PNJ Oeuvres du monde A.F & É.C

2 AOÛT 2049 - SIXIÈME ANNÉE
GODRIC'S HOLLOW - QUADRIENNALES
@Ander Finlay


Reducio
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ÉLICIA CALDIN
6ème année - Poufsouffle
#674ea7
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TESS, HAELYN CALDIN
6ème année - Serpentard (PNJ validé)
#a47523
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MAXENCE, ORYN CALDIN
6ème année - Serpentard (PNJ validé)
#78561c
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LYAM, ARRYN CALDIN
6ème année - Poufsouffle (PNJ validé)
#557591


Tôt ce matin là, Élicia se rendit chez ses cousins à Manchester grâce à la poudre de cheminette. Ce n'était pas son moyen de transport préféré, mais c'était ça ou le transplanage qu'elle supportait encore moins. Sachant qu'elle allait forcément devoir transplaner jusqu'à Godric's Hollow, elle préférait se préserver pour son second voyage.

- Je suis là !

Debout devant la cheminée du salon, la rousse époussetait sa robe noire de la suie pouvant s'y être accrochée. Elle passa sa main sur ses cheveux tressés pour vérifier que tout était en place, et se redressa avec satisfaction.
Lyam arriva le premier et vint l'enlacer, visiblement heureux de la voir.

- Éli te voilà ! Tess est encore en train de se préparer, tu peux monter aller l'aider si tu veux.

Maxence déboula à son tour dans le salon, vêtu d'une tenue on ne peut plus... Moldue. Ce n'était pas si étonnant venant de lui, mais pour aller à Godric's Hollow, était-ce une si bonne idée ?

- ACDC ? Où as-tu trouver ce t-shirt ?
- Une boutique moldue à Manchester. J'aime beaucoup ce groupe, les moldus ont vraiment de bons goût en matière de musique.

En effet, elle se rappelait avec déjà entendu quelqu'unes de leur musique lorsqu'elle était à l'école primaire. Mais c'était moins étonnant qu'elle les connaisse, contrairement à son cousin qui était né-sorcier. Peut être était-ce sa mère qui en avait parlé à Maxence ?
Élicia enlaça ce dernier à son tour.

- Tess est à l'étage, je crois que tu devrais aller voir où elle en est.

Le jeune homme lui adressa un clin d'œil et, sous le regard des deux jumeaux, la rousse se glissa à l'extérieur du salon. Sur le chemin, elle salua son oncle et sa tante, puis finit par toquer à la porte de la chambre de sa cousine.

- Tess ? Tu as besoin d'aide ?

La porte s'ouvrit immédiatement, la faisant presque sursauter. La brune attrapa son poignet et la poussa à l'intérieur avant de refermer derrière elle.

- Cette tenue, ou celle là ?

Sa cousine lui montrait tantôt une jupe et un haut simple, tantôt un short et un haut crème sophistiqué. Élicia, un sourire taquin sur les lèvres, pointa du doigt le deuxième ensemble.
Après quelques tergiversations de la Serpentard, elles finirent par descendre.

- Bien, allons-y.

Maxence prévint ses parents qu'ils partaient, puis tendit la main à son frère et les deux disparurent. Un instant plus tard, Tess fit de même, et les deux cousines disparurent à leur tour.


___



- Je vais saluer quelqu'un, je vous retrouve plus tard !

Aussitôt arrivé, Maxence disparu dans la foule. Il n'en parlait pas, mais Élicia était convaincu qu'il flirtait avec une fille. La question était : qui ?
Tess affichait un sourire moqueur, et Lyam roulait des yeux. Apparemment, ils semblaient tout deux au courant de quelque chose.

- Bon, par quoi on commence ?

Élicia observa les stands présenté. Elle en avait déjà vu quelques uns la veille, mais ça ne lui posait aucun problème de retourner y jeter un coup d'oeil.

