Dans le noir des yeux
ANNÉE SCOLAIRE 2027/2028
Serdaigle, 4ème année
———————————————
Serdaigle, 4ème année
———————————————
"Ciao Aki !"
Habilement, Fabio s'était glissé sur le banc de la table de Poufsouffle, juste en face de la sixième année sur laquelle il posa un regard qui ne s'attarda pas, préférant voleter jusqu'à la corbeille de fruits de petit déjeuner qui avait attiré son attention et son appétit. Ses doigts aux ongles laqués de bleu pianotèrent un moment dans l'air au-dessus de la corbeille le temps qu'il se décide sur un exemplaire, puis plongèrent pour en pêcher une mandarine que le Serdaigle entreprit tranquillement de peler.
Dégageant un premier morceau du fruit orangé, Fabio glissa le bout de mandarine dans sa bouche et tout en mâchant, leva à nouveau la tête pour chercher le regard de la fille aux cheveux de jais, un léger sourire au coin des lèvres. L'égypto-nord-irlandais se contentait de l'observer, n'ajoutant rien d'autre à ses salutations auxquelles il avait volontairement donné l'empreinte d'un accent italien, dans l'attente d'une quelconque réaction.
Il convient ici de préciser que Fabio et Aki ne s'étaient encore jamais parlés avant. Il se pouvait qu'elle le connaisse, de nom ou de vue, car le brun était plutôt du genre à marquer les esprits – bien que pas nécessairement de façon toujours positive, tout dépendait du point de vue et des attentes que l'on pouvait bien avoir. Lui, pour sa part, avait repéré la sixième année quelques semaines plus tôt, à la bibliothèque. Concentrée sur ses manuels – ou étaient-ce seulement de parchemins ? Il ne s'en souvenait plus trop – il l'avait trouvé jolie.
Au cour d'une discussion, il avait évoqué la Poufsouffle devant Jasper qui partageait la promotion de la jeune fille, dans l'espoir d'obtenir quelques informations à son sujet. Or, les termes qui étaient venus à l'esprit de son ami pour décrie Aki n'avaient pas été très convaincants. Sérieuse, froide, peu encline à s'amuser... mais elle n'en restait pas moins jolie et Fabio joueur, pour ne pas dire charmeur de hobby. Alors autant voir par lui-même ce qui pourrait bien résulter de cette première rencontre avec la sorcière.
340
Fab’ulous
#583400
Dans le noir des yeux
Grande Salle
Année scolaire 2027-2028 (6ème année Aki)
avec @Fabio Dermott (4ème année)
Reducio

Alors qu'elle était installée tranquillement à la table de sa maison, Aki fut surprise d'être salué en italien par un autre élève. Relevant la tête, la sixième année fit face à un élève visiblement plus jeune qu'elle et vraisemblablement d'une autre maison. La sorcière n'avait aucune idée de comment ce Serdaigle pouvait connaître son prénom, elle était absolument certaine qu'elle ne lui avait jamais adressé la parole auparavant, même si elle se souvenait l'avoir croisé quelques fois dans les couloirs.
L'étonnement pouvait se lire sur le visage de l'eurasienne qui scrutait celui qui lui faisait face. C'était un garçon charmant c'était certain, son teint hâlé mettait en valeur ses yeux clairs qui devaient probablement saisir quiconque osait les regarder trop longtemps. Mais la sorcière n'allait pas se laisser amadouer par ce regard perçant, loin de là, elle n'était pas du genre à se laisser approcher tout court en fait. Malgré tout, elle avait travaillé sur sa froideur avec le temps, elle était aujourd'hui capable de se montrer un peu plus souriante et agréable, même avec les inconnus.
Quand le garçon eut fini par choisir un fruit, son regard croisa de nouveau celui de la jeune fille, elle le fixa un instant, ne détournant pas le regard. Si son visage demeurait impassible, c'était sans compter sur ses yeux noirs qui rencontraient le bleu des siens, tel un oiseau noir qui plongeait dans l'océan. Attendant qu'il ajoute quelques mots, Aki comprit rapidement qu'elle allait devoir briser le silence, bien que cela ne soit absolument pas dans ses habitudes.
"Bien joué pour le prénom, est-ce que je peux connaître le tiens ?", dit-elle sans manifester d'émotion particulière.
