Après tout ce temps
EPISODE II : KING’S CROSS
☽ Gare de King’s Cross, Londres, Angleterre. ☾
Le 22 Juin 2048.
Le 22 Juin 2048.

A la suite de ce RP.
La panique qui s’était emparée du corps de l’Irlandaise, rendait la navigation du quai du Poudlard Express difficile. Ses muscles étaient raides, elle avait du mal à faire avancer ses jambes et le chariot semblait peser une tonne. Mais Eileen persévéra malgré tout, ses yeux continuant de défigurer la moindre personne qui entrait dans son champ de vision. Puis, comme s’il fut attiré par une force invisible, le regard de l’adolescente dévia vers la droite. Alors, le monde sembla s’arrêter.
Le souffle coupé et la gorge serrée, les mains de la châtain lâchèrent les poignées du chariot pour permettre aux doigts de sa main droite de venir pincer la peau de son avant-bras gauche. Ses orbes gris-bleutés venaient de plonger dans un azur qu’elle aurait pu reconnaître entre mille. Eileen resta immobile plusieurs secondes, son regard rivé sur un visage qu’elle n’avait pas vu depuis bien longtemps, laissant son cerveau ré-apprendre les traits de ce dernier. Les cinq ans passés n’avaient laissé aucune trace visible sur le faciès de l’homme qui se tenait à quelques mètres d’elle, hormis peut-être quelques nouvelles petites ridules. Mais Eileen s’en retrouvait soulagée, car elle retrouvait un visage familier. L’Irlandaise avait eu peur qu’avec les années passées à se cacher, de retrouver sa famille changée, méconnaissable. Il n’en était rien. La même lueur pétillait toujours dans les yeux de Tom, le même petit sourire en coin étirait toujours ses lèvres.
Abandonnant complètement son chariot, malgré les miaulements offusqués d’Orion, Eileen courra aussi vite qu’elle le pu vers son grand frère, se jetant dans ses bras une fois qu’elle fut à sa hauteur. Enveloppée dans l’étreinte chaleureuse de son aîné, il n’en fallut pas plus à l’Irlandaise pour lâcher prise. La tête enfouie contre l’épaule de son frère, Eileen déversa toute la peine et la douleur qu’elle avait accumulées durant tout ce temps. Sentant les sanglots secouer le corps de sa sœur, Tom resserra son emprise autour d’elle.
Une main rassurante vint se poser sur l’arrière de la tête de l’adolescente, « Tout va bien, Eileen. On est là, » murmura une nouvelle fois qu’elle connaissait tout aussi bien.
Un gémissement franchit la barrière des lèvres d’Eileen, John était là aussi. Les deux hommes partagèrent un regard, leur chagrin reflété dans leurs pupilles, attristés de voir leur petite sœur dans un tel état. Mais ils comprenaient. Ils savaient que si ces cinq ans avaient été durs pour eux, à en juger par la réaction d’Eileen, le temps passé depuis la dernière fois qu’ils s’étaient vu avait été un véritable calvaire pour elle.
La fratrie resta ainsi un certain moment, se moquant des regards qu’ils pouvaient recevoir de la part des passants. Ils étaient enfin réunis, et rien ni personne ne pouvait gâcher ce moment si émouvant pour chacun des enfants de la famille Shelby. Contre toute attente, ce fut Eileen qui bougea en premier, décollant son visage du tissu, mouillé par ses larmes, contre lequel il avait reposé. Aussitôt, Tom essuya de ses mains le visage de sa sœur, alors qu’un doux sourire illuminait toujours son expression. Un sourire que lui rendit l’adolescente, alors que John avança pour se placer à gauche de sa sœur.
Eileen se détacha alors de Tom pour encercler la taille de John avec ses bras alors que son flanc gauche reposa sur le torse du jeune homme. Les bras de ce dernier trouvèrent rapidement une place autour des épaules de la châtain. C’était comme s’ils ne s’étaient jamais quittés, et pourtant si.
« Tu as tellement changée, » remarqua tristement Tom, non pas triste du changement, mais de ne pas avoir pu voir l’évolution de la jeune fille de ses propres yeux.
Le cœur d’Eileen se serra. Cette phrase, pourtant si simple, résumait les cinq dernières années de leur vie, tout ce qu’ils avaient raté. L’Irlandaise ne savait pas quoi répondre, un petit sourire triste déforma alors sa bouche alors que sa tête se cala sous le menton de John. Mais elle la releva bien rapidement, car une question lui taraudait l’esprit depuis un petit moment.
« Elle est où Maman ? » Demanda Eileen en regardant, l’un après l’autre, ses frères.
John caressa tendrement le bras de sa sœur, « Elle nous attend à la maison, » sous-entendant que Keira avait préféré rester à Dublin pour permettre à ses enfants de voyager plus rapidement.
Eileen acquiesça, avant de se détacher de son frère pour aller récupérer le chariot d’affaires qu’elle avait abandonné plusieurs dizaines de minutes plus tôt. Elle se représenta quelques instants plus tard devant eux, les yeux pétillants et avec un grand sourire, « On rentre ? »
Et la fratrie se mit en route pour Dublin.
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Le souffle coupé et la gorge serrée, les mains de la châtain lâchèrent les poignées du chariot pour permettre aux doigts de sa main droite de venir pincer la peau de son avant-bras gauche. Ses orbes gris-bleutés venaient de plonger dans un azur qu’elle aurait pu reconnaître entre mille. Eileen resta immobile plusieurs secondes, son regard rivé sur un visage qu’elle n’avait pas vu depuis bien longtemps, laissant son cerveau ré-apprendre les traits de ce dernier. Les cinq ans passés n’avaient laissé aucune trace visible sur le faciès de l’homme qui se tenait à quelques mètres d’elle, hormis peut-être quelques nouvelles petites ridules. Mais Eileen s’en retrouvait soulagée, car elle retrouvait un visage familier. L’Irlandaise avait eu peur qu’avec les années passées à se cacher, de retrouver sa famille changée, méconnaissable. Il n’en était rien. La même lueur pétillait toujours dans les yeux de Tom, le même petit sourire en coin étirait toujours ses lèvres.
Abandonnant complètement son chariot, malgré les miaulements offusqués d’Orion, Eileen courra aussi vite qu’elle le pu vers son grand frère, se jetant dans ses bras une fois qu’elle fut à sa hauteur. Enveloppée dans l’étreinte chaleureuse de son aîné, il n’en fallut pas plus à l’Irlandaise pour lâcher prise. La tête enfouie contre l’épaule de son frère, Eileen déversa toute la peine et la douleur qu’elle avait accumulées durant tout ce temps. Sentant les sanglots secouer le corps de sa sœur, Tom resserra son emprise autour d’elle.
Une main rassurante vint se poser sur l’arrière de la tête de l’adolescente, « Tout va bien, Eileen. On est là, » murmura une nouvelle fois qu’elle connaissait tout aussi bien.
Un gémissement franchit la barrière des lèvres d’Eileen, John était là aussi. Les deux hommes partagèrent un regard, leur chagrin reflété dans leurs pupilles, attristés de voir leur petite sœur dans un tel état. Mais ils comprenaient. Ils savaient que si ces cinq ans avaient été durs pour eux, à en juger par la réaction d’Eileen, le temps passé depuis la dernière fois qu’ils s’étaient vu avait été un véritable calvaire pour elle.
La fratrie resta ainsi un certain moment, se moquant des regards qu’ils pouvaient recevoir de la part des passants. Ils étaient enfin réunis, et rien ni personne ne pouvait gâcher ce moment si émouvant pour chacun des enfants de la famille Shelby. Contre toute attente, ce fut Eileen qui bougea en premier, décollant son visage du tissu, mouillé par ses larmes, contre lequel il avait reposé. Aussitôt, Tom essuya de ses mains le visage de sa sœur, alors qu’un doux sourire illuminait toujours son expression. Un sourire que lui rendit l’adolescente, alors que John avança pour se placer à gauche de sa sœur.
Eileen se détacha alors de Tom pour encercler la taille de John avec ses bras alors que son flanc gauche reposa sur le torse du jeune homme. Les bras de ce dernier trouvèrent rapidement une place autour des épaules de la châtain. C’était comme s’ils ne s’étaient jamais quittés, et pourtant si.
« Tu as tellement changée, » remarqua tristement Tom, non pas triste du changement, mais de ne pas avoir pu voir l’évolution de la jeune fille de ses propres yeux.
Le cœur d’Eileen se serra. Cette phrase, pourtant si simple, résumait les cinq dernières années de leur vie, tout ce qu’ils avaient raté. L’Irlandaise ne savait pas quoi répondre, un petit sourire triste déforma alors sa bouche alors que sa tête se cala sous le menton de John. Mais elle la releva bien rapidement, car une question lui taraudait l’esprit depuis un petit moment.
« Elle est où Maman ? » Demanda Eileen en regardant, l’un après l’autre, ses frères.
John caressa tendrement le bras de sa sœur, « Elle nous attend à la maison, » sous-entendant que Keira avait préféré rester à Dublin pour permettre à ses enfants de voyager plus rapidement.
Eileen acquiesça, avant de se détacher de son frère pour aller récupérer le chariot d’affaires qu’elle avait abandonné plusieurs dizaines de minutes plus tôt. Elle se représenta quelques instants plus tard devant eux, les yeux pétillants et avec un grand sourire, « On rentre ? »
Et la fratrie se mit en route pour Dublin.
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« Free will does exist, it's just fucking hard.»
Étudiante à la GEAD - Membre de l’UDS [#601070]
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