Correspondances - Été 2048

Fife,
Samedi 4 juillet 2048

Chère Aelle,

Je suis arrivé à Fife il y a une heure. Je ne te cache pas ma joie de rentrer à Dunfermline. J’adore être à Poudlard, mais me retrouver ici va me faire du bien. Je vais passer du temps avec mes parents. J’avoue que rien n’a changé, et pourtant rien n’est pareil. Je ne suis plus le même gamin Écossais insouciant. J’essaie de me raccrocher à tout ce qui m’a manqué : Les forêts, le bord de mer, le vent ondulant sur les lacs… Mais je sais aussi que je devrai parler avec papa. Je ne sais vraiment pas comment aborder le sujet avec lui. J’ai peur de voir de la déception dans ses yeux. J’ai peur aussi de ce que me dira ma mère. En réalité, j’ai peur de m’y confronter. Peut-être ne devrai-je rien leur dire. Après tout, rien ne change vraiment. Et puis Penwyn ne me donne plus de nouvelles. Je sens qu’il est vivant, je le sais. Ça vibre au fond de moi, je ne saurai comment te l’expliquer. Je prévois de rentrer en contact avec sa femme, enfin, si je parviens à savoir où elle se situe. Je demanderai à Ennis, car j’ai le sentiment qu’elle sait des choses. Bref, c’est un peu embrouillé dans ma tête.
Et tu manques.

Tu me manques Arya.
Gab


@Aelle Bristyle

Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR

Correspondances - Été 2048
Fife,
Dimanche 5 juillet 2048

Chère Aelle,

La journée s’est bien passée. Je retrouve peu à peu mes marques dans cette bâtisse qui m’a vu naître. J’ai récupéré ma chambre, et les fantômes qui vont avec. C’est un peu comme si je n’étais jamais parti. Ou plutôt, comme si je ne partirai plus.
Je me sens si bien ici que je cherche déjà mille raisons pour rentrer à Poudlard, quitter mes parents aux petits soins, laisser à nouveau derrière moi mes forêts et mes lacs, l’écume de la mer, cette vie qui ne m’appartient plus tout à fait. Ce matin, j’ai pêché aux abords d’un étang abreuvé par « la cascade aux diamants ». Enfant, je l’appelais ainsi car des cailloux ferreux à base de vivianite y brillent au soleil, dans les profondeurs de l’eau. C’est magnifique, je pourrai observer cette beauté des heures durant.
Et j’ai beau chercher ces motifs impérieux pour réintégrer l’école, alors que tout me comble ici, un seul illumine mon esprit, puis étouffe finalement mon coeur un instant plus tard. Car tu n’y es plus.

Tu me manques Arya.
Gab


@Aelle Bristyle

Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR

Correspondances - Été 2048
Fife,
Mardi 7 juillet 2048

Chère Aelle,

J’ai lancé une perche pendant le dîner.
« Nous n’avons jamais revu le Professeur Penwyn après sa disparition… ». Autant te dire que le seul son audible durant les secondes qui ont suivi étaient la voix de Brulévif, un fantôme qui squatte depuis toujours notre cuisine en réclamant « de l’eau, de l’eau… ». Si le moment n’était pas important, sans doute aurais-je éclaté de rire. Maman a finalement répondu : « Beaucoup de sorciers se sont éloignés de Monde Sorcier, car ils ont mal vécu la tyrannie d’Ursula ». Je suis resté sur cette phrase. « Éloigné » ne veut pas dire « mort ». Papa semblait donner le change en débarrassant la table. Je n’ai pas insisté du coup, pour le moment en tout cas.

Il pleut un peu ce matin, le climat est lié aux marées. J’avais envisagé un tour en bateau, mais l’océan ne présente pas son meilleur visage pour naviguer en toute sécurité. J’aurai voulu sentir les embruns sur mon visage, la force du vent figer mes traits, et le froid immobiliser chacun de mes membres, pour ne plus penser, être dans l’incapacité de réfléchir. Les éléments, ici, peuvent prendre le contrôle de ton corps, et de ton esprit, sans magie.

Je vais sortir ramasser des limaces pour la pêche.
Je pense à toi.
Gab


@Aelle Bristyle

Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR

Correspondances - Été 2048
Fife,
Samedi 11 juillet 2048

Chère Aelle,

Mamina est arrivée mercredi. La surprise a été d’autant plus grande que sa santé lui joue parfois des tours. Elle a amené avec elle un lecteur MP3 (c’est un truc moldu), sur lequel elle a enregistré des vieilles chansons. Une m’a vraiment ému, et je ne sais pas pourquoi (enfin si, un peu), j’ai pensé à toi.

Je te la partage. Il te suffit de lancer une formule de révélation de sortilège, en bas de ce parchemin.

Gab

PS : C’est juste une chanson…


✨✨

@Aelle Bristyle

Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR

Correspondances - Été 2048
Fife,
Mercredi 12 août 2048

Ça brûle en moi.
Je pense trop à toi. Trop ? Je ne sais pas si je me sens bien ou mal. Même si je retrouve ici tout ce qui me compose, je n’ai pas souvenir d’avoir été si seul, si loin.
Je t’ai dit que je t’aimais, je sais que tu n’y crois pas. J’y crois pour deux.
Je n’ai jamais su dire les mots qui te rassurent.
Je suis un idiot.
Gab


(Pardon pour le nombre de lettres obligatoires,
Gab n’a juste rien de plus à dire).

Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR