen jusqu'à ce que quelque chose de convenable put sortir de sa bouche.
"Salut." Oui, c'était peu, mais c'était la seule bonne chose qu'elle avait trouvé à dire. Cela lui permettrait peut-être de savoir où elle mettait les pieds. Il était sûr d'une chose, si Eileen ne lui répondait pas de nouveau, ce serait là l'ultime fois qu'elle lui porterait un quelconque intérêt.
"T'as vu ?" demanda-t-elle à Aliénor en désignant leur camarade du menton. Maddie ne savait pas quoi faire si bien qu'elle ne s'était toujours pas assise sur le banc. Elle oscillait entre ignorer sa camarade, comme cette dernière l'avait si bien fait, ou bien saisir l'occasion pour lui parler. Et même là encore, elle ne savait pas comment elle réagirait. Arriverait-elle à être dans la douceur ou serait-elle dans le reproche pour lui faire comprendre le mal qu'elle leur avait fait à tous ?
Le sujet d'Eileen était sensible pour la blondinette, si bien que ça faisait des mois qu'elle n'avait plus prononcé son nom. C'était bien trop douloureux. Les premiers temps où sa camarade avait décidé de s'éloigner volontairement d'eux, Maddie avait cherché de toutes ses forces à l'en interdire. Elle avait supplié plus d'une fois son amie de lui parler, de lui expliquer ce qu'il se passait, mais à chaque fois elle s'était heurtée à un mur. Après des mois de lutte, elle avait baissé les bras et continué sa vie. En deux ans, elle avait perdu deux amies proches et les deux fois dans l'incompréhension la plus totale. Elle avait gardé la tête haute, avait tracé son chemin avec le sourire préférant se concentrer sur tout le positif qui l'entourait. Cependant, elle n'avait pas oublié et, au fond d'elle, elle en voulait terriblement à Lily et Eileen.
"Tu ne veux pas aller lui parler ?" lança-t-elle à Aliénor sans parvenir à décrocher son regard de son ancienne amie. Sa mâchoire était serrée, tout comme l'ensemble de ses muscles. "Moi, j'y vais !" dit-elle abruptement. Elle enjamba de nouveau le banc et se positionna face à Erwan et Eileen. Tout un tas d'entrées en matière lui passa par l'esprit, toutes plus piquantes les unes que les autres. La jeune fille se mordit alors l'intérieur de la joue consciente que tout cela n'entraînerait rien de bon. Elle s'assit alors simplement et fixa Eileen jusqu'à ce que quelque chose de convenable put sortir de sa bouche.
"Salut." Oui, c'était peu, mais c'était la seule bonne chose qu'elle avait trouvé à dire. Cela lui permettrait peut-être de savoir où elle mettait les pieds. Il était sûr d'une chose, si Eileen ne lui répondait pas de nouveau, ce serait là l'ultime fois qu'elle lui porterait un quelconque intérêt.
~ Étudiante Fac HM ~
Code couleur : 3d85c6
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Aliénor s’était totalement refermée et la voix de Maddie n’arrangea rien. Oui elle avait vu, non elle ne voulait pas lui parler. Elle ne répondit qu’avec un grognement à la question de la blonde, se concentrant tant bien que mal sur son assiette. Mais quand celle-ci décida d’un coup d’aller la voir, le regard de la jeune fille, jusque là dans le vide se fixa à la préfète en chef et la suivi, la regardant s’assoir au niveau de leur ancienne amie. Alors c’était ça ? Elle les raye de leur vie et eux reviennent comme des mouches ?
-Sérieux ?
Lâcha la jeune Delphillia exaspérée de ce qu’elle voyait. Elle se tourna alors vers les autres Poufsouffles qui l’entouraient cherchant un soutien, quelqu’un qui lui dirait que non, sa réaction n’était pas exagérée et que cette fille qui les avait exclus de leur vie ne pouvait pas revenir la bouche en cœur comme si de rien était.
D’un coup la légendaire tolérance et la tant ventée gentillesse des Poufsouffle étouffèrent la jeune fille. Que faisait-elle là ? Assise à une table d’hypocrites qui autorisaient tous les défauts sans même chercher à faire progresser les autres ? Eileen avait fait une belle connerie et elle devait apprendre que les actes avaient bel et bien des conséquences et qu’on ne pouvait pas jouer avec l’amitié des gens.
