Déterrer ses pensées
Dimanche 20 septembre 2048 ~ Vers 17h30
Quelques heures auparavant, Lucia avait découvert quelques rituels de la fête de Mabon, qu'elle ne connaissait absolument pas. Et le dernier d'entre eux, avait été d'écrire sur un morceau de papier, une chose que l'on souhaitait pour les prochains mois, enfin, une sorte de vœu sorcier. Une fois cette demande écrite sur un morceau de papier, chacun avait brûlé son papier, puis planté une pomme. Mais les mots qui lui étaient venus presque naturellement en tête au moment où elle devait écrire son souhait, la faisait réfléchir avec un peu de recul. Ils avaient tant de puissance, et étaient venus de manière si anodine. La jeune irlandaise pensait avoir laissé tout ça derrière elle, à la maison d'abord, et durant les premiers mois à Poudlard à la limite, mais à présent, c'était du passé.
Elle était si sûre de cette phrase, qu'elle n'y avait jamais repensé, mais le fait que ça lui vienne en tête aussi brusquement et aussi naturellement la perturbait un peu. Peut-être refoulait-elle cette pensée qui la dérangeait ?
Sentant ses pensées revenir, et son sourire disparaître progressivement par la même occasion, Lucia s'était éclipsée de sa salle commune. Elle ne voulait pas parasiter la joie qui s'y trouvait. Elle s'était alors retrouvé à vagabonder dans les couloirs, sans but précis comme souvent. D'habitude, ses pas la menaient dans un recoin du château inhabité, ou peu peuplé, et d'autant plus quand elle se retrouvait avec elle-même, mais aujourd'hui c'était différent. En quittant ses pensées quelques instants, elle était devant la grande salle, qui était pour le moment rangée, comme en journée. Le foyer était donc installé dans son coin habituel, enfin depuis le début de l'année. Lucia n'y avait encore jamais mis les pieds, mais c'était peut-être un signe justement. Il ne semblait pas très occupé, en nombre de ses camarades. Beaucoup profitaient certainement de leur dimanche pour se reposer, trainer dans le parc pendant qu'il faisait encore assez chaud, ou tout simplement en profitant de leur salle commune et de leurs camarades pour la fête de Mabon.
Pour Lucia, c'était plutôt une bonne nouvelle. Elle s'installa donc sur un fauteuil, un peu en retrait, et se replongea dans ses pensées. En temps normal, elle aurait sortit son carnet pour y laisser une marque, mais justement, elle ne voulait pour le moment pas laisser de trace de cette pensée qui ne semblait pas encore très concrète à ses yeux. Physiquement, elle semblait rêveuse, comme prise dans autre chose, comme dans son monde. Son visage était un peu moins rayonnant que ce dont ses camarades avaient l'habitude. Elle était comme préoccupée par ses pensées. Elle ne pleurait pas, n'était pas en colère, juste, ailleurs, perturbée.
#579f38 ~"Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin !" ~ #Pouffyfamily ~ 5è année RP en 2050/2051
Suite de cette péripétie
Quelques heures auparavant, Lucia avait découvert quelques rituels de la fête de Mabon, qu'elle ne connaissait absolument pas. Et le dernier d'entre eux, avait été d'écrire sur un morceau de papier, une chose que l'on souhaitait pour les prochains mois, enfin, une sorte de vœu sorcier. Une fois cette demande écrite sur un morceau de papier, chacun avait brûlé son papier, puis planté une pomme. Mais les mots qui lui étaient venus presque naturellement en tête au moment où elle devait écrire son souhait, la faisait réfléchir avec un peu de recul. Ils avaient tant de puissance, et étaient venus de manière si anodine. La jeune irlandaise pensait avoir laissé tout ça derrière elle, à la maison d'abord, et durant les premiers mois à Poudlard à la limite, mais à présent, c'était du passé.
Elle était si sûre de cette phrase, qu'elle n'y avait jamais repensé, mais le fait que ça lui vienne en tête aussi brusquement et aussi naturellement la perturbait un peu. Peut-être refoulait-elle cette pensée qui la dérangeait ?
