L'arrivée officielle dans le monde des sorciers
~ 1er septembre 2048
Elin était réveillée depuis six heures du matin. Trop impatiente et en même temps trop anxieuse pour retrouver le sommeil. Elle dormait dans le même lit que sa sœur Becca dans la chambre d’un hôtel de la banlieue de Londres avec leur père Tay.
Aujourd'hui était un jour spécial pour la rouquine. Il s'agissait de son entrée dans l'école de sorcellerie de Poudlard. Une école à laquelle elle avait rêvé tout l'été, heureuse de savoir qu'il y avait des gens comme elle - avec des pouvoirs magiques. Mais à l'approche du départ fatidique, ses sentiments étaient un peu mitigés.
Eleanor, sa mère n’avait pas pu les accompagner car elle ne pouvait pas laisser leur poissonnerie fermée, pas même le jour où sa fille allait partir en pension pour plusieurs mois. Du moins c'est l'excuse qu’elle avait donnée. En réalité, Elin savait que ses parents avaient encore du mal avec sa magie. Au contraire, depuis que Becca avait compris ce qui s’était passé le jour où elle s’était retrouvée à chuchoter contre son gré, elle était devenue beaucoup plus avenante avec Elin et leur relation s’était grandement améliorée, revenant presque à ce qu’elle était quelques années auparavant. N’ayant ainsi pas du tout envie de laisser partir sa grande-soeur, la benjamine avait obligé son père à l’emmener avec elle bien qu’elle doive louper l’école pour cela.
Vérifiant l'heure sur le réveil, Elin vit qu'il lui restait encore une heure et demie à attendre avant que le réveil ne sonne. Le petit sifflement de Becca indiquait qu'elle dormait encore profondément. La jeune sorcière avait très envie de la réveiller pour se rassurer mais elle savait que sa petite soeur avait encore besoin de sommeil alors elle essayait de ne pas trop remuer le lit.
Heureusement, visiblement également perturbée par les évènements, Becca se réveilla un peu plus tôt également.
« Bien dormi, demanda précautionneusement Elin
- Mmh oui ça va. Il est pas si pire cet hôtel finalement. »
Il était vrai que lorsque la petite famille était arrivée à l’hôtel la veille, ils s’étaient vite rendu compte qu’il s’agissait d’un endroit un peu miteux. Les murs étaient délabrés et sinistres, la moquette incendiée à certains endroits. Il ne fallait pas trop s’approcher des murs si on ne voulait pas voir de moisissure. Mais la famille Spark n’avait pas énormément d’argent et les chambres d’hôtel à Londres pour trois personnes coûtaient très cher.
« Il est quelle heure Elin ?
- Sept heures.
- Tu es stressée ?
- Oui… Un peu. Tu vas me manquer tu sais.
- Mais on s’enverra des lettres. Le professeur qui est venu nous expliquer a bien dit que tu pouvais utiliser des hiboux de l’école pour nous écrire. Et puis c’est trop rigolo de correspondre comme ça, c’est comme il y a très longtemps. Tu sais, j’ai vu ça dans mes cours d'histoire à l’école. »
Becca était partie dans ses explications et il n’y avait pas moyen de l’arrêter. Mais cela faisait sourire Elin. Sa petite soeur était toujours optimiste et cela la rassurait. Parfois, elle avait presque l’impression que c’était elle la petite soeur.
Avec le flot inarrêtable de paroles qui s'écoulait de sa bouche, Tay se réveilla rapidement. Il avait l’habitude de se lever tôt pour aller pêcher. La petite famille se dirigea alors prendre le petit déjeuner qui était plutôt pas mal. Elin n’avait pas très faim, mais elle s’obligea tout de même à prendre un peu d’oeufs brouillés avec du bacon.
Ils retournèrent ensuite chercher leurs bagages - et surtout l’énorme malle de la jeune sorcière et se rendirent dans les transports en commun tant bien que mal. Pendant tout le trajet, Becca montra du doigt un tas de choses, allant des escalators aux gens ayant des styles un peu particuliers ou encore aux plans du métro. C’était la première fois qu’elle se rendait dans la capitale alors elle avait beaucoup à dire.
Ils se retrouvèrent enfin aux alentours de dix heures dans la gare de King’s Cross. Le ventre d’Ein était à ce stade complètement noué et elle était à deux doigts de rendre ses oeufs brouillés sur le sol de la gare. Elle essayait de se changer les idées en écoutant Becca mais elle avait un peu de mal à la suivre.
« Bon, et maintenant, comment on y va dans ton train, maugréa Tay pas très content de se retrouver dans un environnement avec autant de monde. »
Évidemment, il avait plutôt l’habitude d’être seul sur son bateau, et n’aimait pas vraiment voir d’autres personnes. La compagnie de la mer et des animaux lui plaisait bien plus. Alors se retrouver dans une gare bondée de Londres était un gros effort pour lui. Sentant que sa patience était mise à rude épreuve, Elin décida de prendre les choses en main.
« Alors, il paraît qu’il faut se mettre entre les voies 9 et 10 et courir vers le mur.
- Et puis quoi encore non mais ils sont pas bien dans cette école ou quoi ? On va se faire mal ! Non, non je refuse que l’on applique ce protocole moi.
- Mais papa, c’est une barrière magique, c’est fait exprès. Aller venez, c’est par ici. »
Et en effet, une population bien étrange se dirigeait dans la direction qu’elle indiquait. Des élèves avec des animaux, des chouettes, des chats prenaient le chemin des voies 9 et 10. Il y avait encore peu de monde pour le moment, ils avaient pris de l’avance au cas où des problèmes de transport surviendraient. Mais ils étaient bien en avance finalement.
Jetant un oeil derrière elle, Elin vit que Becca et son père la suivaient de près, ils avaient peur de la perdre visiblement. Il faut dire qu’elle sautillait assez vite, l’impatience commençant à prendre le dessus sur l’angoisse en voyant qu’il y avait bien d’autres personnes comme elle.
Si elle avait autant angoissé avant, c’était aussi parce qu’elle avait peur que tout ne soit qu’une mascarade et qu’elle se retrouve à Londres sans rien et sans pouvoir apprendre comment contrôler sa magie. Mais visiblement il n’en était rien finalement, heureusement !
Une fois arrivés devant le-dit mur, la jeune fille sentit une petite main se glisser dans la sienne, et elle ne se posa alors pas plus de questions, elle marcha d’un pas décidé en direction du mur. Une sensation étrange l’envahit au moment où elle arrivait sur le quai, mais elle avait réussi à passer de ce côté et ça c’était chouette !
De l’autre côté, tout grouillait, Elin tournait la tête dans tous les sens émerveillée de voir autant de magie de tous les côtés et il en était de même pour Becca et Tay. La jeune fille avait un peu d’avance mais elle était un peu perdue. Elle ne connaissait personne et ne connaissait presque pas le fonctionnement de ce monde. Elle ne savait pas si elle devait déjà monter dans le Poudlard Express ou si elle devait attendre un quelconque signal…
Reducio
@Olivia HODGKINS et @Aria Folba , c'est à vous, n'hésitez pas à me dire si vous voulez que je modifie quelque chose 
Dernière modification par Elin Spark le 13 sept. 2023, 08:04, modifié 1 fois.
L'arrivée officielle dans le monde des sorciers
Je sautais d'impatience. Le jour que j'avais le plus attendue de toute la vie était enfin arrivé. Je vais aller à Poudlard ! Pour l'occasion, mes parents avaient tous les deux posé quelques jours de congé pour pouvoir m'accompagner.
Comme le trajet avait été long et éprouvant, nous avons une chambre au Chaudron Baveur où mon père n'arrêtait pas de raconter des anecdotes à chaque objet qui lui rappellent un souvenir puis un autre, etc. J'adorai ces histoires mais je suis contente d'en avoir été épargnés pendant le trajet en Magicobus. Mes parents avaient toujours refuser de le prendre malgré mes nombreuses supplications. J'ai compris pourquoi maintenant. Au début, le trajet était amusant, c'était un manège à sensations moldu. Mais une fois qu'on m'a prévenu du temps restant, j'ai vite perdue mon sourire.
Bref, revenons au trajet, en train cette fois-ci, qui s'annonçait. Je me suis levé tôt, dans les alentours de 8 heures pour être sûre de ne pas louper le Poudlard Express. Après m'avoir préparée, je descendis prendre mon petit-déjeuner. Ma mère m'accueillit avec sa tasse de café et son journal. Nous discutions de banalités avec mon père qui était arrivé entre temps avant de parler de Poudlard par la énième fois. J'avais peut-être malencontreusement avancer le sujet.