Aliénor se leva d’un bond. Elle ne pouvait pas rester là. L’ambiance était trop bizarre et elle n’arriverait pas à manger de toute façon. Elle se dirigea vers la table de Serdaigle à la recherche de visages amicaux. Eridan, Colby ou Eoin, peu importe, elle avait juste besoin de changer d’ambiance. Passant non loin d’Eileen, elle se força de l’ignorer superbement, marchant rapidement, la tête haute. Elle était quelque peu blessée dans son égo que ces amis s’occupent plus d’une revenante qu’elle dans un premier temps et dans un second temps blessée réellement par ce qu’Eileen lui avait fait, à elle et à tous ces amis.
Elle se laissa tomber à côté de Colby sur le banc et s’autorisa cette fois un regard en direction de son ancienne amie.
-J’veux pas de commentaires.
-Et du poulet ?
Merci Colby.
-Sérieux ?
Lâcha la jeune Delphillia exaspérée de ce qu’elle voyait. Elle se tourna alors vers les autres Poufsouffles qui l’entouraient cherchant un soutien, quelqu’un qui lui dirait que non, sa réaction n’était pas exagérée et que cette fille qui les avait exclus de leur vie ne pouvait pas revenir la bouche en cœur comme si de rien était.
D’un coup la légendaire tolérance et la tant ventée gentillesse des Poufsouffle étouffèrent la jeune fille. Que faisait-elle là ? Assise à une table d’hypocrites qui autorisaient tous les défauts sans même chercher à faire progresser les autres ? Eileen avait fait une belle connerie et elle devait apprendre que les actes avaient bel et bien des conséquences et qu’on ne pouvait pas jouer avec l’amitié des gens.
Aliénor se leva d’un bond. Elle ne pouvait pas rester là. L’ambiance était trop bizarre et elle n’arriverait pas à manger de toute façon. Elle se dirigea vers la table de Serdaigle à la recherche de visages amicaux. Eridan, Colby ou Eoin, peu importe, elle avait juste besoin de changer d’ambiance. Passant non loin d’Eileen, elle se força de l’ignorer superbement, marchant rapidement, la tête haute. Elle était quelque peu blessée dans son égo que ces amis s’occupent plus d’une revenante qu’elle dans un premier temps et dans un second temps blessée réellement par ce qu’Eileen lui avait fait, à elle et à tous ces amis.
Elle se laissa tomber à côté de Colby sur le banc et s’autorisa cette fois un regard en direction de son ancienne amie.
-J’veux pas de commentaires.
-Et du poulet ?
Merci Colby.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia Batteuse remplaçante des Chauves-souris de Fishucastel
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Eileen était perdue dans ses pensées, elle avait beau avoir le torse et la tête tournée vers celui qui était auparavant son petit copain, le regard posé sur son visage, elle avait les yeux perdus dans le vide. L’Irlandaise n’avait qu’une question en tête : « si celle qu’elle était autrefois existait encore, allait-elle réussir à la faire resurgir des abysses où elle était enfouie ? » Cette question regroupait à elle seule les inquiétudes et les doutes de la Poufsouffle. En effet, Eileen n’avait jamais pensé à l’après, persuadée qu’il n’y aurait jamais d’après. Mais là voilà, en plein dans cet après, et elle était déboussolée, comme si elle revoyait la lumière après avoir passé tant de temps enfermés dans le noir. Elle devait tout réapprendre, ses camarades, Poudlard, mais surtout elle-même. L’Irlandaise savait que ça n’allait pas être facile, qu’elle se retrouverait parfois dans des impasses, que des conflits se créerait sûrement. Et la preuve en était lorsqu’elle vit Alienor se lever et quitter la table des Poufsouffle.