Sentant ses pensées revenir, et son sourire disparaître progressivement par la même occasion, Lucia s'était éclipsée de sa salle commune. Elle ne voulait pas parasiter la joie qui s'y trouvait. Elle s'était alors retrouvé à vagabonder dans les couloirs, sans but précis comme souvent. D'habitude, ses pas la menaient dans un recoin du château inhabité, ou peu peuplé, et d'autant plus quand elle se retrouvait avec elle-même, mais aujourd'hui c'était différent. En quittant ses pensées quelques instants, elle était devant la grande salle, qui était pour le moment rangée, comme en journée. Le foyer était donc installé dans son coin habituel, enfin depuis le début de l'année. Lucia n'y avait encore jamais mis les pieds, mais c'était peut-être un signe justement. Il ne semblait pas très occupé, en nombre de ses camarades. Beaucoup profitaient certainement de leur dimanche pour se reposer, trainer dans le parc pendant qu'il faisait encore assez chaud, ou tout simplement en profitant de leur salle commune et de leurs camarades pour la fête de Mabon.
Pour Lucia, c'était plutôt une bonne nouvelle. Elle s'installa donc sur un fauteuil, un peu en retrait, et se replongea dans ses pensées. En temps normal, elle aurait sortit son carnet pour y laisser une marque, mais justement, elle ne voulait pour le moment pas laisser de trace de cette pensée qui ne semblait pas encore très concrète à ses yeux. Physiquement, elle semblait rêveuse, comme prise dans autre chose, comme dans son monde. Son visage était un peu moins rayonnant que ce dont ses camarades avaient l'habitude. Elle était comme préoccupée par ses pensées. Elle ne pleurait pas, n'était pas en colère, juste, ailleurs, perturbée.
@Lukas Sharp enfin
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Déterrer ses pensées
Assis en tailleur au milieu d'un gros fauteuil que j'ai reculé le plus possible contre un mur, j'observe les allers et venues des élèves, tout en analysant leur comportement. Le mur derrière moi me rassure, personne pour me surprendre de l'arrière, personne pour m'observer comme je les observe, moi. Je vois tout le monde, et personne ne peut me voir. Du moins, pas de la même manière. Je ne sais pas pourquoi je me suis mis en tête de tous les épier comme ça, j'ai l'impression d'aiguiser mes sens, sans avoir à dire quoi que ce soit. Je force leur barrière corporelle avant de forcer leur barrière mentale. Je me prends à jouer au jeu de Gryffs : lire dans les esprits des autres. A défaut d'entendre quoi que ce soit, je peux lire la gestuelle et m'en satisfaire. Mon livre - je ne sais d'ailleurs pas ce que je lis - me sert de couverture. Je feins l'occupation en baissant la tête de temps en temps, alors que je lis les mêmes mots depuis trente minutes, sans les assimiler.
Et c'est quand la Poufsouffle entre dans le jeu qu'elle accapare mon attention. Pas de regard joyeux, plutôt baissé même. C'est étrange de venir dans un lieu comme celui-ci quand on ne veut regarder personne. Certes, je viens ici en espérant ne parler à personne, mais je les regarde, moi, les autres. Elle, elle semble tous nous éviter, comme si nous n'étions pas du même monde que le sien, et cela m'intrigue. Je fronce les sourcils, baisse les yeux vers ses mains vides : elle n'a rien apporté avec elle. Qui vient au foyer pour s'installer dans un fauteuil et ne rien faire ? Son attitude laisse clairement comprendre qu'elle préfèrerait être seule, mais encore une fois, c'est ici qu'elle vient. Rêver d'ailleurs dans un lieu comme celui-ci n'est pas commun. Je me redresse et oublie de baisser mon regard pour rappeler à mon livre que je suis bien là. Je la fixe, elle ; cette Poufsouffle qui, je crois, est dans la même promotion qu'Eli. Comment était-elle déjà, lors de nos rencontres en salle commune ? Vivante ? Calme ? Joyeuse comme les occupants de la maison d'Helga ? Je n'en sais rien, à vrai dire, et je n'ai même pas envie de m'en souvenir, car j'ai envie d'observer qui elle est maintenant et ici.
Et c'est quand la Poufsouffle entre dans le jeu qu'elle accapare mon attention. Pas de regard joyeux, plutôt baissé même. C'est étrange de venir dans un lieu comme celui-ci quand on ne veut regarder personne. Certes, je viens ici en espérant ne parler à personne, mais je les regarde, moi, les autres. Elle, elle semble tous nous éviter, comme si nous n'étions pas du même monde que le sien, et cela m'intrigue. Je fronce les sourcils, baisse les yeux vers ses mains vides : elle n'a rien apporté avec elle. Qui vient au foyer pour s'installer dans un fauteuil et ne rien faire ? Son attitude laisse clairement comprendre qu'elle préfèrerait être seule, mais encore une fois, c'est ici qu'elle vient. Rêver d'ailleurs dans un lieu comme celui-ci n'est pas commun. Je me redresse et oublie de baisser mon regard pour rappeler à mon livre que je suis bien là. Je la fixe, elle ; cette Poufsouffle qui, je crois, est dans la même promotion qu'Eli. Comment était-elle déjà, lors de nos rencontres en salle commune ? Vivante ? Calme ? Joyeuse comme les occupants de la maison d'Helga ? Je n'en sais rien, à vrai dire, et je n'ai même pas envie de m'en souvenir, car j'ai envie d'observer qui elle est maintenant et ici.
