Qui a kidnappé Klee ?!
Klee a été kidnappé, une lettre a été laissée à Narcisse. Il doit accomplir plusieurs tâches pour la récupérer. Cette série de solos retracera ses péripéties tandis qu'il tentera par tous les moyens de la sauver.Contexte :
Contenu de la lettre :
Reducio[Recto du parchemin]Narcisse Brando,
Pour lire cette lettre, je te conseillerais de rester à l’écart de tes camarades, fissa.
Ne fais pas un regard surpris ou intrigué, tu as remarqué l’absence de ta petite boursouflette quand même ? Oui ? Non ? Peu importe. Quoi qu’il en soit ne t’en fais pas, elle est en sécurité (plus ou moins). Et, avant que tu ne cours dans les jupons de ta directrice ou d’une quelconque personne, sache qu’il vaudrait mieux pour toi comme pour Klee que cette lettre reste un secret.
Tu veux récupérer ta Klee ? Alors il va falloir que tu fasses quelques petites choses, que tu trouveras au dos de ce parchemin. Ta boursouflette en a mis des gens en rogne, alors vois ça comme… le karma ? C’est toi qui prends, mais en même temps Narcisse Brando, tu es l’unique responsable de sa mauvaise éducation. Alors il va falloir assumer.
J'ai des yeux et des oreilles partout, alors n'essaie pas de faire n'importe quoi, sauf si tu ne tiens pas à ta boule de poils. Si tu vas voir un professeur ou un préfet ou n'importe qui d'autre, ta Klee finira au fond du Lac Noir. Tu ne dois parler à personne de tout ça. Il ne lui arrivera rien, tant que tu feras exactement ce qu'il y a écrit dans cette lettre. Et si tu as le malheur de vouloir tout dire après tout ça, ce sera encore pire pour toi.
Tu as juste que demain 20h pour accomplir chacune des tâches, seul.
Rien de personnel, presque désolé pour toi. - M.
[Verso du parchemin]- Rends toi au Cromlech.
Derrière le menhir le plus à droite, tu trouveras un badge. Il va falloir que tu le portes jusqu’à ce que ta petite quête soit fini, et que tu le portes fièrement. Tu devras le revendiquer avec le plus grand des sérieux.
- Derrière le même menhir, tu vas enterrer rapidement la lettre. Tu as donc tout intérêt à bien lire la liste qui suit, et à la retenir. Une erreur serait bien dommage, tu ne penses pas ?
- Plus complexe maintenant. Récolte au moins trois cheveux de chacune de tes préfètes, Orla et Megan. Peu importe la méthode, peu importe les arguments, tant qu’elles ne connaissent pas la vrai raison. Tu devras ensuite les déposer dans deux enveloppes séparés, que tu trouveras et déposera à côté de la vitrine la plus au fond de la salle des trophées, dans un coin de la pièce.
- Tu va devoir aussi chanter une chanson dans le Hall d'entrée. Le ridicule ne tue pas, t’en fais pas.
- Petite mission de nettoyage. Quelque part dans les escaliers de la tour d’astronomie, tu vas trouver un petit carton. Amène le dans la volière, et remplis le avec les fientes de hibou qui empestent l’endroit. Une fois arrivé à la moitié du carton, où plus si tu veux faire du zèle, dépose le dans une coin de la volière.
- Va à la bibliothèque et emprunte le livre "Dressage Difficile pour Sorciers pas Doués et Créatures Récalcitrantes". Lis le dans les jours qui suivent, c’est un conseil.
- A 11h30 pile dimanche, récupère la lettre qui se trouve dans le casque de l’armure à proximité des escaliers qui n’en font qu’à leurs têtes, au deuxième étage. Cherche bien et vite, il ne faudrait pas que tu sois en retard à midi pour la donner à son destinataire, quand la Grande Salle sera rempli pour le repas du midi.
N'oublie pas. Un mot sur cette lettre, et Klee disparaîtra pour toujours.
Passe un bon week-end !
Vendredi 16 octobre 2048, fin d'après-midi
Première tâche :
Bon sang, et lui qui était un si mauvais menteur, il allait devoir tromper, mentir et dissimuler ! Ses dents crissèrent les unes contre les autres, il prit la direction du parc, obéissant aux instructions du parchemin. Si jamais il découvrait qui était responsable, il se jura de... de... Il secoua la tête, il ne savait même pas ce qu'il ferait ! Les gènes de sa mère ressortaient dans cette situation. Trop immature et jeune pour être totalement développé, les vices de sa génitrice reprenaient leur place de plein droit. Une envie de violence incontrôlable s'emparait de lui et le terrifiait. Jamais dans sa vie, ou presque, il n'avait eu envie de faire mal à quelqu'un.
Il retint une remontée gastrique que ce sentiment lui inspirait, ça ne lui ressemblait pas, mais il était incapable de s'en débarrasser.
Le chemin entre sa salle commune et le Cromlech lui paru infini, il prenait trop de temps, il traînait trop ! Aussi termina-t-il sa course, couvert de sueur, avant de poser sa main contre le menhir le plus à droite. Le badge l'attendait, comme écrit. Il le prit, et ses doigts manquèrent de l'écraser sous la colère qui redoubla. "Je déteste les boursouflets" écrit en grandes lettres multicolores clignotantes. Quel... Il se mordit les lèvres, secouant la tête, rejetant tout doute, avant de l'accrocher à sa chemise.
Heureusement que la fierté n'allait pas de paire avec l'égo pour lui, il en aurait davantage souffert. Il relut mille fois la lettre, imprimant chaque caractère sous son crâne, puis enterra la lettre à l'endroit demander.
Il passa sa mains dans ses cheveux, en arrachant quelques uns au passage. Il s'était déjà rongé tous les ongles, de ses dix doigts. Klee passa dans son esprit, il secoua la tête, avant de prendre la direction du château. Il avait des cheveux à récupérer.
Qui a kidnappé Klee ?!
Deuxième tâche
Il irait voir Megan après pour lui expliquer et s'excuser, il irait de toute manière se dénoncer après coup, il était hors de question que ses écarts demeurent impunis.
Sa main se leva d'elle-même pour venir se poser sur sa bouche, retenant une déglutition incontrôlable. Je me dégoûte.
Heureusement qu'Orla avait accepté de lui en donner sans poser de question. Il ne sait pas s'il aurait été capable de lui mentir à elle. Il n'avait pas pu faire autrement avec elle que d'aller la voir en face et la supplier de lui donner des cheveux, en l'implorant de ne pas demander pourquoi, de lui faire confiance. Elle avait accepté. Il lui donnerait également des explications, plus tard, quand Klee serait en sécurité, pas avant.
Il arriva au niveau de la vitrine la plus au fond de la salle des trophées, et il trouva ces maudites enveloppes. Sa pulsion le poussa à les déchirer et les réduire en cendres. Une autre le supplia de se cacher quelque part et d'attendre de voir qui viendrait les récupérer, pour... pour faire quoi, hein ? Il secoua la tête, avant de glisser les cheveux dans les enveloppes. Il s'était encore imaginé en train de faire du mal à quelqu'un. N'importe qui. Il visualisait une silhouette informe, nébuleuse, sans visage. Cette personne, celui ou celle qui avait kidnappé Klee. Il s'imagina encore le frapper aussi fort qu'il pouvait, et...
« Arrête ! »
Il secoua sa tête si fort qu'il en eut le tournis. Il ne voulait pas penser comme ça ! Ce n'était pas qui il était, c'était impossible ! Et de toute manière, il n'avait pas le temps de perdre du temps avec ça, il avait une nouvelle tâche à faire.
Qui a kidnappé Klee ?!
Narcisse dévalait de toutes ses forces les escaliers qui le séparaient du Hall d'entrée. Il se moquait de se casser la figure, récoltant au passage quelques égratignures et quelques bleus, qui ne deviendront douloureux que le lendemain. Entre-temps, ces blessures n'étaient que brindilles et frivolités face à l'urgence qu'il ressentait au fond de son cœur. Nul sourire ne pouvait se dessiner sur son visage, nulle émotion autre que la rage et la fureur, l'empêchant de sombrer dans un désespoir profond. Il n'arrivait pas à se souvenir de la dernière où il était resté aussi longtemps sans sourire.
Il remercia la nature de l'avoir fait petit, au moins, il ne ferait peur à personne avec son apparence égratignée et son visage sculpté dans la pierre. Il remercia également sa nature d'être dépourvu d'égo et d'embarras, il pourra chanter devant tout le monde sans avoir envie de se jeter dans le lac. Contrairement aux personnes qui lui avaient pris Klee, à eux, il ferait pire.
Une double claque sur ses joues de sa part, il secoua la tête. Jamais de sa vie il n'avait été autant soumis à ses pensées et à ses émotions. En temps normal, elles se contentaient d'être simplement bruyantes. Mais en cet instant, elles le dominaient et l'étouffaient, le brûlaient de l'intérieur, l'enflammaient et l'empoisonnaient, le poussaient au bord du dégoût et de la passion. Cela ne lui ressemblait pas, il ne voulait pas être comme ça, si seulement elles pouvaient se taire ne serait-ce qu'un instant !
En parlant d'instant, il n'en perdit pas un seul en se plaçant au milieu du hall d'entrée. Il n'avait pas réfléchi à ce qu'il allait chanter, mais comme il n'avait pas que ça à faire, il décida d'en interpréter une courte : l'hymne Irlandais. Simple, efficace, impersonnelle. Son regard chercha malgré lui quelqu'un avec un sourire un peu trop méchant, au cas où il s'agirait de quelqu'un qui le surveillerait. Mais il n'était pas assez intelligent pour lire sur les visages, et les émotions posaient sur lui un carcan de terreur et de doutes, plongeant son cerveau dans un nuage d'eau pétillante.
Une fois la chanson terminée, il ignora la chaleur de ses joues et la honte qui dévorait sa poitrine, et sans adresser un regard à quiconque, il fonça en direction de la volière.