L'étonnement pouvait se lire sur le visage de l'eurasienne qui scrutait celui qui lui faisait face. C'était un garçon charmant c'était certain, son teint hâlé mettait en valeur ses yeux clairs qui devaient probablement saisir quiconque osait les regarder trop longtemps. Mais la sorcière n'allait pas se laisser amadouer par ce regard perçant, loin de là, elle n'était pas du genre à se laisser approcher tout court en fait. Malgré tout, elle avait travaillé sur sa froideur avec le temps, elle était aujourd'hui capable de se montrer un peu plus souriante et agréable, même avec les inconnus.
Quand le garçon eut fini par choisir un fruit, son regard croisa de nouveau celui de la jeune fille, elle le fixa un instant, ne détournant pas le regard. Si son visage demeurait impassible, c'était sans compter sur ses yeux noirs qui rencontraient le bleu des siens, tel un oiseau noir qui plongeait dans l'océan. Attendant qu'il ajoute quelques mots, Aki comprit rapidement qu'elle allait devoir briser le silence, bien que cela ne soit absolument pas dans ses habitudes.
"Bien joué pour le prénom, est-ce que je peux connaître le tiens ?", dit-elle sans manifester d'émotion particulière.
274
Dans le noir des yeux
Fabio posait sur la Poufsouffle le regard assuré de celui qui parvenait souvent – trop souvent peut-être – à ses fins et le sourire insolent de celui qui avait l'habitude de voir les choses, les situations, les personnes se plier à sa volonté. Il observait le visage de la jeune fille (il ne l'avait jamais vue d'aussi près), balaya du regard ses longs cheveux foncés, sa silhouette, s'attarda sur les traits de son visage (et vint à la conclusion qu'il ne s'était pas trompé et que oui, elle était effectivement jolie), remarqua ce qui semblait être une petite cicatrice sur l'un des sourcils puis chercha à nouveau ses yeux noirs.
Un léger rire lui échappa lorsqu'il entendit la réplique d'Aki. Son visage impassible, l'absence de réaction alors qu'il lui avait servi un sourire charmant, voilà qui titillait l'égo du Serdaigle. Et puis sérieux, elle ne connaissait pas son prénom ? Fabio devait avouer que c'était légèrement offensant. Il glissa un nouveau morceau de mandarine dans sa bouche et attendit de l'avoir avalé pour lancer d'un ton joueur :
"Pas très équitable, tu ne trouves pas Aki ? J'ai fait l'effort de trouver ton prénom tout seul, mais je dois te servir le mien sur un plateau d'argent ?"
Il haussa théâtralement un sourcil l'air de dire non mais ce ne serait pas drôle, sinon, puis son regard se posa sur l'un des plats de petit-déjeuner posé sur la table jaune. Du bout des doigts, il déplaça deux tranches de pain sur l'assiette d'à côté pour vider le plat qu'il avait dans le viseur, découpa soigneusement un morceau de sa mandarine qu'il y posa.
"Par contre Aki, je peux te servir un bout de mandarine sur un plateau d'argent, si ça t'intéresse."
Avec un air solennel, il tendit le plat au-dessus de la table, en direction de la sorcière.
Alleeeez Aki, un p'tit effort, montre-moi autre chose que cet air froid qu'avait prédit Jazz !
Un léger rire lui échappa lorsqu'il entendit la réplique d'Aki. Son visage impassible, l'absence de réaction alors qu'il lui avait servi un sourire charmant, voilà qui titillait l'égo du Serdaigle. Et puis sérieux, elle ne connaissait pas son prénom ? Fabio devait avouer que c'était légèrement offensant. Il glissa un nouveau morceau de mandarine dans sa bouche et attendit de l'avoir avalé pour lancer d'un ton joueur :
"Pas très équitable, tu ne trouves pas Aki ? J'ai fait l'effort de trouver ton prénom tout seul, mais je dois te servir le mien sur un plateau d'argent ?"
Il haussa théâtralement un sourcil l'air de dire non mais ce ne serait pas drôle, sinon, puis son regard se posa sur l'un des plats de petit-déjeuner posé sur la table jaune. Du bout des doigts, il déplaça deux tranches de pain sur l'assiette d'à côté pour vider le plat qu'il avait dans le viseur, découpa soigneusement un morceau de sa mandarine qu'il y posa.