Fiche PR - 4e année RP
Déterrer ses pensées
Au fil des minutes qui passe, Lucia oublie les quelques personnes présentes, qui l'entourent tout de même. Elles ne font pas parties de son univers à l'instant, et sûrement son univers depuis quelques années. "J'aimerai pouvoir trouver ma place", cela signifiait tellement et si peu de choses à la fois. La jeune irlandaise avait toujours réfléchi sur ce qu'elle avait, des amis, Alice, Éli, et même Mary, Cheryl, Narcisse. Mais malgré eux, il restait toujours un vide. Peut-être avait-elle trop mis ce vide sur le dos de l'absence de Liam ? Ou bien, avait-elle trop l'habitude. A présent qu'elle se sentait parfois entourée, elle avait mis de côté le sentiment de solitude qu'elle connaissait. Mais, il était fort à observer qu'elle se mettait elle-même à l'écart. Au bal, aux repas de fête, dans les moments de groupe, dans les cours, toujours, elle était là, mais sans être vraiment là. Si personne ne venait la chercher, elle n'allait déranger personne. Et encore aujourd'hui, il y avait du monde chez les pouffys, mais elle n'avait discuté qu'avec Orla sur l'atelier, et après la fête, elle s'était enfuie pour se retrouver seule.
Il y avait quelque chose qui n'allait pas, mais c'était compliqué de savoir si c'était uniquement elle, ou si les autres avaient un rôle également. Est-ce que ses amies étaient moins proches d'elle qu'ils étaient d'autres personnes ou est-ce que c'était juste une impression ?
Ses pensées commençaient à devenir réelles, et elle sentait un nœud se former progressivement dans sa gorge. Quelques mouvements autour d'elle lui fit lever légèrement la tête. Elle qui aimait tout maîtriser, elle n'avait à aucun moment regardé qui se trouvait autour d'elle, qui faisait quoi. Lucia observa donc légèrement la scène, qui était là. Il n'y avait personne qu'elle connaissait, enfin, presque. Il y avait un garçon, un peu plus au fond du foyer. La jeune irlandaise était incapable de mettre un prénom sur son visage, mais elle savait qu'il était de sa maison, et qu'il n'était pas de sa promotion, peut-être celle de Narcisse, c'était possible. Elle savait également qu'il connaissait Éli. Elle les avait déjà aperçus ensemble dans des couloirs ou dans la salle commune. Une sorte de colère envers lui se créa instantanément à l'intérieur d'elle même. Et puis elle respira, lentement. Il n'y avait aucune raison à sa colère, Éli trainait avec beaucoup de poufsouffles, et elle n'allait pas tous les détester parce qu'ils trainaient avec elle, ça n'avait aucun sens.
Le fait de se sentir dépassée par ses émotions, une nouvelle fois, était loin d'être agréable. Il fallait qu'elle reprenne le contrôle. Tout d'abord, maîtriser son environnement. Elle n'avait pas fait attention avant, mais le garçon en question semblait la fixer à présent, comme si il attendait quelque chose d'elle. Et puis, il y avait d'autres personnes autour. Même si il y en avait moins que d'habitude, ça restait un endroit de vie, de contacts et d'échanges. Lucia ferma les yeux quelques instants et reprit lentement et profondément sa respiration, essayant d'oublier cette jalousie qui disparu aussitôt. Elle sourit également au Poufsouffle du bout de la salle, essayant de décoder ce qu'il pouvait se tramer dans son esprit. Puis sortit de son sac, son carnet, et sa plume pour écrire. Pour l'encre, elle se débrouillerai avec l'encrier dans son sac.
Lucia n'était pas encore sûre de ce qu'elle allait écrire, ni si elle allait écrire. Mais il fallait qu'elle s'occupe à quelque chose pour garder le contrôle de ses pensées. Dessiner son environnement, peut-être. Ou écrire cette fameuse phrase qu'elle avait pris tant de plaisir à brûler quelques minutes auparavant.
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Il y avait quelque chose qui n'allait pas, mais c'était compliqué de savoir si c'était uniquement elle, ou si les autres avaient un rôle également. Est-ce que ses amies étaient moins proches d'elle qu'ils étaient d'autres personnes ou est-ce que c'était juste une impression ?
Ses pensées commençaient à devenir réelles, et elle sentait un nœud se former progressivement dans sa gorge. Quelques mouvements autour d'elle lui fit lever légèrement la tête. Elle qui aimait tout maîtriser, elle n'avait à aucun moment regardé qui se trouvait autour d'elle, qui faisait quoi. Lucia observa donc légèrement la scène, qui était là. Il n'y avait personne qu'elle connaissait, enfin, presque. Il y avait un garçon, un peu plus au fond du foyer. La jeune irlandaise était incapable de mettre un prénom sur son visage, mais elle savait qu'il était de sa maison, et qu'il n'était pas de sa promotion, peut-être celle de Narcisse, c'était possible. Elle savait également qu'il connaissait Éli. Elle les avait déjà aperçus ensemble dans des couloirs ou dans la salle commune. Une sorte de colère envers lui se créa instantanément à l'intérieur d'elle même. Et puis elle respira, lentement. Il n'y avait aucune raison à sa colère, Éli trainait avec beaucoup de poufsouffles, et elle n'allait pas tous les détester parce qu'ils trainaient avec elle, ça n'avait aucun sens.
Le fait de se sentir dépassée par ses émotions, une nouvelle fois, était loin d'être agréable. Il fallait qu'elle reprenne le contrôle. Tout d'abord, maîtriser son environnement. Elle n'avait pas fait attention avant, mais le garçon en question semblait la fixer à présent, comme si il attendait quelque chose d'elle. Et puis, il y avait d'autres personnes autour. Même si il y en avait moins que d'habitude, ça restait un endroit de vie, de contacts et d'échanges. Lucia ferma les yeux quelques instants et reprit lentement et profondément sa respiration, essayant d'oublier cette jalousie qui disparu aussitôt. Elle sourit également au Poufsouffle du bout de la salle, essayant de décoder ce qu'il pouvait se tramer dans son esprit. Puis sortit de son sac, son carnet, et sa plume pour écrire. Pour l'encre, elle se débrouillerai avec l'encrier dans son sac.
Lucia n'était pas encore sûre de ce qu'elle allait écrire, ni si elle allait écrire. Mais il fallait qu'elle s'occupe à quelque chose pour garder le contrôle de ses pensées. Dessiner son environnement, peut-être. Ou écrire cette fameuse phrase qu'elle avait pris tant de plaisir à brûler quelques minutes auparavant.
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Déterrer ses pensées
Je ne sais pas si c'est son regard perdu qui a fini par tomber sur moi qui m'a fait réagir et baisser le mien, mais tout s'est fait à une vitesse qui a fait battre mon cœur de honte. J'avais dit que je préférais observer les autres, pas que l'on m'observe, moi. Alors lorsque mes yeux sont rivés vers mon livre qui n'a pas de titre ni de mots dans mon esprit, je les y maintiens. Fixés sur cette ligne illisible, j'attends — dans un temps qui me paraît éternellement long — de ne plus sentir son regard posé sur moi. Je relève alors doucement les yeux et vois qu'elle m'envoie un léger sourire. Un de ces sourires polis que les Poufsouffle ont. Un de ces sourires que je me force à renvoyer parce que le code d'honneur d'un Poufsouffle le demande, mais qui ne sort pas.
C'est elle, cette fois, qui baisse la tête. Vers son sac, et sûrement pas de honte comme mon regard il y a quelques secondes. Je l'observe, curieux, sortir un carnet puis une plume. Ne serait-elle pas mieux ailleurs ? Plutôt qu'ici entourée de tous ces gens ? Ou peut-être que ce sont mes besoins à moi. C'est vrai, après tout, qu'est-ce que je fais là ? Sauf que voilà, maintenant, son carnet m'intrigue. J'ai envie de savoir ce qu'elle en fera, si elle relèvera la tête.
Non. Après tout, cela ne m'intéresse pas. Je peux simplement retourner dans ma lecture sans mot et sans histoire. Oui, voilà, c'est ce que je vais faire. Je saisis mon livre, déterminé à cette fois, le lire, et attendre que le temps passe. En jetant un dernier regard vers ce carnet et cette plume qui s'agite.
