Si belle soit la chute
Mercredi 4 Novembre 2048,
avec @Diarmuid O'Belt,
avec @Diarmuid O'Belt,
Aujourd'hui était une journée un peu particulière, pour Brynn, puisqu'il s'agissait du jour où il avait été convoqué par Monsieur O'Belt pour un petit bilan de santé, tel que l'infirmier en faisait annuellement un à tous les élèves du château. Faisait-il également un bilan de santé annuel aux adultes du château ? C'était une question à laquelle le petit Poufsouffle n'avait pas la réponse et - s'il aurait pu finir par la poser dans d'autres circonstances - ça n'était pas la question qui tournait et retournait dans son esprit. Non, la question à laquelle Brynn songeait - et qu'il n'osait pas plus poser qu'il n'arrivait tout à fait à la formuler en lui même - consistait en une question qu'il se posait depuis son tout premier jour d'école, lorsqu'il avait assisté à la chute d'un de ses camarades. Et si cela le démangeait de la poser, c'était parce qu'il se la reposait régulièrement, chaque fois qu'il voyait son dit camarade faire signe de malaise ou lever une main devant ses yeux, comme pour se protéger d'une luminosité qui semblait à la plupart des gens tout à fait raisonnable. C'était cependant une question délicate, qui n'avait rien à voir avec sa propre santé santé, puisque lui n'avait aucune maladie le faisant chuter à tout bout de champ pour la seule simple et bonne raison qu'il faisait jour.
Aussi, assis devant Monsieur O'Belt, le petit garçon manifestait sans le vouloir une hésitation visible, qui grandissait au fur et à mesure que l'entretien semblait avancer vers sa clôture. N'était-ce pas sa chance, finalement, de poser une question sans que cela ne semble trop suspect ? S'il avait promis à Augustin qu'il ne parlerait à personne de sa chute, ne pouvait-il pas tout de même se renseigner sur ce qu'il devait faire dans le cas où quelqu'un chuterait devant lui, au milieu d'un couloir inconnu et totalement désert ? C'était après tout quelque chose qui l'inquiétait, se rappelant comme il s'était sentit démuni le court instant que cela avait duré, ce jour là, avant que le Serpentard ne se relève comme si de rien n'était.
Le jeune Poufsouffle posa quelques coup d’œils se voulant discrets sur les murs de la salle où ils se trouvaient. Il n'y voyait pas de tableaux, mais peut-être l'infirmier avait-il d'autres moyens de savoir qu'un élève était dans le besoin quelque part au milieu du château ?
Attrapant ses propres doigts, le petit garçon fit en sorte de se reconcentrer sur son entretien. Il n'osait pas. Alors tant pis. Peut-être pourrait-il demander à un grand ? Peut-être que Deryn pourrait le renseigner sans lui poser trop de questions par exemple ? Un jour ?
@Augustin Sponsz, pour la mention
Si belle soit la chute
Ce jour-là, il avait plusieurs bilan de santé prévu avec des élèves d'âges variés. Installé à son bureau, Diarmuid venait de noter les différentes conclusion des examens du jeune Poufsouffle installé devant lui. Brynn Wathen, gallois de son état, était un garçon en pleine santé dont les différentes courbes de croissance suivaient leurs cours. De son point de vue, tout était parfait. Sauf qu'en relevant la tête vers le blaireautin, l'infirmier vit instantanément que quelque chose le tracassait. Pourtant, lors de l'entretien préalable aux petits examens de routine l'enfant n'avait pas semblé aussi mal à l'aise.