- On peut commencer pas les stands étrangers ? Ils proposent des choses sympas.
- Allons y alors !

Côtes à côtes, les trois Caldin traversèrent la plateforme d'arrivée et de dirigèrent vers la gauche, en direction des stands étrangers. Ils passèrent devant les Africains, les Océaniens, les Américains et les Asiatiques, observant tour à tour les objets et oeuvres exposés. Certains l'intrigaient plus que d'autres. Ils s'arrêtèrent devant les tapis de Jordanie, les lanternes japonaises, et les bougies égyptiennes, avant de passer devant le stand Européen.
Ses pensées s'envolèrent vers Aimée et Léonie, ses deux amies françaises. Que faisaient-elles en se moment ? Auraient-elles apprécié voir ces stands ? Peut être qu'un jour, Élicia les verrait de l'autre côté des expositions. Après tout, les deux jeunes filles aimaient l'art toutes les deux, et si sa mémoire ne lui jouait pas de tour, la famille de Léonie possédait une galerie d'art à Paris.

Élicia observa les stands d'Allemagne et de Russie, puis se rapprocha du stand français. Là, sous l'enseigne relativement vieille du stand, elle repéra un visage familier.

- Tiens, salut Ander !

À côtes d'elle, Lyam et Tess observait le Serdaigle, leur regard interrogatif.

Reducio
- Votre PJ est présent ? oui
- Nom et prénom du PNJ :
Caldin, Maxence - cousin - PNJ prétexte
Caldin, Lyam - cousin - PNJ prétexte
Caldin, Tess - cousine - PNJ prétexte

- Lien vers la fiche du PNJ : [lien]
- Intérêt d'utiliser ce(s) PNJ dans ce RP précis pour votre PJ : l'objectif est de montrer qu'Élicia passe du temps avec sa famille et développer ces relations.
Dernière modification par Élicia Caldin le 29 mars 2025, 15:46, modifié 2 fois.

Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off

PNJ Oeuvres du monde A.F & É.C
Reducio
- Votre PJ est présent ? oui
- Nom et prénom du PNJ : Cælena Finlay, sœur, prétexte
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- Intérêt d'utiliser ce(s) PNJ dans ce RP précis pour votre PJ : Développer les liens familiaux + Cælena sert de moyen de transport à Ander

DEUXIÈME JOUR DU MOIS D'AOÛT 2049
S'annonce un deuxième jour d'exploration


Au-dessus de mon lit, la vitre épaisse repoussait sans merci les troupes inépuisables d'Hélios, envoyés ardents du Soleil prêts à en découdre. Par le contact ferme du verre, les rayons se diffusaient en une douce lumière juste assez légère pour se déposer sur mon visage sans l'écraser. Je m'éveillai sous la caresse chaude. L'une après l'autre, mes paupières révélèrent à ma vue la pièce nimbée de lumière. Dans un coin, des cartons encombraient l'espace. Déménager n'était pas une tâche aisée ! Lorsque mes grands-parents avaient annoncé vouloir quitter les terres sauvages du nord pour s'installer à Londres, j'étais resté perplexe. Maintenant que je me retrouvais à dormir dans leur nouvelle demeure, force était d'admettre que la ville avait son charme. Comme un animal, la bête londonienne prenait vie dans l'apostrophe des marchands et le sifflement des chauffeurs. Bitume, immeubles et écluses jouaient le rôle des plaines, des pieds-à-terre et de l'océan féroce. Dans le contrôle du bâti s'exprimait tout le désordre de l'humain. Pour chaque bourrasque écossaise qui balayait un nid de grand tétras, un café s'échappait des mains d'un homme pour atterrir sur les pieds d'un autre.

