I'll take care of you, Dominic Khan
Dimanche 5 Janvier 2049
Avec @Dominic Khan
« Je vais prendre soin de toi, Dominic Khan »
Avec @Dominic Khan
« Je vais prendre soin de toi, Dominic Khan »
Il avait été drôle de dire au revoir à son ancienne collègue de défense contre les forces du mal, Sixtine Valerion. Même si ça n'avait été un adieu, le professeur de botanique n'avait pas oublié que le destin avait bien mis trente ans avant de les remettre l'un et l'autre sur la même route. Pour autant, sa peine n'avait guère mis longtemps à muer vers un tout autre sentiment : la curiosité, puis l'impatience. Bien sûr, ça ne l'avait pas travaillé tant que ça : les vacances de fin d'année avaient été bien chargées et il avait enfin pu passer du temps en famille. Mais quelque part dans un coin de sa tête, l'idée avait continué à courir au petit trot : le corps professoral allait recevoir un petit nouveau.
Fraîchement revenu, Sigmund avait rapidement été quérir toutes les informations possibles. La pêche n'avait pas été trop mauvaise, et ce fut avec un nom et une description sommaire de l'individu que le quinquagénaire partit à la recherche de l'intéressé. Quelque part, il cherchait sans doute encore quelqu'un qui lui tiendrait aussi bien compagnie que l'avait fait Padrec Clare. Il avait été l'un de ses meilleurs amis à Poudlard, même si la relation avait été parfaitement unilatérale. De toute façon, Sigmund Charleston ne demandait jamais grand chose en retour à toute l'attention qu'il donnait aux autres. Il ne réalisait même pas être souvent ignoré.
Il s'engageait dans le dernier couloir menant à la salle de classe de Défense contre les forces du mal quand il aperçut une silhouette inconnue. Mieux, elle correspondait en tout point au portrait dressé du nouveau professeur. Presque, en tout cas, car Sigmund avait imaginé Dominic Khan un peu plus grand, et sans doute plus musclé. Un bref instant plus tard, le sourire aussi grand et large que sa moustache, Sigmund tendait une main moite au sorcier.
« DOMINIC ? » L'interpellation, ferme et assurée, tenait davantage de l'affirmation que de la question. « Sigmund Charleston, de la botanique. Bienvenue à Poudlard. Ou bon retour peut-être plutôt, hein ? » Dominic ne serait pas le premier des enseignants de Poudlard à avoir fait ses études dans une autre école. Avait-il au moins besoin d'une visite ? Oh, il y avait toujours à découvrir, même après un retour. La vie de professeur était à bien des égards différente de celle des élèves. Quoi qu'il en fut, Sigmund avait personnellement pris pour mission de bien s'occuper du nouveau. Dominic l'aurait sans aucun doute dans les pattes pendant au moins plusieurs semaines.
« Alors l'installation, tout roule ? As-tu besoin de quelque chose ? Tu me dis tout, moi je m'occupe de toi. T'es entre de bonnes mains, Dominic. » Tel le mentor qu'il avait décidé tout seul qu'il serait, Sigmund donna une franche tape dans le dos du nouveau. Ça c'était un homme, un vrai. Ils s'entendraient bien, tous les deux. Il sentait déjà quelque chose : comme une étincelle de magie entre eux !
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
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« Un, deux, trois, quatre... Et cinq, le compte est bon. » Dominic se redressa avec un petit sourire satisfait en regardant amoureusement les coffres en bois de noyer qu'il avait disposés devant lui. Il venait de terminer de recenser les boîtes à thés qu'il avait ramenées de Blackpool jusqu'en Écosse. Il lui restait encore à déménager quelques babioles qu'il comptait installer dans son bureau pour se sentir comme chez lui, mais ce serait pour un autre jour. Pour l'heure, le nouveau professeur – décidément, il avait du mal à se faire à cette nouvelle appellation – se devait de se préparer à son apparition publique face aux élèves qui allaient faire leur rentrée sous peu.
Il franchit la porte de sa chambre de fonction, passa en coup de vent dans son bureau et descendit l'escalier qui menait à la salle de classe. Là, il ralentit le pas pour effleurer du doigt les tables méticuleusement rangées, en imaginant que le lendemain, il se trouverait en face d'élèves qui n'auraient besoin que d'un mot de sa part pour se faire une première impression de sa personne. Dominic, habituellement sûr de lui, avait l'estomac noué rien que d'y penser. Le front barré par une ride d'inquiétude, il ouvrit la porte et s'apprêtait à s'engager dans le couloir lorsqu'une apparition de près de deux mètres le fit sursauter et faire un mouvement de recul.
