Noël 46
Arc II: Regarde la douleur en moi, la seule chose que tu as laissé derrière
Plus tôt dans la soirée - résidence Merrow, LondresFamille Merrow et Cholomondeley
Après être rentrés de leur dernières courses pour Noël, Elizabeth remarqua les deux sacs qui avaient subi le sort d'extension indétectable qu'elle connaissait, au pas de la porte. Elle fronça les sourcils et questionna son père du regard. Cependant, ce dernier ne la regardait pas, et était plutôt concentré sur les deux contenants. Il s'avança, et, en jetant un dernier regard aux sacs, se dirigea vers le salon, où sa femme Meghan se trouvait, en compagnie de son fils.
- Qu'as-tu pris au juste pour prendre deux sacs ? Demanda Jack en déposant ses courses sur la table du salon. Un seul suffisait amplement, on y reste seulement trois jours.
- J'ai simplement divisé nos affaires de celles de nos enfants, répondit tranquillement Meghan. Ou plutôt les notres de celles d'Elizabeth car j'ai cru comprendre qu'elle avait pas mal de choses à prendre, et surtout Steven dormira avec nous donc autant garder ses affaires avec les notres.
Jack, impassible, observa sa femme, silencieux. Derrière son silence et son regard dépourvu d'émotion se cachait de la colère. Avant qu'il ne put s'exprimer, une voix fluette retentit derrière lui:
- On va où ? Et comment ça Steven dort avec vous ? Papa, qu'est-ce qu'elle raconte ?
Elizabeth, en réalité, savait pertinemment où ils allaient, mais ayant peur de la réalité, elle préférait se rassurer au près de son père. Ce dernier, toujours impassible, lui répondit d'un ton neutre:
- Nous allons passer Noël chez les parents de ta mère. Prépare tes affaires, pour trois jours, et rejoins-nous dans le salon pour prendre le Portoloin. Il faut qu'on y arrive avant 22 heures.
Elizabeth s'exécuta, non sans un mal de coeur impressionnant: pourquoi personne ne l'avait prévenu ? Peut-être que son père tentait de le faire pendant leur sortie mais qu'elle ne lui a pas donné l'occasion ? Les dents serrés et les larmes aux yeux, elle prit en vitesse son nécessaire avant de rejoindre sa famille dans le salon. Un des pires endroit qu'elle connaissait était, de loin, le manoir de la famille de sa mère. Elle détestait ses grands-parents maternels, tout comme ils la détestaient. Et pour quelle raison ? À cause d'une histoire qui revenait souvent dans l'actualité: les moldus et les né-moldus. Ou simplement ceux qui sont pas le sang pur. Ses grands-parents maternels, et paternels mais moins extrêmes, étaient obnubilés par la pureté de leur sang, au point où si un des membres de leur famille venait à fréquenter un moldu ou né-moldu, c'était une catastrophe à leurs yeux. Et Elizabeth ne comprenait pas pourquoi, et ne voulait surtout pas comprendre. Leurs histoires ne l'intéressaient pas et elle avait l'intention d'être la plus passive possible pendant son séjour. Voire même de glisser quelques piques. Il fallait bien trouver un moyen de survivre au milieu de ces gens détestables.
Résidence Cholomondeley, Flagley-Le-Haut, 21h
C'était certain, Elizabeth avait horreur d'utiliser les Portoloins. Elle se sentait toujours mal après le voyage, mais la vue du manoir de la famille de sa mère la rendait malade. Lorsqu'ils arrivèrent dans le grand salon, de la résidence, la fillette se frotta les yeux pour reprendre ses esprits, et entendit une voix grave et détestable qu'elle aura du mal à supporter soixante-douze heures:
- Vous voilà enfin. Une minute de plus et nous allions passer à table. Vous savez à quel point j'ai horreur de ne pas manger à l'heure.
Elizabeth avait grandement envie de souligner que sa façon de saluer sa famille qu'il n'avait pas vu depuis bien longtemps était étrange et surtout inconvenable. Mais elle savait pertinemment que si elle ouvrait la bouche sans y avoir été invité, un nombre incalculable de problèmes allaient lui tomber dessus.
- Beau-père, belle-mère, salua Jack en se penchant vers l'avant. Ravie de vous revoir. Veuillez-nous excuser pour notre retard, nous avions eu un léger imprévu.
À vrai dire, ils n'étaient pas en retard, ils étaient même en avance, mais ils savaient tous que Mister Cholomondeley aimait pertinemment jeter le feu au poudre. Il était de leur devoir de ne pas l'allumer.
Info sur le TDI- 5e année RP - cofondatrice de la PTC #D9603B - Inspectrice Elisabête, experte en déstabilisation des Bôs Debilus - Traîneuse de catastrophes comme un boulet attaché à sa cheville- Retard RP- L'entarteuse de Poudlard (Senku<3)