Parlant de café, le ronronnement des grains moulus en provenance de la pièce voisine me tira du lit. Je délaissai à regret mes draps. Un soupir d'aise m'échappa lorsque ma colonne acheva de s'étirer dans un craquement de nuque. Mes cheveux encore tressés de la veille, je choisis de ne pas y toucher. D'un coup d’œil à ma chemise en boule sur le sol, je compris que je ne pourrais pas en faire autant de ma tenue. Je m'approchai d'un miroir et commençai à réfléchir à la façon de m'habiller tout en me détaillant. Les températures d’août trop élevées pour dormir en pyjama, je me trouvais nu à l'exception de mon sous-vêtement. Depuis ma première année mes cheveux étaient retournés à une longueur qui me plaisait. Si j'avais gagné quelques centimètres, je restais plus petit que les garçons de mon âge. Malgré une silhouette toujours efféminée j'avais gagné des joues plus creusées ainsi qu'une mâchoire qui s'affirmait. Le sport que je pratiquais régulièrement depuis peu n'y était sûrement pas pour rien. Je ne m'expliquais pas pourquoi j'avais si longtemps repoussé l'idée d'une pratique sportive qui m'offrait pourtant l'inestimable sensation de m'approprier mon corps.

J'enfilai un marcel blanc, lequel mettait en valeur ma peau dorée par le soleil espagnol. A cela j'ajoutai un short vert coupé au niveau des genoux. Aujourd'hui : ni accessoires ni maquillage (en dehors de mes ongles peints à l'occasion de la cérémonie d'ouverture). Ma sacoche éventrée sur mon lit bénéficia d'un rangement rapide. Dedans, je rangeai mon appareil photo, un carnet, de quoi écrire et une gourde ramenée par Maman de son dernier voyage. "Hey princesse Ander ! Sors de ton château, on a pas toute la journée !" m'appela avec humour Cælena depuis la cuisine. "Oui oui. J'aaarriiiive !" répondis-je en sortant de ma chambre, sac à l'épaule.

Pendant que j'avalais un café au lait accompagné d'une part de tarte aux pommes, ma sœur m'expliqua le programme de la journée pour la centième fois : "Tu n'oublies pas que je dois essayer d'aller parler avec les exposants de l'Indiana ce matin. Tu es sûr que ça ne te gêne pas que je te laisse seul ? Ça sera l'occasion pour toi de faire un peu ce que tu veux. Je te retrouverai après. Sinon rendez-vous à 18h au niveau du point de départ.", elle continua "Tout est bon pour toi ? Tiens, si jamais." Je hochai la tête en signe d'acquiescement et réceptionnai la bourse qu'elle me lança. Prêt à partir, j'attachai mes chaussures et lui tendis la main. Nous fûmes aspirés loin de Londres vers le village sorcier de Godric's Hollow.

Mes pieds touchèrent le sol bientôt suivis par mes genoux. Cælena me saisit le bras d'une main pour m'aider à me redresser. Les voyages par transplanage étaient pour moi comme une partie de pile ou face. Ils me laissaient tantôt indifférent tantôt l'estomac retourné. Il fallait croire que ma chance légendaire avait décidé de la seconde option. "Tu es certain que tout va bien ? Si Mamie apprend que je t'ai abandonné dans une marre de vomis je vais m'faire taper sur les doigts !" s'enquit ma sœur. "Eurgh.. Ne t'en fais pas pour moi. Fais c'que t'as à faire." répondis-je. J'ajoutai dans un mouvement de cheveux théâtral : "Envole-toi là où t'appelle le destin ! Ô dame sublime, mon cœur souffrira ta distance !", chose que je regrettai immédiatement, pris de nausée. La brune, elle, ne manqua pas de rouler des yeux au ciel avant de disparaître dans la foule.