"Par contre Aki, je peux te servir un bout de mandarine sur un plateau d'argent, si ça t'intéresse."
Avec un air solennel, il tendit le plat au-dessus de la table, en direction de la sorcière.
Alleeeez Aki, un p'tit effort, montre-moi autre chose que cet air froid qu'avait prédit Jazz !
Fab’ulous
#583400
Dans le noir des yeux
Malgré les quelques années qui séparaient les deux élèves, le garçon ne manquait pas d'assurance ce que Aki trouvait plutôt surprenant. En fait elle n'avait pas vraiment l'habitude d'être abordée, encore moins par des élèves plus jeunes. Non pas qu'elle était inaccessible, mais l'eurasienne n'était pas très chaleureuse ce qui ne donnait pas tellement envie aux autres de venir vers elle.
Si la sixième année restait impassible, ce ne fut pas le cas de son cadet qui semblait s'amuser de la situation. Et après avoir mangé un morceau de mandarine, il répondit à la noiraude avec un ton légèrement provocateur ce qui ne manqua pas de l'interpeller. La pouffsouffle était plutôt du genre sarcastique et subtile, et elle appréciait énormément ces traits de caractères chez autrui.
Tandis que le jeune sorcier lui fit son petit numéro, Aki leva les yeux au ciel tout en laissant échapper un petit sourire espiègle. Elle s'appuya ensuite les coudes sur la table, maintenant une attitude distante, voire nonchalante. Et lorsqu'il eut terminé, la londonienne prit le morceau de mandarine qu'il lui avait servi, puis elle le déposa délicatement entre ses lèvres avant de le manger.
Elle observa son camarade un instant, fixant ses yeux sans détourner le regard, mais tout en demeurant distante. "Si tu as été capable de faire tant d'efforts pour trouver mon nom, me donner le tien ne devrait pas être si difficile finalement.", répondit finalement la métisse avec ironie.
Si elle aurait pu être dérangée par la présence du garçon, Aki était en fait plutôt amusée. L'assurance qu'elle prenait avec les années l'aidait beaucoup à mieux vivre ce genre de situation.
Si la sixième année restait impassible, ce ne fut pas le cas de son cadet qui semblait s'amuser de la situation. Et après avoir mangé un morceau de mandarine, il répondit à la noiraude avec un ton légèrement provocateur ce qui ne manqua pas de l'interpeller. La pouffsouffle était plutôt du genre sarcastique et subtile, et elle appréciait énormément ces traits de caractères chez autrui.
Tandis que le jeune sorcier lui fit son petit numéro, Aki leva les yeux au ciel tout en laissant échapper un petit sourire espiègle. Elle s'appuya ensuite les coudes sur la table, maintenant une attitude distante, voire nonchalante. Et lorsqu'il eut terminé, la londonienne prit le morceau de mandarine qu'il lui avait servi, puis elle le déposa délicatement entre ses lèvres avant de le manger.
Elle observa son camarade un instant, fixant ses yeux sans détourner le regard, mais tout en demeurant distante. "Si tu as été capable de faire tant d'efforts pour trouver mon nom, me donner le tien ne devrait pas être si difficile finalement.", répondit finalement la métisse avec ironie.
Si elle aurait pu être dérangée par la présence du garçon, Aki était en fait plutôt amusée. L'assurance qu'elle prenait avec les années l'aidait beaucoup à mieux vivre ce genre de situation.
271 mots
Dans le noir des yeux
Victoiiiire ! Aki avait souri. Levé les yeux au ciel, certes, mais l’air espiègle qui avait ensuite pris place sur son visage n’était pas à manquer et le fait qu’elle s’empara ensuite du petit morceau de mandarine que Fabio lui présentait – morceau de mandarine qui, au fond, avait l’air bien ridicule ainsi, tout seul sur ce plateau d’argent – était la confirmation que la Poufsouffle rentrait lentement dans son petit jeu.