Les poings de la sixième année se resserrèrent contre ses cuisses, alors que les larmes lui montèrent aux yeux. Des larmes qu’elle tentait tant bien que mal de ravaler, persuadée elle ne méritait pas de pleurer, car c’était elle qui était en faute. Que c’était difficile et douloureux pour l’adolescente d’être enfin mis devant le fait accompli, d’être exposée aux conséquences de sa disparition. Mais Eileen savait, elle savait que ce qu’elle ressentait n’était rien face à la douleur, la peine, l’incompréhension qu’elle avait infligée malgré elle durant des mois, à ceux qu’elle considérait comme sa deuxième famille. L’Irlandaise supposait que même la voir aujourd’hui, assise parmi eux devait être un choc et pas des plus agréables. Mais y avait-il une lueur d’espoir pour la Poufsouffle ? Après tout, Erwan lui avait bien adressé la parole, non ? Elle ne savait pas, elle ne savait plus, avec le temps qui était passé, ses anciens amis étaient comme des étrangers. Cette pensée lui fit resserrer encore plus ses poings, jusqu’à ce que ses ongles creusent douloureusement la chair de ses paumes.
Seul le bruit d’un banc qui glissa avec un petit bruit sur le parterre de pierre de la Grande Salle pu la sortir de sa torpeur. Eileen relâcha alors immédiatement la pression de ses doigts et ouvrit ses mains, huit petits croissants de lune décoraient désormais ses paumes. L’Irlandaise releva doucement la tête vers la source du bruit et sa surprise fut immense lorsque ses yeux tombèrent dans ceux de Maddie.
Une larme coula le long de sa joue.
Les deux sixième année restèrent ainsi un certain moment, à se fixer, silencieuse, jusqu’à ce que Maddie parle enfin. Oh, ce que la voix de celle qu’elle considérait comme l’amie la plus chère qu’elle avait à Poudlard lui avait manqué. Même si elle n’avait prononcé qu’un simple « Salut », cela représentait le monde pour l’Irlandaise. Que Maddie accepte de lui adresser la parole après toutes les fois où Eileen l’avait ignoré et esquivé voulait dire qu’elle tenait encore un peu à elle pour lui laisser une dernière chance. Et la brune comptait bien la saisir, elle se racla alors discrètement la gorge pour déloger les émotions qui l’empêchaient de parler.
« Maddie-, » la voix d’Eileen craqua sur la dernière syllabe. « Salut, » chuchota presque l’Irlandaise, de peur de faire le moindre faux pas dans un environnement qui lui semblait être une bombe à retardement.
Les poings de la sixième année se resserrèrent contre ses cuisses, alors que les larmes lui montèrent aux yeux. Des larmes qu’elle tentait tant bien que mal de ravaler, persuadée elle ne méritait pas de pleurer, car c’était elle qui était en faute. Que c’était difficile et douloureux pour l’adolescente d’être enfin mis devant le fait accompli, d’être exposée aux conséquences de sa disparition. Mais Eileen savait, elle savait que ce qu’elle ressentait n’était rien face à la douleur, la peine, l’incompréhension qu’elle avait infligée malgré elle durant des mois, à ceux qu’elle considérait comme sa deuxième famille. L’Irlandaise supposait que même la voir aujourd’hui, assise parmi eux devait être un choc et pas des plus agréables. Mais y avait-il une lueur d’espoir pour la Poufsouffle ? Après tout, Erwan lui avait bien adressé la parole, non ? Elle ne savait pas, elle ne savait plus, avec le temps qui était passé, ses anciens amis étaient comme des étrangers. Cette pensée lui fit resserrer encore plus ses poings, jusqu’à ce que ses ongles creusent douloureusement la chair de ses paumes.
Seul le bruit d’un banc qui glissa avec un petit bruit sur le parterre de pierre de la Grande Salle pu la sortir de sa torpeur. Eileen relâcha alors immédiatement la pression de ses doigts et ouvrit ses mains, huit petits croissants de lune décoraient désormais ses paumes. L’Irlandaise releva doucement la tête vers la source du bruit et sa surprise fut immense lorsque ses yeux tombèrent dans ceux de Maddie.
Une larme coula le long de sa joue.
Les deux sixième année restèrent ainsi un certain moment, à se fixer, silencieuse, jusqu’à ce que Maddie parle enfin. Oh, ce que la voix de celle qu’elle considérait comme l’amie la plus chère qu’elle avait à Poudlard lui avait manqué. Même si elle n’avait prononcé qu’un simple « Salut », cela représentait le monde pour l’Irlandaise. Que Maddie accepte de lui adresser la parole après toutes les fois où Eileen l’avait ignoré et esquivé voulait dire qu’elle tenait encore un peu à elle pour lui laisser une dernière chance. Et la brune comptait bien la saisir, elle se racla alors discrètement la gorge pour déloger les émotions qui l’empêchaient de parler.