« OH ! Oh... », fut-il réduit à articulier en faisant face à son vis-à-vis, qui venait de prononcer son nom. « Oui, c'est moi. Vous, enfin, tu m'as surpris... Merci pour l'accueil, et enchanté. », finit-il par dire avec un léger sourire en laissant sa main être serrée par Sigmund. « Oui, je retourne à Poudlard, j'étais à Gryffondor quand j'y ai fait mes études. Je ne croyais pas y revenir aussi vite, mais la vie nous réserve parfois des surprises, n'est-ce pas ? » Dominic était à la fois gêné et rassuré par la présence de son collègue qui prenait beaucoup de place, et ne savait pas vraiment s'expliquer pourquoi.
« Je viens d'installer quelques coffres dans mon bureau. Je penserai à te demander si j'ai besoin d'aide, j'attends encore un colis de Blackpool. Tu es... Mon référent, c'est ça ? Ou mon tuteur ? » Dominic ne parvenait pas à comprendre autrement la sollicitude si spontanée de Sigmund.
#4c4b16 - Baleine gracieuse
Il franchit la porte de sa chambre de fonction, passa en coup de vent dans son bureau et descendit l'escalier qui menait à la salle de classe. Là, il ralentit le pas pour effleurer du doigt les tables méticuleusement rangées, en imaginant que le lendemain, il se trouverait en face d'élèves qui n'auraient besoin que d'un mot de sa part pour se faire une première impression de sa personne. Dominic, habituellement sûr de lui, avait l'estomac noué rien que d'y penser. Le front barré par une ride d'inquiétude, il ouvrit la porte et s'apprêtait à s'engager dans le couloir lorsqu'une apparition de près de deux mètres le fit sursauter et faire un mouvement de recul.
« OH ! Oh... », fut-il réduit à articulier en faisant face à son vis-à-vis, qui venait de prononcer son nom. « Oui, c'est moi. Vous, enfin, tu m'as surpris... Merci pour l'accueil, et enchanté. », finit-il par dire avec un léger sourire en laissant sa main être serrée par Sigmund. « Oui, je retourne à Poudlard, j'étais à Gryffondor quand j'y ai fait mes études. Je ne croyais pas y revenir aussi vite, mais la vie nous réserve parfois des surprises, n'est-ce pas ? » Dominic était à la fois gêné et rassuré par la présence de son collègue qui prenait beaucoup de place, et ne savait pas vraiment s'expliquer pourquoi.
« Je viens d'installer quelques coffres dans mon bureau. Je penserai à te demander si j'ai besoin d'aide, j'attends encore un colis de Blackpool. Tu es... Mon référent, c'est ça ? Ou mon tuteur ? » Dominic ne parvenait pas à comprendre autrement la sollicitude si spontanée de Sigmund.
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Il était bien aimable, ce nouveau collègue. Le regard du professeur de botanique brilla davantage à la mention de la maison Gryffondor. Même s'il avait toujours en lui l'âme d'un Poufsouffle, Sigmund prenait très à cœur sa mission de directeur des rouges et or. Dominic était donc un membre de sa famille, alors il le traiterait comme tel. « Tu es de retour chez toi. » confirma-t-il avec un ton solennel. La mention de Blackpool n'avait pas échappé au sorcier qui se douta bien vite qu'il s'agissait de la ville de résidence du nouvel enseignant. Chose notable, Sigmund n'avait jamais mis les pieds à Blackpool, ainsi sa curiosité n'en fit que plus attisée. Après avoir attendu peut-être trois jours que Dominic s'installe proprement à Poudlard, il lui demanderait sans doute une visite. Il faudrait aller au restaurant, aussi, et échanger avec les moldus locaux sur les dernières nouveautés technologiques.
Ça lui plaisait beaucoup d'imaginer tout ça. Tout comme il se plut à entendre les mots « référent » et « tuteur » qui lui firent monter le rose aux joues. « Tu comprends vite. » le félicita-t-il avec un grognement satisfait. « Je suis bien ton tuteur. Il en faut, hein, alors c'est ce qu'il y a de mieux pour toi, tu as raison. » Et d'un coup, Sigmund se sentit totalement soulagé du poids de cette décision : elle ne reposait plus sur lui, ce n'était pas une de ses initiatives susceptible de déplaire à ses supérieurs. Non, le sorcier moustachu n'avait fait que répondre à la demande de Dominic, qui était donc le seul responsable du lien qui les unissait désormais. « Tu peux m'appeler chef, mais je t'en prie, tutoie-moi quand même. » Il serait bien embêté d'instaurer une sorte de hiérarchie entre eux. Certes, Sigmund travaillait à Poudlard depuis un an : il avait plus de bouteille que les nouveaux arrivants, et demandait le respect qui lui était dû. Mais il ne fallait pas non plus en faire des tonnes, c'était important de garder une bonne part de modestie. « Tu n'as vu que la salle des professeurs et ta salle de classe, non ? Il faut que je te montre la salle des préfets, et leur salle de bain. Aussi, il y a plusieurs pièces qui auront été réaffectées depuis ta dernière venue en tant qu'élève. Notamment pour des clubs. On commence la visite maintenant, veux-tu ? »
