17 avr. 2024, 20:42
Lendemain de bal, la désillusion de Cendrillon
Suite indirecte du One-Shot « Salle de spectacle - Mesmerized »
Mi-mars, jour de semaine
Avec Diarmuid O'Belt


Sigmund se dandinait avec gêne sur la chaise qui faisait face au bureau de l'infirmier. Lui faisait face Diarmuid O'Belt, vingt-cinq ans et ami d'enfance de sa fille. Ce jeune homme était presque un enfant aux yeux du cinquantenaire, mais il était aussi le sorcier qui prodiguait depuis deux ans déjà une partie des soins aux élèves de l'école. Après avoir bredouillé une timide salutation, l'enseignant de botanique s'était assis en face de son très jeune collègue et l'avait fixé longuement sans un mot.

« Excuse mon impolitesse mais, Ruby n'était pas disponible pour me recevoir ? »

C'était sorti abruptement, sans prévenir. Gêné, Sigmund évitait le regard de l'infirmier. À la place, il semblait soudainement se fasciner par la décoration dans son dos.

Il y avait certains sujets que l'on abordait pas avec les enfants. Surtout avec les siens, et Diarmuid était pour lui comme un fils. Oh, ce n'était pas tabou pour autant : il fallait bien éduquer ces jeunes, et ceci incluait naturellement d'aborder toutes les problématiques de la vie, y compris les plus intimes. Mais voilà, Diarmuid était déjà parfaitement éduqué, semblait-il aux yeux de celui qui se prenait pour son paternel. Alors naturellement, il n'était pas nécessaire de lui partager de la raison de sa venue. Sigmund venait justement de commencer à comprendre ce qu'il se passait quand on partageait de l'intime, et ce sans protection.

Ruby Lloyd était une véritable personne adulte, et fiable. Mais elle était également indisponible. Ou elle ne souhaitait pas le recevoir, ce n'était pas clair. Il attendait, le regard plein d'espoir, une réponse de celui qui ne saurait découvrir ses secrets les plus gênants.

Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen

15 juin 2024, 00:04
Lendemain de bal, la désillusion de Cendrillon
A l'infirmerie, c'était souvent un bal plus ou moins permanent d'étudiants de onze à dix-huit ans venus là pour des mots divers. En ce moment, l'épidémie de rhumes et autres grippes tirait sur la fin laissant la place aux premières manifestations allergiques. Et puis de temps à autres, rompant la monotonie des adolescents, un adulte arrivait, exactement comme venait de le faire le professeur de botanique.

Enfin, pas tout à fait exactement. L'irlandais avait vu de toutes les réactions, souvent de la gêne, d'être vus par les élèves il supposait. Mais la demande express de la part d'un collègue masculin de voir Ruby ça c'était une première. "
Bonjour Sigmund." Avait-il dit en le voyant entrer avant de l'écouter et devoir lui répondre avec un ton d'excuse; "Elle est rentrée chez elle après avoir fait la garde de nuit."

Les deux professionnels du soin magique alternait effectivement les créneaux de travail de manière à pouvoir se reposer et profiter de moment avec leurs familles ou encore pour avancer sur leurs propres projets. "
Je peux peut-être vous aider Sigmund, qu'est-ce qui vous amène?" S'enquit-il en faisant venir à lui le dossier médical de son aîné. Il ne comptait pas forcément l'ouvrir de suite mais comme ça il l'aurait sous la main le moment venu. Alors quand il fut à sa hauteur, il l'attrapa simplement avant de le poser sur le bureau et de glisser sa baguette à sa place habituelle. "Je vous écoute."

Modérateur - Infirmier depuis le 11/02/2047 - color=#351C75

8 août 2024, 15:59
Lendemain de bal, la désillusion de Cendrillon
Partie chez elle ? Mais c'était un drame, comment pouvait-elle se reposer pile quand Sigmund avait besoin d'elle ! C'était contrariant. Sigmund était à peu près convaincu des compétences médicales de Diarmuid, car c'était un bon garçon et qu'il s'y connaissait en soins pilaires, en plus d'avoir une bonne bouille. Mais c'était un enfant et surtout, l'ami de sa fille.

« Tu es gentil Diarmuid, mais j'étais venu voir Ruby. Vois-tu, je ne suis pas sûr que... » Était-ce son dossier médical qui venait de se poser sur le bureau du jeune homme ? Non, il n'y avait pas de raison. Le médicomage recevait plusieurs élèves chaque jour, il avait sans doute une bricole à noter sur une ancienne consultation. Pourtant, il l'écoutait, semblait-il. Est-ce que Ruby sortait aussi vite son dossier médical à chaque fois qu'il venait la voir ? Pire, notait-elle tout ce qu'il lui confiait à l'intérieur - et est-ce que Diarmuid était libre d'en consulter le contenu ? Ou triait-ils patients et informations ? Le secret médical existait-il entre deux professionnels travaillant ensemble sur la même patientèle ?