Les lieux ne paraissaient pas plus vides qu'hier. Des sorciers venus de toute la Grande Bretagne et plus loin encore se bousculaient dans un prodigieux mélange d'accents. Je tâchai de mémoriser chaque sonorité nouvelle. Mon cœur se serra en saisissant des bribes de français. M'arrêtant sur place, je cherchai désespérément d'où elles provenaient, en vain. Le français sonnait comme la courbe d'une boucle blonde, la douceur d'une peau brune et la nostalgie d'un regard ébène. Les yeux de Martin. Que pouvait-il bien faire en ce moment ? Pensait-il aussi à moi ? Enseignait-il à un nouvel élève qu'il préférait ? Y avait-il une infime possibilité de le croiser à ces Quadriennales de la Magie ? Ainsi mes pieds se mirent naturellement en marche. Depuis le point d'entrée situé complètement à l'Ouest du site, à côté du pavillon dédié à l'Afrique, je passai devant ce dernier et le podium sans m'y arrêter. Mon vagabondage toucha à sa finalité au pavillon de l'Europe.

Localisé à l'Est du l'exposition, là où je devrais rejoindre Cælena pour rentrer, le pavillon de l'Europe se découpait en trois parties distinctes où les exposants présentaient leur création. Celle de l'Allemagne invoqua des souvenirs de la veille lorsque, comme Ashley, j'étais resté indifférent à la présentation faite par Europe Viedo de son cher Morphus. Je restai un instant scotché devant l'étal de la Russie. Si les pendentifs avaient l'air intéressants, c'était le regard de l’impressionnante blonde derrière le stand qui me captivait. Incapable de m'en détacher, je m'en protégeai en plaçant mon appareil photo entre nous. A l'abri derrière mon objectif j'appuyai sur le déclencheur et figeai l'instant. Encore tout chamboulé j'arrivai face aux français et à leur fioles.

Deux hommes m'accueillirent. Malgré un air de famille, ils semblaient aux antipodes l'un de l'autre : le premier âgé et chaleureux, le second plus jeune et froid. Des dizaines de fioles ouvragées s'étalaient devant moi. Je m'approchai pour observer les détails somptueux du métal. "Tiens, salut Ander !" une voix me sortit de mon analyse. Elle appartenait à une grande rousse que je connaissais de Poudlard. Rencontrée quelques semaines plus tôt, je gardais d'elle une image positive. La Poufsouffle s'appelait Élicia et c'était son intérêt pour la France qui nous avait réuni. J’interprétais comme un clin d’œil du destin le fait de nous rencontrer à nouveau devant le stand français. Elle était accompagnée de deux autres personnes : une fille et un garçon. Les deux posaient sur moi des regards lourds de curiosité. En temps normal, j'aurais pu m'agacer que de tels regards ne soient pas accompagnés de questions explicites mais je décidai de conserver une attitude amicale.

"Coucou Élicia ! J'm'attendais pas à te croiser ici. Mais je suis très content de te voir. C'est drôle qu'on soit toujours réunis par la France !" dis-je à la rousse désignant les fioles dans mon dos. Je poursuivais en parlant cette fois aux deux inconnus : "Je m'appelle Ander, je vais être en troisième année à Poudlard. J'suis à Serdaigle. C'est quoi vos prénoms ?" puis seulement à la fille : "J'aime beaucoup ton haut d'ailleurs, il est super élégant."


@Élicia Caldin
Dernière modification par Ander Finlay le 22 juil. 2025, 21:11, modifié 1 fois.

#004000 / troisième année ✰ promo 47 / fiche PRfiche PNJ

PNJ Oeuvres du monde A.F & É.C
Ander, avec son marcel blanc et son short vert, était occupé à regarder l'étalage français. Il avait raison, la coïncidence était suffisamment importante pour être remarquée.

- En effet c'est le destin, affirma-t-elle tout sourire.

Sauf que depuis, elle était retournée en France. Elle avait revu Aimée. Elle s'était baladé avec son amie dans le village de St Émilion, elles s'étaient baignées dans l'océan, elles avaient chevauché les équidés du domaine Pierlot... Et elles avaient dessiné, peint, s'étaient racontées les derniers ragots et leur années scolaires. La dernière pour Aimée. La française était maintenant diplômée de Beauxbâtons, et entrerait en école supérieure d'art magique à la rentrée prochaine. Ou du moins, c'est ce qu'elle espérait quand elles en avaient discuté.