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
Ça lui plaisait beaucoup d'imaginer tout ça. Tout comme il se plut à entendre les mots « référent » et « tuteur » qui lui firent monter le rose aux joues. « Tu comprends vite. » le félicita-t-il avec un grognement satisfait. « Je suis bien ton tuteur. Il en faut, hein, alors c'est ce qu'il y a de mieux pour toi, tu as raison. » Et d'un coup, Sigmund se sentit totalement soulagé du poids de cette décision : elle ne reposait plus sur lui, ce n'était pas une de ses initiatives susceptible de déplaire à ses supérieurs. Non, le sorcier moustachu n'avait fait que répondre à la demande de Dominic, qui était donc le seul responsable du lien qui les unissait désormais. « Tu peux m'appeler chef, mais je t'en prie, tutoie-moi quand même. » Il serait bien embêté d'instaurer une sorte de hiérarchie entre eux. Certes, Sigmund travaillait à Poudlard depuis un an : il avait plus de bouteille que les nouveaux arrivants, et demandait le respect qui lui était dû. Mais il ne fallait pas non plus en faire des tonnes, c'était important de garder une bonne part de modestie. « Tu n'as vu que la salle des professeurs et ta salle de classe, non ? Il faut que je te montre la salle des préfets, et leur salle de bain. Aussi, il y a plusieurs pièces qui auront été réaffectées depuis ta dernière venue en tant qu'élève. Notamment pour des clubs. On commence la visite maintenant, veux-tu ? »
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« C'est ça », acquiesça Dominic en penchant légèrement la tête sur le côté pour considérer son vis-à-vis. Quel curieux personnage... Sigmund Charleston avait un côté interventionniste qui déplaisait à Dominic lorsque c'était Florence qui le manifestait, mais de la part de son futur collègue, il n'en était ni dérangé, ni particulièrement vexé. Mieux, il était rassuré de se sentir être pris en charge de la sorte.
« Merci de t'occuper de moi. Le château paraît un peu différent lorsqu'on se glisse dans ses coulisses » – "Surtout lorsqu'on est habitué à faire cours par terre, sur le sable", pensa-t-il. « Je ne devrais rien avoir à craindre avec toi pour m'aider. Mais... Le "chef", c'est obligatoire, ou je peux m'en passer tout de même ? » Dominic était pour le moins gêné par ce terme – s'il avait été éduqué dans le respect de ses aînés et supérieurs, il ne comprenait pas cette appellation quelque peu militaire et qui aurait eu davantage sa place à Uagadou que dans un internat écossais.
Dominic hocha cependant la tête lorsque son tuteur l'invita à prendre sa suite pour la visite. « Allons-y oui, je te suis. Je n'ai jamais eu de rôle particulier pendant ma scolarité, j'ai hâte d'avoir accès à ces salles qui me paraissent bien mystérieuses... » Il prit une pause dans son cheminement réflexif quand Sigmund mentionna la salle de bains des préfets. Il se souvenait encore des rumeurs à son sujet : on parlait de folles soirées de fin d'année, de bains de mousse multicolore, de jolies coiffeuses toutes d'argent et de nacre incrustées... « Cette salle de bains... Nous, les professeurs, nous pouvons y avoir accès chaque soir ? Ou bien y'a-t-il un planning à respecter ? » Dominic avait du mal à contenir son excitation. Ses yeux brillaient à l'unique pensée de tous ces produits de cosmétiques cachés.
#4c4b16 - Baleine gracieuse
« Merci de t'occuper de moi. Le château paraît un peu différent lorsqu'on se glisse dans ses coulisses » – "Surtout lorsqu'on est habitué à faire cours par terre, sur le sable", pensa-t-il. « Je ne devrais rien avoir à craindre avec toi pour m'aider. Mais... Le "chef", c'est obligatoire, ou je peux m'en passer tout de même ? » Dominic était pour le moins gêné par ce terme – s'il avait été éduqué dans le respect de ses aînés et supérieurs, il ne comprenait pas cette appellation quelque peu militaire et qui aurait eu davantage sa place à Uagadou que dans un internat écossais.
Dominic hocha cependant la tête lorsque son tuteur l'invita à prendre sa suite pour la visite. « Allons-y oui, je te suis. Je n'ai jamais eu de rôle particulier pendant ma scolarité, j'ai hâte d'avoir accès à ces salles qui me paraissent bien mystérieuses... » Il prit une pause dans son cheminement réflexif quand Sigmund mentionna la salle de bains des préfets. Il se souvenait encore des rumeurs à son sujet : on parlait de folles soirées de fin d'année, de bains de mousse multicolore, de jolies coiffeuses toutes d'argent et de nacre incrustées... « Cette salle de bains... Nous, les professeurs, nous pouvons y avoir accès chaque soir ? Ou bien y'a-t-il un planning à respecter ? » Dominic avait du mal à contenir son excitation. Ses yeux brillaient à l'unique pensée de tous ces produits de cosmétiques cachés.
