PNJ solo Le fantôme de Casper

PNJ actif- Casper Claire

Suite de ce RP
Dimanche 12 Novembre 2046


Noémie avait la gazette en main effarée. Elle devait écrire une lettre à ses grand-parents. Leur poser des questions. Un coup d'état ! Alors que les restrictions allaient être levée. En chemin pour la volière, un visage familier entra dans son champ de vision. Il avait encore grandi, tandis qu'elle, comme pour sa première manifestation de magie, sa croissance se décidait à tarder.

Ils n'avaient plus vraiment reparlé depuis le fiasco de la dernière fois. Maintenant tout les deux à Poudlard, c'était surtout des piques lancés mutuellement, et des coups de coudes de la part de Casper. Lui aussi avait un journal en main.

"Peut-être bien que le conseil aura enfin la décence de laisser Poudlard aux vrais sorciers." lança-il un sourire méchant en coin, tout en secouant la gazette devant son visage.

C'était sa dernière lubie. Sa branche avait eu le déplaisir d'apprendre qu'ils ne pourront pas se faire reconnaître sang-pur, Noémie étant dans l'arbre généalogique, alors faute de mieux désormais, il parlait de "vrais sorciers". Ce qui était aux yeux de Noémie parfaitement ridicule. Un sorcier était celui qui faisait de la magie, peu importait ses parents. Mais manifestement Casper ne daignait plus ouvrir un dictionnaire, ou alors les idées de ses parents avaient définitivement fini de lui atrophier son cerveau. N'ayant aucune envie de répondre à la provocation, elle se contenta de passer à côté de lui l'ignorant.
Dernière modification par Noémie Claire-Cornwell le 27 févr. 2026, 10:07, modifié 2 fois.

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6ème année RP- préfète INRP de Septembre 2047 à Février 2048 et de nouveau à partir du 17 Avril 2051

PNJ solo Le fantôme de Casper
Lundi 22 Avril 2047


L'automatisme lui avait permis de s'en sortir. Autour d'elle que du brouillard. Dans sa tête les mêmes images inlassablement. La réalité semblait surréel, et rien ne faisait sens. Elle se sentait anesthésié.

C'est pour ça qu'au petit-déjeuner, l'aiglonne ne remarqua pas le regard soulagé de Casper peser sur elle. Qu'en cours d'Histoire de la Magie, elle ne remarqua pas qu'il l'observait souvent à la dérobée, cherchant à savoir si elle allait bien. Et elle ne remarqua pas en quittant le cours que son sac était plus lourd que quand elle était entré dans la salle. Quand bien même elle aurait remarqué les regards, elle n'en aurait pas pensé grand chose, du soulagement de la part de Casper serait absurde.

À vrai dire, un clown marchant sur ses mains aurait pu être là qu'elle n'aurait pas réagi. Alors comme un automate elle continua sa routine allant en soin au créatures magique, et profita de son après-midi pour faire une sieste, la nuit précédente n'ayant été que peu reposante. Tout comme la sieste à vrai dire, les souvenirs venant polluer incessamment ses rêves.

Elle alla prendre son dîner, mais ne fit surtout que jouer avec les légumes qui se trouvaient dans son assiette, l'appétit ne lui venant pas. Alors le soir quand elle ouvrit son sac pour préparer ses affaires du lendemain, elle ne comprit pas ce qu'un livre de conte y faisait. Et le regardant plus en détail, l'aiglonne remarqua qu'il s'agissait de Celle qui faisait tomber la neige, l'édition de Casper. Mais tout occupée à ne rien comprendre aujourd'hui, ce fait là fut mit dans un placard poussiéreux de son esprit. Car l'idée même qu'un livre d'enfance de Casper se retrouve là, avait tout autant de sens que les évènements de la veille. C'est à dire aucun.

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PNJ solo Le fantôme de Casper
Samedi 20 juin 2048


Noémie devait écrire à Marraine Momo. Il lui fallait des réponses, comprendre. Il fallait vite qu'elle rejoigne sa salle commune, de quoi prendre un parchemin, et écrire en vitesse, puis la poste de Pré-au-Lard. Ça ne pouvait pas attendre. Tout à son plan, la une de la gazette dans la poche, l'aiglonne marchait au pas de course.

Mais à un moment son bras gauche ne suivi plus le mouvement, et d'ailleurs parti en direction d'un couloir vide. Tournant précipitamment la tête l'autre main sur sa baguette elle tomba nez à nez avec Casper. Et elle blémit. Il connaissait Cora. L'avait vu mainte fois. Il était de la même famille. Et fermement pro-conseil.

"Ça va ?
-Lâches moi." dit-elle d'un ton cassant. Il s'exécuta. Son regard bleu-gris détaillant sa cousine.

"Ça va ?" répéta-t-il.
Qu'est ce que ça pouvait lui faire ? La vraie question était: comptait-il dénoncer Cora ou pas ?

"Le meilleur jour de ma vie. Maintenant pousses-toi, j'ai d'autre choses à faire que de te divertir."

Noémie commença à partir, qu'il la dénonce ou non, elle ne préférait ne pas savoir. Faire l'autruche. Mais il se mit en face d'elle, la bloquant.

"Casper. Franchement, je ne suis pas d'humeur à écouter tes théories fumeuses sur les vrais sorciers, sur la disgrâce que ma mère et moi représentons. Va te chercher une autre victime pour aujourd'hui.
-Personne ne la dénoncera. Du moins pas de chez nous.
-Parce que tu es legilimens maintenant ? Bravo.
-Parce qu'on ne respecte peut-être pas ta mère, n'approuvons peut-être pas ses choix, mais on ne traînera pas le nom des Claire encore plus dans la boue."

Et dire qu'elle s'attendait peut-être à de jolies valeurs sur la solidarité familiale, l'entraide, non, juste ne pas se salir les mains par affiliation. Charmant. Mais malgré tout ça, malgré la justification plus que bancale, sans l'admettre la brunette était soulagée. Cora n'ira pas à Azkaban, ou du moins, pas à cause de sa propre famille.

"Ravie de l'apprendre. Merci pour votre charité. Maintenant tu me laisses passer ?" Sans un mot il se mit sur le côté, regard rivé sur le sol, et Noémie s'en alla, ne voulant donner plus de pensée à cet idiot de Casper qui avait décidé de lui faire perdre son précieux temps.

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PNJ solo Le fantôme de Casper
Mercredi 7 septembre 2050- Aux alentours de 11h30


101

La poussière s'était légèrement soulevée quand je me suis assise là, quelques minutes, heures, secondes ? plus tôt. Calant ma tête contre la pierre du mur, j'espère que sa fraicheur calmera le mal de crâne qui commence à prendre. Je me suis aperçue dans un reflet d'une fenêtre. Les yeux et le nez rouges, tout mon visage bouffi. Je sais n'avoir jamais été une beauté, mais là c'est pire. Entre ça et le sang sur mes mains je fais peine à voir, je crois. Ces dernières sont calées contre mes genoux. Je compte le nombre de pierres qui se trouvent devant moins. C'est ridicule. Juste une des infinités existantes. Comme le nombre de raisons potentielles qui expliqueraient ce que j'ai vu plus tôt.

102


Le couloir principal un peu plus loin commence à s'éveiller. Certains se dirigent doucement vers la cantine. J'entends les discussions, les rires, les récits de vacances, mais mes oreilles sont dans du coton. Je suis dans un nuage. Tout ça me semble si loin. Une inspiration. Une expiration. Je réapprends à respirer. Mon corps ne sait même plus faire ses fonctions primaires.

103


Elle a préféré le dominion à moi. Aujourd'hui je me draperais dans l'égoïsme et l'égocentrisme. J'accepterais cette idée stupide que j'ai pesé dans la balance. Que je devrais être le centre de son monde. Mes jointures commencent à piquer. J'entends une autre discussion, et une voix familière. Des bruits de pas qui s'arrêtent. Des questions. Je garde le compte

104


-"M'attendez pas, je vous rejoins à la grande salle."

Les bruits de pas reprennent, se rapprochant. Bien vite, je vois une paire de jambes. Je ne vois plus les briques. Il va me faire perdre mon compte. Tournant la tête, je reprends inlassablement.

105


Le temps s'étiolent. Je peux sentir son regard prendre en compte les différents éléments. Un soupir. Les jambes deviennent tout son corps, qui s'assoit aussi par terre en face de moi.

-"Tu me gâches la vue," je croasse. J'ai du mal à reconnaitre ma tonalité tellement elle est rauque.
-"Ta vue sur ... le mur ?"
Je hausse les épaules, dardant mon regard au-dessus de son épaule, je peux compter sur celle-là. J'étais à 106 ou 105 ? Peut-être 104 ? C'était évident qu'il provoquerait ça. On peut reprendre à 104. Je rajouterais un 1 sur l'incertitude. Mais une incertitude sur quoi ? Le nombre de pierres sur ce pan de mur ? Je n'ai pas de mètre pour établir une mesure correcte. Et le mur s'arrête quand ? On est dans un couloir, il y a deux pans. Comptons.

104


Il gigote, mal à l'aise. J'aimerais lui dire de partir. Je vais lui dire.
-"Bouge pas, je vais soigner tes mains," il va pour attraper sa baguette.
-"Non."
Il baisse les bras et je peux deviner une moue mi-inquiète, mi-circonspecte du coin de l'œil. Il ne peut pas comprendre. Que ces égratinures sont des leçons que je dois tirer d'aujourd'hui. Qu'il faut tout mettre en bouteille pour garder le contrôle.

105


Je l'ai déjà dit 105. Alors ça devait être là que je m'étais arrêté. Reprenons directement au bon compte.

106


-"Tes grands-parents ont parlé au mien, qui ont parlé à mes parents, qui m'en ont parlé."
Pourquoi tout le monde se refuse le mot disparition en ma présence ? Pourquoi viendrait-il m'en parler ?
-"Qu'est-ce que ça peut te faire ? Tu me détestes, rappelle-toi. Pour avoir foutu en l'air toute une généalogie."

107


Ses mains se tordent entre elles. Je me permets un regard vers lui. Sa tête est baissée, sourcils légèrement froncés. Casper contemple pendant quelques secondes de me laisser là, ça se voit à son regard qui va vers le couloir principal. Je lui en serais reconnaissante. Même pour lui. Il sera mieux avec ses amis qu'avec moi. Sens du devoir de cousin ?

-"Je rêve d'intégrer l'ISDM," finit-il par lâcher dans un souffle. Il tousse mal à l'aise. "Ça a pu me rendre rancunier."

Je préfère retourner à mes cailloux plutôt que de trouver dans l'immédiat une réponse.

108


Je ne comprends pas pourquoi il me raconte ça. Ni ce que ça à voir avec le sujet. Rappelez-vous, aujourd'hui je me laisse aller à l'égocentrisme.
-"Envoie une lettre au conseil des sorciers. Je ne peux rien faire pour toi." Ni même disparaître pour lui rendre son futur.

108


Mon cousin fait un bruit d'exaspération. Je sens ses yeux se tourner brusquement vers moi.
-"Tu ne me pardonneras jamais, hein ?
-Je ne me sens pas d'humeur miséricordieuse aujourd'hui.
-Et tu ne le seras ni demain, ni après-demain, ni jamais." Il y a quelque chose dans sa voix, je pourrais presque entendre une pointe de tristesse. Mais je préfère me dire que je me méprends. Parce que sinon, ça voudrait dire que ça fait des années que j'interprète mal Casper. Et j'en ai marre de me tromper sur tout le monde. Penser qu'ils vont rester, penser qu'ils tiennent suffisamment à moi pour ça, penser qu'ils me détestent alors qu'au final pas tant que ça. Parce que ça remettrait en cause toutes mes relations. Et que je n'ai pas l'énergie de tout dépiauter.

109


Elle a une drôle de forme, cette pierre. Je ne peux pas nier ses accusations. Je ressens la tempête dans mes poumons reprendre. Pardonner quoi ? Pardonner de m'avoir lâché pour des histoires de sang ? Humilié devant le reste de la famille ?

-"Qu'est-ce que ça peut te faire, mon pardon ?" Je crache. Il me voit au fond du trou, parce que ma marraine a disparu, et il vient quémander un pardon pour des histoires de gamins ? Il se lèvre d'un coup, faisant les cent pas. Je peux enfin compter correctement.

110


-"Parce que je veux pouvoir être là pour toi, sans devoir te glisser des contes dans ton sac en secret ! Parce que tu..." Par la grâce de Merlin il ne finit pas sa phrase, et me tourne le dos. Je n'ai pas la place en moi pour ses états d'âme. Cependant quelque chose me titille. Ça me prend quelques instants pour savoir de quoi il parle. Pour la première fois depuis que je suis assise ici, je détourne mon regard pour l'observer.

-"Celle qui faisait tomber la neige, il y a trois ans, c'était toi ?"

Il se retourne d'un coup, me regardant presque bouche bée.

-"Qui d'autre ?-
-Un de mes nombreux admirateurs et admiratrices secrets."

Il ne prend même pas la peine de me répondre. À la place, Casper sors un mouchoir de sa poche et me le lance.

-"Tu es en train de tâcher ta jupe."

Je prends le temps de vérifier, et effectivement. Attrapant son mouchoir, je remarque qu'il y a ses initiales brodées dessus. Ça me fait marrer intérieurement. Très vieux jeu.

-"Viens, on va déjeuner."

Je ne sais pas pourquoi, mais le fait que le choix ne soit pas présent dans sa phrase me rassure. Je n'ai pas à prendre de décision. C'est plus simple. Je suis fatiguée. Je n'ai plus de verve à lui envoyer. Alors je le suis.

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