2 mars 2024, 23:47
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Apres CE post
Samedi 12 décembre 2048, 19h43


En sortant du tutorat, Éli avait clairement le moral au plus bas. Son plan, qu'elle avait si bien préparé, et qu'elle croyait si bien ajusté n'avait franchement pas été un succès. En plus d'avoir failli faire du mal sans le vouloir à Constance, et de ne pas avoir réussi à obtenir de potion goutte-baillon, en voulant faire la maline elle venait sans doute de compromettre de nouveau la confiance que M'O'Belt lui avait accordé. Rien que de penser au fait qu'il l'avait déçu etait déjà en soit, une punition suffisante, tant elle tenait à cette espèce de relation patiente/soignant, qui ressemblait plus à du patente/mentor-protecteur à ses yeux.

Il fallait qu'elle se rattrape ! Durant tout le reste de l'après-midi, le nez sur ses bouquins, ne relevant la tête que pour laisser sa plume gratter avec soin la surface du parchemin punitif, elle n'avait fait que penser à ses actes, et à la meilleure façon d'en atténuer les conséquences. Il etait clair qu'un simple " excusez-moi" n'etait pas assez fort pour la jeune fille, elle ne voulait pas juste s'excuser, elle voulait, à défaut de cautionner ses gestes, qu'il comprenne un peu pourquoi elle les avaient fait.

Elle n'etait pas particulièrement timide, mais pour les choses importantes, celles qui comptent, ses mots n'arrivaient pas toujours à décrire ce qu'elle voulait vraiment dire. Ses émotions prenaient le dessus sur la justesse de ses phrases, et parfois, lui faisait perdre le fil conducteur de sa pensée. C'etait décidé, en déposant sa dissertation, elle y glisserait sa lettre d'excuses. Mais les mots poser à l'encre restent, contrairement au vent qui emporte les paroles juste dites, tout prenait bien plus de sens, et la jeune fille mit plus d'une heure pour terminer.

19h43, il lui restait encore quelques minutes du temps imparti lorsqu'elle passa fébrilement les portes de l'infirmerie. Les parchemins entre les mains, elle n'avait qu'une envie, que le pédiatromage ne soit pas dans son bureau, pour qu'elle y pose sa sanction acquittée accompagnée de ses regrets, sans plus de cérémonie. Mais la porte ouverte laisser penser que l'adulte s'y trouvait, surement occupé à diverses taches administratives. La jeune fille s'approcha, frappa par principe le battant de la porte, et entra après y avoir été invité.

Sans dire un mot, un peu mal à l'aise, elle déposa sa dissertation et ses lignes sur le bureau.
Mister O'Belt,

J'ai cherché comment faire pour réparer mes bêtises, mais à part m'excuser, je n'ai pas trouvé. Je sais que ce que j'ai fait n'etait pas vraiment intelligent, et je comprends maintenant comme c'etait dangereux aussi.
En ce moment je ne réfléchit pas assez avant de faire les choses, j'avais besoin de montrer à quelqu'un que je ne me laissais pas faire, et ça m'a un peu dépassée je crois.
Ce n'est pas une excuse, mais depuis que je sais pour ma maladie, j'ai toujours l'impression d'être plus faible que les autres, et parfois j'ai envie de me prouver qu'ils ont tort je pense.
Je ne voudrais pas que vous pensiez que je prends les potions à la légère, parce que ce n'est pas vrai. J'ai beaucoup réfléchi, et je pense qu'experte en anti-poison médical me plairait bien comme métier plus tard.
Encore désolé pour tout ça monsieur, j'espère que vous n'êtes pas trop en colère contre moi.
Éli

❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso - bouilleur de chaudron

26 mars 2024, 13:04
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Diarmuid n'avait pas prévu de rester dans la salle de consultation aux alentours de vingt heures. Pas qu'il ne voulait pas croiser les deux Poufsouffle, mais il n'en avait tout simplement pas vraiment le temps. Il y avait eu un accident magique en toute fin d'après-midi entre deux jeunes et ils n'avaient pas été trop de deux avec Ruby pour gérer l'urgence. Et actuellement, il était en train de préparer avec soin une potion pour permettre au gamin victime de trois sorts conjugués de retrouver un aspect normal de son épiderme. C'était actuellement... chimérique.

Aussi, il découvrit le devoir et le parchemin de la jeune Elisabeth, après l'heure limite de dépôt donnée quelques temps auparavant. Il déposa le premier sur un coin du bureau, il comptait le lire plus tard. Quand il aurait du temps et surtout prit une pause; un thé, un repas aussi probablement. Quant à la lettre, il la parcouru des yeux et ne put s'empêcher de soupirer. Pas parce que le comportement de l'enfant l'exaspérait. C'était en partie le cas, notamment parce qu'il ne comprenait pas la logique dans les interactions qu'elle lui offrit. Mais parce que l'expérience venant, plus complexité de fonctionnement de l'être humain - quelque soit son âge et lui inclus - était déroutant. Et puis il y avait ce qu'il mettait dans la relation avec la pré-adolescente. Tout ce qu'il savait qu'il fallait éviter. Et il avait plongé tête la première dedans. A ce jour il ne savait pas s'il avait fait ou non une erreur, le suivi et la proximité avec les élèves de Poudlard étaient à mille lieues de ce qu'il avait connu dans l'hôpital sorcier français.

Il déposa la lettre sur le bureau et pressa ses yeux avec pouce et index avant de pincer l'arrête de son nez en expirant. Il allait devoir répondre, plus tard également. Certainement le lendemain quand il y verrait plus clair intérieurement, que ses émotions seraient redescendues. Ce fut d'ailleurs ce qu'il fit, confiant ensuite le courrier à Hermès avant de partir chez lui. Il était sept heures du matin, le grand duc trouverait sans mal la châtain. Quant à lui, il rejoindrait Annaëlle qui dormirait probablement encore quand il arriverait. La pensée le fit sourire, il aimait bien ces quelques heures où elle se réveillait et où lui attendait avant d'aller se coucher, juste pour prendre le petit-déjeuner tous les deux.


Elisabeth,

Je peux comprendre que le diagnostic n'ait pas été évident à encaisser et que cela soit perturbant pour vous. Surtout qu'elle représente une difficulté et que cela vous demande de vous adapter et d'anticiper. Votre maladie ne vous définit pas. Elle était là avant que je vous donne un nom, vous n'êtes pas différente, simplement avertie. Cependant vous n'allez pas pouvoir vous cacher derrière pour justifier tous vos actes irréfléchis.

Quant à moi je suis surtout déçu de votre comportement, bien plus que je ne suis en colère. Je vous ai fais confiance en vous partageant quelque chose, tâcher de ne pas la perdre totalement.

Pour ce qui est de votre projet professionnel, je vous souhaite que vous vous donnerez les moyens d'y parvenir si c'est effectivement ce que vous souhaitez. C'est la meilleure façon de ne pas avoir de regret.

Diarmuid O'Belt
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Modérateur - Infirmier depuis le 11/02/2047 - color=#351C75