C'est elle, cette fois, qui baisse la tête. Vers son sac, et sûrement pas de honte comme mon regard il y a quelques secondes. Je l'observe, curieux, sortir un carnet puis une plume. Ne serait-elle pas mieux ailleurs ? Plutôt qu'ici entourée de tous ces gens ? Ou peut-être que ce sont mes besoins à moi. C'est vrai, après tout, qu'est-ce que je fais là ? Sauf que voilà, maintenant, son carnet m'intrigue. J'ai envie de savoir ce qu'elle en fera, si elle relèvera la tête.
Non. Après tout, cela ne m'intéresse pas. Je peux simplement retourner dans ma lecture sans mot et sans histoire. Oui, voilà, c'est ce que je vais faire. Je saisis mon livre, déterminé à cette fois, le lire, et attendre que le temps passe. En jetant un dernier regard vers ce carnet et cette plume qui s'agite.
Fiche PR - 4e année RP
Déterrer ses pensées
L'irlandaise fit tourner sa plume pendant quelques secondes, cherchant l'inspiration. Mais il fallait qu'elle se lance. De nouveau, le regard du garçon venait de passer vers elle. Est-ce qu'elle devait aller le voir ? Non.. c'était bizarre. Elle ne connaissait même pas son prénom. Et puis, qu'est-ce qu'elle pourrait dire ? "Bonjour, tu m'observais alors je suis venue". Non, vraiment c'était bizarre.
Mais une autre voix dans sa tête s'activa. Peut-être que si elle ressentait cette solitude, c'était justement parce qu'elle se posait trop de questions avant chaque contact, qu'elle n'allait que très rarement vers les autres. Parce qu'il y avait toujours une très bonne excuse. Sa phrase d'introduction n'était jamais satisfaisante, il y avait toujours quelque chose qui la dérangeait. Et encore une fois, c'était ce qu'elle faisait. Le regard du garçon l'intriguait, celui-ci semblait attendre, ou chercher, quelque chose. Mais est-ce que cela était suffisant pour faire le premier pas ? Que pouvait-elle lui dire, à part qu'il semblait chercher quelque chose chez elle. Mais ça, c'était vraiment juste bizarre, et ça le mettrait simplement mal à l'aise. De quoi pouvait-elle bien parler pour ouvrir la conversation ? De Mabon ? Oui, ça, c'était une bonne idée. Elle était partie pendant la fête, et l'irlandaise était presque sûre que c'était un poufsouffle. S'il était là maintenant, quand était-il partit de la célébration ? Est-ce qu'il était venu ? Voilà un bon début de conversation... Il fallait maintenant qu'elle se lance.
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Mais une autre voix dans sa tête s'activa. Peut-être que si elle ressentait cette solitude, c'était justement parce qu'elle se posait trop de questions avant chaque contact, qu'elle n'allait que très rarement vers les autres. Parce qu'il y avait toujours une très bonne excuse. Sa phrase d'introduction n'était jamais satisfaisante, il y avait toujours quelque chose qui la dérangeait. Et encore une fois, c'était ce qu'elle faisait. Le regard du garçon l'intriguait, celui-ci semblait attendre, ou chercher, quelque chose. Mais est-ce que cela était suffisant pour faire le premier pas ? Que pouvait-elle lui dire, à part qu'il semblait chercher quelque chose chez elle. Mais ça, c'était vraiment juste bizarre, et ça le mettrait simplement mal à l'aise. De quoi pouvait-elle bien parler pour ouvrir la conversation ? De Mabon ? Oui, ça, c'était une bonne idée. Elle était partie pendant la fête, et l'irlandaise était presque sûre que c'était un poufsouffle. S'il était là maintenant, quand était-il partit de la célébration ? Est-ce qu'il était venu ? Voilà un bon début de conversation... Il fallait maintenant qu'elle se lance.
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Déterrer ses pensées
Je soupire. Je ne sais pas si c’est parce que j’en ai marre de regarder ce qu’elle fabrique sans savoir exactement ce qu’elle fabrique ou si c’est parce qu’elle regarde parfois dans ma direction. Je tente de terminer ma page, mais non, il n’y a toujours rien qui s’imprime dans ma tête. Je sais que je vais devoir aller demander des explications à Lydon mais je sais aussi que je vais avoir la flemme. Bon ! Fermons ce livre qui ne sert strictement à rien, et cessons de tenter de paraître pour ce que je ne suis pas, c’est-à-dire quelqu’un qui essaie de travailler. Je n’essaie même pas.
