La naissance d'une Occlumens
DANS LES ANNEES 2020
Au ministère & en Ecosse
Découvrez comment Sixtine Valerion est devenue l'Occlumens que vous avez connu. Découvrez son parcours en tant qu'auror et découvrez une Sixtine comme vous ne l'avez jamais vu.
C H A P I T R E : Ier
Adossée au siège de mon bureau, je compte le nombre de dossiers qu’il me reste à traiter. Depuis plusieurs semaines et même plusieurs mois maintenant, je suis condamnée à errer au Ministère jusqu’à ce qu’un psychomage décide enfin que je ne suis plus traumatisée par la mort de mon mentor. Jusqu’à ce qu’il signe un fichu morceau de parchemin indiquant que je suis enfin prête à renouer avec le terrain.
Tous les jours, je me rends à son bureau avec ce même parchemin dans l’espoir qu’il me le signe. Et chaque jour, il me demande de m'asseoir et pénètre mon esprit pour y voir que chaque nuit je suis réveillée par la culpabilité que je ressens. Je le déteste de pouvoir lire dans mon esprit ainsi, je me déteste encore plus de ne pas être capable de le repousser.
La porte de mon bureau est entrouverte au moment où j'entends des murmures dans les couloirs. La voix qui murmure je la reconnais, il s’agit du chef des aurors et à entendre sa voix paniquée, l’affaire qu’il vient d’avoir sur les bras ne doit pas être de tout repos. Je profite de ce moment pour me faufiler derrière ma porte et écouter un peu mieux cette conversation qui doit apparemment restée secrète.
«… Dans les mines… Au nord…. Je ne sais pas…»
Ce morceau de conversation ne me convient pas, il ne me permet pas d’en apprendre plus et je décide qu’une filature dans les bureaux du Ministère ne sera pas une perte de temps. Je ne sais pas si tous les Aurors sont occupés ou si je joue d’une chance incroyable mais sur la route menant jusqu’au bureau du chef des Aurors je ne croise pas âme qui vive et je peux facilement m’en approcher sans que l’on m’interroge sur ma présence en ce lieu.
« Nous devrions la prévenir, il s’agit d’un membre de sa famille.»
«Un membre de sa famille porté disparu depuis 5 ans, Soliman. Vous la connaissez, vous savez très bien qu’en lui annonçant une telle chose elle s’empressa de s’y rendre.»
«Laissez la y aller. Elle est prête et je peux l’accompagner si l’idée vous rassure.»
«Il est hors de question que l’on mette en danger un autre Auror. Nous avons eu assez de perte dernièrement. Le sujet est clos. Nous enverrons deux équipes au nord de l’Ecosse et Valerion n’en saura rien jusqu’au retour de nos équipes. Suis-je assez clair ?»
Je ne prends pas le temps d’écouter la suite de leur échange tant cette nouvelle me perturbe. Je ne prends pas le temps de repasser jusqu’à mon bureau ou mes dossiers attendent toujours et je quitte aussitôt le ministère. Le début de la conversation m’avait déjà mis la puce à l’oreille… Une personne disparue depuis 5 ans… Ca ne pouvait être que ma tante. J’ai vu mon oncle remuer ciel et terre pour tenter de la retrouver et voilà qu’aujourd’hui, j’apprends enfin où elle se trouve.
J’ai du mal à contenir les émotions qui me traversent. J’ai hâte de la retrouver, de la ramener auprès de mon oncle mais j’ai aussi ce préssentiment étrange, cette sensation que quelque chose cloche. Pourquoi envoyer deux équipes la chercher ? Est-elle en danger ? Est elle l’objet de la menace ? Toutes ces questions ne trouvent pas de réponse et sont balayées bien vite lorsque je décide de prendre la route direction le Nord de l’Ecosse.
Arrivée inRP le 28 octobre 2046 -Départ le 14 décembre 2048
Arrivée à l'AESM à la rentrée 2049/2050.