Il désigna d'un mouvement de menton la petite paperasse devant lui.

« C'est mon dossier, ça ? » s'enquit-il pour gagner un peu de temps. « Qui a accès à ces documents ? Ils sont partagés entre Ruby et toi ? » Ah, ça le grattait soudainement... il se félicitait d'avoir mis une robe de sorcier ce jour-là, l'ensemble était plus aéré qu'habituellement. En sautillant sur place, est-ce que ça passait ?

Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen

24 oct. 2024, 18:24
Lendemain de bal, la désillusion de Cendrillon
Diarmuid fronça les sourcils. C'était bien la première fois qu'un de ses collègues voulait absolument voir Ruby en insistant ainsi. Pour les femmes encore, il était en mesure de le concevoir, adolescente ou adulte il y avait des choses qu'il était plus facile d'aborder avec quelqu'un qui vivait la même chose d'un point de vue corporel. Mais là il ne comprenait pas en quoi il pouvait y avoir un soucis. Surtout qu'il avait déjà soigné le botaniste auparavant et que cela s'était bien passé malgré le caractère dramatique de l'homme.

- "
Celui-ci?" Demanda le pédiatromage en posant la main sur le dossier. "Oui nous pouvons le consulter tous les deux. Ne serait-ce que pour les éventuelles allergies." Même la supposée réaction épidermique à la bombabouse était inscrite. "Ou lorsqu'il y a des pathologies à suivre dans le temps. Autant que possible on essaye de ne pas être deux à intervenir mais lorsque l'un de nous est absent il faut bien pouvoir savoir ce qui a été fait et prescrit." Expliqua posément Diarmuid en observant le professeur se dandiner avec vitesse d'un pied sur l'autre. L'irlandais fronça les sourcils et laissa son regard passer sur les pieds de son patient avant de revenir vers son visage. "Ca a vraiment l'air gênant Sigmund, Ruby ne revient pas avant ce soir, vous ne préférez pas qu'on y voit maintenant?" Se permit d'insiter le châtain.


INKTOBER 2024 - JOUR 24 - EXPEDITION

Modérateur - Infirmier depuis le 11/02/2047 - color=#351C75

8 nov. 2024, 12:52
Lendemain de bal, la désillusion de Cendrillon
Son visage se décomposa à la confirmation que son dossier se trouvait bien là, accessible. Heureusement, c'était confidentiel : pas moyen qu'un élève tombe dessus. Mais pour Sigmund, le petit Diarmuid n'était pas si éloigné des jeunes auxquels il enseignait. Il y avait cependant un point sur lequel l'infirmier avait raison : c'était effectivement gênant, et si ça pouvait ne pas attendre davantage, il s'en porterait bien mieux.

Il se décida, malgré lui, à faire confiance au jeune homme, principalement parce que celui-ci s'était montré expert en sauvetage de moustache et que ça n'avait pas été mince affaire.

« D'accord, » consentit-il, la voix pleine de soupirs résignés.

Lentement, il s'expliqua.

« Tu vois parfois, Diarmuid, il arrive que des adultes s'aiment très très fort. Tu comprends ? Quand ils s'aiment fort, ils peuvent se faire des bisous, et parfois, ils se montrent leur affection autrement. C'est comme ça qu'on fait les bébés mais... bon, tous les adultes ne peuvent pas fabriquer des bébés ensemble. »

Il s'interrompit, hésitant. Bon, Diarmuid avait beau être jeune, il n'était pas bête pour autant et restait lui aussi un adulte. Petit certes, mais adulte malgré tout. Si sa gamine avait été capable de lui ramener un marmot à ses dix-neuf ans, ce jeune infirmier ne devait pas être un saint non plus.
Ça ne rendait pas les choses faciles pour autant.

« Et parfois, il arrive aussi que ces adultes soient très étourdis, et oublient que, euh, la bagatelle doit s'accompagner d'un... mh, sortilège du bouclier. Tu vois ce que je veux dire, bonhomme ? »

Merlin que ça le chatouillait...

Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen

11 janv. 2025, 18:41
Lendemain de bal, la désillusion de Cendrillon
Sigmund, bien qu'à contre cœur, sembla bien vouloir lui expliquer le problème. La seule difficulté était qu'il parlait par moyen détournés, comme s'il s'adressait à un enfant et non un homme de vingt-cinq ans. Certes ce n'était pas extrêmement vieux, mais quand même...