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« Mais c'est normal. Il faut voir les choses en face, le professorat à Poudlard, c'est particulier. Une grande école, peu d'enseignants. On nous dit de former l'élite. Beaucoup ne tiennent pas, il n'y a qu'à voir le turn-over. Ça y va avec les démissions et les nouvelles arrivées » soupira le professeur de botanique en passant son bras autour de l'épaule de Dominic. « Enfin toi, je te sens solide. Comme un roc. Tu ne vas rien lâcher. » le flatta-t-il en tapotant son torse pour accompagner ses propos. Pour être du solide.. Merlin, faisait-il de la musculation ? Pourquoi était-ce si dur au toucher... ?
« Tu m'appelles Sigmund, si tu n'aimes pas chef. Je m'adapte, c'est important de savoir s'adapter dans une école. Quand on enseigne à autant d'élèves, ça demande de multiples compétences et une grande capacité d'adaptadébilité... adaptativi... adaptabilité. »
Réfléchissant à sa question sur la salle de bains, Sigmund commença par traîner son collègue vers les étages supérieurs. Il relâcha l'épaule de Dominic et s'étira avec un long et sonore bâillement.
« J'ai fait des rondes hier soir. Du travail supplémentaire, pas vraiment bien payé. Ça tire quand on se lève à 6h le lendemain matin. Je t'emmène là-haut, il n'y a rien que tu ne connais pas déjà pour l'instant, mais on va se dénicher un petit endroit sympa où se poser un peu. En journée, c'est plutôt les enfants qui vont à la salle de bains. Nous les vieux, 'faut attendre qu'il soit tard, souvent. Ça ferait mauvais genre tu sais, de faire baignade avec des marmots. Mais je te montrerai, on prendra un bain ensemble. »
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
« Tu m'appelles Sigmund, si tu n'aimes pas chef. Je m'adapte, c'est important de savoir s'adapter dans une école. Quand on enseigne à autant d'élèves, ça demande de multiples compétences et une grande capacité d'adaptadébilité... adaptativi... adaptabilité. »
Réfléchissant à sa question sur la salle de bains, Sigmund commença par traîner son collègue vers les étages supérieurs. Il relâcha l'épaule de Dominic et s'étira avec un long et sonore bâillement.
« J'ai fait des rondes hier soir. Du travail supplémentaire, pas vraiment bien payé. Ça tire quand on se lève à 6h le lendemain matin. Je t'emmène là-haut, il n'y a rien que tu ne connais pas déjà pour l'instant, mais on va se dénicher un petit endroit sympa où se poser un peu. En journée, c'est plutôt les enfants qui vont à la salle de bains. Nous les vieux, 'faut attendre qu'il soit tard, souvent. Ça ferait mauvais genre tu sais, de faire baignade avec des marmots. Mais je te montrerai, on prendra un bain ensemble. »
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« Ah oui ? », lâcha Dominic aux mots de "démission" et de "turn-over". Lui-même prenait la place d'une professeure qui avait démissionné, mais il n'avait pas anticipé que c'était un phénomène aussi courant à Poudlard. À son époque, l'équipe professorale était plutôt stable, d'après ses souvenirs en tout cas. « Un sacré rythme à suivre, c'est certain », concéda-t-il. « J'appréhende un peu, je n'étais que précepteur au Soudan. On peut se permettre d'être plutôt... Dilettante, quand on a une classe uniquement composée de sorciers volontaires. » Dominic s'autorisa une moue amusée, qui se changea bien vite en grimace quand son nouveau collègue lui tapota le torse. Ce n'était pas tant le fait que son homologue soit masculin qui le gênait, mais le fait qu'ils se connaissaient à peine. Il n'était pas habitué à de telles marques d'affection venant d'inconnus, mais se laissa faire, pris de court.
L'Anglo-soudanais se détendit un peu quand le sujet dévia à nouveau sur les élèves de l'école et les cours. « Adaptation », dit-il avant que le mot « adaptabilité » soit prononcé, ce qui le fit sourire. Ils gravirent en silence les marches des escaliers capricieux, laissant le loisir à Dominic de retrouver des tableaux qui n'avaient pas bougé depuis qu'il était sorti diplômé du collège, et d'en découvrir de nouveaux. Les quelques personnages qui n'étaient pas endormis le dévisageaient tantôt avec une curiosité neutre, tantôt désignaient ostensiblement son turban, avec allégresse ou méfiance, selon les caractères. Dominic se racla inconsciemment la gorge et repositionna machinalement son couvre-chef. C'était bien un accessoire qui n'avait pas fait sa rentrée à Poudlard en même temps que lui, un certain jour de septembre 2011.
Occupé ailleurs, Dominic sursauta quand Sigmund se mit à bailler. Un personnage... Cocasse, c'était le moins qu'on puisse dire. « Ça n'est pas vraiment compatible avec ce que j'ai l'habitude de faire de mes nuits, mais soit, je m'y ferai. » Au pire, il n'aurait qu'à convoquer ses lointains souvenirs d'agent de sécurité à Gringotts. Une telle disponibilité d'esprit était primordiale pour rester à l'affût de toute effraction, de jour comme de nuit, surtout lorsqu'il n'était muni que de sa baguette.