- J'ai un peu peur pour le trajet. Imaginez si je me trompe de quai et fonce dans le mauvais mur ?
Mes parents éclatèrent simultanément de rire et je les regardait d'un air faussement trahi. Ma mère reprit son sérieux avant de me dire :
- Ne t'inquiète pas du tout pour ça, Aria. Tout va bien se passer. Papa passera devant et nous traverserons ensemble. Maintenant, mange tes œufs.
Je hochais, rassurée, mangeant mon petit-déjeuner, la conversation reprenant.
________
Nous avons finalement plié bagages pour partir à la gare King's Cross. Ma malle rétrécie et c'était partie pour une exploration du Londres moldu. Nous n'avions pas souvent l'occasion de le visiter, étant souvent là pour une journée ou deux, jamais plus. Les Moldus m'étonnaient tout le temps par tous leurs petits gadgets. Ce serai plus simple s'ils avaient un maxi-gadget qui peut presque tout faire, comme une baguette moldue en quelque sorte. C'est à cause de ses pensées que je ne fis pas attention à la fin de l'escalator du métro et m'étala par terre. Je me fis rapidement dépasser par des travailleurs pressés avant de me relever. Rien de grave même pas une égratignure. Nous avons donc reprit notre chemin.
Mes parents étaient partie en avance, de crainte de ne pas comprendre les transports moldus mais ils s'étaient visiblement sous-estimés. Il était encore tôt quand nous sommes arrivé. J'avais bien une heure d'avance.
Nous avons rapidement traversée le mur, rien de bien effrayant finalement, c'était plus une histoire de discrétion vis-à-vis des passants. Une fois de l'autre côté, nous avons marqué une pause symbolique. Pour mes parents, c'était de la nostalgie. Après tout, ils s'étaient rencontrés là-bas, à Poudlard. C'est une des histoires que seule ma mère racontait, mon père ayant plus privé pour rapport à ses sentiments.
Personnellement, je me suis arrêtée car j'ai été émerveillé par la vue du Poudlard Express. La locomotive fumait doucement, je voyais des chariots remplie de malles et de cages remplie de chats, de rats, de hibou, etc. D'ailleurs, mes parents avaient refusé de me prendre un animal cette année avec pour prétexte que j'allais possiblement oublier de le nourrir. Accusation que je démentais avec férocité mais ils avaient comme preuve, Bubulle, le poisson rouge que j'ai eu à 10 ans qui n'a survécu que 1 mois, faute de nourriture. Difficile de contrer ceci.
Mon père me rendit ma malle à sa taille normale et mes parents se mirent à discuter un couple d'amis que je n'appréciais pas particulièrement. Après de rapides salutations et la promesse de revenir dire au revoir à ma mère, je partis explorer le quai.
Après quelques minutes, je compris quelque chose d'important. Je ne connaisais personne. Je n'avais même pas vu Angela de la librairie. Cette réalisation me fit quelque peu paniqué. J'avais pensé à l'éventualité d'être seule mais je l'avais poussé au fond de mon esprit, ne voulant pas y penser. J'étais amie avec mes voisins, moldus malheureusement. En vacances, j'étais avec mes cousins. Je n'étais jamais vraiment seule. Et ça me fit un peu peur.
Perdue dans mes divagations, je ne faisait pas attention à ce qu'il y avait devant moi. Manque de bol, il fallait évidemment qu'il y est quelqu'un ! C'était une fille, visiblement environ du même âge que moi, qui étaient avec ce qui semble être sa sœur et son père, je suppose.
- Oh, pardon ! Je suis vraiment désolée ! En regardant rapidement la famille, je vis un chariot et une malle, alors je retrouva toute mon assurance. Oh ! Tu vas aussi à Poudlard ! Tu rentres en première année ? J'avais entièrement retrouvée ma bonne humeur et mon sourire, oubliant complètement les pensées que j'avais quand j'ai bousculé cette fille.
@Erin Spark @Olivia HODGKINS, voici ma réponse
ma volière est ouverte si besoin !
- Aria Folba Promo '48 #417d8f SerresVolant(e)s
Comme le trajet avait été long et éprouvant, nous avons une chambre au Chaudron Baveur où mon père n'arrêtait pas de raconter des anecdotes à chaque objet qui lui rappellent un souvenir puis un autre, etc. J'adorai ces histoires mais je suis contente d'en avoir été épargnés pendant le trajet en Magicobus. Mes parents avaient toujours refuser de le prendre malgré mes nombreuses supplications. J'ai compris pourquoi maintenant. Au début, le trajet était amusant, c'était un manège à sensations moldu. Mais une fois qu'on m'a prévenu du temps restant, j'ai vite perdue mon sourire.
Bref, revenons au trajet, en train cette fois-ci, qui s'annonçait. Je me suis levé tôt, dans les alentours de 8 heures pour être sûre de ne pas louper le Poudlard Express. Après m'avoir préparée, je descendis prendre mon petit-déjeuner. Ma mère m'accueillit avec sa tasse de café et son journal. Nous discutions de banalités avec mon père qui était arrivé entre temps avant de parler de Poudlard par la énième fois. J'avais peut-être malencontreusement avancer le sujet.
- J'ai un peu peur pour le trajet. Imaginez si je me trompe de quai et fonce dans le mauvais mur ?
Mes parents éclatèrent simultanément de rire et je les regardait d'un air faussement trahi. Ma mère reprit son sérieux avant de me dire :
- Ne t'inquiète pas du tout pour ça, Aria. Tout va bien se passer. Papa passera devant et nous traverserons ensemble. Maintenant, mange tes œufs.
Je hochais, rassurée, mangeant mon petit-déjeuner, la conversation reprenant.
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Nous avons finalement plié bagages pour partir à la gare King's Cross. Ma malle rétrécie et c'était partie pour une exploration du Londres moldu. Nous n'avions pas souvent l'occasion de le visiter, étant souvent là pour une journée ou deux, jamais plus. Les Moldus m'étonnaient tout le temps par tous leurs petits gadgets. Ce serai plus simple s'ils avaient un maxi-gadget qui peut presque tout faire, comme une baguette moldue en quelque sorte. C'est à cause de ses pensées que je ne fis pas attention à la fin de l'escalator du métro et m'étala par terre. Je me fis rapidement dépasser par des travailleurs pressés avant de me relever. Rien de grave même pas une égratignure. Nous avons donc reprit notre chemin.
Mes parents étaient partie en avance, de crainte de ne pas comprendre les transports moldus mais ils s'étaient visiblement sous-estimés. Il était encore tôt quand nous sommes arrivé. J'avais bien une heure d'avance.
Nous avons rapidement traversée le mur, rien de bien effrayant finalement, c'était plus une histoire de discrétion vis-à-vis des passants. Une fois de l'autre côté, nous avons marqué une pause symbolique. Pour mes parents, c'était de la nostalgie. Après tout, ils s'étaient rencontrés là-bas, à Poudlard. C'est une des histoires que seule ma mère racontait, mon père ayant plus privé pour rapport à ses sentiments.
Personnellement, je me suis arrêtée car j'ai été émerveillé par la vue du Poudlard Express. La locomotive fumait doucement, je voyais des chariots remplie de malles et de cages remplie de chats, de rats, de hibou, etc. D'ailleurs, mes parents avaient refusé de me prendre un animal cette année avec pour prétexte que j'allais possiblement oublier de le nourrir. Accusation que je démentais avec férocité mais ils avaient comme preuve, Bubulle, le poisson rouge que j'ai eu à 10 ans qui n'a survécu que 1 mois, faute de nourriture. Difficile de contrer ceci.
Mon père me rendit ma malle à sa taille normale et mes parents se mirent à discuter un couple d'amis que je n'appréciais pas particulièrement. Après de rapides salutations et la promesse de revenir dire au revoir à ma mère, je partis explorer le quai.
Après quelques minutes, je compris quelque chose d'important. Je ne connaisais personne. Je n'avais même pas vu Angela de la librairie. Cette réalisation me fit quelque peu paniqué. J'avais pensé à l'éventualité d'être seule mais je l'avais poussé au fond de mon esprit, ne voulant pas y penser. J'étais amie avec mes voisins, moldus malheureusement. En vacances, j'étais avec mes cousins. Je n'étais jamais vraiment seule. Et ça me fit un peu peur.
Perdue dans mes divagations, je ne faisait pas attention à ce qu'il y avait devant moi. Manque de bol, il fallait évidemment qu'il y est quelqu'un ! C'était une fille, visiblement environ du même âge que moi, qui étaient avec ce qui semble être sa sœur et son père, je suppose.