Sauf que voilà : entendant la réplique que lui servit la jeune fille en retour, Fabio se félicita tout à coup de n'avoir proposé à Aki qu’un seul petit bout de mandarine et non pas une portion plus généreuse de ce qu’il lui restait du fruit orange. C’est qu’il en avait cruellement besoin lui même : hop, voilà que l’égyptien avait glissé les deux derniers morceaux dans sa bouche. Une manœuvre maligne, digne d’un Serdaigle, mais surtout nécessaire parce qu’il lui fallait à tout prix gagner du temps. Activation des maxillaires. Et plus il mâchait, plus Fabio réalisait qu’en fait, il n’y avait plus rien à faire : la reine venait de lui opposer un joli et habile échec et mat.
Mais le sorcier n’en était pas abattu, au contraire, il était fier (de lui-même, précisons-le) d’être parvenu à faire rentrer Aki dans son jeu. Le brun avala, inclina légèrement la tête pour signifier à la Poufsouffle qui lui faisait face que bien joué, elle avait gagné, le tout sans pour autant se départir ni de son sourire, ni du regard qui soutenait le sien : “Fabio.”
Le quatrième année laissa le silence planer quelques secondes – le genre de silences qui suivaient souvent les grandes annonces, le temps que l’information soit bien assimilée – puis il reprit la parole :
“Bon Aki, – il ne manquait pas une occasion pour prononcer le prénom de la Poufsouffle, son petit sourire charmeur sur les lèvres – maintenant qu’on s’est présentés, j’ai une surprise pour toi. Mais je vais devoir te demander de fermer les yeux, pour que ce soit bel et bien une surprise.”
Sauf que voilà : entendant la réplique que lui servit la jeune fille en retour, Fabio se félicita tout à coup de n'avoir proposé à Aki qu’un seul petit bout de mandarine et non pas une portion plus généreuse de ce qu’il lui restait du fruit orange. C’est qu’il en avait cruellement besoin lui même : hop, voilà que l’égyptien avait glissé les deux derniers morceaux dans sa bouche. Une manœuvre maligne, digne d’un Serdaigle, mais surtout nécessaire parce qu’il lui fallait à tout prix gagner du temps. Activation des maxillaires. Et plus il mâchait, plus Fabio réalisait qu’en fait, il n’y avait plus rien à faire : la reine venait de lui opposer un joli et habile échec et mat.
Mais le sorcier n’en était pas abattu, au contraire, il était fier (de lui-même, précisons-le) d’être parvenu à faire rentrer Aki dans son jeu. Le brun avala, inclina légèrement la tête pour signifier à la Poufsouffle qui lui faisait face que bien joué, elle avait gagné, le tout sans pour autant se départir ni de son sourire, ni du regard qui soutenait le sien : “Fabio.”
Le quatrième année laissa le silence planer quelques secondes – le genre de silences qui suivaient souvent les grandes annonces, le temps que l’information soit bien assimilée – puis il reprit la parole :
“Bon Aki, – il ne manquait pas une occasion pour prononcer le prénom de la Poufsouffle, son petit sourire charmeur sur les lèvres – maintenant qu’on s’est présentés, j’ai une surprise pour toi. Mais je vais devoir te demander de fermer les yeux, pour que ce soit bel et bien une surprise.”
Fab’ulous
#583400
Dans le noir des yeux
Fabio, ce nom lui était inconnu jusqu'à présent, mais il était certain qu'elle ne risquait pas de l'oublier de sitôt. Ni son nom, ni son visage d'ailleurs... et encore moins ses yeux.
Aki arqua un sourcil en écoutant son camarade, affichant une expression indéchiffrable qui semblait perpétuer sa froideur malheureusement naturelle. Ses yeux sombres fixèrent Fabio avec une intensité presque déconcertante, laissant planer le doute quant à son degré d'intérêt réel.
Sans un mot, la sixième année décidé finalement de s'exécuter, se laissant aller à la curiosité tout en gardant une posture résolument stoïque, illustrant sa réserve face à une telle proposition. Ses paupières s'abaissèrent lentement, cachant le mystère de ses pensées derrière le voile de l'obscurité dans laquelle elle se trouvait désormais. Elle ignorait même pourquoi elle faisait ce que ce garçon lui demandait, elle ne le connaissait pas le moins du monde, et son attitude sûr de lui pouvait aisément agacer la sorcière qui préférait largement la modestie à la prétention.
