4 mars 2024, 19:26
 solo  Stali direction Poudlard !
Code couleur :
Antonio, son petit frère : #946514
Mathilde, sa grande soeur : #944114
Loïs, son père : #769376
Victoria, sa mère : #844d4d
Eléanor : #564d84
17 août 2048
Dans la maison des Stali

Reducio
Image
Image
"Il faut rester insolent. La fin de l'insolence, c'est le début de la vieillesse."
Image
TW : Violence physique et verbale


Je sors de la piscine en silence. J'aime bien cette solitude. J'attrape ma serviette blanche qui m'attend sur le transat à l'ombre. Cet été est chaud et sec. Chacun cherche un peu de fraicheur.

Mon maillot de bain me colle au corps et moule mes formes, ce qui me mets plutôt mal à l'aise. Je me couvre rapidement le corps de ma serviette. Mes longs cheveux bruns entourent joliment mon visage bronzé. Le soleil me lèche délicieusement la peau. Je m'arrête et lève la tête vers le soleil brûlant en fermant les yeux. L'été n'est pas ma saison préféré mais je l'apprécie quand même bien. Je reste ainsi pendant plusieurs minutes et je finis par me remettre en route vers la maison familiale. Avant que je n'ai pu entrer, Mesine, notre chienne me saute dessus et me fait basculer en arrière. Je me retrouve couché par terre avec un chien au dessus de moi qui m'empêche de bouger. Je lâche quelques mots qui n'auraient certainement pas plus à ma mère et finis par caresser affectueusement la chienne noire et blanche. Je ne peux rien lui refusé. Je la repousse gentiment et me relève difficilement.

Je passe dans la cuisine et attrapa discrètement une pomme rouge dans le saladiers de fruits sur la table. Je monte ensuite les escaliers jusqu'à ma chambre. J'enfile rapidement un débardeur et un short et me couche sur mon lit en croquant dans le fruit. Je ferme les yeux en savourant le gout juteux et fruité. Je me sens bien. C'est de courte durée. Antonio déboule dans ma chambre en tapant des pieds, comme à son habitude. Je tourne la tête vers lui en soupirant.

- Qu'est ce que tu veux encore, puceron ? Tu vois pas que je suis occupée ? Et il y a quelque chose que font les gens civilisés, ils toquent à la porte avant d'entrer.

Mon ton est sec. Je retourne à mes occupations. J'attrape mon casque et le mets sur mes oreilles. Je lance ma playlist pour me calmer. Je vois les lèvres de mon frères bouger mais je n'entends rien. Tant pis. Je me désintéresse de lui et commença à penser à autre chose. Je sais qu'il ne mérite pas ça mais je ne peux pas m'en empêcher. Ma mère veut que je fasse des efforts mais j'en suis incapable.

Une main arrive dans mon champs de vision et me retire mon casque des oreilles. Je me retourne et tombe nez à nez avec ma sœur, Mathilde. Oh nan ! Je m'apprête à ouvrir la bouche pour répliquer mais elle me devance.

- Tu déconnes ou quoi ?! Tu te prends pour qui ! On entends Antonio crier dans toute la maison et toi tu restes là à ne rien faire !

Je détache mon regard de celui de ma sœur et observe l'intéressé. Celui ci essuie ses larmes toutes fraîches. Et merde. Je vais encore me faire crier dessus. Je veux lui faire part de ma pensée mais Mathilde est sur sa lancée.

- C'est Papa qui lui a demandé de venir te chercher ! Et toi tu réagis comme une gamine de deux ans ! Même Antonio est plus mature que toi !

Je sens la colère monter en moi. Elle n'avait pas à me dire ça. J'ai envie de casser quelque chose. De tout envoyer valser. Je réplique d'un ton glacial.

- Qu'est ce qu'il y a ? Tu viens juste pour me démolir encore une fois ? De toutes façons c'est la seule chose qui t'amuses avec moi. Tu t'en fous que j'existe ou de ce que je suis ! Tu ne m'aimes pas et je ne suis qu'un pantin avec qui tu joues ! Tu te croies toujours supérieure ! C'est toi qui n'est pas mature et c'est toi la conne dans l'histoire !