Il remercia la nature de l'avoir fait petit, au moins, il ne ferait peur à personne avec son apparence égratignée et son visage sculpté dans la pierre. Il remercia également sa nature d'être dépourvu d'égo et d'embarras, il pourra chanter devant tout le monde sans avoir envie de se jeter dans le lac. Contrairement aux personnes qui lui avaient pris Klee, à eux, il ferait pire.
Une double claque sur ses joues de sa part, il secoua la tête. Jamais de sa vie il n'avait été autant soumis à ses pensées et à ses émotions. En temps normal, elles se contentaient d'être simplement bruyantes. Mais en cet instant, elles le dominaient et l'étouffaient, le brûlaient de l'intérieur, l'enflammaient et l'empoisonnaient, le poussaient au bord du dégoût et de la passion. Cela ne lui ressemblait pas, il ne voulait pas être comme ça, si seulement elles pouvaient se taire ne serait-ce qu'un instant !
En parlant d'instant, il n'en perdit pas un seul en se plaçant au milieu du hall d'entrée. Il n'avait pas réfléchi à ce qu'il allait chanter, mais comme il n'avait pas que ça à faire, il décida d'en interpréter une courte : l'hymne Irlandais. Simple, efficace, impersonnelle. Son regard chercha malgré lui quelqu'un avec un sourire un peu trop méchant, au cas où il s'agirait de quelqu'un qui le surveillerait. Mais il n'était pas assez intelligent pour lire sur les visages, et les émotions posaient sur lui un carcan de terreur et de doutes, plongeant son cerveau dans un nuage d'eau pétillante.
Une fois la chanson terminée, il ignora la chaleur de ses joues et la honte qui dévorait sa poitrine, et sans adresser un regard à quiconque, il fonça en direction de la volière.
Qui a kidnappé Klee ?!
Ah, voilà le carton. Narcisse le ramassa, tout en continuant de grimper les escaliers en direction de la tour d'astronomie. Foutu carton, horrible carton, peut-être que s'il déchainait les pulsions qui le prenaient au corps sur lui, il irait mieux. Peut-être. Uniquement, seulement peut-être. Toutefois, même s'il avait pu, avec certitude, prédire l'effet de soulagement qu'aurait pu lui procurer un tel acte, il aurait refusé de s'y adonner. Il se raccrochait désespérément aux valeurs qui, lorsqu'il grandirait un peu, constitueront son compas moral. Dans l'attente d'une telle maturité, il devait se contenter d'écouter son instinct. Et ce dernier lui hurlait de ne pas céder. Ce n'était pas lui, ce n'était pas ce qu'il voulait, ce n'était pas bien.
Il devait se concentrer sur d'autres émotions pour ne pas se retrouver noyé par celles qui menaçaient de le submerger malgré lui. N'importe laquelle aurait fait l'affaire, vraiment n'importe laquelle, la plus sale, la plus abjecte, tant qu'elle lui permettrait de garder la tête hors de l'eau. La colère. La colère serait bien. Elle suffira amplement. Viens donc petite colère. Puis il pensa à Klee, et il se figea au milieu des escaliers. Ses doigts avaient froissés le carton.
Un long soupir, sa main venant passer sur son visage, puis dans ses cheveux. Il enferma tout cela à double tour au fond de son cœur, il n'avait pas le temps. Alors comme ça ils voulaient de la fiente ? Ils en auraient. Narcisse pénétra avec violence dans la , avant de se mettre à racler le sol des fientes sans ménagement. Il se souciait peut de ne ramasser que des déjections, plus il remplirait la boite, mieux ce serait. Et puis il serait débarrassé, il avait encore d'autres choses à faire de toute manière.
Une fois ceci terminé, ignorant de nouveau les désagréments causés par son ingrate tâche, il laissa le carton traîner dans un coin de la volière, sans se donner davantage de peine que cela pour aller le dissimuler.
Lorsqu'il reparti, il était plus qu'évident qu'il n'allait pas dormir de la nuit.
Il devait se concentrer sur d'autres émotions pour ne pas se retrouver noyé par celles qui menaçaient de le submerger malgré lui. N'importe laquelle aurait fait l'affaire, vraiment n'importe laquelle, la plus sale, la plus abjecte, tant qu'elle lui permettrait de garder la tête hors de l'eau. La colère. La colère serait bien. Elle suffira amplement. Viens donc petite colère. Puis il pensa à Klee, et il se figea au milieu des escaliers. Ses doigts avaient froissés le carton.
Un long soupir, sa main venant passer sur son visage, puis dans ses cheveux. Il enferma tout cela à double tour au fond de son cœur, il n'avait pas le temps. Alors comme ça ils voulaient de la fiente ? Ils en auraient. Narcisse pénétra avec violence dans la , avant de se mettre à racler le sol des fientes sans ménagement. Il se souciait peut de ne ramasser que des déjections, plus il remplirait la boite, mieux ce serait. Et puis il serait débarrassé, il avait encore d'autres choses à faire de toute manière.
Une fois ceci terminé, ignorant de nouveau les désagréments causés par son ingrate tâche, il laissa le carton traîner dans un coin de la volière, sans se donner davantage de peine que cela pour aller le dissimuler.
Lorsqu'il reparti, il était plus qu'évident qu'il n'allait pas dormir de la nuit.