Le pédiatromage posa donc sa plume et reboucha son encrier afin de pouvoir s'adresser au gamin. Encore fallait-il capter son regard car celui-ci semblait plus fuyant encore que Peeves qui venait d'entendre les chaînes du Baron Sanglant. "Mister Wathen?" Dit-il dans l'espoir de capter son attention avant de poursuivre. "Qu'est-ce qui vous inquiète ainsi? Vous souhaitez m'en parler?" Quel que soit la cause de ce mal-être Diarmuid était prêt à l'accueillir. Déjà, il y avait de grandes chances que cela soit d'ordre médical, il était donc tout indiqué pour l'entendre. Et si jamais ce n'était pas de son ressort, il pourrait sans aucun doute conseiller le jeune garçon. Il n'était pas le seul adulte du château, ils avaient chacun leurs domaines de compétence ce qui leur permettait de se compléter. Et puis, tous étaient en mesure de prêter une oreille attentive.
Le pédiatromage posa donc sa plume et reboucha son encrier afin de pouvoir s'adresser au gamin. Encore fallait-il capter son regard car celui-ci semblait plus fuyant encore que Peeves qui venait d'entendre les chaînes du Baron Sanglant. "Mister Wathen?" Dit-il dans l'espoir de capter son attention avant de poursuivre. "Qu'est-ce qui vous inquiète ainsi? Vous souhaitez m'en parler?" Quel que soit la cause de ce mal-être Diarmuid était prêt à l'accueillir. Déjà, il y avait de grandes chances que cela soit d'ordre médical, il était donc tout indiqué pour l'entendre. Et si jamais ce n'était pas de son ressort, il pourrait sans aucun doute conseiller le jeune garçon. Il n'était pas le seul adulte du château, ils avaient chacun leurs domaines de compétence ce qui leur permettait de se compléter. Et puis, tous étaient en mesure de prêter une oreille attentive.
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Si belle soit la chute
Bizarrement, quand l'infirmier prononce son nom, le petit garçon se sent un peu contrarié. Il a pourtant l'habitude, maintenant, que les adultes l'appellent toujours par son nom de famille, mais il n'aime pas vraiment ça. Néanmoins, il n'a le temps que de froncer son nez avant que l'infirmier ne poursuive sa prise de parole en lui demandant ce qui l’inquiète.
Sa petite contrariété fond comme neige au soleil, tandis que, surpris, il desserre un peu ses doigts en observant les yeux de l'adulte. Ce dernier a l'air ouvert et réellement attentif, et le fait qu'il lui ait demandé ce qui le tracassait lui apporte un drôle de soulagement : il vient de le délivrer de son hésitation interne. Aussi, sur un ton hésitant, Brynn s'efforce d'articuler une question cohérente qui ne dévoilerait pas pour autant le secret de son camarade Serpentard. Il n'a beau ne pas vraiment savoir comment se comporter avec le petit garçon aux cheveux blancs, il ne veut pas trahir la promesse qu'il lui a faite.
« Comment il faudrait faire si jamais quelqu'un tombait devant nous dans un endroit perdu du château ? Pour vous prévenir ? »
Et qu'est-ce qu'il se passerait si quelqu'un tombait évanoui au milieu d'un couloir, complètement seul ? C'est sa deuxième question, mais il attend déjà la réponse à sa première, son inquiétude remontant tandis qu'il repense à ce secret qui le lie au Serpentard.
Sa petite contrariété fond comme neige au soleil, tandis que, surpris, il desserre un peu ses doigts en observant les yeux de l'adulte. Ce dernier a l'air ouvert et réellement attentif, et le fait qu'il lui ait demandé ce qui le tracassait lui apporte un drôle de soulagement : il vient de le délivrer de son hésitation interne. Aussi, sur un ton hésitant, Brynn s'efforce d'articuler une question cohérente qui ne dévoilerait pas pour autant le secret de son camarade Serpentard. Il n'a beau ne pas vraiment savoir comment se comporter avec le petit garçon aux cheveux blancs, il ne veut pas trahir la promesse qu'il lui a faite.
« Comment il faudrait faire si jamais quelqu'un tombait devant nous dans un endroit perdu du château ? Pour vous prévenir ? »
Et qu'est-ce qu'il se passerait si quelqu'un tombait évanoui au milieu d'un couloir, complètement seul ? C'est sa deuxième question, mais il attend déjà la réponse à sa première, son inquiétude remontant tandis qu'il repense à ce secret qui le lie au Serpentard.