Tout d'abord il avait été question de personnes qui s'aimaient particulièrement. Le châtain hocha la tête, il suivait. Les signes d'affection, nouvel acquiescement. Des rapports rapprochés, il avait toujours le fil du récit bien en tête. Même s'il valait mieux museler l'imagination pour éviter tout malaise. Ce qui était difficile vu les précautions prises par le botaniste. Encore un fois il marqua sa compréhension et attendit la suite.

Suite qui lui fournit tous les éléments dont il avait besoin et qui expliquaient l'inconfort du sorcier le plus âgé. "
Je vois. Vous avez eu un rapport avec quelqu'un sans mettre de préservatif et depuis vous avez des symptômes qui sont apparus? C'est bien ça?" Il voulait avoir la confirmation de l'homme qu'il avait juste dans son interprétation de son discours imagé.

Si c'était bien le cas, il allait devoir poser un peu plus de questions et procéder à une auscultation de flux magique pour poser un diagnostic. Sans compter une étape qui serait délicate et liée au statut marital de son collègue. Car on attrapait ce genre de chose avec des partenaires occasionnels plutôt que réguliers. Ou alors le partenaire régulier avait eut une aventure. Sujet potentiellement complexe en perspective, autant dire qu'il n'était pas pressé de l'aborder!

Modérateur - Infirmier depuis le 11/02/2047 - color=#351C75

18 mai 2025, 01:49
Lendemain de bal, la désillusion de Cendrillon
Les joues du botaniste prirent une teinte cramoisie. Le jeune homme avait visé juste. Non pas que les évènements étaient difficiles à reconstituer : Sigmund avait certes présenté les choses de façon imagée, il avait fourni toutes les informations nécessaires à la compréhension de la raison de sa venue. Mais, c'était autre chose de l'entendre avec une formulation plus explicite.

« C'est une façon de dire les choses, mh, oui... » concéda-t-il en baissant les yeux, comme pris en faute. « Je tiens quand même à te préciser que je préfère parler d'incommodité déplaisante plutôt que de symptômes. Tu comprends ? » La nuance était, pour lui, importante.

Maintenant que les choses étaient dites, Sigmund ne savait quoi ajouter. Bien sûr, il y avait les incommodités en question : et effectivement, elles étaient bien déplaisantes. Il n'y avait guère besoin d'en dire plus : tout le monde était capable de deviner ce qui se cachait derrière ces deux termes associés ensemble. Diarmuid, médicomage de profession, connaissait sans doute très bien cette expression. Il n'aurait d'ailleurs aucunement besoin de l'ausculter. Après tout, Sigmund était un véritable adulte qui savait la raison de sa venue, et Diarmuid lui, n'était qu'un jeune homme qui aurait pu être son fils. « Tu dois être bien occupé mon grand, non ? Donne-moi juste une potion, après je ne t'embête plus. » lui promit-il, soudainement fort affable.

Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen

18 juil. 2025, 21:53
Lendemain de bal, la désillusion de Cendrillon
- "En médicomagie on préfère appeler un dragon un dragon pour éviter les méprises qui peuvent arriver avec les mots imagés." Expliqua Diarmuid avec un ton plutôt neutre, quoique qu'avec une intonation d'excuse. Son collègue pouvait bien les appeler autrement ça ne le dérangeait pas tant, par contre il reformulerait systématiquement pour être certain d'être sur la bonne voie. Il ne pouvait pas se permettre de faire une erreur médical quelque soit le patient. Sigmund avait beau être sympathique, il ne souhaitait pas e tromper de diagnostic et donc prescrire la mauvaise potion, déontologiquement, il ne pouvait pas.

Sauf qu'à ce stade, la suite de leur échange n'allait pas dans le bon sens. Son collègue voulait une potion sans auscultation ni même description de ses symptômes et ce même s'il l'avait vu sautiller d'un pied sur l'autre. "
Je suis désolé Sigmund, mais sans au moins une description de ce qu'il se passe, je ne peux rien donner. J'ai des suspicions mais sans certitude, prescrire un traitement est dangereux." Lui annonça-t-il avec fermeté. Il commençait à connaître le père de son amie Beth, il fallait parfois lui parler comme à un des jeunes qui passait par l'infirmerie, même s'il était plus vieux que son propre père. "Est-ce que vous tombez souvent malade," il était quasi certain que non, il n'y avait rien dans son dossier, et puis ça ne donnait aucun signe extérieur visible, "ou bien c'est un soucis de magie," là aussi il en doutait, ça ne collait pas avec ce dandinement, non, il était quasi persuadé qu'il s'agissait de la plus bégnine des trois maladies qu'on pouvait attraper par le biais décrit, "ou c'est plutôt des démangeaisons ou des chatouillements de la zone génitale?"

