2 janv. 2024, 15:10
Tomber sous le charme, littéralement  PV 
Image

ELYNA, 16 ans
Mardi 15 septembre 2048, 13h10

Mon crâne est atrocement douloureux lorsque je débarque dans le parc après m'être rassasiée dans la Grande Salle. Il pèse si lourd sur mon cou que je manque de me laisser tomber à plusieurs reprises. Ça me blesse et c'est comme si des dizaines d'aiguilles pénétraient ma tête et crevaient l'enveloppe qui me protège, répétitivement. Ma tête n'est qu'un énorme ballon gonflé qu'on perce et qui se ratatine lentement. Dans ce ballon, inexorablement attaché au sol, il y a un océan. Un océan où une tempête déferle. Les vagues se heurtent aux parois du bocal que forme ma tête. Paradoxalement, les aiguilles veulent faire sortir cette eau déchaînée mais ces vagues de douleur y ont bien posé leur ancre.

Mes pas me guident sans que je ne réfléchisse plus. Je ne fais plus que mener mon combat contre la douleur en fronçant les sourcils et en faisant apparaître des grimaces de souffrance sur mon visage encore hâlé des éclats de soleil de cet été. Que j'aimerais tant y retourner ! Ces plages où le sable chaud apaisait mon dos, cet océan que je pouvais contempler sans qu'il ne percute ma tête et m'envoie de lancinantes piques. Que l'été me manque ! En une quinzaine de jours, le rythme a déjà bien repris et je suis redevenue l'élève sérieuse qui place ses études au centre de toutes les préoccupations. Etudier, relire, se concentrer, s'exercer, peu importe les aléas de la vie. Même la tête vacillant, il faut mener à bien ses objectifs. Le premier étant de réussir avec une moyenne d'optimal.

Un espace libre se dessine à l'horizon, à l'ombre d'un charme surplombant le parc de par son imposante prestance. Il faut dire qu'à cette heure-ci, la quasi-totalité des élèves est pour ainsi dire trop occupée à avaler son repas en bavardant, ce qui laisse plus d'herbe à vue qu'à l'heure du goûter où plusieurs groupes d'élèves se rassemblent pour pique-niquer quand la météo le permet. Laissant glisser mon tote-bag beige où une magnifique peinture d'autrefois l'embellit, puis me laissant tomber moi aussi, je me heurte à la rigidité du tronc. L'écorce me démange le dos et il n'en faut pas plus pour me rappeler que ma tête continue à me mettre à rude épreuve. Une fois de plus, je grimace et y ajoute un grognement de frustration. Pourquoi fallait-il que cela m'arrive aujourd'hui ? J'ai prévu un planning de révision que je dois respecter au doigt et à l'œil. Une migraine ne m'empêchera pas de m'y conformer.

Après m'être éloignée du tronc de l'arbre, je déballe l'intérieur de mon sac, pour étaler sur le sol différents parchemins et résumés de cours, sans compter des exercices supplémentaires sur lesquels je dois encore travailler. Je m'installe ensuite confortablement sur le ventre, mes deux coudes à la verticale, mes mains soutenant ma tête si lourde et me mets au travail. Je n'ai pas spécialement de lacunes alors j'ai décidé de me concentrer au maximum sur les matières les plus importantes pour mon avenir, bien que je ne sache pas vraiment encore de quoi il sera fait. La botanique, tout particulièrement, m'intéresse beaucoup et je ne peux me tromper en affirmant qu'elle aura dans tous les cas une place centrale dans mes futures études supérieures. Les cours ont commencé depuis peu et nous ne faisons que revoir le programme de cinquième année, que je connais déjà sur le bout des doigts. L'ennui se fait ressentir, alors je prends un peu d'avance en allant directement au chapitre dix du manuel de botanique, chapitre sur les algues. La définition d'une plante aquatique me frappe tout d'abord. Je me fixe l'objectif de la connaître en tout premier lieu. Je passe ensuite aux différents schémas dont les couleurs me brûlent les yeux. Ça pique. Ça pique aux yeux, à la tête. Mes paupières se ferment doucement, pour atténuer la douleur. Peu à peu, j'oublie de plus en plus instantanément les mots qui viennent de passer sous mon regard, mon esprit s'embrume. Mes bras flanchent, je le sens. Ma tête se fait lourde, beaucoup trop lourde. Ça devient insoutenable. La page se trouble étrangement. Mes bras cèdent d'un seul coup et je me retrouve la tête endormie sur la page cinquante-cinq de mon manuel de botanique.


@Harriet Greenwood, ouch, je ne pensais pas écrire autant >< Ravie de partager cette Danse avec toi.

#426b80 //
grandiose

3 janv. 2024, 22:02
Tomber sous le charme, littéralement  PV 
Renaissance (Sixième année)
Parc, Poudlard
mardi 15 septembre 2048
après le déjeuner


Les cours avaient recommencé depuis deux semaines maintenant, et tu commençais à rentrer dans le rythme. Ce matin, vous aviez eu Sortilèges, matière que tu appréciais de plus en plus au fur et à mesure des années. Loin d'être intéressée par tous les professeurs, ta directrice de maison, elle, enseignait un art dans lequel tu étais douée et que tu aimais. Depuis ton état d'esprit ronchon des premières années, tu avais appris à apprécier la magie et ce qu'elle te permettait de faire. Ce n'était pas encore le cas pour les Potions, la Botanique, et j'en passe, mais manier ta baguette était devenu un plaisir. En plus, cette année, tu avais décidé de te prendre un peu en main et de faire un effort, histoire de réussir un minimum ta scolarité qui touchait presque à sa fin.

Le mardi était une grosse journée puisque cet après-midi tu avais Astronomie et Métamorphose. Après avoir avalé rapidement un déjeuner dans la Grande Salle (et oui, tu y passais un peu plus de temps désormais et volais de moins en moins de casse-croûte pour t'isoler), tu sortis donc prendre l'air pour te changer les idées avant de reprendre les cours. Cela faisait quelques minutes que tu errais en observant le paysage qui était toujours le même mais dont tu ne te lassais pas. Tu aimais l'herbe verte, les fleurs et les arbres fournis, et même si le Parc restait très beau en automne et même enneigé, tu profitais de pouvoir encore te balader sans écharpe ni bonnet. Fauve dans tes oreilles - faites pas genre, je sais que personne n'est surpris - tu marchais la tête vers la canopée.

Perdue dans tes pensées au fil de la musique, tu ne faisais pas du tout attention à l'endroit vers lequel tu allais ni aux potentiels obstacles qui se présentaient à toi puisque peu d'élèves venaient ici à la pause déjeuner. Ce qui devait arriver arriva, et tu trébuchas contre ce qui avait l'air d'être un sac avant de t'éclater la figure. Et oui, Harriet, à ne pas regarder où tu allais, tu te retrouvais nez à nez avec une inconnue. Exactement dans la même position que Lumah lorsqu'elle s'était trompée de lit il y a maintenant trois ans, sauf que là ce n'était pas toi l'écrasée. Sans bouger ton corps, tu relevas ta tête en t'appuyant sur tes avant-bras afin de reprendre tes esprits et eus un coup de frayeur en découvrant que tu étais à quelques centimètres à peine d'un visage pas si inconnu que ça finalement.

Écoute ma chère, je t'inspire, que veux-tu ! Plaisir partagé évidemment (:

Sixième année RP / code couleur : #741B47
Harriet-Irma-Flash Greenwood-Mcqueen, prédictions en tout genre en moins d'une seconde !
Venez pénétrer les voiles mystérieux de l’aveniiir !