Si belle soit la chute
L'enfant réagi étrangement quand Diarmuid l'interpella mais comme il avait enchaîné avec une question, la sensation passa très vite. Quoiqu'il sentit un mélange de soulagement et d'hésitation qui dissonait émanant du Poufsouffle. Encore que... Nombreux étaient les patients qui avaient ce genre d'attitude. Heureux qu'on mette la baguette sur le nœud d'un problème, mais restant réservé sur le fait de l'énoncer. Comme si cela allait leur porter préjudice que de s'ouvrir. Sauf qu'à moins de tomber sur un médicomage peu empathique, et en général ceux là ne s'embarrassait pas pour poser la question tel qu'il venait de le faire, c'était plutôt tout à fait le contraire.
L'irlandais laissa le temps nécessaire au tout jeune élève pour formuler sa pensée. Rien ne pressait. Encore moins quand une personne semblait vouloir se confier. Alors il patienta et bientôt, il sut. "Je vois." Dit le châtain en ayant un bref mouvement du chef vers le bas avant de reprendre, rassurant. "Et bien, rares sont les endroits du château désert à ce point et dépourvu de tableaux. Il ne faut pas hésiter à les solliciter. Si vous le faites poliment, il ne refuse pas, surtout si la santé d'un élève est en jeu." Expliqua-t-il en surveillant les réactions du jaune et noir. "Vous pouvez aussi compter sur les fantômes, hormis Peeves - l'esprit frappeur -, tous vous aideront." Continua-t-il sur sa lancée. Il restait les rares cas où aucun de ces conditions n'étaient remplies, mais il préférait ne pas les aborder de suite, le temps que le petit intègre les informations une à une.
L'irlandais laissa le temps nécessaire au tout jeune élève pour formuler sa pensée. Rien ne pressait. Encore moins quand une personne semblait vouloir se confier. Alors il patienta et bientôt, il sut. "Je vois." Dit le châtain en ayant un bref mouvement du chef vers le bas avant de reprendre, rassurant. "Et bien, rares sont les endroits du château désert à ce point et dépourvu de tableaux. Il ne faut pas hésiter à les solliciter. Si vous le faites poliment, il ne refuse pas, surtout si la santé d'un élève est en jeu." Expliqua-t-il en surveillant les réactions du jaune et noir. "Vous pouvez aussi compter sur les fantômes, hormis Peeves - l'esprit frappeur -, tous vous aideront." Continua-t-il sur sa lancée. Il restait les rares cas où aucun de ces conditions n'étaient remplies, mais il préférait ne pas les aborder de suite, le temps que le petit intègre les informations une à une.
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Si belle soit la chute
La réponse de l'infirmier, prononcée avec calme, comme s'il n'y avait là rien de vraiment inquiétant, fait redescendre un peu l'angoisse du petit garçon. Est-ce si simple que cela ? Il suffit de demander aux tableaux ? Mais si les tableaux dorment ? Et s'ils ne savent pas où est l'infirmier ? Et si l'infirmier est dans une pièce comme la leur où il n'y a pas de tableaux ? Est-ce qu'alors ils appellent le premier adulte qu'ils trouvent ?
« Et s'il n'y a pas de tableaux comme ici ? Est-ce que vous avez une alarme ? » Après tout, peut-être qu'il a apposé un sort dans une pièce avec un tableau ? Ou bien qu'il a un objet magique dans sa poche qui s'active lorsqu'un tableau prononce un mot particulier ? Ce serait logique finalement, que l'adulte possède un matériel spécial. D'autant qu'il lui a donné l'indication de demander de l'aide aux tableaux comme si cela ne pouvait que fonctionner.
« Mais si... » il hésite un instant supplémentaire, avant de reprendre « Et si on tombe tout seul et qu'on peut pas parler ? » Que se passe-t-il alors ? Rien du tout, puisque personne ne le sait ? Après tout, chez lui, s'il tombe, tant qu'il ne crie pas pour appeler quelqu'un, personne n'est au courant, et ça ne l'avait jusque là jamais perturbé plus que cela. Seulement voilà, il n'avait jamais eu de raison particulière de tomber. Est-ce que ça pourrait arriver à Augustin, de tomber évanoui, perdu et seul au fin fond d'un souterrain ?
« Et s'il n'y a pas de tableaux comme ici ? Est-ce que vous avez une alarme ? » Après tout, peut-être qu'il a apposé un sort dans une pièce avec un tableau ? Ou bien qu'il a un objet magique dans sa poche qui s'active lorsqu'un tableau prononce un mot particulier ? Ce serait logique finalement, que l'adulte possède un matériel spécial. D'autant qu'il lui a donné l'indication de demander de l'aide aux tableaux comme si cela ne pouvait que fonctionner.
« Mais si... » il hésite un instant supplémentaire, avant de reprendre « Et si on tombe tout seul et qu'on peut pas parler ? » Que se passe-t-il alors ? Rien du tout, puisque personne ne le sait ? Après tout, chez lui, s'il tombe, tant qu'il ne crie pas pour appeler quelqu'un, personne n'est au courant, et ça ne l'avait jusque là jamais perturbé plus que cela. Seulement voilà, il n'avait jamais eu de raison particulière de tomber. Est-ce que ça pourrait arriver à Augustin, de tomber évanoui, perdu et seul au fin fond d'un souterrain ?
Si belle soit la chute
Forcément, malgré son ton et ses propos rassurants, l'enfant restait bloqué sur l'absence de tableaux dans la salle de consultation. C'était le cas dans toute l'infirmerie pour des raisons de secret médical et d'intimité. Se faire observer - même par un illustre médicomage décédé depuis des années - n'avait rien de particulièrement agréable. "Non il n'y a pas de tableaux ici, ça me paraît mieux pour que les élèves se sentent l'aise en consultation. Mais il y en a dans le couloir, s'il faut me prévenir, ils savent s'y prendre. Soit il m'interpelle assez fort, soit ils passent par un adulte, un préfet, un élève, un fantôme ou même un elfe. N'importe qui qui est en mesure d'agir ou au moins, de me prévenir." Poursuivit l'irlandais avant d'écouter la suite des inquiétudes du Poufsouffle.
Il ne disait pas expressément toute sa pensée mais Diarmuid était convaincu de parvenir à comprendre ses sous-entendus. "Vous voulez dire, si vous êtes inconscient dans un endroit peu ou pas fréquenté dénué de tableau?" C'était ce qui transpirait dans ses mots. "Déjà, vous n'avez a priori pas grand chose à faire dans ce genre d'endroits reculés du château... Sauf à vouloir préparer une bêtise." Le châtain pencha la tête légèrement sur le côté le temps d'une seconde avant de la redresser. "Mais si ça devait arriver, sachez que les adultes - parfois aidés des préfets - se doivent de passer régulièrement partout dans le château. Château qui a sa propre volonté et peut nous guider jusqu'à quelqu'un qui en a le besoin." Inutile de parler du préfet de Serpentard retrouvé dans le parc au tout début de sa troisième année. "Pourquoi toutes ces angoisses, dites moi?" Ca lui paraissait important de le comprendre.
Il ne disait pas expressément toute sa pensée mais Diarmuid était convaincu de parvenir à comprendre ses sous-entendus. "Vous voulez dire, si vous êtes inconscient dans un endroit peu ou pas fréquenté dénué de tableau?" C'était ce qui transpirait dans ses mots. "Déjà, vous n'avez a priori pas grand chose à faire dans ce genre d'endroits reculés du château... Sauf à vouloir préparer une bêtise." Le châtain pencha la tête légèrement sur le côté le temps d'une seconde avant de la redresser. "Mais si ça devait arriver, sachez que les adultes - parfois aidés des préfets - se doivent de passer régulièrement partout dans le château. Château qui a sa propre volonté et peut nous guider jusqu'à quelqu'un qui en a le besoin." Inutile de parler du préfet de Serpentard retrouvé dans le parc au tout début de sa troisième année. "Pourquoi toutes ces angoisses, dites moi?" Ca lui paraissait important de le comprendre.
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Si belle soit la chute
Monsieur O'Belt s'exprime toujours avec le même calme et la même assurance, et il ne semble pas même réfléchir, avant de lui répondre, ce qui rassure doucement le petit garçon. Si l'adulte a réponse à tout, c'est qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter, non ?
Par ailleurs, hormis le fait que le château est capable de bouger bien plus que ses escaliers - ce qui semble être là une nouvelle très intrigante que Brynn range avec curiosité dans un coin de son esprit - le reste de ce que l'infirmier lui explique n'est pas surprenant, finalement. Il aurait presque pu y penser de lui même, s'il y avait réfléchi avec un peu plus de sagesse. Les tableaux, les armures, les fantômes, les elfes et les humains. Peut-être même les animaux de compagnie et enfin le château. Cela semble être plus de sécurité qu'il n'en faut, finalement. Alors le jeune gallois se détend doucement, et même la dernière question de l'adulte ne réussit pas à l'inquiéter. Augustin lui a fait promettre de garder le secret, certes, mais Augustin n'est pas toujours très gentil, et l'adulte a pour métier de s'occuper de leur santé. Et surtout, c'est un secret un peu lourd à porter, pour le petit garçon, et il lui semble que l'infirmier est une figure d'autorité à laquelle il peut se fier. Son calme doux et son assurance, son statut de pédiatromage, tout semble lui indiquer qu'il a le droit de répondre, cette fois.
« J'ai vu un élève tomber par terre une fois. Et il a dit que ça arrivait souvent alors » commence-t-il d'un ton tout de même hésitant, ses doigts entre ses doigts « ça me faisait un peu peur. »
Par ailleurs, hormis le fait que le château est capable de bouger bien plus que ses escaliers - ce qui semble être là une nouvelle très intrigante que Brynn range avec curiosité dans un coin de son esprit - le reste de ce que l'infirmier lui explique n'est pas surprenant, finalement. Il aurait presque pu y penser de lui même, s'il y avait réfléchi avec un peu plus de sagesse. Les tableaux, les armures, les fantômes, les elfes et les humains. Peut-être même les animaux de compagnie et enfin le château. Cela semble être plus de sécurité qu'il n'en faut, finalement. Alors le jeune gallois se détend doucement, et même la dernière question de l'adulte ne réussit pas à l'inquiéter. Augustin lui a fait promettre de garder le secret, certes, mais Augustin n'est pas toujours très gentil, et l'adulte a pour métier de s'occuper de leur santé. Et surtout, c'est un secret un peu lourd à porter, pour le petit garçon, et il lui semble que l'infirmier est une figure d'autorité à laquelle il peut se fier. Son calme doux et son assurance, son statut de pédiatromage, tout semble lui indiquer qu'il a le droit de répondre, cette fois.
« J'ai vu un élève tomber par terre une fois. Et il a dit que ça arrivait souvent alors » commence-t-il d'un ton tout de même hésitant, ses doigts entre ses doigts « ça me faisait un peu peur. »
Si belle soit la chute
Au fur et à mesure de son discours, le pédiatromage irlandais put voir plusieurs signe de détente se manifester sur son jeune patient vêtu aux couleurs de la maison d'Helga Poufsouffle. Ca avait été très progressif et particulièrement discret, mais Diarmuid avait appris à lire ce genre de signe. Oh, il était loin des capacités du vieux médicomage qui l'avait pris sous son aile en France mais il progressait, et l'étude de la Legilimencie l'aidait énormément dans ces lectures du langage non verbal.
Mais ce constat ne l'avait pas empêcher de creuser le pourquoi de toutes ces questions. Heureusement, les réponses préalablement fournies avaient certainement aussi donné suffisamment confiance au garçon pour qu'il accepte de se confier un peu. Et même s'il était vague, Diarmuid pensait comprendre qu'il y avait un peu plus. Il allait sans aucun doute interroger un peu plus l'élève. "Je comprends mieux toutes vos inquiétudes sur le fait d'être seul quand on chute." Lui répondit l'irlandais, toujours de cette même voix posée.
Cependant, il le quitta des yeux le temps d'une fraction de seconde avant de poursuivre. "Vous avez donc peur que cet autre élève puisse un jour ne pas être secouru si jamais il tombe quelque part? Parce qu'il vous a dit que c'était plutôt fréquent pour lui?" C'était une demande de confirmation qui appelait autre chose. "Est-ce que vous pensez qu'il a besoin d'aide? Si c'est le cas est-ce que vous pensez pouvoir m'en dire un peu plus?" Ça faisait beaucoup de questions mais il ne voulait pas le forcer à se fourvoyer.
Mais ce constat ne l'avait pas empêcher de creuser le pourquoi de toutes ces questions. Heureusement, les réponses préalablement fournies avaient certainement aussi donné suffisamment confiance au garçon pour qu'il accepte de se confier un peu. Et même s'il était vague, Diarmuid pensait comprendre qu'il y avait un peu plus. Il allait sans aucun doute interroger un peu plus l'élève. "Je comprends mieux toutes vos inquiétudes sur le fait d'être seul quand on chute." Lui répondit l'irlandais, toujours de cette même voix posée.
Cependant, il le quitta des yeux le temps d'une fraction de seconde avant de poursuivre. "Vous avez donc peur que cet autre élève puisse un jour ne pas être secouru si jamais il tombe quelque part? Parce qu'il vous a dit que c'était plutôt fréquent pour lui?" C'était une demande de confirmation qui appelait autre chose. "Est-ce que vous pensez qu'il a besoin d'aide? Si c'est le cas est-ce que vous pensez pouvoir m'en dire un peu plus?" Ça faisait beaucoup de questions mais il ne voulait pas le forcer à se fourvoyer.
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Alors que l'adulte reformule son inquiétude, Brynn hoche doucement la tête, de haut en bas : c'est bien de ça dont il a peur, qu'Augustin tombe par terre un jour et que personne ne soit là pour l'aider. Désormais, cependant, il sait ce qu'il doit faire, pour appeler à l'aide, et si le château lui même est capable d'aller chercher les adultes, alors le danger n'est sûrement plus aussi grand qu'il le pensait.
Aussi, quand Monsieur O'Belt lui demande s'il pense qu'Augustin a besoin d'aide, le petit garçon marque un arrêt, ne sachant pas trop que répondre. Est-ce qu'Augustin a besoin d'aide, en dehors des fois où il tombe par terre ? Il se rappelle très bien que le vert et argent lui a sifflé que tout le monde pensait qu'il en avait besoin alors que ça n'était pas le cas. Est-ce qu'il fait partie de ce tout le monde qui s'inquiète pour rien et que le Serpentard a l'air de détester pour ça ?
« Augustin dit qu'il a surtout pas besoin d'aide. » marmotte-t-il, lâchant sans le réaliser le prénom de son camarade. Puis il fronce le nez, avant de reprendre, plus clairement et levant les yeux dans ceux de l'adulte « Est-ce qu'on peut devenir moins albinos ? »
Il sait qu'on ne peut pas, totalement arrêter d'être albinos, parce qu'il a demandé à ses mamans ce que ça voulait dire. Il sait donc qu'Augustin ne peut pas guérir totalement, mais peut-être que le pédiatromage sait quelque chose que ses mamans ne savent pas et qu'il peut faire quelque chose ? Autrement, Augustin a probablement raison : il n'a pas besoin d'aide.