- Lyam, bientôt en septième année à Poufsouffle. Ravi de te rencontrer Ander !

Tess le regarda de la tête au pieds, d'un regard plutôt chaleureux, étonnant venant d'elle. Sûrement grâce au compliment qu'il venait de lui faire.

- Merci ! Ton short est très sympa, j'adore la couleur. Et tes ongles, olala je suis jalouse. Moi c'est Tess, je rentre en septième année aussi. Serpentard.

Lyam commençait à regarder les étalages, soucieux de laisser un peu de tranquillité à sa cousine et au jeune Serdaigle. Tess en revanche, avait du mal à cacher sa curiosité.
Élicia glissa son regard des fioles du stand avant de le reporter sur Ander. Ils s'étaient brièvement parlé durant l'année, quand il était venu les voir, Aliosus et elle, alors qu'ils dessinaient dans le parc. Elle n'était donc pas forcément proche du futur troisième année, mais au moins le connaissait-elle. Mieux, elle l'appréciait. Ils avaient discuté de Beauxbâtons ensemble, ce n'était pas rien et c'était largement suffisant pour lui laisser une bonne impression.
Dans les évènements de cette ampleur, c'était toujours agréable de croiser un visage connu et amical.
La rouquine remarqua l'appareil photo qu'Ander portait, et sourit davantage.

- Tu es magicophotographe ? Mon père est dans le métier ! Tu trouves ton bonheur ici ?

La jeune fille se tourna vers le stand, et salua les deux hommes français. Elle ne put s'empêcher de s'attarder sur le plus jeune des deux, sûrement le fils, plus froid que son père mais pas moins charmant. Elle détacha cependant bien vite son regard pour se concentrer sur les fioles qu'ils exposaient et sur sa discussion avec le garçon.

- Par curiosité... Si tu devais en boire une sans en connaître le contenu, laquelle tu choisirais ? Et vous ? demanda-t-elle à Ander et sa famille, son regard posé sur la fiole dorée aux arabesques étincelantes.

- Sûrement la verte avec les feuilles, une valeur sûre à mon avis,répliqua Lyam sans hésitation. L'amour des Poufsouffle et leur plantes n'étaient pas une légende.

- Humm... peut-être celle avec le flocon, elle m'intrigue. Ou avec la rose. C'est difficile à dire, fit à son tour Tess sans lâcher des yeux les flacons.

Élicia attendit la réponse d'Ander en observant attentivement chacune des fioles exposées. Elles étaient vraiment magnifiques, et représentaient un travail si minutieux... Elle était sûre que l'exposition plairait à Aimée, et regrettait que son amie n'ait pas pu faire le déplacement jusqu'en Grande Bretagne.

Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off

PNJ Oeuvres du monde A.F & É.C
D'un large sourire, Élicia appuya la drôle de coïncidence. La douceur de ses traits me frappa. Même si ce n'était pas la première fois que je la voyais, je ne me souvenais pas avoir pris le temps de la détailler réellement. Des fossettes creusaient ses joues là où son sourire s'achevait et répondaient dans une symétrie presque parfaite aux coins plissés de ses yeux. Je luttai contre le réflexe de tirer son portrait, de peur que le geste puisse être mal interprété.

Mon attention fut de toute façon redirigée sur Lyam qui se présenta rapidement avant de laisser la parole à Tess, la fille au haut élégant. Je tendis mes doigts devant moi à la remarque sur mes ongles. La couleur était réellement magnifique. La luminosité du orange rappelait les champs espagnols aux arbustes lourds de clémentines. Un simple regard me ramenait aux heures incalculables passées à courir sous leur ombre, attrapant çà et là un fruit gorgé de jus. Je m'effritais les ongles sur leur peau, que j'arrachais impatient. Puis, je déchirais les quartiers en deux moitiés que je glissais l'une après l'autre dans ma bouche. Les joues gonflées, du liquide s'échappait par la commissure de mes lèvres à chaque mastication. Si je détestais la sensation du sucre sur ma peau, d'une pellicule collante, je faisais une exception pour ce genre de moments.