La naissance d'une Occlumens
C H A P I T R E : II

Le monde cesse de tourner autour de moi et j’arrive enfin sur le sol Ecossé. Je remercie le passeur et lui ajoute quelques pièces d’or en échange de son silence. Il ne m’a jamais vu, il ne m’a jamais conduit ici. Je connais bien les passeurs et je sais qu’une offre plus généreuse pourra le faire parler mais je doute que quiconque offre plus d’or que nécessaire pour me retrouver. J’entends le claquement derrière moi qui m’indique que je suis maintenant seule ici. Je m’enfonce dans ma capuche, réajuste mon écharpe et commence mon ascension en direction du village qui se trouve, d’après le passeur, à moins de 2km vers le nord.
Une fois dans le village, je prends le temps d’observer les sorciers qui m’entourent. Le village n’est pas très grand et je décide de prendre place dans la seule auberge de ce lieu. Je me place au bar et commande un whisky pur feu tout en laissant traîner mes oreilles. J’ai repéré en entrant un groupe d’hommes qui semble parler à voix basse et s’échanger des documents. Je n’ai pas réussi à lire ce qui était écrit mais je me doute que leurs affaires ne sont pas très légales. Mon ouïe ne me permettant pas d’entendre aussi bien que je l’espérais, je décide de changer de méthode. Je quitte le bar et me dirige à la table de billard magique ou je débute une partie avec un sorcier incapable de voir ses orteils tant son ventre est large. J’inverse deux numéros lorsque je parviens à entendre un bout de conversation qui m’intéresse.
«Je peux vous vendre celui-ci. Il est robuste et jeune.»
«Je te le prends mais pas à ce prix là, le dernier que tu m’as vendu n’a pas tenu plus de 3 semaines.»
«Je suis responsable de leur état au moment de la vente pas de leur état après. Le prix est ferme.»
«Et si je t’en prends deux, te montreras-tu plus enclin à la négociation ?»
«Je t’accorde 15% si tu en prends deux et 30% si tu prends ces 3 là.»
Je me permets un regard de quelques secondes en direction de la table. L’homme qui vient d’accorder un rabais fait glisser sur la table 3 photos de 3 personnes différentes. Un homme d’une vingtaine d'années, un homme si maigre qu’il n’est pas possible de lui donner un âge et un adolescent. Je fais mine de m'étirer et de me concentrer de nouveau sur ma partie mais toute mon attention est portée sur cette table. J’attends la suite de leurs échanges. J’entends le vendeur s’impatienter pendant que le potentiel acquéreur semble prendre son temps pour examiner les photos. Puis, finalement, après quelques minutes, ils scellent l’accord au travers d’une poignée de main et d’une signature.
Un à un les hommes quittent la table et je m’empresse de terminer la partie et de payer mon dû avant de quitter les lieux. Je ne peux pas me permettre de ne pas en apprendre plus sur leur trafic. La pluie battante me permet de les suivre sans faire de bruit pendant de longues minutes avant qu’ils ne s’arrêtent à l’entrée de la forêt. Rapidement, je me faufile dans la dernière rue adjacente et sors mon miroir pour observer leurs mouvements. Ils surveillent leurs arrières pour surveiller que personne ne les suive. Ils risquent d’être plus compliqués à pister s’ils se méfient. L’un d'eux décide de lancer un fumos et tous disparaissent dans la fumée.
Arrivée inRP le 28 octobre 2046 -Départ le 14 décembre 2048
Arrivée à l'AESM à la rentrée 2049/2050.
La naissance d'une Occlumens
C H A P I T R E : III

J’attends plusieurs minutes avant d’oser me présenter face à l’immensité de cette forêt. J’observe ce village une dernière fois, craignant presque qu’il me manque. J’inspire et expire puis entre dans la noirceur des arbres qui m’entourent. J’ai ce sentiment étrange qui me dit que rien ne se passera comme prévu, que je ferais mieux de rebrousser chemin tant que je le peux encore mais je balaye ce sentiment et n’écoute que mon cerveau qui fonctionne de façon rationnelle. Les bottes à talon que je porte me gênent à chacun de mes pas. Le talon aiguille s’enfonce dans la boue et je manque de trébucher sur de nombreuses branches avant de finalement trébucher pour de bon me rattrapant de justesse à l’une des branches.