Je vois sa mâchoire se serrer et sa main partirent vers moi. Son poing s'écrase contre ma joue. Une douleur me traverse la joue. Elle l'a fait. Elle l'a encore fait. Ce n'est qu'un cercle infini. Elle est le prédateur et je suis la victime. Il en a toujours été ainsi. Elle gagne, je perds. Ce n'est qu'un cercle vicieux qui me détruit petit à petit. J'ai beau me dire que je sers à quelque chose mais rien ne change.

- T'as reçu une lettre par hibou.

Attends... Une lettre ? Est ce la lettre que je pense ? Celle que j'attends depuis mes 8 ans ?

“L'espoir n'est pas une formule mais une pratique.”
PR | #564d84

5 mars 2024, 14:43
 solo  Stali direction Poudlard !
Je me lève précipitamment et me précipite en dehors de ma chambre. Avant que je ne passe l'embrasure de la porte, Mathilde m'attrape par le poignet et me tire vers elle. Elle prend mon visage avec sa main et l'approche du sien. Elle me lance un regard si noir que je sens mes cheveux se dresser sur ma tête. Son expression me fait comprendre qu'elle se vengera et que ce sera bien pire que tout ce qu'elle avait vu avant.

- Sale gamine ! Ecoute moi bien. Tu n'es absolument rien. Tu es faible et insolente. Je te ferai regretter amèrement tes paroles.

Je sens son souffle contre mon visage. Je vois ses joues rouges de colère et d'humiliation. Elle a raison. Je vais vraiment le regretter. Elle n'a pas l'habitude qu'on lui tienne tête. Je me libère et lui répond d'un ton aussi glacial que le sien.

- J'ai hâte de voir ça sœurette ! Tu vas faire quoi ? Tu vas me prendre mon dessert ?

Avant qu'elle ai pu répondre, je m'enfuis en courant. Je dévale rapidement l'escalier quatre à quatre et m'arrête à l'entrée de la salle à manger. Je déglutis difficilement face au regard de mon père. Je baisse la tête et regarde le bout de mes chaussures. Encore un obstacle à surmonter. Sauf que je n'arrive pas à le surmonter.

- Viens Ellie. C'est important.

Je lui obéis et je fais quelques pas pour arriver à sa hauteur. Il me prend le visage dans sa main et le relève vers lui. Je vois son sourire triste.

- Regarde moi quand je te parle.

Ouh... Je sens que ça va faire mal. C'est partit pour voir la déception dans son regard océan... Je ne réponds pas et il continue donc à parler, toujours sur ce ton calme et sans émotions.

- Ellie... Tu as reçu un courrier... plutôt spécial.

Je vois un sourire malicieux s'afficher sur son visage. Il me lâche et me montre du doigts un hibou qui attends sur la table de la salle à manger. Je suis d'abord surprise qu'il ne mentionne pas l'accident d'il y a quelques minutes. Mais je ne vais quand même pas lui rappeler. Je regarde mon père, puis ma mère et m'approche de l'oiseau au plumage gris et blanc. Je récupère doucement le courrier, caresse le hibou et le laisse repartir. Mes mains tremblent tandis que je déchire l'enveloppe. Je reconnais le blason de Poudlard. Enfin... Je déplies la fameuse lettre. Je lis rapidement les quelques lignes. Je sens les larmes me monter aux yeux. Je cours vers mon père et le serre très fort dans mes bras. Il éclate de rire mais accepte mon câlin. Ma mère me regarde avec un petit sourire rassurant. Pour une fois dans ma vie, tout va bien. Mon père finit par me lâcher. Je vois son sourire rempli de fierté. Il me prends par les épaules.

- Je suis fière de toi Eléanor. Plus que tout ce que tu crois. Tu es ma fille. C'est le plus important.