Le silence qui s'ensuivit fut presque palpable pour la métisse, pourtant la Grande salle était bien loin d'être silencieuse, mais tout ce qu'elle pouvait entendre étaient ses pensées s'entremêlant dans sont esprit. Cette salle, habituellement emplie de bruits et d'éclats de rire, semblait se fondre dans un murmure à peine audible. La tension montait doucement en Aki, laissant présager un dénouement intriguant à cette confrontation pleine de subtilités. Mais l'eurasienne demeurait imperturbable, immobile et silencieuse, réservant sa réaction à la surprise que Fabio lui préparait.
Aki arqua un sourcil en écoutant son camarade, affichant une expression indéchiffrable qui semblait perpétuer sa froideur malheureusement naturelle. Ses yeux sombres fixèrent Fabio avec une intensité presque déconcertante, laissant planer le doute quant à son degré d'intérêt réel.
Sans un mot, la sixième année décidé finalement de s'exécuter, se laissant aller à la curiosité tout en gardant une posture résolument stoïque, illustrant sa réserve face à une telle proposition. Ses paupières s'abaissèrent lentement, cachant le mystère de ses pensées derrière le voile de l'obscurité dans laquelle elle se trouvait désormais. Elle ignorait même pourquoi elle faisait ce que ce garçon lui demandait, elle ne le connaissait pas le moins du monde, et son attitude sûr de lui pouvait aisément agacer la sorcière qui préférait largement la modestie à la prétention.
Le silence qui s'ensuivit fut presque palpable pour la métisse, pourtant la Grande salle était bien loin d'être silencieuse, mais tout ce qu'elle pouvait entendre étaient ses pensées s'entremêlant dans sont esprit. Cette salle, habituellement emplie de bruits et d'éclats de rire, semblait se fondre dans un murmure à peine audible. La tension montait doucement en Aki, laissant présager un dénouement intriguant à cette confrontation pleine de subtilités. Mais l'eurasienne demeurait imperturbable, immobile et silencieuse, réservant sa réaction à la surprise que Fabio lui préparait.
248 mots
Dans le noir des yeux
Déconcertante, c'était le mot. Lui, grand observateur qui aimait cerner les gens au regard, scanner les visages de ses prunelles bleues, percer de en-dessous des carapaces et des façades lisses pour en extraire les informations qui lui permettaient de modeler les situations à son goût… Aki lui donnait du fil à retordre, il peinait à passer outre son expression indéchiffrable, parfois contradictoire. Et quelque part, ce mystère auquel il se heurtait lui plaisait : il allait devoir jouer, surprendre un peu pour espérer parvenir à un résultat satisfaisant, espérer voir sous sa carapace et son visage si impassible, mission forage en terrain froid lancée. Un challenge. En bon Serdaigle, Fabio aimait les challenges.
Entre temps, la Poufsouffle avait fermé les paupières. Afin de s’assurer qu’elle ne trichait pas, l’égyptien se pencha légèrement en avant pour passer une main dans l’air devant le visage de la sixième année. Profitant du fait qu'elle ne pouvait le voir, son regard s’attarda un instant sur les traits de la jeune fille, mais un instant seulement parce qu’il avait à faire. De nature organisée, cette fois ne faisait pas exception : le brun était venu préparé. Il ne fit aucun effort pour étouffer les froufrous et bruissements de ses mouvements, espérant ainsi titiller la curiosité de la jeune fille.
Fabio se pencha en arrière une première fois pour sortir trois bougies flottantes du sac en bandoulière qu'il avait laisser tomber sur le sol tout à l'heure, en arrivant. De trois "Incendio" soufflés à mi-voix, il fit prendre feu aux trois mèches puis, du bout de la baguette, il dirigea les bougies de manière à ce que deux d'elles se positionnent au-dessus de la table, légèrement à gauche de la Poufsouffle et un peu décalées en hauteur, et la dernière au-dessus de la table également légèrement à sa gauche à lui. Trois petites lumières les encadraient à présent.