"Y'a de quoi !" répondis-je avec humour à la remarque de Tess sur sa jalousie. Elle me coulait un regard que je connaissais bien sans pour autant m'y habituer. Je savais pourtant les gens curieux. Il s'agissait simplement de ne rien laisser paraître. De blague en blague, de sarcasme en sarcasme, mon masque de charme finirait bien par rendre muette la panique de mon cœur.

La question d'Élicia me fit sourire. Je soulevai mon appareil photo pour l'élever à sa hauteur d'yeux. "Non, pas magicophotographe. D'ailleurs, j'ai jamais essayé d'appareil sorcier. Moi j'fais tout avec ça. Un argentique !" m'exclamais-je tout fier. "C'est un vieil appareil moldu. Ma Maman me l'a offert quand j'habitais en France. Je prends plein de photos et je les développe quand je rentre chez moi pendant les vacances. C'est un peu comme de la magie aussi... mais en beaucoup plus long." poursuivis-je. Loin d'avoir tout dit, j'ajoutai : "Il est connu ton père ? J'pourrais voir ses photos un jour ? ". Alors que je répondais à la deuxième partie de sa question, lui disant que j'arrivais tout juste et avais à peine eu le temps de détailler les premières fioles, la Poufsouffle lança une autre question à la volée. Tess et Lyam donnèrent des réponses que je jugeai étranges. Pour ma part, le choix était évident : "La rouge ! Elle a l'air puissante. En plus, ça rappelle un feu d'cheminée. Et toi ?"

Ainsi penchée au dessus des fioles, les éclats colorés se répercutaient contre les mèches rousses de la fille. Mille paysages s'y dessinaient, des vagues et des feux de forêt, des aubes et des crépuscules. Je comprenais mieux pourquoi le roux était la couleur des Muses. Finalement, c'était Botticelli qui avait eu raison tout ce temps. Je me résolus à lui demander pour son portrait. Juste un peu plus tard, le temps de rassembler mon courage.


539 mots

#004000 / troisième année ✰ promo 47 / fiche PRfiche PNJ

PNJ Oeuvres du monde A.F & É.C
Élicia était en forme, c'était le moins qu'on puisse dire. Peut-être était-ce la présence de sa famille, avec qui elle se rapprochait de plus en plus au cours des années. Peut-être était-ce parce qu'il faisait beau et chaud, que l'été était bien entamé et que, pour l'instant, il s'était bien passé. Peut-être était-ce parce qu'ici, au coeur de la culture du monde, elle se sentait à l'aise. A sa place, d'une certaine manière. Berceaux de l'inspiration, à chaque création qu'elle voyait, un coup de crayon se dessinait dans son esprit. Le soir même, elle tâcherait d'éterniser ses découvertes sur du papier, sans aucun doute.
Ou alors tout simplement était-ce une belle journée. Il faisait beau, il faisait chaud, elle était avec sa famille, elle croisait une connaissance, un camarade de Poudlard avec qui elle s'entendait bien. Et les souvenirs qu'il lui rappelait lui mettait du baume au cœur.
Élicia était heureuse, tout simplement. Et ce jour-là, son bonheur illuminait son visage, sa personne. Il illuminait son monde.
Ravie d'être ici, la jeune sorcière ne cessait de sourire.

Elle observa l'appareil photo d'Ander, avec un intérêt sincère, bien qu'elle n'y connaisse pas grand chose. Elle se rappelait en avoir vu un semblable dans les affaires de ses parents, mais celui de son père était magique, bien différent de celui des moldus.