- Oh, pardon ! Je suis vraiment désolée ! En regardant rapidement la famille, je vis un chariot et une malle, alors je retrouva toute mon assurance. Oh ! Tu vas aussi à Poudlard ! Tu rentres en première année ? J'avais entièrement retrouvée ma bonne humeur et mon sourire, oubliant complètement les pensées que j'avais quand j'ai bousculé cette fille.
@Erin Spark @Olivia HODGKINS, voici ma réponse
- Aria Folba Promo '48 #417d8f SerresVolant(e)s
L'arrivée officielle dans le monde des sorciers
Les mains de sa mère passèrent lentement sur sa chevelure, probablement dans une tentative vaine de recoiffer le carré qu’elle avait difficilement mis en forme quelques heures plus tôt. S’il avait agit de n’importe quel autre jour, la fillette se serait interrogé sur l’ampleur de la catastrophe sur sa tête et aurait laissé ses pensées glisser sur la pente savonneuse du regret, se remémorant la facilité avec laquelle elle pouvait coiffer ses cheveux lorsqu’elle avait ses longues boucles et la difficulté quotidienne qu’elle allait devoir gérer maintenant que ses cheveux étaient trop courts pour faire un chignon, une natte ou une queue de cheval. Mais, aujourd’hui n’était pas n’importe quel autre jour et sa coupe de cheveux était un détail bien insignifiant face au changement radical qu’elle vivait : aujourd’hui était le jour de sa rentrée scolaire et Olivia allait se rendre à Poudlard pour enfin faire son entrée officielle dans le monde des sorciers.
L’ampleur de ce changement était telle que la fillette n’avait pas réussi à trouver le sommeil la veille. La nuit précédente avait été rythmée par des piques d’émotions variées : l’appréhension à l’idée d’aller seule vers l’inconnu avait succédé à l’anticipation de découvrir enfin Poudlard, sentiment qui avait précédé sa peur à l’idée de perdre tous les repères de son quotidien et d’être séparée de toutes les personnes qu’elle connaissait… jusqu’à ce que l’attrait de nouvelles découvertes et apprentissages prennent le dessus. Bref, sa nuit avait été un rollercoaster émotionnel auquel l’entrée de son père, dans sa chambre, avait mis un terme. Il l’avait trouvé en train de vérifier à nouveau le contenu de sa malle et c’était avec plaisir qu’elle l’avait laissé la guider vers la cuisine, pour un dernier petit-déjeuner en famille.
Comme souvent, le trajet en voiture l’avait bercé et sa nuit blanche avait aidé à la pousser dans les bras de Morphée : un instant, elle montait dans le taxi qui attendait au pied de leur location estivale et l’instant suivant son père secouait doucement son épaule pour lui signaler qu’ils étaient arrivés à King’s Cross. Ce n’était pas la première fois que la petite métisse prenait le train dans cette gare, les escales estivales par Londres étaient une quasi-tradition pendant les vacances des Hodgkins, cependant, pour la première fois, la jeune enfant prêta une attention toute particulière au chemin emprunté.
Olivia se souvenait encore de l’air sceptique avec lequel ses parents avaient reçu les instructions pour la conduire vers le Poudlard express. Contrairement à elle, ses parents n’avaient pas semblé impatients de se rendre sur le mystérieux quai 93/4, cependant l’émerveillement qu’elle avait lu sur leur visage une fois le mur traversé - émerveillement parfaitement reflété sur son visage au même moment - était un souvenir qu’elle n’oublierait jamais. Tout comme les trois-quarts d’heure qui avaient suivi, pendant laquelle les Hodgkins avaient continué de s’émerveiller en famille. Le premier quart d’heure sur le quai avait été passé les yeux rivés sur le mur à regarder des personnes en sortir et les deux suivants à simplement remarquer les choses sortant de l’ordinaire. Ici une femme avec un animal empaillé sur son chapeau, là un homme modifiant d’un coup de baguette sa tenue, ici encore une autre personne redonnant sa vraie taille à une malle sortie de sa poche.
La main chaude de sa mère sur sa joue ramena la petite sorcière à l’instant présent et Olivia sentit sa gorge se serrer. Elle ne se souvenait pas avoir bougé, mais soudain le train et la cacophonie des animaux et des retrouvailles étaient dans son dos et elle faisait face à ses parents. Comme toujours, pour les conversations sérieuses, son père s’était accroupi pour se mettre à sa hauteur, son regard dans le sien et une première vague de larmes lui monta aux yeux. Toute la magie du monde ne pouvait empêcher Olivia de ressentir une immense tristesse à l’idée de devoir quitter ses parents pour les quatre prochains mois. Elle n’avait jamais été séparée de sa famille aussi longtemps.
« Tout va bien se passer ma Liv’ ! Tu vas voir, tu vas tellement t’amuser dans ta nouvelle école, te faire de nouveaux amis et apprendre tellement de choses passionnantes que le temps jusqu’à Noël va passer en un éclair et avant même que tu t’en rendes compte, on va se retrouver. »
La tête dans le cou de son père, la petite fille n’essayait même pas de cacher ses reniflements et s’accorda une petite séance de larmes bien méritée - le manque de sommeil et les bras de sa mère qui s’ajoutèrent à l’embrassade n’aidèrent pas la fillette à se calmer rapidement. Elle ne savait pas combien de temps ils restèrent enlacer ainsi, mais les bras de sa mère finirent par quitter son dos et après avoir essuyé son visage son père se redressa, l’embrassa sur le front et lui tendit sa malle.
« Je suis impatient de recevoir la lettre dans laquelle tu m’expliqueras comment fonctionne cette magie de poids-plume ! »
Un petit éclat de rire échappa à Olivia, les paroles de son père détournant momentanément son attention de la tristesse de la séparation. Avec un dernier sourire pour ses parents, la petite sorcière se mit à marcher en direction du train. Aussi triste qu’elle soit de devoir quitter ses parents, elle ne pouvait controler la vague d'excitation qui montait en elle à l'idée de toutes les découvertes magiques qu'elle allait bientôt pouvoir partager avec son père. Distraite par ses pensées et la quasi-absence de poids dans sa main, Olivia calcula mal l'espace qu'elle et sa malle prenaient, se cogna à un chariot sur son chemin et sa malle finit aux pieds de deux fillettes.
« Aie ! Désolé, c'est à moi ...aïe ! »
Dans son dos, elle était presque sûre d'entendre ses parents arrivés, mais gênée comme elle l'était, elle ne se retourna pas pour confirmer ses soupçons.
L’ampleur de ce changement était telle que la fillette n’avait pas réussi à trouver le sommeil la veille. La nuit précédente avait été rythmée par des piques d’émotions variées : l’appréhension à l’idée d’aller seule vers l’inconnu avait succédé à l’anticipation de découvrir enfin Poudlard, sentiment qui avait précédé sa peur à l’idée de perdre tous les repères de son quotidien et d’être séparée de toutes les personnes qu’elle connaissait… jusqu’à ce que l’attrait de nouvelles découvertes et apprentissages prennent le dessus. Bref, sa nuit avait été un rollercoaster émotionnel auquel l’entrée de son père, dans sa chambre, avait mis un terme. Il l’avait trouvé en train de vérifier à nouveau le contenu de sa malle et c’était avec plaisir qu’elle l’avait laissé la guider vers la cuisine, pour un dernier petit-déjeuner en famille.
Comme souvent, le trajet en voiture l’avait bercé et sa nuit blanche avait aidé à la pousser dans les bras de Morphée : un instant, elle montait dans le taxi qui attendait au pied de leur location estivale et l’instant suivant son père secouait doucement son épaule pour lui signaler qu’ils étaient arrivés à King’s Cross. Ce n’était pas la première fois que la petite métisse prenait le train dans cette gare, les escales estivales par Londres étaient une quasi-tradition pendant les vacances des Hodgkins, cependant, pour la première fois, la jeune enfant prêta une attention toute particulière au chemin emprunté.
Olivia se souvenait encore de l’air sceptique avec lequel ses parents avaient reçu les instructions pour la conduire vers le Poudlard express. Contrairement à elle, ses parents n’avaient pas semblé impatients de se rendre sur le mystérieux quai 93/4, cependant l’émerveillement qu’elle avait lu sur leur visage une fois le mur traversé - émerveillement parfaitement reflété sur son visage au même moment - était un souvenir qu’elle n’oublierait jamais. Tout comme les trois-quarts d’heure qui avaient suivi, pendant laquelle les Hodgkins avaient continué de s’émerveiller en famille. Le premier quart d’heure sur le quai avait été passé les yeux rivés sur le mur à regarder des personnes en sortir et les deux suivants à simplement remarquer les choses sortant de l’ordinaire. Ici une femme avec un animal empaillé sur son chapeau, là un homme modifiant d’un coup de baguette sa tenue, ici encore une autre personne redonnant sa vraie taille à une malle sortie de sa poche.