Fabio se pencha en arrière une seconde fois pour sortir deux verres à vin du du sac en bandoulière qu'il avait fait glisser du bout du pied sous le banc tout à l'heure, en s'installant. De deux "Aguavino" articulés distinctement, il remplit les deux verres d'un liquide rouge foncé, puis, tendant la main, il en déposa un aux côtés deux deux bougies, devant Aki. Le jeune sorcier était particulièrement doué en métamorphose et le sort simple, pourtant, il savait que de par sa nature, la métamorphose n'avait que peu de chances de réussir. La légère odeur fruité qui s'échappait du verre posé devant lui lui confirmait qu'il avait tout à fait réussi ce qu'il avait entrepri. Après tout, pour un petit-déjeuner, un joli jus de raisin était certainement bien plus apprécié qu'un verre de rouge !
"C'est bon, tu peux ouvrir les yeux."
Un sourire sur les lèvres, Fabio attendit de pouvoir capturer à nouveau le regard d'Aki. C'était celui-là qui l'intéressait, pas ceux que des élèves étonnés, curieux ou amusés pouvaient bien lancer dans leur direction.
Entre temps, la Poufsouffle avait fermé les paupières. Afin de s’assurer qu’elle ne trichait pas, l’égyptien se pencha légèrement en avant pour passer une main dans l’air devant le visage de la sixième année. Profitant du fait qu'elle ne pouvait le voir, son regard s’attarda un instant sur les traits de la jeune fille, mais un instant seulement parce qu’il avait à faire. De nature organisée, cette fois ne faisait pas exception : le brun était venu préparé. Il ne fit aucun effort pour étouffer les froufrous et bruissements de ses mouvements, espérant ainsi titiller la curiosité de la jeune fille.
Fabio se pencha en arrière une première fois pour sortir trois bougies flottantes du sac en bandoulière qu'il avait laisser tomber sur le sol tout à l'heure, en arrivant. De trois "Incendio" soufflés à mi-voix, il fit prendre feu aux trois mèches puis, du bout de la baguette, il dirigea les bougies de manière à ce que deux d'elles se positionnent au-dessus de la table, légèrement à gauche de la Poufsouffle et un peu décalées en hauteur, et la dernière au-dessus de la table également légèrement à sa gauche à lui. Trois petites lumières les encadraient à présent.
Fabio se pencha en arrière une seconde fois pour sortir deux verres à vin du du sac en bandoulière qu'il avait fait glisser du bout du pied sous le banc tout à l'heure, en s'installant. De deux "Aguavino" articulés distinctement, il remplit les deux verres d'un liquide rouge foncé, puis, tendant la main, il en déposa un aux côtés deux deux bougies, devant Aki. Le jeune sorcier était particulièrement doué en métamorphose et le sort simple, pourtant, il savait que de par sa nature, la métamorphose n'avait que peu de chances de réussir. La légère odeur fruité qui s'échappait du verre posé devant lui lui confirmait qu'il avait tout à fait réussi ce qu'il avait entrepri. Après tout, pour un petit-déjeuner, un joli jus de raisin était certainement bien plus apprécié qu'un verre de rouge !
"C'est bon, tu peux ouvrir les yeux."
Un sourire sur les lèvres, Fabio attendit de pouvoir capturer à nouveau le regard d'Aki. C'était celui-là qui l'intéressait, pas ceux que des élèves étonnés, curieux ou amusés pouvaient bien lancer dans leur direction.
Fab’ulous
#583400
Dans le noir des yeux
Aki sentit une légère brise lorsque Fabio passa sa main devant son visage, mais elle ne broncha pas. Ses paupières restèrent fermées, et elle se concentra sur les sensations qui l'entouraient. Les froufrous des mouvements de Fabio, les bruissements des bougies s'embrasant, tout cela ajoutait à l'intrigue. Elle pouvait presque sentir la présence des flammes dans l'air. En même temps l’eurasienne était articulièrement sensible à cet élément, d’une manière inexplicable le feu l’avait toujours attiré, peut-être même trop.
Lorsque le garçon lui parla, la Poufsouffle rouvrit lentement les yeux. La scène qui se déploya devant elle était étonnante. Des bougies flottaient légèrement au-dessus de la table, éclairant la table d'une lumière douce et vacillante. Des verres à vin étaient remplis d'un liquide rouge foncé qui émanait une odeur fruitée. Un léger sourire apparut sur les lèvres de sixième année, mêlant surprise et curiosité.