Quand j’estime que s’en est trop, je m’arrête. Il est temps d’user de mes talents. Je ne voulais pas le faire plutôt pour ne pas prendre le risque d’être vue par les villageois mais ici, je suis sûre que personne ne risque de me surprendre. Je peux utiliser ma magie d’Auror sans que l’on sache que le ministère vient mettre son nez dans les affaires de village au nord de l’Ecosse. Je lance un premier sort pour détecter les potentielles traces de pas mais sans succès… Personne n’est venue ici durant l’heure qui vient de s’écouler. Du moins, en marchant. Je souris, excitée à l’idée de devoir traquer des personnes si bien préparées.
Un nouveau sort jaillit de ma baguette et je m’assure que la forêt ne soit pas une illusion. Non, elle est bien réelle. Je m’assure ensuite qu’elle ne soit pas truffée de pièges. Non plus. Cette forêt est donc naturellement austère. En sommes, c’est le lieu parfait pour un trafic de ce que je suppose être des moldus. Mais où peuvent-ils bien être ? Je trouve un rocher sur lequel m'asseoir et prends le temps de consulter mes notes sur mon carnet. Je relis les précieux conseils que m’avait donné mon mentor autrefois.
«Ce n’est pas parce qu’on ne le voit pas qu’il n’est pas là. Utilise tes 5 autres sens.»
Je me souviens du jour où il avait prononcé cette phrase. J’avais levé les yeux au ciel avant de lui rappeler qu’on avait de toute façon que 5 sens. Il m’avait ri au nez et j’avais détesté cette sensation. Je le méprisais et lui disais des horreurs jusqu’à ce qu’il me prive de la vue et me demande de me concentrer. Il m’avait fallu une bonne heure avant de comprendre que le 6e sens n’était rien d’autre que notre magie.
Toutes les sensations que j’avais ressenti ce jour-là me reviennent et, perchée sur mon rocher, je ferme les yeux pour me concentrer. Je sens l’air frais pénétrer dans mes narines, descendre dans ma gorge pour retrouver mes poumons. Je sens l’air chaud faire le sens inverse. Je sens l’odeur de la forêt, l'odeur de la pluie récente. J'entends mon cœur battre dans ma poitrine, les insectes s'affairer à leurs tâches non loin de moi. Je sens l’humidité de la roche ou je me trouve s’imprégner dans mes vêtements, je sens ma main gauche réchauffer ma cuisse ou elle repose et je sens le bois de ma baguette sous les doigts de la main droite. Je sens mon flux magique me traverser pour se diriger droit vers ma baguette. Je sens le bois vibrer à mesure que la magie afflux. Je respire un peu plus lentement pour voir ce qui m’entoure sans ouvrir les yeux. Et je me revois derrière ce mur à l’entrée de la forêt. Je peux de nouveau entendre ce qu’il se passe et j’entends ce que je n’avais pas réussi à entendre lorsque j’étais sur place. Un claquement. Ils ne sont pas restés dans cette forêt, ils sont partis. Ils ont utilisé un portoloin et ont utilisé la fumée pour cacher sa position. Je rouvre les yeux, je sais exactement où je dois me rendre, je l’ai entendu.
D’un pas rapide et bien assuré qu’à l’aller je fais le chemin inverse jusqu’à arriver à l’entrée de cette forêt. Je me replace face à elle et lève les yeux. Il est là. Sur le 6e arbre à droite en entrant. Ce que n’importe qui aurait pu prendre pour un oiseau perché n’est en fait qu’une sculpture en bois. J’utilise la magie pour l’amener à moi et me voilà transporter.
Arrivée inRP le 28 octobre 2046 -Départ le 14 décembre 2048
Arrivée à l'AESM à la rentrée 2049/2050.