Juste d'un château capable d'aller chercher les adultes en cas d'évanouissement.
Aussi, quand Monsieur O'Belt lui demande s'il pense qu'Augustin a besoin d'aide, le petit garçon marque un arrêt, ne sachant pas trop que répondre. Est-ce qu'Augustin a besoin d'aide, en dehors des fois où il tombe par terre ? Il se rappelle très bien que le vert et argent lui a sifflé que tout le monde pensait qu'il en avait besoin alors que ça n'était pas le cas. Est-ce qu'il fait partie de ce tout le monde qui s'inquiète pour rien et que le Serpentard a l'air de détester pour ça ?
« Augustin dit qu'il a surtout pas besoin d'aide. » marmotte-t-il, lâchant sans le réaliser le prénom de son camarade. Puis il fronce le nez, avant de reprendre, plus clairement et levant les yeux dans ceux de l'adulte « Est-ce qu'on peut devenir moins albinos ? »
Il sait qu'on ne peut pas, totalement arrêter d'être albinos, parce qu'il a demandé à ses mamans ce que ça voulait dire. Il sait donc qu'Augustin ne peut pas guérir totalement, mais peut-être que le pédiatromage sait quelque chose que ses mamans ne savent pas et qu'il peut faire quelque chose ? Autrement, Augustin a probablement raison : il n'a pas besoin d'aide.
Juste d'un château capable d'aller chercher les adultes en cas d'évanouissement.
Si belle soit la chute
Il semblerait que l'irlandais venait de réussir à trouver une brèche et le garçonnet était comme en arrêt sur image. Il finit par marmoner quelque chose, dont un prénom. Augustin. Diarmuid l'avait déjà entendu. Il y avait certes ce ne-moldu a qui il avait annoncé son inscription à Poudlard mais ce n'était pas le seul jeune sorcier prénommé ainsi qui l'avait marqué. A chaque rentrée, avec Ruby, il faisait le point des enfants avec des pathologies auxquelles faire attention. Et un jeune Serpentard se trouvait être albinos. Et c'était bien de lui dont il était question, en témoignait la question du Poufsouffle.
- "L'albinisme fait partie des maladies que la magie ne parvient pas à traiter. Pas à ma connaissance. Mais on peut mettre en place différentes choses pour le confort. Dun point de vue médical il pourra obtenir tous les soins nécessaire à Poudlard, soyez rassuré." Affirma-t-il au jeune Wathen. "Et si votre camarade s'ouvre à vous vous pouvez le lui répéter. Si jamais il ressent la moindre chose anormale en lien ou non avec sa pathologie, il peut venir sans aucun problème." Il valait mieux appuyer sur ce fait et donc le répéter. Il le referait si le besoin s'en faisait sentir, à chaque étudiant du collège sorcier s'il le fallait. Parce que trop jouaient aux durs. Jusqu'à mettre leurs santés en danger. Il y avait encore de la prévention à faire, c'était aussi pour ça que ces bilans avaient fini par s'imposer.
- "L'albinisme fait partie des maladies que la magie ne parvient pas à traiter. Pas à ma connaissance. Mais on peut mettre en place différentes choses pour le confort. Dun point de vue médical il pourra obtenir tous les soins nécessaire à Poudlard, soyez rassuré." Affirma-t-il au jeune Wathen. "Et si votre camarade s'ouvre à vous vous pouvez le lui répéter. Si jamais il ressent la moindre chose anormale en lien ou non avec sa pathologie, il peut venir sans aucun problème." Il valait mieux appuyer sur ce fait et donc le répéter. Il le referait si le besoin s'en faisait sentir, à chaque étudiant du collège sorcier s'il le fallait. Parce que trop jouaient aux durs. Jusqu'à mettre leurs santés en danger. Il y avait encore de la prévention à faire, c'était aussi pour ça que ces bilans avaient fini par s'imposer.
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