« Tu as vraiment réussi à me surprendre, c'est rare. », dit doucement la métisse, observant son cadet d’un regard maintenant pétillant d’amusement.
Elle prit le verre entre ses mains, en appréciant le parfum, puis leva les yeux vers le jeune sorcier. « Alors, que me veux-tu vraiment ? Quel est ce mystérieux jeu que tu sembles vouloir jouer alors qu’on ne se connait même pas ?", demanda Aki dont l’expression était de nouveau impassible. Que pouvait bien lui vouloir cet élève ?
Lorsque le garçon lui parla, la Poufsouffle rouvrit lentement les yeux. La scène qui se déploya devant elle était étonnante. Des bougies flottaient légèrement au-dessus de la table, éclairant la table d'une lumière douce et vacillante. Des verres à vin étaient remplis d'un liquide rouge foncé qui émanait une odeur fruitée. Un léger sourire apparut sur les lèvres de sixième année, mêlant surprise et curiosité.
« Tu as vraiment réussi à me surprendre, c'est rare. », dit doucement la métisse, observant son cadet d’un regard maintenant pétillant d’amusement.
Elle prit le verre entre ses mains, en appréciant le parfum, puis leva les yeux vers le jeune sorcier. « Alors, que me veux-tu vraiment ? Quel est ce mystérieux jeu que tu sembles vouloir jouer alors qu’on ne se connait même pas ?", demanda Aki dont l’expression était de nouveau impassible. Que pouvait bien lui vouloir cet élève ?
Dans le noir des yeux
Maintenant, il ne lui restait plus qu'à guetter la réaction de la sixième année, c'était un peu sa surprise à lui, dans l'histoire. A priori, une surprise agréable, du moins à en juger par son expression. Bien. Très bien, excellent. Et puis le compliment – quel compliment ! Ce qui était rare était bien souvent également ce qui était précieux.
"Eh quand même, je sais pas à quoi tu t'attendais, mais je ne suis pas monsieur tout le monde !"
Il lui lança un sourire un brin taquin. Mais le sourire d’Aki était de toute évidence quelque chose de délicat et vacillant comme la flamme d’une bougie, qui tantôt pouvait briller, mais tantôt menaçait de s’éteindre pour ne laisser derrière qu’une colonne de fumée montant dans l’air de façon déterminée, impossible à rallumer. La jeune fille avait retrouvé son masque de distance, Fabio sentait que c’était en train de vaciller mais ne laissa rien paraître, préservant son air assuré et souriant – il était hors de question de perdre à son propre jeu. Elle avait posé la bonne question, celle à laquelle il n’était même pas totalement sûr d’avoir une réponse. Ou qu’en partie.
Le regard plongé dans le sien, il décida de jouer la carte honnêteté pleinement assumée, sans pour autant se défaire de son sourire charmeur :
“J’te trouve jolie, Aki.”
Il laissa les mots planer quelques instants, puis se pencha légèrement en avant, en direction de la jeune fille pour continuer d’une voix plus basse :
“Il paraît que t’es froide et sérieuse mais je ne m’arrête pas aux on-dit. Donc je voulais voir s’il y a plus que ça chez toi.”
"Eh quand même, je sais pas à quoi tu t'attendais, mais je ne suis pas monsieur tout le monde !"
Il lui lança un sourire un brin taquin. Mais le sourire d’Aki était de toute évidence quelque chose de délicat et vacillant comme la flamme d’une bougie, qui tantôt pouvait briller, mais tantôt menaçait de s’éteindre pour ne laisser derrière qu’une colonne de fumée montant dans l’air de façon déterminée, impossible à rallumer. La jeune fille avait retrouvé son masque de distance, Fabio sentait que c’était en train de vaciller mais ne laissa rien paraître, préservant son air assuré et souriant – il était hors de question de perdre à son propre jeu. Elle avait posé la bonne question, celle à laquelle il n’était même pas totalement sûr d’avoir une réponse. Ou qu’en partie.
Le regard plongé dans le sien, il décida de jouer la carte honnêteté pleinement assumée, sans pour autant se défaire de son sourire charmeur :
“J’te trouve jolie, Aki.”