Il fait demi tour et repart avec ma mère. Mon bonheur fut de courte durée. Un rire moqueur résonne derrière moi. Je me retourne vers ma sœur qui est appuyé contre le mur et qui croise les bras sur sa poitrine.

- Alors "Ellie". Dit elle en imitant la voix de mon père, Tu dois être si fière ! Et bah tu ne devrais pas ! Tu es une honte pour cette famille !

Je serre la mâchoire. Elle veut que je perde mon sang froid. Je le sais très bien. Elle veut que je m'énerve pour ce servir de moi.

- Tu perds ton temps Mathilde. Je ne mords pas à l'hameçon. Et si je te dérange autant tu n'as qu'à aller voir ton cher et tendre Alexander et l'embrasser avec la langue.

Je vois ses joues devenir rouges écrevisses. Elle déteste que je parle de son ex-petit-copain. Voilà mon petit moyen de pression.

“L'espoir n'est pas une formule mais une pratique.”
PR | #564d84

5 mars 2024, 15:43
 solo  Stali direction Poudlard !
Je passe devant elle sans rien dire. Je sais qu'elle est très en colère. Elle n'a pas l'habitude que je me rebelle face à elle. On a 5 ans d'écart et elle en profite. Elle dit que je n'ai pas la véritable âme d'une Serpentard, que je suis une étrangère dans la famille... Qu'elle dise ce qu'il lui plaît, je n'y prête plus attention. Elle m'a détruite de l'intérieur et rien ne pourra jamais me guérir. La cicatrice que j'ai en moi est indélébile. Je ne suis plus la même et je ne le serais plus jamais. Son regard glacial qui se pose sur moi est terrible mais je ne peux pas me défendre.

Je monte rapidement les escaliers en m'enferme à clé dans ma chambre. J'ai beau être accepté à Poudlard, je ne serais jamais heureuse. Il y aura toujours cet obstacle entre lui et moi. C'est comme ça et ça a toujours été ainsi. Ma vie n'est qu'un trou noir infini qui ne cesse de tourner. Je me sens différente. Bien trop à mon gout.

Je balance la lettre à travers la pièce. Même avec ça je ne suis pas heureuse. Je m'effondre sur mon lit. J'aimerais pleurer mais je n'y arrive pas. On dirait que toutes mes larmes on déjà coulées. Je me lève et regarde le bracelet bleu sur ma table de chevet. Ce n'est pas grand chose mais c'est mon plus grand trésor, d'une amitié inoubliable. Alors là je ne peux me retenir. Sur mes joues, des larmes de tristesses et de désespoir s'écoulent. Ma vie n'a pas de sens. Je suis perdue, comme un naufragé au milieu de l'océan immense et infini. Je ne suis qu'une petite chose comparé au poids qui pèse sur mes épaules frêles. Je ferme les yeux. Si je pouvais partir je le ferai. Une image apparait dans mon esprit. Une petite fille aux cheveux noirs qui coure après un ballon en rigolant et qui m'attrape la main pour m'entraîner avec elle.

Je rouvre les yeux et sèche rapidement mes larmes. Je me relève et ramasse ma lettre d'admission. Peut être que je la reverrai... Peut être qu'elle aussi elle pense à moi...

C'est décidé. Je vais à Poudlard. Je vais apprendre la magie et je vais retrouver cette fille qui m'aide à rester debout et à ne pas baisser les bras. Je vais sûrement rencontrer des gens aussi bizarres et perdus que moi. Je vais apprendre à maitriser la magie qui coule dans mes veines.

Je sursaute en entendant mon père toquer à la porte de bois. Je vais ouvrir et je passe la tête par l'entrebâillement.

- Oui ?

Mon père me tend mon manteau.

- Prête pour aller acheter tes fournitures ?

Je lui saute dans les bras ce qui le fait éclater de rire. Dans mes yeux brillent une nouvelle lueur d'espoir.

Fin

“L'espoir n'est pas une formule mais une pratique.”
PR | #564d84