Sigmund lui rappela l'importance de ne pas gêner l'intimité des adolescents. Dominic fut un peu embarrassé par ce rappel : avait-il vraiment l'air de quelqu'un qui s'adonne à telles activités ? Il osait espérer avoir une allure plus respectable que ça. « Non, bien sûr, je n'imaginais pas... » Mais Sigmund embrayait déjà sur un autre sujet. « Oh, oui, avec plaisir même. »
Dominic se rendit compte qu'il n'avait pas eu la politesse de retourner les questions à son interlocuteur. « Et toi, tu te plais ici, malgré les rondes ? » Il se demandait en son for intérieur depuis quand Sigmund enseignait à l'école de magie. Pour Dominic qui s'en était tenu éloigné aussi longtemps, il apparaissait comme intarissable sur le moindre sujet, ce qui forçait sinon son admiration, du moins son respect. Malgré le caractère quelque peu sans-gêne de son collègue, il lui était sincèrement reconnaissant de s'être proposé aussi rapidement pour le guider.
#4c4b16 - Baleine gracieuse
L'Anglo-soudanais se détendit un peu quand le sujet dévia à nouveau sur les élèves de l'école et les cours. « Adaptation », dit-il avant que le mot « adaptabilité » soit prononcé, ce qui le fit sourire. Ils gravirent en silence les marches des escaliers capricieux, laissant le loisir à Dominic de retrouver des tableaux qui n'avaient pas bougé depuis qu'il était sorti diplômé du collège, et d'en découvrir de nouveaux. Les quelques personnages qui n'étaient pas endormis le dévisageaient tantôt avec une curiosité neutre, tantôt désignaient ostensiblement son turban, avec allégresse ou méfiance, selon les caractères. Dominic se racla inconsciemment la gorge et repositionna machinalement son couvre-chef. C'était bien un accessoire qui n'avait pas fait sa rentrée à Poudlard en même temps que lui, un certain jour de septembre 2011.
Occupé ailleurs, Dominic sursauta quand Sigmund se mit à bailler. Un personnage... Cocasse, c'était le moins qu'on puisse dire. « Ça n'est pas vraiment compatible avec ce que j'ai l'habitude de faire de mes nuits, mais soit, je m'y ferai. » Au pire, il n'aurait qu'à convoquer ses lointains souvenirs d'agent de sécurité à Gringotts. Une telle disponibilité d'esprit était primordiale pour rester à l'affût de toute effraction, de jour comme de nuit, surtout lorsqu'il n'était muni que de sa baguette.
Sigmund lui rappela l'importance de ne pas gêner l'intimité des adolescents. Dominic fut un peu embarrassé par ce rappel : avait-il vraiment l'air de quelqu'un qui s'adonne à telles activités ? Il osait espérer avoir une allure plus respectable que ça. « Non, bien sûr, je n'imaginais pas... » Mais Sigmund embrayait déjà sur un autre sujet. « Oh, oui, avec plaisir même. »
Dominic se rendit compte qu'il n'avait pas eu la politesse de retourner les questions à son interlocuteur. « Et toi, tu te plais ici, malgré les rondes ? » Il se demandait en son for intérieur depuis quand Sigmund enseignait à l'école de magie. Pour Dominic qui s'en était tenu éloigné aussi longtemps, il apparaissait comme intarissable sur le moindre sujet, ce qui forçait sinon son admiration, du moins son respect. Malgré le caractère quelque peu sans-gêne de son collègue, il lui était sincèrement reconnaissant de s'être proposé aussi rapidement pour le guider.
Mots soulignés et en violet pour Au fil des mots.
#4c4b16 - Baleine gracieuse
I'll take care of you, Dominic Khan
Dilettante ? Sigmund dut faire appel à de lointains souvenirs pour se remémorer la signification de ce mot. « Moi aussi, j'aime la musique italienne. » confirma-t-il en hochant vivement la tête. . « Ti amo, un soldo, ti amo, in aria, ti amo... » Il chantonna un instant, pris dans le souvenir d'une vieille musique moldue qui avait bercé ses jeunes années. Il avait déjà embrassé son ex-femme sur cette même mélodie, dans un bar londonais où il l'avait traînée après une balade en balai. Sigmund s'extirpa bien vite de cet instant nostalgie ; son interlocuteur était un homme très sérieux, et lui se trouvait être le mentor de cet homme très sérieux. Il l'avait décidé lui-même, mais il se devait de tenir son rôle.
Sérieux, il n'arrivait pas vraiment à l'être. Il pouffa comme un adolescent quand son cadet mentionna ses occupations nocturnes. Il ne révélait pas grand chose, Dominic, mais le Sigmund était une créature à l'imagination fertile. Peut-être avait-il aussi une collection de super-héros moldus, comme Sigmund, et jouait avec sa figurine Batman quand il faisait suffisamment sombre pour jouer avec les ombres.