La main chaude de sa mère sur sa joue ramena la petite sorcière à l’instant présent et Olivia sentit sa gorge se serrer. Elle ne se souvenait pas avoir bougé, mais soudain le train et la cacophonie des animaux et des retrouvailles étaient dans son dos et elle faisait face à ses parents. Comme toujours, pour les conversations sérieuses, son père s’était accroupi pour se mettre à sa hauteur, son regard dans le sien et une première vague de larmes lui monta aux yeux. Toute la magie du monde ne pouvait empêcher Olivia de ressentir une immense tristesse à l’idée de devoir quitter ses parents pour les quatre prochains mois. Elle n’avait jamais été séparée de sa famille aussi longtemps.
« Tout va bien se passer ma Liv’ ! Tu vas voir, tu vas tellement t’amuser dans ta nouvelle école, te faire de nouveaux amis et apprendre tellement de choses passionnantes que le temps jusqu’à Noël va passer en un éclair et avant même que tu t’en rendes compte, on va se retrouver. »
La tête dans le cou de son père, la petite fille n’essayait même pas de cacher ses reniflements et s’accorda une petite séance de larmes bien méritée - le manque de sommeil et les bras de sa mère qui s’ajoutèrent à l’embrassade n’aidèrent pas la fillette à se calmer rapidement. Elle ne savait pas combien de temps ils restèrent enlacer ainsi, mais les bras de sa mère finirent par quitter son dos et après avoir essuyé son visage son père se redressa, l’embrassa sur le front et lui tendit sa malle.
« Je suis impatient de recevoir la lettre dans laquelle tu m’expliqueras comment fonctionne cette magie de poids-plume ! »
Un petit éclat de rire échappa à Olivia, les paroles de son père détournant momentanément son attention de la tristesse de la séparation. Avec un dernier sourire pour ses parents, la petite sorcière se mit à marcher en direction du train. Aussi triste qu’elle soit de devoir quitter ses parents, elle ne pouvait controler la vague d'excitation qui montait en elle à l'idée de toutes les découvertes magiques qu'elle allait bientôt pouvoir partager avec son père. Distraite par ses pensées et la quasi-absence de poids dans sa main, Olivia calcula mal l'espace qu'elle et sa malle prenaient, se cogna à un chariot sur son chemin et sa malle finit aux pieds de deux fillettes.
« Aie ! Désolé, c'est à moi ...aïe ! »
Dans son dos, elle était presque sûre d'entendre ses parents arrivés, mais gênée comme elle l'était, elle ne se retourna pas pour confirmer ses soupçons.
L'arrivée officielle dans le monde des sorciers
Toute à sa contemplation et un peu bloquée par son manque de connaissance de ce qu'elle devait faire, Elin ne vit pas ce qui arrivait derrière elle et elle se retrouva les fesses par terre en moins de temps qu'il n'en faut pour dire Football.
« Oh, pardon ! Je suis vraiment désolée ! Oh ! Tu vas aussi à Poudlard ! Tu rentres en première année ? »
Mais avant même que la jeune fille n'ait le temps de répondre, une malle finit sa course à ses pieds, manquant de la faucher telle une quille de Bowling elle aussi. Décidément, tout le monde semblait lui en vouloir ce matin.
Un peu sonnée, Elin ne répondit pas tout de suite à aucune des deux filles qui arrivaient vers elle ; Becca s'en chargea, du haut de ses 10 ans, les poings sur les hanches et avec son air renfrogné sur la figure.
« Eho ça va oui ? Vous pourriez faire attention à ma soeur quand même, elle vous a rien fait ! C'est quoi ces manières ? »
Elin adorait sa soeur, mais là elle était surtout très embarrassée. Elle ne voulait pas se faire remarquer avant même d'arriver dans son école. En plus, avec tout ce raffut, des gens commençaient à se tourner vers eux et elle n'avait pas envie d'être catégorisée d'une manière ou d'une autre. Elle se releva donc vite sur ses pieds, se frottant les mains l'une contre l'autre et dit en direction des deux filles et surtout pour sa soeur :
« Non mais je vais très bien regardez, je n'ai rien. »
Elle sourit de manière un peu forcée pour essayer de prouver aux autres que tout allait bien, même si elle avait un peu mal au derrière. Et elle enchaîna en répondant à la question de la première fille pour éviter que l'on ne cherche plus loin.
« Je rentre en effet en première année. J'm'appelle Elin, et elle c'est ma petite soeur Becca, mais elle ne rentre pas à Poudlard. Et vous, c'est quoi votre prénom ? »
La jeune fille n'était pas très à l'aide devant ses camarades. Elle avait un peu peur de passer pour une plouc avec son accent du fin fond de l'Ecosse. Déjà, quand elle voyait ses cousins qui habitaient à Londres, elle se sentait vraiment inférieure à eux, mais bon c'était ses cousins. Mais là, il s'agissait de personne qu'elle ne connaissait pas, et l'école avait été un peu compliquée pour elle depuis qu'elle avait fait ses premiers signes de magie. Elle n'étais pas sûre de réussir à se faire des amis... Encore une fois, Becca vient la sauver de ses pensées négatives.
« Quand est-ce que vous montez dans le train ? »
Elin n'avait pas la réponse, elle savait qu'il partait à 11 heures normalement, mais elle ne savait pas comment cela se passait. Alors elle regarda les deux filles, les laissant répondre à la question qu'elle se posait depuis qu'elle était arrivée sur le quai.
Elle prit enfin le temps de les observer, et il lui sembla avoir déjà vu la deuxième fille, mais elle ne comprenait pas vraiment comment cela était possible étant donné qu'elle ne connaissait personne dans le monde magique... Soudain, elle se rappela, lorsqu'elle avait été sur le Chemin de Traverse pour faire ses courses de rentrée, elle était là avec elle. Elle non plus n'avait pas de parents sorciers et elle était donc accompagnée pour ses premiers pas dans le monde magique. D'ailleurs, elle ne semblait pas très bien, on aurait dit qu'elle venait de pleurer, ses yeux étaient rougis.
« Oh, pardon ! Je suis vraiment désolée ! Oh ! Tu vas aussi à Poudlard ! Tu rentres en première année ? »
Mais avant même que la jeune fille n'ait le temps de répondre, une malle finit sa course à ses pieds, manquant de la faucher telle une quille de Bowling elle aussi. Décidément, tout le monde semblait lui en vouloir ce matin.
Un peu sonnée, Elin ne répondit pas tout de suite à aucune des deux filles qui arrivaient vers elle ; Becca s'en chargea, du haut de ses 10 ans, les poings sur les hanches et avec son air renfrogné sur la figure.
« Eho ça va oui ? Vous pourriez faire attention à ma soeur quand même, elle vous a rien fait ! C'est quoi ces manières ? »
Elin adorait sa soeur, mais là elle était surtout très embarrassée. Elle ne voulait pas se faire remarquer avant même d'arriver dans son école. En plus, avec tout ce raffut, des gens commençaient à se tourner vers eux et elle n'avait pas envie d'être catégorisée d'une manière ou d'une autre. Elle se releva donc vite sur ses pieds, se frottant les mains l'une contre l'autre et dit en direction des deux filles et surtout pour sa soeur :
« Non mais je vais très bien regardez, je n'ai rien. »
Elle sourit de manière un peu forcée pour essayer de prouver aux autres que tout allait bien, même si elle avait un peu mal au derrière. Et elle enchaîna en répondant à la question de la première fille pour éviter que l'on ne cherche plus loin.
« Je rentre en effet en première année. J'm'appelle Elin, et elle c'est ma petite soeur Becca, mais elle ne rentre pas à Poudlard. Et vous, c'est quoi votre prénom ? »
La jeune fille n'était pas très à l'aide devant ses camarades. Elle avait un peu peur de passer pour une plouc avec son accent du fin fond de l'Ecosse. Déjà, quand elle voyait ses cousins qui habitaient à Londres, elle se sentait vraiment inférieure à eux, mais bon c'était ses cousins. Mais là, il s'agissait de personne qu'elle ne connaissait pas, et l'école avait été un peu compliquée pour elle depuis qu'elle avait fait ses premiers signes de magie. Elle n'étais pas sûre de réussir à se faire des amis... Encore une fois, Becca vient la sauver de ses pensées négatives.
« Quand est-ce que vous montez dans le train ? »
Elin n'avait pas la réponse, elle savait qu'il partait à 11 heures normalement, mais elle ne savait pas comment cela se passait. Alors elle regarda les deux filles, les laissant répondre à la question qu'elle se posait depuis qu'elle était arrivée sur le quai.
