Le chevalier Percival contre les Acromentules
La porte de la chambre se claqua et résonna dans toute la maison. La journée était enfin terminée et le petit Percival avait enfin droit à une pause après tout ces cours à la maison. Comme à son habitude, il se dirigea instinctivement vers un coin de sa chambre où il se posa à genoux, avant de commencer à sortir quelques jouets et peluches d'un grand coffre en bois. Le temps passa et après quelques secondes de recherche à fouiller dans tout son bazar, il avait enfin mit la main sur ce dont il cherchait. Ni une ni deux, il s'installa plus confortablement sur son tapis de jeu et se laissa porter par son imagination, en commençant par faire avancer le chevalier sur son cheval avec sa main.
- Quelle belle journée ! commença-t-il en faisant bouger la figurine devant lui. La chasse s'est très bien passée et nous avons réussi à avoir deux cerfs, on ne pouvait pas rêver mieux pour la première de la saison. Mais dis-moi, tu m'as l'air bien fatigué mon fidèle destrier, que t'arrive-t-il ? Tu n'étais pas prêt à devoir galoper autant, c'est ça ? lui demanda le garçon à l'armure alors qu'il ralentissait la cadence en caressant l'animal. Ce dernier acquiesça de la tête pour confirmer ses propos, alors qu'il pendait la langue de droite à gauche et soufflait d'épuisement.
- Quelle belle journée ! commença-t-il en faisant bouger la figurine devant lui. La chasse s'est très bien passée et nous avons réussi à avoir deux cerfs, on ne pouvait pas rêver mieux pour la première de la saison. Mais dis-moi, tu m'as l'air bien fatigué mon fidèle destrier, que t'arrive-t-il ? Tu n'étais pas prêt à devoir galoper autant, c'est ça ? lui demanda le garçon à l'armure alors qu'il ralentissait la cadence en caressant l'animal. Ce dernier acquiesça de la tête pour confirmer ses propos, alors qu'il pendait la langue de droite à gauche et soufflait d'épuisement.
Dernière modification par Percival Page le 22 mars 2024, 10:13, modifié 1 fois.
Qui suis-je ?
Le chevalier Percival contre les Acromentules
Il se mit à ricaner doucement quand tout à coup, un cri aigu provenant de la forêt voisine l'interpella dans son action joyeuse.
- Allons-y ! lança-t-il à voix haute alors qu'il donna un coup de pied ferme pour faire accélérer le Sombral, lui qui aurait très certainement préféré rentrer vite au village pour se désaltérer.
À peine une poignée de secondes plus tard, un nouveau cri se fit entendre, ce qui permit à Percival de savoir où se trouvait l'auteur de l'appel à l'aide. Il arriva rapidement sur ledit lieu et tomba sur deux silhouettes enfantines, et deux grandes et grosses araignées poilues qui se rapprochaient dangereusement de ces dernières.
- Ne vous inquiétez pas, je suis là pour vous sauver ! déclara l'enfant en prenant l'une de ces voix graves que prenaient tous les héros dans les livres, alors qu'il sautait par-dessus les deux enfants qui venaient de crier à l'aide avec son Sombral.
Il descendit aussitôt de sa monture - ou plutôt Percival le retira du cheval avec ses mains - et à peine ses pieds ne touchèrent le sol qu'il prit une pose héroïque, les deux mains sur les hanches et les sourcils froncés. Son regard était pleinement fixé sur les ennemis qui se trouvaient face à lui, même s'il ne pouvait s'empêcher de laisser trainer une oreille pour écouter les chuchotements provenant de derrière. Oui oui, c'était bien lui, le fameux Percival dont tout le monde parlait dans les alentours.
- Allons-y ! lança-t-il à voix haute alors qu'il donna un coup de pied ferme pour faire accélérer le Sombral, lui qui aurait très certainement préféré rentrer vite au village pour se désaltérer.
À peine une poignée de secondes plus tard, un nouveau cri se fit entendre, ce qui permit à Percival de savoir où se trouvait l'auteur de l'appel à l'aide. Il arriva rapidement sur ledit lieu et tomba sur deux silhouettes enfantines, et deux grandes et grosses araignées poilues qui se rapprochaient dangereusement de ces dernières.
- Ne vous inquiétez pas, je suis là pour vous sauver ! déclara l'enfant en prenant l'une de ces voix graves que prenaient tous les héros dans les livres, alors qu'il sautait par-dessus les deux enfants qui venaient de crier à l'aide avec son Sombral.
Il descendit aussitôt de sa monture - ou plutôt Percival le retira du cheval avec ses mains - et à peine ses pieds ne touchèrent le sol qu'il prit une pose héroïque, les deux mains sur les hanches et les sourcils froncés. Son regard était pleinement fixé sur les ennemis qui se trouvaient face à lui, même s'il ne pouvait s'empêcher de laisser trainer une oreille pour écouter les chuchotements provenant de derrière. Oui oui, c'était bien lui, le fameux Percival dont tout le monde parlait dans les alentours.