Les couloirs se succédaient et bientôt, ils se rapprochaient d'un des premiers objectifs de Sigmund : la salle de répétition. Elle était là depuis bien longtemps, et en bon amateur de musique italienne, Dominic la connaissait sans doute déjà. Mais du point de vue du botaniste, l'espace était changé depuis l'arrivée de Placido. Aussi, toute occasion était toujours bonne pour lui dire bonjour, à ce bonhomme lui aussi dilettante. Ça s'accordait au masculin ? Dilettant ?
Ils étaient presque à destination quand Dominic, en bon garçon, le questionna sur sa vie à Poudlard. « Ça va super. Il y a des collègues avec qui j'ai l'impression de ne pas toujours être sur le même flux magique1, je sympathise en leur faisant des petits gâteaux. J'avais un super pote, il s'appelait Padrec, mais... bon, il est parti, comme beaucoup d'autres. Tu te feras aux départs aussi. » Le départ de son collègue d'étude des runes était encore frais et toujours aussi douloureux. Il était parti avec un bout de son cœur, le gars. Désormais, Sigmund s'était résolu à se dire qu'il n'accorderait plus son affection aussi facilement, pour ne pas avoir à vivre d'autres deuils. Mais avec Dominic, c'était différent. Cette visite scellait leur amitié : ils étaient déjà copains. « J'espère que toi, tu te plairas ici. Il ne faudra jamais que tu hésites à venir me voir si tu as besoin de parler à quelqu'un, moi j'ai des oreilles toujours ouvertes... indiscrètes... euh, attentives. Et si tu veux démissionner, tu le dis au bon vieux Sig, il t'organisera une fête. » Il lui glissa un petit clin d'œil. « Regarde, on est arrivé à la salle de répétition. Tu joues d'un instrument, toi ? En dehors de la musique italienne ? Tu vas voir si on le croise, le type qui bosse ici, il est mignon comme un cœur. Notre première rencontre, c'était toute une aventure... »
1 la même longueur d'onde
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
Sérieux, il n'arrivait pas vraiment à l'être. Il pouffa comme un adolescent quand son cadet mentionna ses occupations nocturnes. Il ne révélait pas grand chose, Dominic, mais le Sigmund était une créature à l'imagination fertile. Peut-être avait-il aussi une collection de super-héros moldus, comme Sigmund, et jouait avec sa figurine Batman quand il faisait suffisamment sombre pour jouer avec les ombres.
Les couloirs se succédaient et bientôt, ils se rapprochaient d'un des premiers objectifs de Sigmund : la salle de répétition. Elle était là depuis bien longtemps, et en bon amateur de musique italienne, Dominic la connaissait sans doute déjà. Mais du point de vue du botaniste, l'espace était changé depuis l'arrivée de Placido. Aussi, toute occasion était toujours bonne pour lui dire bonjour, à ce bonhomme lui aussi dilettante. Ça s'accordait au masculin ? Dilettant ?
Ils étaient presque à destination quand Dominic, en bon garçon, le questionna sur sa vie à Poudlard. « Ça va super. Il y a des collègues avec qui j'ai l'impression de ne pas toujours être sur le même flux magique1, je sympathise en leur faisant des petits gâteaux. J'avais un super pote, il s'appelait Padrec, mais... bon, il est parti, comme beaucoup d'autres. Tu te feras aux départs aussi. » Le départ de son collègue d'étude des runes était encore frais et toujours aussi douloureux. Il était parti avec un bout de son cœur, le gars. Désormais, Sigmund s'était résolu à se dire qu'il n'accorderait plus son affection aussi facilement, pour ne pas avoir à vivre d'autres deuils. Mais avec Dominic, c'était différent. Cette visite scellait leur amitié : ils étaient déjà copains. « J'espère que toi, tu te plairas ici. Il ne faudra jamais que tu hésites à venir me voir si tu as besoin de parler à quelqu'un, moi j'ai des oreilles toujours ouvertes... indiscrètes... euh, attentives. Et si tu veux démissionner, tu le dis au bon vieux Sig, il t'organisera une fête. » Il lui glissa un petit clin d'œil. « Regarde, on est arrivé à la salle de répétition. Tu joues d'un instrument, toi ? En dehors de la musique italienne ? Tu vas voir si on le croise, le type qui bosse ici, il est mignon comme un cœur. Notre première rencontre, c'était toute une aventure... »
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I'll take care of you, Dominic Khan
« Oh, vraiment ? », fit Dominic quand son nouveau mentor parla de musique italienne. Il ne se souvenait pas avoir mentionné ce genre musical mais Sigmund semblait être particulièrement friand des associations d'idées un peu farfelues. Le tout jeune professeur ne s'en formalisa pas, cependant. Après tout, lui aussi aimait la musique italienne. Il hocha la tête poliment, au rythme de la mélodie un peu approximative restituée par son aîné.