Elle prit enfin le temps de les observer, et il lui sembla avoir déjà vu la deuxième fille, mais elle ne comprenait pas vraiment comment cela était possible étant donné qu'elle ne connaissait personne dans le monde magique... Soudain, elle se rappela, lorsqu'elle avait été sur le Chemin de Traverse pour faire ses courses de rentrée, elle était là avec elle. Elle non plus n'avait pas de parents sorciers et elle était donc accompagnée pour ses premiers pas dans le monde magique. D'ailleurs, elle ne semblait pas très bien, on aurait dit qu'elle venait de pleurer, ses yeux étaient rougis.
L'arrivée officielle dans le monde des sorciers
Je regardai avec amusement la petite fille me faire la morale. C'est qu'elle en avais du caractère dis donc ! Ça me faisait bien rire.
- Bah quoi ? Mes manières, elles sont très bien. C'est normal de bousculer les gens pour leur dire bonjour. Je dis avec un air pétant avant de rigoler. Nan, je rigole. Encore désolée de t'être rentrer dedans. Et toi ? Ça va ? Ta malle, elle a rien ?
Pour être honnête, je n'avais pas vraiment remarquer la présence de l'autre fille, absorbée par la répartie de la petite Becca. Qui était en effet visiblement trop petite pour aller à Poudlard. Je me suis senti un peu bête à ce moment mais je passa vite à autre chose.
- Moi, c'est Aria.
J'étais comme un poison dans l'eau. Les filles avaient être très gentille mais elles avaient l'air très timide. Après, je ne vais pas me gêner, j'étais tellement heureuse de ma rentrée ! La deuxième fille n'avait pas l'air de partager mon avis. Elle semblait avoir pleurer. Peut-être qu'elle était née-moldue et que cette rentrée l'effrayait ?
- C'est vrai, il faudrait y aller pour avoir une cabine pour nous. Je suis pas sûr que ce soit vraiment de partager le trajet avec des inconnus mais après si vous voulez, ça peux se faire.
Je cherchais du regard mes parents, qui étaient encore entrain de discuter avec le couple. Décidément, ils sont devenu plus intéressant que la dernière fois. Je verrais ça de mes propres yeux, la prochaine fois qu'ils sont invités à diner. La dernière fois, ils avient quelque peu critiquer notre accent irlandais en disant qu'il valait moins que l'accent de Londres. On peut dire le diner avait été tendue après ça.
Attends, elles ne savait pas comment on fait pour prendre le train ? Leurs parents ne leur ont pas expliquer ? Ah moins qu'elles soient toute les deux née-moldues ? Bon. Ça rendra ce voyage un petit peu plus spécial.
- Aria Folba Promo '48 #417d8f SerresVolant(e)s
- Bah quoi ? Mes manières, elles sont très bien. C'est normal de bousculer les gens pour leur dire bonjour. Je dis avec un air pétant avant de rigoler. Nan, je rigole. Encore désolée de t'être rentrer dedans. Et toi ? Ça va ? Ta malle, elle a rien ?
Pour être honnête, je n'avais pas vraiment remarquer la présence de l'autre fille, absorbée par la répartie de la petite Becca. Qui était en effet visiblement trop petite pour aller à Poudlard. Je me suis senti un peu bête à ce moment mais je passa vite à autre chose.
- Moi, c'est Aria.
J'étais comme un poison dans l'eau. Les filles avaient être très gentille mais elles avaient l'air très timide. Après, je ne vais pas me gêner, j'étais tellement heureuse de ma rentrée ! La deuxième fille n'avait pas l'air de partager mon avis. Elle semblait avoir pleurer. Peut-être qu'elle était née-moldue et que cette rentrée l'effrayait ?
- C'est vrai, il faudrait y aller pour avoir une cabine pour nous. Je suis pas sûr que ce soit vraiment de partager le trajet avec des inconnus mais après si vous voulez, ça peux se faire.
Je cherchais du regard mes parents, qui étaient encore entrain de discuter avec le couple. Décidément, ils sont devenu plus intéressant que la dernière fois. Je verrais ça de mes propres yeux, la prochaine fois qu'ils sont invités à diner. La dernière fois, ils avient quelque peu critiquer notre accent irlandais en disant qu'il valait moins que l'accent de Londres. On peut dire le diner avait été tendue après ça.
Attends, elles ne savait pas comment on fait pour prendre le train ? Leurs parents ne leur ont pas expliquer ? Ah moins qu'elles soient toute les deux née-moldues ? Bon. Ça rendra ce voyage un petit peu plus spécial.
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L'arrivée officielle dans le monde des sorciers
Le mécontentement qui émanait de la petite rousse qui rouspétait au sujet du traitement infligé à sa sœur surprit Olivia et attira son attention sur la présence d’une troisième fille, par terre. Elle était sûre que sa malle n’était pas responsable de cet état de fait, mais les excuses de la petite brune en face d’elle, seconde fillette aux pieds de qui sa malle avait atterrit, était une confirmation qui ne faisait pas de mal.
D’ailleurs, vu qu’il était question de confirmation, la fillette tourna discrètement sa tête pour voir si ses parents s’étaient approchés. À son plus grand déplaisir, ils l’avaient fait et continuaient de le faire. Avec ses yeux, elle leur adressa une prière silencieuse pour qu’ils cessent de le faire et ... « Ça va ? Ta malle, elle a rien ? ».
Les questions lui étaient clairement adressées et requéraient qu’elle prêta attention à la conversation avec les enfants devant elle. Avec l’espoir que ses onze ans de cohabitation avec ses parents et le fait qu’ils lisaient en elle comme dans un livre ouvert suffiraient pour qu’ils comprennent sa demande silencieuse, elle s’efforça de se concentrer sur l'échange. L'écossaise s’en voulait de ressentir cela mais l’idée que ses interlocutrices soient témoins de la grande prévenance de ses parents à son égard l'embarrassait. Même si quelques instants auparavant elle avait en train de pleurer, blottie dans leurs bras, au vu et au su de tous, là tout de suite, elle ne voulait pas passer pour un bébé devant de potentielles futures camarades de classe.
Un sourire poli aux lèvres, Olivia se saisit de sa malle et hocha la tête en direction de la sorcière qui lui avait adressé la parole, pour lui confirmer qu’elle allait bien. À côté, la seconde rouquine s’était relevé et maintenant qu’elle était à hauteur de visage - enfin, à peu près, car elle n’était pas bien grande - la métisse se rendit compte qu’elle l’avait rencontré brièvement lorsqu’elle avait été accompagnée sur le Chemin de Traverse pour faire ses courses de rentrée.
« J'm'appelle Elin, et elle c'est ma petite soeur Becca, mais elle ne rentre pas à Poudlard. »
Olivia sentit un sourire plus sincère étirer ses lèvres. L’accent assez prononcé d’Elin lui rappelait sa grand-mère et la rassurante familiarité de ce détail était la bienvenue, maintenant qu’elle avait la confirmation que deux de ses interlocutrices étaient de futures camarades de classe. Après tout, ce n'était pas pour rien que le fait de devoir se faire des amis dans sa nouvelle école était l’une des inquiétudes qui avait accaparé ses pensées tout l’été et l’avait empêché de dormir la veille. Tout ce qui pouvait être source de réconfort était apprécié.
« Moi, c’est Aria. » L’enthousiasme qui émanait de la petite brune aux yeux bleus était palpable et la jeune Hodgkins sentit son sourire s’élargir davantage. « Moi c'est Olivia ! Première année à Poudlard aussi ! »
Olivia hésitait à ajouter quelque chose de plus lorsque Becca posa une question qui lui évita la gêne d'un refus. En effet, avant l'intervention de la cadette des rousses, elle s'était apprêtait à inviter les deux sorcières à se joindre à elle pour monter dans le train. Mieux encore, Aria la devança et fut celle qui proposa de partager une cabine et ce fut avec un sourire plus grand que le précédent qu’Olivia accepta.
« Moi ça m’va très bien de partager une cabine avec vous ! Le temps d'arrivé à Poudlard on sera plus des inconnues !»
D’ailleurs, vu qu’il était question de confirmation, la fillette tourna discrètement sa tête pour voir si ses parents s’étaient approchés. À son plus grand déplaisir, ils l’avaient fait et continuaient de le faire. Avec ses yeux, elle leur adressa une prière silencieuse pour qu’ils cessent de le faire et ... « Ça va ? Ta malle, elle a rien ? ».