« Maddie-, » la voix d’Eileen craqua sur la dernière syllabe. « Salut, » chuchota presque l’Irlandaise, de peur de faire le moindre faux pas dans un environnement qui lui semblait être une bombe à retardement.
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Étudiante à la GEAD - Membre de l’UDS [#601070]
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La scène tournait aux étranges retrouvailles. Erwan était loin d’être le seul qu’Eileen avait laissé dans l’indifférence... La réaction d’Alienor lui sembla dure. Justifiée, mais dure. Lui-même avait hésité à quitter la table après tout, mais il avait fini par ravaler son orgueil. C’était trop simple que de vouloir punir l’irlandaise de la même façon qu’elle avait puni chacun d’entre eux. Trop simple... Mais d’un autre côté, Erwan était admiratif face à cette Ali qui était capable d’un tel caractère, elle avait quitté la table pour finalement aller s’asseoir à celle des bleus et bronze. Maintenant qu’il lui avait adressé la parole, le poids de leur éloignement lui semblait réel. Le garçon remercia intérieurement Maddie d’être venue elle aussi pour accueillir Eileen. Son « salut » disait tout et rien à la fois, Erwan était jaloux de ne pas avoir été aussi simple... Pourquoi lui ai-je proposé à manger !? C’était nul... Il semblait de plus en plus évident que cette interaction demeurerait étrange. Encore une fois, ce n’était ni l’endroit ni le moment pour faire le déballage de ses rancœurs, de ses excuses ou ressentiments, et ce n’est pas à coup de salut et silences trop longs que l’atmosphère se détendrait. La larme qu’il avait pu voir couler sur la joue d’Eileen était celle qui faisait déborder le vase.
Alors oui, tout cela était bizarre. Oui, ces retrouvailles méritaient d’être discutées, commentées voir même disputées, mais tout cela n’était pas au goût d’Erwan. C’était le dernier week-end de l’année ! Autant qu’il soit agréable pour tout le monde et que ces retrouvailles se passent sereinement. Entre le trajet retour vers Londres, les vacances ou la rentrée, ils avaient l’embarras du choix pour s’expliquer avec Eileen. Et si Maddie ou d’autres souhaitaient le faire ici et maintenant, Erwan suivrait l’exemple d’Ali en quittant la table. Il n’était pas encore prêt... Armé de son apparente et habituelle jovialité, il se décida enfin à mettre les pieds dans le chaudron. « Bon..... On est tous d’accord pour dire que la situation est gênante ? On a qu’à dire qu’elle l’est pas ? J’ai pas vraiment envie de te demander des explications pour le moment Eileen, ni de les entendre d’ailleurs... Mais j’te cache pas que ça viendra sûrement. Si ça vous dit on s’assoient et on prend un repas comme au bon vieux temps ? Maddie ? Eileen ? Ça vous tente ? » C’était un peu présomptueux, égoïste peut-être, voir carrément irrespectueux. Peut-être que Maddie voulait ces explications, peut-être qu’Eileen voulait s’expliquer, Erwan lui préférait se mettre des œillères pour mieux gérer la situation et garder la face. Ça semblait plus simple comme ça... Il s’était assez compliqué la vie, torturé l’esprit, avec la disparition d’Eileen pour recommencer aujourd’hui où c’était derrière lui.