Malgré les tours, les détours, les plis et les déliés que prenait le chemin de leur conversation, les deux hommes marchaient d'un bon pas, si bien qu'ils se retrouvèrent rapidement au quatrième étage. Les yeux de Dominic furetaient les moindres recoins, à la recherche d'un indice que les couloirs de ce château immémoriel avaient changé un tant soit peu depuis qu'il avait foulé pour la dernière fois, pensait-il, le perron pierreux de l'entrée principale, son diplôme en poche. Rien, pourtant, ne pouvait le confirmer avec certitude. Il s'attendait presque à ce que l'un de ses camarades d'alors le salue, au détour d'une porte entrouverte, et l'attrape par le bras pour l'emmener de force en cours de Potions. Mais la voix de Sigmund servait également d'ancre dans le présent, un présent qui, par le prisme de son mentor, semblait parfois tout aussi irréel qu'un ancien ami auparavant oublié.
Troublé par ce que venait de dire Sigmund, Dominic ralentit un peu le pas : « Beaucoup d'autres ? Ils ne se plaisaient pas, ici ? » Le nouveau professeur avait du mal à le croire, même s'il n'avait a priori aucune raison de n'accorder aucun crédit à cette information. Il ne s'était jamais vraiment intéressés aux éventuels mouvements au sein de l'équipe éducative après avoir quitté l'établissement. Ou bien peut-être avaient-ils tout simplement trouvé des perspectives d'emploi plus stimulantes ailleurs... Cette dernière hypothèse, plus optimiste que la première, dégonfla comme un ballon d'anniversaire après la fête quand Sigmund parla de démission. Ah.
Les sourcils toujours plus froncés à mesure qu'ils avançaient ensemble, Dominic choisit une fois encore de ne pas creuser plus loin. C'était sa toute première soirée de retour au château, il ne préférait pas en garder un mauvais souvenir simplement à cause des tournures de phrases un peu maladroites de son protecteur.
« Non, malheureusement, même si la pensée m'a séduit plusieurs fois. » Mignon comme un cœur ? La curiosité de Dominic fut instantanément piquée, bien qu'il fît en sorte de le dissimuler. « Tu parles du chef de chœur ? Je ne me souviens plus trop de celui qui exerçait à l'époque où j'étais élève. Ah si, peut-être un crâne un peu dégarni, mais c'est tout. » Cette dernière remarque l'amusa. Sans s'en rendre compte, la présence de Sigmund l'aidait à se détendre et à prendre avec moins de sérieux ce nouveau poste dont il lui restait encore tout à découvrir. « Parle-moi de cette aventure, je veux tout savoir. » Oui, Dominic avait aussi un côté commère. Cela non plus, il ne le révélait pas au premier venu.
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502 mots.
#4c4b16 - Baleine gracieuse
Malgré les tours, les détours, les plis et les déliés que prenait le chemin de leur conversation, les deux hommes marchaient d'un bon pas, si bien qu'ils se retrouvèrent rapidement au quatrième étage. Les yeux de Dominic furetaient les moindres recoins, à la recherche d'un indice que les couloirs de ce château immémoriel avaient changé un tant soit peu depuis qu'il avait foulé pour la dernière fois, pensait-il, le perron pierreux de l'entrée principale, son diplôme en poche. Rien, pourtant, ne pouvait le confirmer avec certitude. Il s'attendait presque à ce que l'un de ses camarades d'alors le salue, au détour d'une porte entrouverte, et l'attrape par le bras pour l'emmener de force en cours de Potions. Mais la voix de Sigmund servait également d'ancre dans le présent, un présent qui, par le prisme de son mentor, semblait parfois tout aussi irréel qu'un ancien ami auparavant oublié.
Troublé par ce que venait de dire Sigmund, Dominic ralentit un peu le pas : « Beaucoup d'autres ? Ils ne se plaisaient pas, ici ? » Le nouveau professeur avait du mal à le croire, même s'il n'avait a priori aucune raison de n'accorder aucun crédit à cette information. Il ne s'était jamais vraiment intéressés aux éventuels mouvements au sein de l'équipe éducative après avoir quitté l'établissement. Ou bien peut-être avaient-ils tout simplement trouvé des perspectives d'emploi plus stimulantes ailleurs... Cette dernière hypothèse, plus optimiste que la première, dégonfla comme un ballon d'anniversaire après la fête quand Sigmund parla de démission. Ah.
Les sourcils toujours plus froncés à mesure qu'ils avançaient ensemble, Dominic choisit une fois encore de ne pas creuser plus loin. C'était sa toute première soirée de retour au château, il ne préférait pas en garder un mauvais souvenir simplement à cause des tournures de phrases un peu maladroites de son protecteur.