Les questions lui étaient clairement adressées et requéraient qu’elle prêta attention à la conversation avec les enfants devant elle. Avec l’espoir que ses onze ans de cohabitation avec ses parents et le fait qu’ils lisaient en elle comme dans un livre ouvert suffiraient pour qu’ils comprennent sa demande silencieuse, elle s’efforça de se concentrer sur l'échange. L'écossaise s’en voulait de ressentir cela mais l’idée que ses interlocutrices soient témoins de la grande prévenance de ses parents à son égard l'embarrassait. Même si quelques instants auparavant elle avait en train de pleurer, blottie dans leurs bras, au vu et au su de tous, là tout de suite, elle ne voulait pas passer pour un bébé devant de potentielles futures camarades de classe.
Un sourire poli aux lèvres, Olivia se saisit de sa malle et hocha la tête en direction de la sorcière qui lui avait adressé la parole, pour lui confirmer qu’elle allait bien. À côté, la seconde rouquine s’était relevé et maintenant qu’elle était à hauteur de visage - enfin, à peu près, car elle n’était pas bien grande - la métisse se rendit compte qu’elle l’avait rencontré brièvement lorsqu’elle avait été accompagnée sur le Chemin de Traverse pour faire ses courses de rentrée.
« J'm'appelle Elin, et elle c'est ma petite soeur Becca, mais elle ne rentre pas à Poudlard. »
Olivia sentit un sourire plus sincère étirer ses lèvres. L’accent assez prononcé d’Elin lui rappelait sa grand-mère et la rassurante familiarité de ce détail était la bienvenue, maintenant qu’elle avait la confirmation que deux de ses interlocutrices étaient de futures camarades de classe. Après tout, ce n'était pas pour rien que le fait de devoir se faire des amis dans sa nouvelle école était l’une des inquiétudes qui avait accaparé ses pensées tout l’été et l’avait empêché de dormir la veille. Tout ce qui pouvait être source de réconfort était apprécié.
« Moi, c’est Aria. » L’enthousiasme qui émanait de la petite brune aux yeux bleus était palpable et la jeune Hodgkins sentit son sourire s’élargir davantage. « Moi c'est Olivia ! Première année à Poudlard aussi ! »
Olivia hésitait à ajouter quelque chose de plus lorsque Becca posa une question qui lui évita la gêne d'un refus. En effet, avant l'intervention de la cadette des rousses, elle s'était apprêtait à inviter les deux sorcières à se joindre à elle pour monter dans le train. Mieux encore, Aria la devança et fut celle qui proposa de partager une cabine et ce fut avec un sourire plus grand que le précédent qu’Olivia accepta.
« Moi ça m’va très bien de partager une cabine avec vous ! Le temps d'arrivé à Poudlard on sera plus des inconnues !»
Dernière modification par Olivia Hodgkins le 24 sept. 2023, 15:57, modifié 1 fois.
L'arrivée officielle dans le monde des sorciers
« Bah quoi ? Mes manières, elles sont très bien. C'est normal de bousculer les gens pour leur dire bonjour. Nan, je rigole. Encore désolée de t'être rentrer dedans. Et toi ? Ça va ? Ta malle, elle a rien ? »
Elin était rassurée, visiblement, sa soeur n'avait pas réussi à dégoûter ses deux futures camarades et elle ne la jugeait pas trop. *C'est parti pour retenir tous les prénoms. Alors elle c'est Aria.*
La rouquine avait toujours eu une facilité à retenir les prénoms de ses camarades. Elle mémorisait leur tête, et le prénom venait instantanément avec. C'était assez pratique pour éviter de se retrouver dans des situations embarrassantes. Par contre, elle mettait souvent les gens mal à l'aise parce qu'eux ne se souvenaient pas toujours de son prénom, et ça, ça pouvait être gênant. Mais la rouquine s'en fichait, elle considérait que cela devenait le problème des autres personnes et non le sien.
Aria donc leur indiqua qu'elles pouvaient d'ors et déjà monter dans le train et se chercher un compartiment. Elle semblait comme un poisson dans l'eau, visiblement elle avait au moins un de ses parents sorciers et même peut-être les deux. En tout cas, elle n'était pas du tout stressée et avait l'air d'avoir hâte de partir.
Son enthousiasme était plutôt contagieux car petit à petit, Elin se détendait également. Elle aussi avait hâte de partir, elle avait attendu cela tout l'été depuis qu'elle avait appris qu'elle allait étudier à Poudlard. La seule chose qui l'embêtait était de devoir laisser Becca seule à la maison avec ses parents pas toujours très à l'écoute. Ceci dit, ils étaient particulièrement sur le dos d'Elin depuis qu'ils savaient qu'elle était une sorcière, Becca ne faisait pas de magie à priori.
La petite fille ne savait pas si cela voulait dire que sa petite soeur n'était pas une sorcière. Elle avait elle-même fait de la magie pour la première fois à huit ans. Becca venait d'avoir neuf ans cet été. Etait-il encore possible qu'elle ait des signes de magie dans les jours à venir ? Elin n'en avait aucune idée mais c'était quelque chose qui la travaillait de savoir si sa soeur pourrait un jour la rejoindre dans son monde.
Les deux petites filles aimaient bien se taquiner et se chamailler légèrement, mais elles s'adoraient. Elles n'avaient jamais eu de grosses disputes et passaient beaucoup de temps ensemble lorsqu'elles étaient à la maison.
Revenant à l'instant présent, Elin eut tout juste le temps d'entendre Olivia se présenter et indiquer qu'elle était aussi pour le fait de partager un compartiment.
« Alors c'est parti, allons se trouver une place avant qu'il n'y en ait plus, confirma-t-elle. »
Elle commença à se diriger vers le train, espérant que ses camarades suivaient derrière elle. Elle sentit la main de Becca se glisser à nouveau dans la sienne, elle la pressa donc pour essayer de la rassurer. Elle ne savait pas si son père suivait ou non, il ne s'était jusqu'à maintenant pas mélangé avec les autres parents. Pourtant les parents d'Olivia devaient également être Moldus puisqu'elle avait également été accompagnée par un professeur. Ils auraient sûrement des sujets à s'échanger. Mais bon il faut dire qua Tay n'avait jamais été un grand bavard et qu'il était beaucoup mieux en homme solitaire sur son bateau de pêcheur.
Elin monta par la première porte, attrapa ses affaires que son père lui tendit - même s'il ne participait pas à la conversation, il avait visiblement tout de même décidé de l'aider un minimum - et rentra dans le premier wagon disponible où elle laissa ses affaires. Becca la suivait toujours ne voulant pas la lâcher d'une semelle, mais Elin redescendit avec elle afin de lui parler quelques instants avant de partir. Elle la prit dans ses bras pour la serrer du plus fort qu'elle le pouvait et lui chuchota à l'oreille :
« Je sais que ça va être dur Becca, mais je te promets de t'écrire souvent. Si ça va pas avec papa et maman, n'hésite pas à aller chez mamie, elle est pas loin et tu es bien assez grande pour t'y rendre seule désormais.
- Tu crois que je viendrai à Poudlard un jour moi aussi ?
- Je ne sais pas du tout comment ça fonctionne la magie encore. Mais je te promets que je vais faire des recherches pour que tu sois au courant. Dès que j'ai des informations là-dessus, je t'envoie un hibou. J'essaierai de te faire parvenir un livre aussi sur la magie, mais il faudra bien que tu fasses attention à ce que les parents ne le voient pas. Sinon ils vont te le confisquer, comme avec mes affaires, maugréa l'aînée de la famille Spark.
- D'accord promis. »
L'étreinte entre les deux soeurs continua encore pendant quelques minutes.
Elin était rassurée, visiblement, sa soeur n'avait pas réussi à dégoûter ses deux futures camarades et elle ne la jugeait pas trop. *C'est parti pour retenir tous les prénoms. Alors elle c'est Aria.*
La rouquine avait toujours eu une facilité à retenir les prénoms de ses camarades. Elle mémorisait leur tête, et le prénom venait instantanément avec. C'était assez pratique pour éviter de se retrouver dans des situations embarrassantes. Par contre, elle mettait souvent les gens mal à l'aise parce qu'eux ne se souvenaient pas toujours de son prénom, et ça, ça pouvait être gênant. Mais la rouquine s'en fichait, elle considérait que cela devenait le problème des autres personnes et non le sien.
Aria donc leur indiqua qu'elles pouvaient d'ors et déjà monter dans le train et se chercher un compartiment. Elle semblait comme un poisson dans l'eau, visiblement elle avait au moins un de ses parents sorciers et même peut-être les deux. En tout cas, elle n'était pas du tout stressée et avait l'air d'avoir hâte de partir.