Alors oui, tout cela était bizarre. Oui, ces retrouvailles méritaient d’être discutées, commentées voir même disputées, mais tout cela n’était pas au goût d’Erwan. C’était le dernier week-end de l’année ! Autant qu’il soit agréable pour tout le monde et que ces retrouvailles se passent sereinement. Entre le trajet retour vers Londres, les vacances ou la rentrée, ils avaient l’embarras du choix pour s’expliquer avec Eileen. Et si Maddie ou d’autres souhaitaient le faire ici et maintenant, Erwan suivrait l’exemple d’Ali en quittant la table. Il n’était pas encore prêt... Armé de son apparente et habituelle jovialité, il se décida enfin à mettre les pieds dans le chaudron. « Bon..... On est tous d’accord pour dire que la situation est gênante ? On a qu’à dire qu’elle l’est pas ? J’ai pas vraiment envie de te demander des explications pour le moment Eileen, ni de les entendre d’ailleurs... Mais j’te cache pas que ça viendra sûrement. Si ça vous dit on s’assoient et on prend un repas comme au bon vieux temps ? Maddie ? Eileen ? Ça vous tente ? » C’était un peu présomptueux, égoïste peut-être, voir carrément irrespectueux. Peut-être que Maddie voulait ces explications, peut-être qu’Eileen voulait s’expliquer, Erwan lui préférait se mettre des œillères pour mieux gérer la situation et garder la face. Ça semblait plus simple comme ça... Il s’était assez compliqué la vie, torturé l’esprit, avec la disparition d’Eileen pour recommencer aujourd’hui où c’était derrière lui.
Voyageur amateur ~ Digne héritier de l’esprit Weasley ~ commerçant en herbe
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Maddie était désolée qu'Aliénor ait ainsi pris les choses, mais elle s'était bien gardée d'avoir une réaction. Un problème à la fois. Elle irait sûrement trouver la capitaine des Hel's plus tard dans la journée. Pour l'heure, elle avait Eileen en face d'elle et elle avait bien remarqué la larme qui coulait sur sa joue. Elle la regarda parcourir son chemin en attendant une réaction verbale de l'irlandaise.
Les secondes s'écoulaient et Maddie commençait à perdre espoir. Eileen allait-elle l'ignorer encore une fois ? La blonde suppliait intérieurement que ce ne soit pas le cas. Alors qu'elle s'apprêtait à baisser la tête pour s'avouer vaincue, sa camarade parle enfin. La façon dont elle prononça son prénom lui brisa le cœur. Elle crispa la mâchoire pour se forcer à ne pas craquer. Elle ne voulait pas montrer qu'elle était à ce point touchée. Elle ne voulait pas montrer à quel point leur amitié comptait encore pour elle. Elle ne voulait pas... C'était bête, sûrement, mais c'était ainsi. Pourtant, à l'intérieur, elle était redevenue un vrai chamallow et n'avait qu'une envie : prendre Eileen dans ses bras. Sa rancœur, sa colère avaient momentanément disparu en entendant la voix d'Eileen se briser, mais quelque chose la retenait pourtant.
L'intervention d'Erwan arriva à point nommé. Maddie porta son regard sur lui. Lui qui avait souffert au moins autant qu'elle de la situation. Elle était assez admirative de la façon dont il semblait gérer la situation. Parvenir à faire semblant que tout était normal n'était pas un manque de courage à ses yeux. Il fallait être assez costaud pour y parvenir. Pourrait-elle l'être ? Elle ne savait pas, mais elle voulait bien tenter le coup.
"Je veux bien essayer." dit-elle d'une voix un peu plus détendue qu'auparavant, avant de poser de nouveau ses yeux sur Eileen pour voir ce qu'elle pensait de cette proposition.
Les secondes s'écoulaient et Maddie commençait à perdre espoir. Eileen allait-elle l'ignorer encore une fois ? La blonde suppliait intérieurement que ce ne soit pas le cas. Alors qu'elle s'apprêtait à baisser la tête pour s'avouer vaincue, sa camarade parle enfin. La façon dont elle prononça son prénom lui brisa le cœur. Elle crispa la mâchoire pour se forcer à ne pas craquer. Elle ne voulait pas montrer qu'elle était à ce point touchée. Elle ne voulait pas montrer à quel point leur amitié comptait encore pour elle. Elle ne voulait pas... C'était bête, sûrement, mais c'était ainsi. Pourtant, à l'intérieur, elle était redevenue un vrai chamallow et n'avait qu'une envie : prendre Eileen dans ses bras. Sa rancœur, sa colère avaient momentanément disparu en entendant la voix d'Eileen se briser, mais quelque chose la retenait pourtant.