Je me lève donc et enfouis le livre dans mon sac en le bourrant contre les parchemins enroulés qui traînent au fond. Les voilà maintenant tout écrasés. Je hausse les épaules pour moi-même, mais tant pis, ils serviront de brouillon. Je passe la tête sous la lanière du sac et le fais poser sur mon épaule. Jetant un dernier regard vers la Poufsouffle, sur elle, sur sa plume, sur son carnet et puis slalome entre les élèves qui eux, communiquent entre eux. Pas question de continuer ce jeu de regards étrange et silencieux. J’ai juste besoin de partir d’ici. Et puis, mes questions, je me dis qu’il me suffira de les poser à Éli : c’est qui en fait, ton amie rousse ? Elle dessine ? Tu l’aimes bien ? Un dernier regard et je passe la porte de la petite salle.
___________
Quel échange entre ces deux-là !
Ce sera mieux qu’un RP abandonné
Je me lève donc et enfouis le livre dans mon sac en le bourrant contre les parchemins enroulés qui traînent au fond. Les voilà maintenant tout écrasés. Je hausse les épaules pour moi-même, mais tant pis, ils serviront de brouillon. Je passe la tête sous la lanière du sac et le fais poser sur mon épaule. Jetant un dernier regard vers la Poufsouffle, sur elle, sur sa plume, sur son carnet et puis slalome entre les élèves qui eux, communiquent entre eux. Pas question de continuer ce jeu de regards étrange et silencieux. J’ai juste besoin de partir d’ici. Et puis, mes questions, je me dis qu’il me suffira de les poser à Éli : c’est qui en fait, ton amie rousse ? Elle dessine ? Tu l’aimes bien ? Un dernier regard et je passe la porte de la petite salle.
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Quel échange entre ces deux-là !
Ce sera mieux qu’un RP abandonné
Fiche PR - 4e année RP
Déterrer ses pensées
Alors qu'elle allait enfin se lever, ce fut son camarade qui le fit en premier. Mais il ne vint pas la voir, non, un dernier regard vers elle et le voilà qui part dans le couloir. Qui sort. Non, décidemment. Déjà, l'irlandaise n'y comprenait rien, pourquoi est-ce qu'il semblait si curieux si c'était pour partir. Et puis, c'était encore une chance manquée. Elle se retrouvait seule, assise dans son fauteuil, avec encore plus de doutes qu'à l'arrivée.
Cet échange semblait confirmer que cette jalousie apparaissant par moment, ou encore ce sentiment de solitude qui restait accroché au fond d'elle, même lorsqu'il restait en arrière plan, étaient directement liés à sa timidité, ses réflexions bien trop longues pour quelque chose qui ne le nécessitait pas, et peut-être une certaine maladresse parfois. Oui, c'était peut-être un premier progrès qu'elle pouvait faire, moins réfléchir, et corriger ses maladresses. Comment faisaient les autres ? L'irlandaise avait l'impression d'être la seule à avoir autant de mal à créer des liens, comme si tout était naturel chez tout le monde, sauf chez elle. Ca ne la dérangeait pas au quotidien, enfin, plus, mais maintenant que ça lui était revenu en tête, elle n'arrivait pas à l'oublier, ni à le remettre de côté. Il fallait espérer que les célébrations de Mabon aident à avancer, même si elle n'en croyait pas un mot. Non, elle devrait juste laisser passer le temps pour l'oublier à nouveau.
#579f38 ~"Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin !" ~ #Pouffyfamily ~ 5è année RP en 2050/2051
Cet échange semblait confirmer que cette jalousie apparaissant par moment, ou encore ce sentiment de solitude qui restait accroché au fond d'elle, même lorsqu'il restait en arrière plan, étaient directement liés à sa timidité, ses réflexions bien trop longues pour quelque chose qui ne le nécessitait pas, et peut-être une certaine maladresse parfois. Oui, c'était peut-être un premier progrès qu'elle pouvait faire, moins réfléchir, et corriger ses maladresses. Comment faisaient les autres ? L'irlandaise avait l'impression d'être la seule à avoir autant de mal à créer des liens, comme si tout était naturel chez tout le monde, sauf chez elle. Ca ne la dérangeait pas au quotidien, enfin, plus, mais maintenant que ça lui était revenu en tête, elle n'arrivait pas à l'oublier, ni à le remettre de côté. Il fallait espérer que les célébrations de Mabon aident à avancer, même si elle n'en croyait pas un mot. Non, elle devrait juste laisser passer le temps pour l'oublier à nouveau.
Un jour ils réussiront à s'adresser la parole
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