Qui suis-je ?
Le chevalier Percival contre les Acromentules
Mais trêve de plaisanterie, le garçon à la cape virevoltante n'était pas là pour faire mumuse. Parce que oui, un vent s'était bizarrement levé pile au moment où il prit sa pose. Il était là pour protéger le peuple et il était prêt à en découdre avec ses affreuses créatures qui s'en prenaient aux plus faibles. Par chance, ou malchance pour ces dernières, il passait justement dans le coin pour rentrer au village après une belle journée à la chasse avec ses camarades.
Les deux araignées géantes commencèrent à pouffer de rire en voyant son attitude mais, n'appréciant pas être ridiculisé devant des admirateurs, il n'attendit pas une seule seconde et décida de les prendre par surprise en leur donnant à chacune un bon coup de pied bien énergique. Cet acte débordant de courage eut pour conséquence de les envoyer valser dans les airs, jusqu'à atterrir au fond de la chambre-forêt.
- HA HA ! s'exclama-t-il alors qu'il observait au loin les bêtes prendre leurs pattes à leur cou et disparaître derrière la petite bibliothèque. Il se retourna ensuite vers les deux enfants au premier abord apeurés mais qui avaient désormais une mine émerveillée et leur lâcha quelques mots, accroupi - alors qu'il n'est même pas vraiment plus âgé qu'eux. Vous n'avez plus à avoir peur mes petits, elles ne reviendront plus vous embêter de sitôt ça c'est moi qui vous le dit !
Les deux araignées géantes commencèrent à pouffer de rire en voyant son attitude mais, n'appréciant pas être ridiculisé devant des admirateurs, il n'attendit pas une seule seconde et décida de les prendre par surprise en leur donnant à chacune un bon coup de pied bien énergique. Cet acte débordant de courage eut pour conséquence de les envoyer valser dans les airs, jusqu'à atterrir au fond de la chambre-forêt.
- HA HA ! s'exclama-t-il alors qu'il observait au loin les bêtes prendre leurs pattes à leur cou et disparaître derrière la petite bibliothèque. Il se retourna ensuite vers les deux enfants au premier abord apeurés mais qui avaient désormais une mine émerveillée et leur lâcha quelques mots, accroupi - alors qu'il n'est même pas vraiment plus âgé qu'eux. Vous n'avez plus à avoir peur mes petits, elles ne reviendront plus vous embêter de sitôt ça c'est moi qui vous le dit !
Qui suis-je ?
Le chevalier Percival contre les Acromentules
Les deux frères se regardèrent en souriant puis s'empressèrent de repartir au pas de course en direction du petit village voisin, situé pas loin de la table de nuit. Percival remonta alors sur son fidèle destrier invisible pour la plupart des gens mais pas lui, ayant connu la mort - ou plutôt l'ayant donnée, et ce plus d'une fois. Il se remit en route vers sa destination et son chez-soi, où l'attendaient femme et enfants père et mère, à proximité de la commode. La faim commençait à se faire ressentir pour lui et le manque d'eau de son camarade l'obligeait à faire vite donc il s'empressa de reprendre le chemin qu'il avait quitté quelques minutes auparavant, mais au galop désormais.
Ils ne tardèrent pas à arriver à destination vu la vitesse à laquelle ils avaient galopé et après quelques salutations envers les habitants et donc ses voisins, il descendit à nouveau de l'animal - Percival le retira également une nouvelle fois pour le contexte - et l'attacha à un poteau, juste à côté d'un bac d'eau où il allait enfin pouvoir se substanter. Le sauveur lui fit quelques dernières caresses puis le quitta pour rejoindre sa coquète maison juste à côté. Une bonne odeur de soupe aux légumes et aux champignons atteignit aussitôt ses narines lorsqu'il poussa la porte en bois, ce qui eut pour effet de le détendre sans un geste.
Ils ne tardèrent pas à arriver à destination vu la vitesse à laquelle ils avaient galopé et après quelques salutations envers les habitants et donc ses voisins, il descendit à nouveau de l'animal - Percival le retira également une nouvelle fois pour le contexte - et l'attacha à un poteau, juste à côté d'un bac d'eau où il allait enfin pouvoir se substanter. Le sauveur lui fit quelques dernières caresses puis le quitta pour rejoindre sa coquète maison juste à côté. Une bonne odeur de soupe aux légumes et aux champignons atteignit aussitôt ses narines lorsqu'il poussa la porte en bois, ce qui eut pour effet de le détendre sans un geste.
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