L'intervention d'Erwan arriva à point nommé. Maddie porta son regard sur lui. Lui qui avait souffert au moins autant qu'elle de la situation. Elle était assez admirative de la façon dont il semblait gérer la situation. Parvenir à faire semblant que tout était normal n'était pas un manque de courage à ses yeux. Il fallait être assez costaud pour y parvenir. Pourrait-elle l'être ? Elle ne savait pas, mais elle voulait bien tenter le coup.
"Je veux bien essayer." dit-elle d'une voix un peu plus détendue qu'auparavant, avant de poser de nouveau ses yeux sur Eileen pour voir ce qu'elle pensait de cette proposition.
~ Étudiante Fac HM ~
Code couleur : 3d85c6
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A qui la faute ? |libre sous conditions|
Eileen avait fermé les yeux de peur qu’elle ait fait le pas de travers qui aurait tout sabordé. Quelques secondes passèrent, et elle n’entendait rien de plus que le brouhaha habituel de la Grande Salle. L’Irlandaise ouvrit d’abord un œil, puis le deuxième ; Erwan et Maddie étaient toujours là. Ses épaules s’affaissèrent légèrement, comme si un poids venait de se lever de ces dernières. Mais pas complètement, elle ne savait pas ce que lui réservait son futur proche. Allaient-ils finalement demander des explications ? Si cela avait été le cas, Eileen leur aurait tout expliqué, ils méritaient d’enfin connaître la vérité. L’adolescente se demandait même parfois s’ils n’auraient pas dû la savoir dès le début. La vérité.
Cependant, la conversation prit une tout autre tournure. Eileen ne comprenait pas ce qu’il se passait. Au lieu d’explications, Erwan voulait… Prendre un repas comme si de rien n’était ?
Eileen resta un moment à regarder le garçon, à chercher le moindre indice qui trahirait que tout ceci n’était qu’une farce, ou bien que son esprit lui jouait des tours. Mais il n’était rien de tout ça, après tout, c’était Erwan dont il était question. Et Maddie. La blonde venait d’accepter la proposition de leur camarade. L’Irlandaise était déconcertée de voir autant de gentillesse lui être adressée, elle qui ne leur avait apporté que douleur ces derniers mois. Et Eileen se rappela pourquoi elle avait chéri leurs relations durant toutes ces années.
Mais elle n’était ni dupe, ni dénuée de bon sens. La sixième année savait très bien qu’elle n’était pas pardonnée, seulement, elle n’allait certainement pas laisser passer cette occasion. Et même si Eileen ne savait pas comment faire pour essayer de passer outre ce qui s’était passé, elle devait faire l’effort d’essayer. Elle leur devait bien ça.
Elle regarda Erwan puis Maddie. Maddie puis Erwan. Et finalement, elle se lança.
« Je sais pas comment- » Commença-t-elle doucement, avant de continuer un peu plus fort. « Je veux bien essayer aussi. »
Cependant, la conversation prit une tout autre tournure. Eileen ne comprenait pas ce qu’il se passait. Au lieu d’explications, Erwan voulait… Prendre un repas comme si de rien n’était ?
Eileen resta un moment à regarder le garçon, à chercher le moindre indice qui trahirait que tout ceci n’était qu’une farce, ou bien que son esprit lui jouait des tours. Mais il n’était rien de tout ça, après tout, c’était Erwan dont il était question. Et Maddie. La blonde venait d’accepter la proposition de leur camarade. L’Irlandaise était déconcertée de voir autant de gentillesse lui être adressée, elle qui ne leur avait apporté que douleur ces derniers mois. Et Eileen se rappela pourquoi elle avait chéri leurs relations durant toutes ces années.
Mais elle n’était ni dupe, ni dénuée de bon sens. La sixième année savait très bien qu’elle n’était pas pardonnée, seulement, elle n’allait certainement pas laisser passer cette occasion. Et même si Eileen ne savait pas comment faire pour essayer de passer outre ce qui s’était passé, elle devait faire l’effort d’essayer. Elle leur devait bien ça.
Elle regarda Erwan puis Maddie. Maddie puis Erwan. Et finalement, elle se lança.
« Je sais pas comment- » Commença-t-elle doucement, avant de continuer un peu plus fort. « Je veux bien essayer aussi. »
« Free will does exist, it's just fucking hard.»
Étudiante à la GEAD - Membre de l’UDS [#601070]
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