Ainsi l'homme avait la possibilité de simplement donner le numéro de la bonne hypothèse, sauf si c'était autre chose car ces trois options n'étaient pas les seules envisageables. Et Diarmuid lui concèderait de se passer d'auscultation, quoiqu'il rappellerait à l'anglais que s'il était le seul à se traiter, ça ne passerait pas.

Modérateur - Infirmier depuis le 11/02/2047 - color=#351C75

28 juil. 2025, 00:16
Lendemain de bal, la désillusion de Cendrillon
(CW : Mention de décès)


Un dragon, un dragon... Entre adultes, peut-être. Mais Diarmuid était encore un petit garçon déguisé en médicomage. Sigmund parlait à peine de choses d'adultes à sa fille pourtant déjà elle-même mère. Dans la pièce d'à côté, il avait assisté à son accouchement, puis l'avait accompagnée dans sa convalescence sans que jamais encore il n'ait répondu à la question « que se passe-t-il quand deux personnes s'aiment très fort » ou « papa, comment fait-on les bébés ? » À son sens, ce n'était pas une mauvaise chose que Poudlard propose désormais un programme de sensibilisation à plusieurs de ces problématiques, mais il était bien content de ne pas y être mêlé ou pire, de devoir participer à s'en occuper.

Le marmot en blouse de pédiatromage ne voulait pas lui refiler son traitement. Ça l'embêtait. Il n'avait pas envie de parler plus, il en avait assez dit. Ça le gênait. On ne parlait pas de ces choses, chez lui. On ne consultait pas, on ne se faisait pas ausculter. Quand elle était encore de ce monde, maman disait qu'il fallait laisser faire la nature. Et papa, qu'un corps fort savait très bien se remettre de tout mal, et qu'on inventait trop de potions pour tout et pour rien de nos jours, sans parfois de réelle communication sur les effets secondaires. Et puis maman était morte, et maintenant, il ne fallait surtout plus parler médicomagie avec le père Charleston - parce que pour lui, c'était ceux qui avaient tenté de la soigner qui l'avaient tuée.

Et puis sa petite-fille - la fille de Sigmund, était devenue médicomage. Deux mondes qui ne se conciliaient pas. Le botaniste était terriblement fière de sa fille et lui, il aimait bien les docteurs, car il pouvait leur dire tout ce qu'il avait sur le cœur. Mais certains maux se devaient de rester dans le silence, comme on lui avait appris.

Sauf que ça chatouillait un petit peu trop. « Le.. le troisième ! » s'empressa de répondre le botaniste sans réfléchir, désireux de se débarrasser au plus vite de son mal. « Ne me demande pas de voir, c'est non ! Je ne veux pas ! » Certes, ils étaient deux hommes -enfin, un petit garçon et un homme. Mais ils allaient se revoir tous les jours ensuite. C'était déjà gênant qu'il sache, il n'avait pas envie qu'il garde un visuel en souvenir...

397

Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen

1 août 2025, 23:08
Lendemain de bal, la désillusion de Cendrillon
Si Diarmuid n'avait pas appris à être patient - non pas au sens de consulter un médicomage mais bien de faire preuve de patience - il aurait certainement été plus brusque avec son collègue qui pour le coup était bel et bien venu le trouver pour obtenir un traitement en en disant si peu qu'il pourrait tout aussi bien lui créer des problèmes faute de savoir ce qu'il en était. Mais bon, au moins, en jouant aux devinettes il avait eut assez d'informations pour être presque sûr de lui. Et que Sigmund le veuille ou non, il allait devoir l'ausculter un minimum avant de recevoir ordonnance et potion. Ce n'était pas pour le torturer, mais il devait s'assurer que son état de santé était compatible.

Un soupir répondit au doyen de l'équipe professoral. "
Je n'ai pas besoin d'aller regarder cette partie spécifique du corps pour faire la prescription. Par contre, j'ai besoin de lancer quelques sorts pour évaluer vos constantes Sigmund. Et ce n'est pas négociable, si jamais un rythme n'était pas bon une potion pourrait devenir dangereuse. Je ne peux pas me permettre de me tromper en omettant une simple vérification. Ca prendra deux minutes à peine." Son ton n'appelait pas à la discussion mais pour inciter le plus possible le quinquagénaire à obtempérer, il agita sa baguette pour faire apparaître une fiole de potion. Il n'en avait qu'une seule en stock, l'homme devrait se débrouiller ensuite avec l'ordonnance qu'il allait rédiger. "La potion est prête." Dit-il en la faisant se déposer sur son bureau tout en revenant vers le professeur, baguette en main.

Modérateur - Infirmier depuis le 11/02/2047 - color=#351C75