Il laissa les mots planer quelques instants, puis se pencha légèrement en avant, en direction de la jeune fille pour continuer d’une voix plus basse :
“Il paraît que t’es froide et sérieuse mais je ne m’arrête pas aux on-dit. Donc je voulais voir s’il y a plus que ça chez toi.”
Fab’ulous
#583400
Dans le noir des yeux
L’assurance de son cadet amusait Aki autant qu’elle l’importunait, au fond elle enviait cette confiance en lui apparente. Elle passait son temps à osciller entre légèreté et froideur dans cette conversation, mais il était certain que ce garçon attisait sa curiosité.
Mais lorsque le garçon lui révéla qu’elle lui plaisait, la métisse se ferma totalement, sans pouvoir le contrôler. Aki retint même un soupir en sentant la chaleur de l'attention du sorcier dont elle ne connaissait toujours pas le nom se poser sur elle. Bien qu'elle apprécie le compliment, elle était mal à l'aise avec cette soudaine information, jamais elle n’avait été confrontée à une telle situation de manière frontale. Indéniablement, l’eurasienne pensait déjà à ce que Edmund lui dirait en voyant son comportement, « Oh lâche toi un peu enfin, il ne va pas te bouffer ! »… Mais c’était plus fort qu’elle, elle ne parvenait pas à lâcher prise.
Alors elle se contenta de demeurer impassible, dissimulant habilement les tourments intérieurs que la conversation avait réveillés en elle. D'un geste imperceptible, elle détourna le regard, comme pour échapper à l'intensité de celui de son cadet.
"Merci." , dit-elle sobrement, le regard fuyant, essayant de clore la conversation avant qu'elle ne s'approfondisse davantage.
Malgré tout, une part d'elle-même se sentait intriguée par la détermination du garçon à percer sa carapace. Elle se demandait s'il avait réellement envie de découvrir ce qui se cachait derrière son apparence glaciale ou s’il s’agissait simplement d’un jeu pour lui.
Son comportement était simplement à l’image de ce que lui avait enseigné sa mère : se méfier des liens trop étroits, ne jamais dévoiler ses faiblesses, ne jamais montrer sa véritable nature. Pourtant, en cet instant, elle se sentait troublée par la possibilité d'une connexion authentique, même si elle savait que cela représentait un risque qu'elle n'était pas prête à prendre.
« Je peux savoir qui t’a dit ça ? », demanda finalement la sixième année, son regard trahissant sa sensibilité.
328 mots
Mais lorsque le garçon lui révéla qu’elle lui plaisait, la métisse se ferma totalement, sans pouvoir le contrôler. Aki retint même un soupir en sentant la chaleur de l'attention du sorcier dont elle ne connaissait toujours pas le nom se poser sur elle. Bien qu'elle apprécie le compliment, elle était mal à l'aise avec cette soudaine information, jamais elle n’avait été confrontée à une telle situation de manière frontale. Indéniablement, l’eurasienne pensait déjà à ce que Edmund lui dirait en voyant son comportement, « Oh lâche toi un peu enfin, il ne va pas te bouffer ! »… Mais c’était plus fort qu’elle, elle ne parvenait pas à lâcher prise.
Alors elle se contenta de demeurer impassible, dissimulant habilement les tourments intérieurs que la conversation avait réveillés en elle. D'un geste imperceptible, elle détourna le regard, comme pour échapper à l'intensité de celui de son cadet.
"Merci." , dit-elle sobrement, le regard fuyant, essayant de clore la conversation avant qu'elle ne s'approfondisse davantage.
Malgré tout, une part d'elle-même se sentait intriguée par la détermination du garçon à percer sa carapace. Elle se demandait s'il avait réellement envie de découvrir ce qui se cachait derrière son apparence glaciale ou s’il s’agissait simplement d’un jeu pour lui.
Son comportement était simplement à l’image de ce que lui avait enseigné sa mère : se méfier des liens trop étroits, ne jamais dévoiler ses faiblesses, ne jamais montrer sa véritable nature. Pourtant, en cet instant, elle se sentait troublée par la possibilité d'une connexion authentique, même si elle savait que cela représentait un risque qu'elle n'était pas prête à prendre.
« Je peux savoir qui t’a dit ça ? », demanda finalement la sixième année, son regard trahissant sa sensibilité.
328 mots