Son enthousiasme était plutôt contagieux car petit à petit, Elin se détendait également. Elle aussi avait hâte de partir, elle avait attendu cela tout l'été depuis qu'elle avait appris qu'elle allait étudier à Poudlard. La seule chose qui l'embêtait était de devoir laisser Becca seule à la maison avec ses parents pas toujours très à l'écoute. Ceci dit, ils étaient particulièrement sur le dos d'Elin depuis qu'ils savaient qu'elle était une sorcière, Becca ne faisait pas de magie à priori.
La petite fille ne savait pas si cela voulait dire que sa petite soeur n'était pas une sorcière. Elle avait elle-même fait de la magie pour la première fois à huit ans. Becca venait d'avoir neuf ans cet été. Etait-il encore possible qu'elle ait des signes de magie dans les jours à venir ? Elin n'en avait aucune idée mais c'était quelque chose qui la travaillait de savoir si sa soeur pourrait un jour la rejoindre dans son monde.
Les deux petites filles aimaient bien se taquiner et se chamailler légèrement, mais elles s'adoraient. Elles n'avaient jamais eu de grosses disputes et passaient beaucoup de temps ensemble lorsqu'elles étaient à la maison.
Revenant à l'instant présent, Elin eut tout juste le temps d'entendre Olivia se présenter et indiquer qu'elle était aussi pour le fait de partager un compartiment.
« Alors c'est parti, allons se trouver une place avant qu'il n'y en ait plus, confirma-t-elle. »
Elle commença à se diriger vers le train, espérant que ses camarades suivaient derrière elle. Elle sentit la main de Becca se glisser à nouveau dans la sienne, elle la pressa donc pour essayer de la rassurer. Elle ne savait pas si son père suivait ou non, il ne s'était jusqu'à maintenant pas mélangé avec les autres parents. Pourtant les parents d'Olivia devaient également être Moldus puisqu'elle avait également été accompagnée par un professeur. Ils auraient sûrement des sujets à s'échanger. Mais bon il faut dire qua Tay n'avait jamais été un grand bavard et qu'il était beaucoup mieux en homme solitaire sur son bateau de pêcheur.
Elin monta par la première porte, attrapa ses affaires que son père lui tendit - même s'il ne participait pas à la conversation, il avait visiblement tout de même décidé de l'aider un minimum - et rentra dans le premier wagon disponible où elle laissa ses affaires. Becca la suivait toujours ne voulant pas la lâcher d'une semelle, mais Elin redescendit avec elle afin de lui parler quelques instants avant de partir. Elle la prit dans ses bras pour la serrer du plus fort qu'elle le pouvait et lui chuchota à l'oreille :
« Je sais que ça va être dur Becca, mais je te promets de t'écrire souvent. Si ça va pas avec papa et maman, n'hésite pas à aller chez mamie, elle est pas loin et tu es bien assez grande pour t'y rendre seule désormais.
- Tu crois que je viendrai à Poudlard un jour moi aussi ?
- Je ne sais pas du tout comment ça fonctionne la magie encore. Mais je te promets que je vais faire des recherches pour que tu sois au courant. Dès que j'ai des informations là-dessus, je t'envoie un hibou. J'essaierai de te faire parvenir un livre aussi sur la magie, mais il faudra bien que tu fasses attention à ce que les parents ne le voient pas. Sinon ils vont te le confisquer, comme avec mes affaires, maugréa l'aînée de la famille Spark.
- D'accord promis. »
L'étreinte entre les deux soeurs continua encore pendant quelques minutes.
L'arrivée officielle dans le monde des sorciers
Et c'était parti pour l'aventure de Poudlard ! Je pense que je pourrais vibrer tellement j'avais hâte. J'avais des amies pour le voyage et peut-être dans ma maison. Je n'arrivais vraiment à le réaliser. J'attendais depuis si longtemps. Depuis le moment où j'ai su comprendre ce que Poudlard je voulais y aller mais dès mon premier signe de magie, quand j'étais sûre d'y être, il ne fallait pas me lancer sur le sujet. On ne pouvait plus m'arrêter.
Ce n'est que quand je posais mes affaires dans le wagon que nous avons rapidment choisi pour voyager que ma mère m'interpella. D'abord je ne comprenais pas, j'étais prête à partir vivre mon aventure ! Puis je me souvenu de ma promesse et alla la rejoindre. Il fallait que je dise au revoir. J'essayais de faire aux filles un signe pour dire que je revenais rapidement. Je n'étais pas très clair mais ce n'est pas grave. Elles comprendraient et Elin a l'air de aussi les faire donc il n'y aura pas de problème.
Je redescendis sur le quai et regardais mes parents, essayant de fixer leurs images dans la rétine. Mon père me souriait avec fierté. Ma mère avait les larmes aux yeux et m'enlaça. Je me permis un instant de respirer une dernière fois son odeur avant de longs mois. Je fis un câlin à mon père.
- Prends soin de toi et envoie nous dès que tu peux un hibou pour nous raconter ta rentrée. dit-il.
- Oui, je veux savoir tous les détails ! dit ma mère en rigolant.
Je sourirais. Après les derniers au revoir, ignorant les larmes qui ont coulés, un énième signe de la main, je rapprochais lentement des filles pour être sûre de ne pas gêner leurs au revoir à leurs familles. J'observais les wagons et les compartiments remplis de retrouvaille. J'attendais patiemment qu'elles terminent pour qu'on finisse de s'installer dans le train ensemble.
- Aria Folba Promo '48 #417d8f SerresVolant(e)s
Ce n'est que quand je posais mes affaires dans le wagon que nous avons rapidment choisi pour voyager que ma mère m'interpella. D'abord je ne comprenais pas, j'étais prête à partir vivre mon aventure ! Puis je me souvenu de ma promesse et alla la rejoindre. Il fallait que je dise au revoir. J'essayais de faire aux filles un signe pour dire que je revenais rapidement. Je n'étais pas très clair mais ce n'est pas grave. Elles comprendraient et Elin a l'air de aussi les faire donc il n'y aura pas de problème.
Je redescendis sur le quai et regardais mes parents, essayant de fixer leurs images dans la rétine. Mon père me souriait avec fierté. Ma mère avait les larmes aux yeux et m'enlaça. Je me permis un instant de respirer une dernière fois son odeur avant de longs mois. Je fis un câlin à mon père.
- Prends soin de toi et envoie nous dès que tu peux un hibou pour nous raconter ta rentrée. dit-il.
- Oui, je veux savoir tous les détails ! dit ma mère en rigolant.
Je sourirais. Après les derniers au revoir, ignorant les larmes qui ont coulés, un énième signe de la main, je rapprochais lentement des filles pour être sûre de ne pas gêner leurs au revoir à leurs familles. J'observais les wagons et les compartiments remplis de retrouvaille. J'attendais patiemment qu'elles terminent pour qu'on finisse de s'installer dans le train ensemble.
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L'arrivée officielle dans le monde des sorciers
Olivia suivit les fillettes jusqu'à une cabine qu'elle trouva somme toute très ordinaire. D’un style un peu vieillot, elle contenait deux banquettes se faisant face avec des porte-bagages en hauteur et une fenêtre immense. Rien de bien magique, sauf peut-être l’impression que l’intérieur de la cabine était plus spacieux que ce que son extérieur laissait présager.
Alors que les deux fillettes avec qui elle allait faire le trajet ressortaient du compartiment, l’une pour raccompagner sa sœur sur le quai et l’autre certainement pour dire ses au revoir à sa famille, la petite écossaise installa sa malle dans le porte-bagage. Elle n’avait pas l'intention de renouveler les au revoir et risquer une nouvelle séance de larmes devant témoins. Du coup, après avoir de nouveau été enchantée par la légèreté magique de sa malle - décidément, elle ne se lasserait jamais de la facilité avec laquelle elle pouvait soulever l’objet - elle la plaça au-dessus de sa tête, sans difficulté et quitta le compartiment pour le couloir du train et ses larges murs vitrés, pour faire au revoir de la main à ses parents qui s’étaient rapprochés du train. Clairement, le moment d'émotion était passé et sa mère était de nouveau fidèle à elle-même, profitant du fait que la fenêtre était ouverte pour adresser ses dernières consignes à la jeune collégienne. Est-ce que cette dernière comptait en tenir compte ? Absolument pas ! Elle avait beau hocher la tête d’un air sérieux, elle ne comptait ni se coucher tôt, ni manger ses cinq fruits et légumes par jour si elle pouvait l’éviter, et se tenir à un shampoing par semaine, merci bien. Dans le dos de sa mère, son père lui adressa un regard dubitatif et Olivia sentit le rouge lui monter aux joues. Elle ne pouvait jamais rien lui cacher.
Alors qu’elle continuait d’acquiescer aux paroles de sa mère, sans plus vraiment l’écouter, un couple de personnes âgées derrière ses parents attira son attention, lui provoquant un pincement au coeur. Il y avait tellement de personnes avec qui elle aurait souhaité partager ce moment, notamment ses grand-parents, figures constantes de sa vie, pour qui elle n’avait aucun secret et à qui elle devait désormais taire le changement le plus important de sa vie. Ses pensées commençaient à tirer sur le côté négatif des récents changements que l’introduction de la magie avait apportés dans sa vie, comme le fait que sa meilleure amie ne lui avait pas adressé la parole depuis plus d’un mois, lorsque le sifflet annonçant le départ du train retentit.
L’annonce sonore provoqua l'embarquement plus ou moins précipité des élèves dans le train et rapidement rester dans le couloir pour saluer ses parents ne fut plus possible. Olivia leur envoya donc un dernier bisou volant avant de regagner son compartiment, dans l’attente de ses compagnes de voyages.
Alors que les deux fillettes avec qui elle allait faire le trajet ressortaient du compartiment, l’une pour raccompagner sa sœur sur le quai et l’autre certainement pour dire ses au revoir à sa famille, la petite écossaise installa sa malle dans le porte-bagage. Elle n’avait pas l'intention de renouveler les au revoir et risquer une nouvelle séance de larmes devant témoins. Du coup, après avoir de nouveau été enchantée par la légèreté magique de sa malle - décidément, elle ne se lasserait jamais de la facilité avec laquelle elle pouvait soulever l’objet - elle la plaça au-dessus de sa tête, sans difficulté et quitta le compartiment pour le couloir du train et ses larges murs vitrés, pour faire au revoir de la main à ses parents qui s’étaient rapprochés du train. Clairement, le moment d'émotion était passé et sa mère était de nouveau fidèle à elle-même, profitant du fait que la fenêtre était ouverte pour adresser ses dernières consignes à la jeune collégienne. Est-ce que cette dernière comptait en tenir compte ? Absolument pas ! Elle avait beau hocher la tête d’un air sérieux, elle ne comptait ni se coucher tôt, ni manger ses cinq fruits et légumes par jour si elle pouvait l’éviter, et se tenir à un shampoing par semaine, merci bien. Dans le dos de sa mère, son père lui adressa un regard dubitatif et Olivia sentit le rouge lui monter aux joues. Elle ne pouvait jamais rien lui cacher.
Alors qu’elle continuait d’acquiescer aux paroles de sa mère, sans plus vraiment l’écouter, un couple de personnes âgées derrière ses parents attira son attention, lui provoquant un pincement au coeur. Il y avait tellement de personnes avec qui elle aurait souhaité partager ce moment, notamment ses grand-parents, figures constantes de sa vie, pour qui elle n’avait aucun secret et à qui elle devait désormais taire le changement le plus important de sa vie. Ses pensées commençaient à tirer sur le côté négatif des récents changements que l’introduction de la magie avait apportés dans sa vie, comme le fait que sa meilleure amie ne lui avait pas adressé la parole depuis plus d’un mois, lorsque le sifflet annonçant le départ du train retentit.
L’annonce sonore provoqua l'embarquement plus ou moins précipité des élèves dans le train et rapidement rester dans le couloir pour saluer ses parents ne fut plus possible. Olivia leur envoya donc un dernier bisou volant avant de regagner son compartiment, dans l’attente de ses compagnes de voyages.
Dix mille ans plus tard
Je suis tellement désolé de l'attente les filles, le temps est passé tellement vite. Sorry, sorry.
L'arrivée officielle dans le monde des sorciers
Au coup de sifflet, Elin lâcha Becca après lui avoir promis de lui écrire au plus vite. Elle fit un dernier au revoir à son père - de manière assez sobre - et eut l'impression qu'il voulait lui faire un calin. Mais l'instant passa et elle sauta dans le train avant qu'il ne parte sans elle, pour retourner dans son wagon. Olivia était déjà assise dedans et hochait vaguement la tête aux dernières recommandations de ses parents. Elin ne pu s'empêcher d'exploser de rire en entendant ça. Les parents étaient trop naïfs, ils croyaient vraiment qu'ils allaient manger cinq fruits et légumes par jour ? Non mais n'importe quoi. Ceci dit, la petite fille ne savait pas trop ce qu'ils mangeaient au château. Est-ce que s'ils ne mangeaient pas tous leurs légumes ils étaient punis par magie ?
Elin ne voulait pas passer pour une imbécile alors elle se retient de poser la question et à la place elle fit un dernier coucou de la main et un coeur avec ses doigts envers sa soeur en appuyant son nez sur les vitres pas très propres du Poudlard Express juste avant que le train ne démarre.
« Tes parents croient vraiment qu'on va manger cinq fruits et légumes par jour ? On est liiibres maintenant on va pouvoir faire ce qu'on veut. Plus de parents sur le dos pour nous dire quoi faire, j'en pouvais plus. Je suis trop contente d'aller à Poudlard et vous ? »
La petite fille se rassit sur sa banquette, se mettant à son aise pour passer un bon voyage. A priori, le voyage allait durer toute la journée alors il fallait être assis confortablement. Mais les banquettes étaient plutôt agréables, assez moelleuses mais pas trop pour ne pas s'enfoncer complètement dedans.
La rouquine était contente d'avoir déjà deux personnes avec qui elle avait parlé. Ca faisait déjà plus que dans sa dernière école. Elle allait pouvoir peut-être être amie avec elles déjà ?
Ne sachant pas si ses camarades allaient avoir envie de discuter ou non, la petite fille décida de sortir un livre au cas où. En plus elle mourait d'envie de commencer son apprentissage, ce qu'elle n'avait pas pu faire avant puisque ses parents avaient confisqué ses affaires de magie pendant toute la fin des vacances.
Elle sortit le premier livre qui lui tomba sous la main : Les Grandes Découvertes Magiques. Tous les livres qu'elle avait achetés semblaient plutôt vieux. Enfin ils étaient neufs, mais la couverture était un peu vieillotte. Tout comme le train d'ailleurs. Cela ne dérangeait pas la petite fille mais elle trouvait cela étonnant. Elle s'était imaginée un monde futuriste plein de technologies, de lumières et de gadgets et finalement elle avait l'impression d'être revenue deux siècles en arrière. Ils avaient pas évolué les sorciers ou quoi ?
« Pourquoi tout semble vieux ici ? On pourrait se dire qu'avec la magie tout pourrait être rénové mais finalement c'est juste vieillot. Je comprends pas. »
Elin ne voulait pas passer pour une imbécile alors elle se retient de poser la question et à la place elle fit un dernier coucou de la main et un coeur avec ses doigts envers sa soeur en appuyant son nez sur les vitres pas très propres du Poudlard Express juste avant que le train ne démarre.
« Tes parents croient vraiment qu'on va manger cinq fruits et légumes par jour ? On est liiibres maintenant on va pouvoir faire ce qu'on veut. Plus de parents sur le dos pour nous dire quoi faire, j'en pouvais plus. Je suis trop contente d'aller à Poudlard et vous ? »
La petite fille se rassit sur sa banquette, se mettant à son aise pour passer un bon voyage. A priori, le voyage allait durer toute la journée alors il fallait être assis confortablement. Mais les banquettes étaient plutôt agréables, assez moelleuses mais pas trop pour ne pas s'enfoncer complètement dedans.
La rouquine était contente d'avoir déjà deux personnes avec qui elle avait parlé. Ca faisait déjà plus que dans sa dernière école. Elle allait pouvoir peut-être être amie avec elles déjà ?
Ne sachant pas si ses camarades allaient avoir envie de discuter ou non, la petite fille décida de sortir un livre au cas où. En plus elle mourait d'envie de commencer son apprentissage, ce qu'elle n'avait pas pu faire avant puisque ses parents avaient confisqué ses affaires de magie pendant toute la fin des vacances.
Elle sortit le premier livre qui lui tomba sous la main : Les Grandes Découvertes Magiques. Tous les livres qu'elle avait achetés semblaient plutôt vieux. Enfin ils étaient neufs, mais la couverture était un peu vieillotte. Tout comme le train d'ailleurs. Cela ne dérangeait pas la petite fille mais elle trouvait cela étonnant. Elle s'était imaginée un monde futuriste plein de technologies, de lumières et de gadgets et finalement elle avait l'impression d'être revenue deux siècles en arrière. Ils avaient pas évolué les sorciers ou quoi ?
« Pourquoi tout semble vieux ici ? On pourrait se dire qu'avec la magie tout pourrait être rénové mais finalement c'est juste vieillot. Je comprends pas. »