« Non, malheureusement, même si la pensée m'a séduit plusieurs fois. » Mignon comme un cœur ? La curiosité de Dominic fut instantanément piquée, bien qu'il fît en sorte de le dissimuler. « Tu parles du chef de chœur ? Je ne me souviens plus trop de celui qui exerçait à l'époque où j'étais élève. Ah si, peut-être un crâne un peu dégarni, mais c'est tout. » Cette dernière remarque l'amusa. Sans s'en rendre compte, la présence de Sigmund l'aidait à se détendre et à prendre avec moins de sérieux ce nouveau poste dont il lui restait encore tout à découvrir. « Parle-moi de cette aventure, je veux tout savoir. » Oui, Dominic avait aussi un côté commère. Cela non plus, il ne le révélait pas au premier venu.
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#4c4b16 - Baleine gracieuse
I'll take care of you, Dominic Khan
Pourquoi il y avait un tel turn-over à Poudlard, c'était une excellente question. Sigmund n'était pas vraiment certain de la réponse qu'il pouvait apporter à son nouveau collègue. De son point de vue, ce travail était presque parfait : la nourriture à la cantine était bonne et variée, les professeurs avaient un accès presqu'illimité aux cuisines pour concocter leurs propres plats, et les chambres de fonction fournies ne manquaient pas de confort. Juste de coussins. Le seul reproche de Sigmund, c'était l'implication demandée, surtout en tant que directeur de maison. Pour lui, les occasions de rejoindre sa famille à Loutry Ste-Chaspoule étaient bien trop rares, surtout avec un jeune enfant à sa charge. S'il avait fini par s'y faire, il ignorait combien de temps il pourrait s'accommoder de cette situation.
Au final, les raisons du départ de ses collègues restaient bien mystérieuses pour lui, ce qui le frustrait beaucoup. Il observa le petit nouveau derrière les carreaux de ses lunettes, un soupir discret se perdant dans les poils de sa moustache. « Tu sais Dominic, parfois dans la vie, il vaut mieux ne pas trop en savoir. » Laissant son collègue sur cette déclaration inutilement énigmatique, Sigmund étudia les environs à la recherche de Placido. « Mh, il a beaucoup de cheveux, ce chef de chœur là. Et ton âge à peu près, si mes yeux ne me trompent pas. C'est un grand bonhomme fin comme une asperge. Il s'appelle Placido. » Que Dominic s'intéresse à leur rencontre flatta le professeur de botanique. Toute occasion de parler de sa personne était absolument bienvenue, lui qui aimait énormément fournir les moindres détails de sa vie personnelle. Et puis, il était son mentor. Dominic avait le devoir d'apprendre à connaître son tuteur, c'était tout naturel. « Il avait une cantatrice très importante à son cœur, paix à son âme. Cette sorcière était chère à mon cœur aussi, d'une façon différente. Nous nous sommes rencontrés à la Poste magique, dans la file d'attente. Il était si malade, je me suis évidemment porté à son secours jusqu'à ce que je réalise que la lettre qu'il voulait si urgemment faire parvenir à sa destinatrice m'était en fait adressée. » narra-t-il en choisissant ses mots avec grand soin pour que son récit paraisse, aux yeux de son apprenti, aussi exceptionnel qu'il l'était dans son souvenir.
« Il ne semble pas être là. » constata le botaniste, déçu. « Dis-moi, tu veux rester encore un peu dans la salle de répétition, ou on continue la visite ? »
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
Au final, les raisons du départ de ses collègues restaient bien mystérieuses pour lui, ce qui le frustrait beaucoup. Il observa le petit nouveau derrière les carreaux de ses lunettes, un soupir discret se perdant dans les poils de sa moustache. « Tu sais Dominic, parfois dans la vie, il vaut mieux ne pas trop en savoir. » Laissant son collègue sur cette déclaration inutilement énigmatique, Sigmund étudia les environs à la recherche de Placido. « Mh, il a beaucoup de cheveux, ce chef de chœur là. Et ton âge à peu près, si mes yeux ne me trompent pas. C'est un grand bonhomme fin comme une asperge. Il s'appelle Placido. » Que Dominic s'intéresse à leur rencontre flatta le professeur de botanique. Toute occasion de parler de sa personne était absolument bienvenue, lui qui aimait énormément fournir les moindres détails de sa vie personnelle. Et puis, il était son mentor. Dominic avait le devoir d'apprendre à connaître son tuteur, c'était tout naturel. « Il avait une cantatrice très importante à son cœur, paix à son âme. Cette sorcière était chère à mon cœur aussi, d'une façon différente. Nous nous sommes rencontrés à la Poste magique, dans la file d'attente. Il était si malade, je me suis évidemment porté à son secours jusqu'à ce que je réalise que la lettre qu'il voulait si urgemment faire parvenir à sa destinatrice m'était en fait adressée. » narra-t-il en choisissant ses mots avec grand soin pour que son récit paraisse, aux yeux de son apprenti, aussi exceptionnel qu'il l'était dans son souvenir.
« Il ne semble pas être là. » constata le botaniste, déçu. « Dis-moi, tu veux rester encore un peu dans la salle de répétition, ou on continue la visite ? »
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen