11 juil. 2024, 13:21
Dans ce charmant district de la joyeuse Angleterre : Ivanohé  Solo ++ 
Inspiration. Je me réveille.

C'est fou comme la conscience arrive comme ça, d'un coup. Bien sûr, on peut somnoler, surfer entre réalité et rêve, mais parfois, au réveil, il s'agit juste d'une pensée qui s'agite, d'une paupière qui s'ouvre, et voilà que la conscience revient, en un quart de secondes. Pas plus. Et pas moins, même s'il serait difficile de faire plus court. On passe de conscience-sommeil à sommeil-conscience en un clin d’œil, et même si l'esprit fourmille et ne s'endort jamais, la conscience s'éteint, au plus loin de notre cerveau, un code d'arrêt fait de neurones-cellules-atomes qui échappe même aux scientifiques les plus assidus. Un code d'arrêt qui est comme une petite mort pour l'esprit, une pause immatérielle et sans trace, invisible, mais irrémédiable ; fascinante inéluctabilité d'une pause universelle, la conscience d'un sorcier doit s'éteindre, comme un jour le ferai son corps.

Dès mon réveil, je suis entourée de souffles et de demis-mots à peine tus. A Poudlard, je ne suis jamais seule. J'enfile l'uniforme - comme chaque individu, ou presque, j'oublie peut-être de douter, de questionner ces normes que la société nous impose, parce que cela demande trop d'énergie, et que sauver de l'énergie est l’instinct de toute espèce qui veut survivre - mais l'humain doit combattre ces instincts, il doit vivre pour penser et non pour ressentir, dans un combat perpétuel contre ses réflexes animaux de nourriture-sommeil-reproduction qu'on s'acharne à désapprendre dès la plus tendre enfance. Je descends et le sol est intouchable sous mes pas. J'effleure le mur de ma main, sous un tableau, et la pierre est rêche et brute sous mes doigts.

Parfois j'aimerais me promener pieds nus.

La Grande Salle est trop pleine de discussions et de silences, l'atmosphère est alourdie de tous ces jeunes souffles qui cherchent l'air chaque seconde - jeunesse qui profite de la vie sans en mesurer encore pleinement la préciosité. Des œufs passent, je m'en sers un, je n'ai pas faim encore mais je sais que je dois manger - je suis plus que le présent, je regarde le futur, j'échappe aux réflexes animaux de nourriture-sommeil-reproduction. Je sais quel jour on est. J'aimerais parfois ne pas le savoir, me lover dans le temps sans le regarder passer, bouger avec lui au fil des inspirations. Mais la société n'est pas poète, elle veut fonctionner sans la moindre friction ; elle vous donne des emplois du temps sur des bouts de papier, et vous le suivez parce que, après tout, vous êtes convaincus de ne pas avoir le choix.

Je n'ai pas cours et je me sens perdue avec tout le temps qui m'est confié. Mon esprit s'éveille et j'erre dans les couloirs, mes pensées tourbillonnent et je pense à l'avenir. B.U.S.E.S.. Je veux réussir ma scolarité, jouer les règles du jeu comme la bonne élève que je suis. Je me fiche de suivre les règles de la société que je critique à longueur de journée : je n'ai pas d'égo mal placé qui voudrait jouer au rebelle. Voici les règles ? Parfait, je les suivrais, je prendrais un à un les barreaux jusqu'à arriver au sommet. B.U.S.E.S. Travail. Et arrivée au bout, j'aurais le loisir de faire ce que tout le monde cherche, en une quête perpétuelle : un sens à ma vie. Je me rendrais utile, je serais gentille, ou pas - brillante, ou seulement assez bien pour qu'on se rappelle à peine de moi. B.U.S.E.S. Travail. Magie. La magie est utile. Elle est aussi complémentaire de ces deux objectifs. Elle est fascinante, et surtout, elle est infinie. Celui qui étudie la magie n'atteindra jamais d'autres limites que celles de leur soucieuse moralité. Je sens ma baguette à mesure que je marche ; elle est toujours là, dans ma poche, prête à être utilisée, sentie, ressentie, rêvée. Même si, elle, elle a des limites. Physiques. Qu'il faudrait trouver un moyen de contourner. Seuls les Occidentaux s'amusent à s'attacher autant à un vulgaire bâton de bois, aussi merveilleux qu'il puisse être...

B.U.S.E.S. Travail. Magie. Voilà mes trois buts. Avec eux, l'avenir sera radieux - (c'est de l'ironie, évidemment. L'ironie est parfaite pour ceux qui sont déjà en colère contre la société, sans en avoir encore vécu les plus violentes morsures).

Mes pas s'arrêtent ; mon esprit se réjouit ; car voilà la bibliothèque.

J'entre.
Dernière modification par Ada Bentley le 19 juil. 2024, 00:39, modifié 1 fois.

#28363c
~My smile wraps around my head splitting it in two, two

12 juil. 2024, 18:15
Dans ce charmant district de la joyeuse Angleterre : Ivanohé  Solo ++ 
Je salue le documentaliste d'un hochement de tête et d'un bonjour chuchoté. Le sorcier me répond à voix basse. Ne jamais parler à voix haute dans une bibliothèque, même si celle-ci est si grande que personne ne vous entendraient de toute façon.
Je ne sais pas où ma timidité est allée, mais elle est partit avec ma croissance. J'ai toujours des doutes, j'essaie de mettre la personne à l'aise en face de moi, mais ce n'est pas... de l'anxiété. Juste de la gentillesse. Pourtant j'étais timide, quand j'étais enfant - quand je n'étais pas à Poudlard, que je n'avais pas de baguette, que je devais me déplacer pour aller à la bibliothèque, et que je n'avais rien à faire de ma vie. J'étais... hésitante, je n'avais pas les codes que la société tente de nous apprendre ; je passais trop de temps en solitaire, la tête dans les étoiles et les yeux rivés vers les nuages, ou vers le sol et les insectes qui le peuplaient. Jamais à regarder là où il fallait ; trop curieuse, peut-être, si une telle chose est possible. Trop réservée, aussi, je ne disais jamais rien, à personne - aujourd'hui, cela est toujours un peu vrai, mais c'est un choix, pas une contrainte. Non, j'osais courir, rire, tirer la langue - mais tous les enfants osent ces chose-là. Mais je n'osais pas... parler.

Mes mots sont venus avec la magie, peut-être.

J'erre dans les étagères et rien ne me dit rien. Ou tout me dit tout, mais cela revient au même, car celui qui veut tout lire finit par ne jamais ouvrir une couverture, et se contente d'être là, réjoui par les titres qui brillent sur les tranches. Les étagères sont en bois foncé, et s'élèvent loin vers le plafond, si grande que j'ai l'impression d'entendre le bois craquer. Les fenêtres, au loin, laissent passer la lumière pâle dont s'habille l'hiver, mais elles sont trop éloignées pour que celle-ci arrive jusqu'à moi. Je suis plongée dans une fausse pénombre, dans le soleil noir de Nerval ; une lumière ténue et maladive, qui donnent aux étagères l'aura mystique d'un danger qui sommeille.

Je boude les manuels de potions, les planches de botanique, et les histoires de vieux génies. Aujourd'hui, je me sens aventureuse, je me sens poète ; j'ai envie de m'embarquer dans un navire de mots sans fin, le mât en bois craquant à mesure que les pages tournent, bousculée par une mer de péripéties et perdue dans un océan de fiction. J'y tomberais peut-être, mais je ne m'y noierais pas ; on m'a toujours dit que je nageais très bien.

Je me dirige vers le rayon "Littérature". Un mot pompeux, mais aussi somptueux, qui ne désigne qu'une chose : ce que je recherche ce matin. L'étagère est coincée entre un mur, des rayonnages, et le bureau d'orientation. C'est un petit endroit, où l'on se sent un peu à l'étroit. Mais on s'y sent aussi une autre chose : bien. Debout, je parcoure les tranches des yeux, sans bien savoir ce que je cherche. Ici, les lettres ne sont pas dorées, et les tranches ne font pas 20 centimètres de largeur, et l'air n'est ni lourd, ni poussiéreux, pourtant il s'y trouve l'un des mystères les plus grands de cette bibliothèque : de la littérature moldue. Née-sorcière, j'étais née loin de cette population immense, si proche mais si éloignée de la nôtre. Métro-voiture-stylo-fusée-lycée-instagrammfacebooktwitter est pour moi des mots inconnus, aux consonances exotiques qui roulent dans mon esprit et embrouillent mes lèvres. Je pense à tout ce que je dois encore apprendre - Téléphone. Timbres. DVD. J'ai déjà ouvert quelques manuels d'Etude des Moldus, seulement pour découvrir l'ampleur de la tâche. Napoléon. Les piles. Les acqueducs. Les connaissances entrent et partent si vite, et je n'arrivent pas bien à les retenir ; pourtant, j'étudie, beaucoup ; avachie sur un bureau, le dos arqué, le visage grave, j'apprends, chaque jour. Mais cela prend du temps - la mémoire est labyrinthique, elle fait des détours inutiles et des virages en images, elle fait croire à des mirages et oublier les sciences exactes, et elle échappe à ma compréhension, pourtant je suis fait de ces neuronnes et de ces souvenirs, sans que je n'en comprenne le fonctionnement - la compréhension de soi, voilà la prochaine étape des humains, après la compréhension du monde et le culte des génies perdus dans les mondes quantiques.

Je secoue mes pensées et je relève la tête. Je suis venue pour lire, pas pour rester planter devant une étagère. Comme je sais que ça peut durer des heures, je choisis le plus rapidement un livre, en prenant le premier bouquin qui me passe sur la main. Ivanohé. Un truc moldu aussi, apparemment.

Sur la couverture, un dessin style peinture propose un drôle de tableau. Celui d'un chevalier, plutôt jeune, au visage masqué par un casque aux plumes blanches qui s'éparpillent dans les airs. Cela lui donne presque l'air ridicule, tant les plumes sont longues... Aaah, c'était une autre époque, c'est certain. Le chevalier est coincé dans une armure grise qui couvre tout son corps ; par quelques miracles, il a l'air fier et déterminé, alors qu'aucune partie de son visage n'est apparente. Son cheval marron, somptueux, regarde loin derrière la couverture, et est couvert d'une sort de couverture colorées par des carreaux multicolores. Il tient dans sa main une longue pique de fer. A sa vue, je comprends de quoi il s'agit : d'une joute.

Je croyais qu'il s'agissait d'un roman chevaleresque classique, où le héros va à la guerre et meurt finalement pour sa princesse bien-aimée (ou tout autre niaiserie du genre), mais c'est ici un tournoi... Je ne suis pas sûre d'apprécier la débilité de chevaliers se battant, parfois à mort, pour gagner la reconnaissance du roi et de ses pairs - ainsi qu'un beau pactole. Mais peut-être est-ce mieux qu'une longue histoire de guerre... J'hésite, mais je finis par le prendre tout de même. Je n'ai pas vécu sur des histoires de chevalier, et j'aimerais bien étoffer ma culture, disons.

Sans lire le résumé (ne jamais lire un résumé, ils sont soit nuls, soit pompeux, soit révèlent le quart du roman qu'on s'apprête à lire), et sans plus de procès, j'ouvre la couverture, et je commence à lire.

#28363c
~My smile wraps around my head splitting it in two, two

13 juil. 2024, 23:09
Dans ce charmant district de la joyeuse Angleterre : Ivanohé  Solo ++ 
Dans ce charmant district de la joyeuse Angleterre qu’arrose le Don, s’étendait, aux jours reculés, une vaste forêt qui couvrait la plus grande partie des montagnes pittoresques et des riches vallées qui se trouvent entre Sheffield et la gracieuse ville de Doncaster.

La première page est ouverte, et déjà je suis prise dans l'histoire. Le style est fluide, un peu ancien mais délicieux à lire. Le vocabulaire écossais est discret, mais immédiatement reconnaissable. Il donne aux phrases un exotisme et un certain réalisme tout à la fois. L'action ne commence pas immédiatement, mais qu'importe : le plaisir de lire et de découvrir le monde de l'auteur, sa géopolitique et ses espaces était déjà là. C'est comme une plongée sous l'eau : totalement immergé, on n'entend plus rien que le son des mots dans notre esprit, et, sans qu'on y prenne garde, le monde normal s'efface, peu à peu.

J'ai toujours aimé lire. J'imagine que Maman y est pour quelque chose. Elle a toujours été impliquée dans notre éducation culturelle : elle nous offrait des livre, quand elle pouvait, ou nous emmenait à la bibliothèque (ce qui était sensiblement moins cher, mais sensiblement plus long, moi et mes frères passant toujours des heures entre les rayons). Voyant mes grands frères lire, j'avais tout naturellement manifesté dès le plus jeune âge un vif désir d'apprendre à déchiffrer ce mystérieux code qu'était l'alphabet, et, arrivée à l'âge où l'on apprend ce genre de choses, j'avais été enchantée de pouvoir enfin comprendre mes livres toute seule. Quoiqu'au début, j'étais vraiment mauvaise : ma vitesse de lecture était lente, et mon déchiffrage, pénible. Enfin, je me suis améliorée, et maintenant, me voilà, assise tôt le matin, en train de tourner compulsivement les pages d'un roman moldu dont personne n'avait probablement déjà entendu parler.

Les restes de ces bois immenses sont encore visibles aux environs du beau château de Wentworth, du parc de Warncliffe et autour de Rotherham.

Je plonge dans la vieille Angleterre. Le temps des chevaliers bat son plein ; Richard Coeur de Lion était emprisonnée en Autriche : il s'échappe ; et Ivanohé concoure en Chevalier Déshérité pour remettre son roi sur le trône. Pourtant ces grands fracas d'armures qui grincent et s'entrechoquent lors des combats sont tus lors des premières phrases. On entend plutôt le murmure secret des forêts touffues de l'ancienne Angleterre, où vivait autrefois des dragons qui n'ont plus reparu depuis des siècles. Cette Angleterre que je n'ai jamais quitté que pour aller voir ces voisins de Grande-Bretagne. Mon monde est petit : je n'ai jamais voyagé que quelques heures en balai. Je n'ai connu que les douces collines de la campagne au Nord et les falaises abruptes creusées par la Mer, au Sud. Mon monde est petit : c'est une toute petite île. Il y fait beau, parfois, et il y fait gris, la majorité du temps. J'y tiens, à cette petite île. Il a des villes, parfois ; des champs, souvent. La mer n'est pas qu'une destination de vacances, c'est le bout du monde - le bout de mon monde.

Je ne dirais pas que je suis particulièrement patriote. Je ne suis pas particulièrement attachée à mon pays, à mes terres d'enfance : je les aime, c'est tout. Je vois leurs défauts, et il y en a plein, mais probablement comme partout ailleurs. J'en vois les avantages, aussi, et je les apprécie quand je n'oublie pas de le faire. Mais je ne veux pas qu'il devienne connu de tous, je ne pense pas que c'est le meilleur des pays ; je ne veux pas hisser son drapeau tout les jours, ni assaillir le reste du monde de ma supériorité convaincue - ce qui pourrait se comprendre, puisque c'est tout ce que j'ai jamais connu. J'aime l'Angleterre, pas plus, et pas moins. C'était mon enfance, ça sera ma vie ; et peut-être un jour je pourrais voir un peu du reste du monde, mais je reviendrais toujours, parce qu'après tout : Pourquoi partir ?

#28363c
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19 juil. 2024, 21:42
Dans ce charmant district de la joyeuse Angleterre : Ivanohé  Solo ++ 
Une circonstance, qui tendait surtout à rehausser la tyrannie de la noblesse et à doubler les souffrances des classes inférieures, dérivait particulièrement de la conquête de Guillaume, duc de Normandie.

Je plonge dans un univers féodal. Le monde moldu m'est étranger, mais je trouve mes repères dans ce système de classes, de noblesse, de chevaliers et de paysans. Après tout, j'ai vu quelques morceaux de l'histoire moyenâgeuse en Histoire de la magie, et, la limite entre moldus et sorciers étant plus floue à l'époque, j'avais pu apprendre et comprendre ce qu'était un système féodal. Voilà ce que j'ai retenu : des nobles se partagent la terre. Comme ils se font perpétuellement la guerre pour des richesses et des territoires, les paysans souffrent de rapt, incendies, vols, et autre joyeuseté. Les nobles offrent donc aux paysans leur protection, comme ils habitent de solides forteresses de pierre, contre une partie - soit la quasi totalité - de leurs récoltes. Au dessus d'eux, le roi, au pouvoir plus ou moins fort, et au dessus de tous, en théorie, Dieu. C'est donc toujours les plus démunis qui souffrent le plus, de la guerre, de la faim, et continuent de souffrir à chaque lutte de pouvoir de ces géants au-dessus d'eux.

Parfois j'oublie que le monde est injuste.

Entre ces trois puissances existent deux principales forces que je découvre : les chevaliers, et le clergé. Le clergé est laissé un peu en-dehors du livre, mais présente comme le système féodal dans son ensemble une hiérarchie assez stricte révélant de nombreuses inégalités. Les chevaliers semblent à part : membres parfois de la petite noblesse, assez riches pour avoir de l'équipement, mais pas assez pour posséder des terres, ils vagabondent de villes en villes, de seigneurs en seigneurs, offrant leurs services pour gagner leur vie. Ils concourent pour se faire remarquer des grands seigneurs, et pour gagner des prix - bien que ce sont les grands seigneurs qui gagnent presque toujours...

Presque. Car voilà qu'un chevalier les vainc tous, un par un - le roi Jean est furieux, et moi j'apprécie l'écriture, mais pas tant les personnages. Le chevalier galant qui défait tous ces adversaires, en prenant tout le monde par surprise semble trop cliché, trop écrit. L'histoire est plate, presque trop simplifiée : la géopolitique n'oppose que deux camps, celui de Richard, et celui de Jean, et malgré différentes figures assez intéressantes, l'histoire n'avance pas pour le moment vers une complication des choses. Pourtant, je ne peut pas non plus appeler ça un cliché : à l'époque, cela l'était-il ? Ou est-ce que, justement, Scott l'a crée, a participé à construire cette image du preux chevalier à la rescousse de son roi et de sa belle ? Peut-on accuser une œuvre de simplicité, de manque d'originalité, quand on ne sait ce qui est venu avant, ou non ? Car après tout, je n'ai lu que ce qui est venu après : comment accuser Ivanohé de redondances quand je me base sur des œuvres écrites... après ?

Ce qui peut être crittiqué, en revanche, est la simplicité historique de l’œuvre. Les pages se perdent dans des descriptions héroïques de combats ; le cliquetis constant des hallebardes, le fracas omniprésent des épées qu'on manie, semble être une simplification trop éloignée d'un passé lointain que l'auteur ne connaissait pas - pas assez. Ou peut-être est-ce un effet, une envie de la part de l'écrivain : rendre son roman populaire, accessible. Et n'est-ce pas un beau objectif ? Mais cela devrait-il se faire au dépend des détails historiques, des personnage, et du scénario ?

Peut-être, peut-être...

Après tout, je continue à tourner les pages. Pourquoi critiquer quelque chose, qui, après tout, rempli manifestement son office, puisque je l'ai toujours en main ? Je m'enfonce dans mon pouf, que j'avais déplacé près d'un mur. J'entends les élèves qui commence à s'agiter, et le soleil qui se lève derrière les carreaux. Midi ne tardera pas à arriver.

Le temps avance vite quand on est aspiré par le trou-noir des mots.

#28363c
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