- Oh d'accord, je vois. C'est difficile ? Ça me dit vaguement quelque chose, mais je crois que c'est vraiment très vieux comme appareil oui. Ça a quoi, quarante ans ? Plus ? Je sais plus.

La rousse se tourna vers ses cousins pour solliciter un peu d'aide, avant de se souvenir qu'ils ne risquaient pas d'avoir la réponse : tous deux nés-sorciers, ils n'avaient que peu de connaissances sur la culture moldue. Seul Maxence semblait s'y intéresser de loin, comme il l'avait démontré un peu plus tôt dans la journée.

Ses yeux étaient ensuite tombés sur ces fioles, et la question avait quitté ses lèvres avant même qu'elle la retienne. Tant pis, les mots étaient sortis de sa bouche. Pourtant, elle garda en tête la réponse d'Ander quant à son père : voilà une discussion qui risquait d'être intéressante. Elle se promit d'y revenir rapidement.

Le flacon rouge, donc. Il était vrai qu'il semblait puissant, peut-être même un peu effrayant. Il ne lui rappelait pas la chaleur du feu comme le disait le Serdaigle, mais plutôt... Le sang, ou quelque chose dans le genre. Il lui faisait aussi peur qu'il l'intriguait. Non, celui qui attirait son regard semblait bien plus lumineux. Comme du miel magique, une tornade de sable étincelant ou encore les rayons du soleil le soir, à la tombée du crépuscule. Doux, beaux et envoutants.

- Je préfère le dorée. Il me rappelle les rayons du soleil du crépuscule.

La jeune sorcière détourna son regard pour se reconcentrer sur Ander. Ils avaient mieux à se dire que parler de flacons, aussi beaux et intrigants soient-ils.

- Désolée, j'étais obligée de poser la question, elle me trottait dans la tête. Du coup on disait, la photographie. Je m'y connais très peu, mais j'espère que tu me montreras comment tu fais un jour ! Quant à mon père, il travaille dans le journalisme, il est à la fois journaliste et magicophotographe je crois. En tout cas il l'a été, maintenant il dirige son journal donc je sais pas s'il continue. Mais quand il a du temps il prend tout un tas de photos oui ! Je te montrerais à l'occasion.

Puis une idée lui vint en tête. Ils avaient déménagés tout récemment, dans le sud de l'Angleterre, et si elle ne se sentait pas encore tout à fait chez elle, c'était surtout à cause du manque de détails personnels qui faisait de son lieu de vie son chez elle. Les albums photos de son père étaient sûrement encore dans les derniers cartons, alors elle profiterait des derniers rangements pour les chercher. Kenric allait certainement profiter de leur nouveau lieu de vie pour se balader dans les alentours et prendre tout un tas de nouveau clichés, qui plus est. Sans parler du parc naturel du Dartmoor, non loin de chez eux... De quoi alimenter encore un peu sa passion.

- Tu devrais passer à la maison, pour en parler directement avec mon père. On est en plein déménagement, alors ses albums photos sont sûrement encore dans les cartons, mais je suis sûre que ça lui ferait plaisir. Qu'en penses-tu ?

Du coin de l'œil, elle vit Tess hausser un sourcil, mais Lyam lui marcha sur le pied pour la dissuader d'intervenir : ce n'était pas le moment pour parler du déménagement.

- Quel genre de photo tu prends toi ?

Élicia se décala légèrement pour laisser la place devant le stand à d'autres sorciers, invitant Ander, Tess et Lyam à faire de même. Ces deux dernières se tinrent éloignés, tout en continuant à observer les articles. Sa cousine ne put s'empêcher d'intervenir.

- Si t'as besoin d'un modèle pour t'entrainer, n'hésite pas. J'adore me rendre utile.

Son sourire malicieux dévoilait le sous-entendu qu'il y avait derrière sa proposition : elle sauterait sur l'occasion si on lui proposait une séance photo, magique ou pas, c'était certain.

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Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
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